vendredi 23 novembre 2018

Test Pisa: à peine un ado francophone sur deux a le niveau en sciences

Le Soir

Dans la foulée du Pisa 2015, l’ULiège publie une recherche approfondie sur les performances des francophones dans le domaine des sciences. La moitié d’entre eux maîtrisent à peine les connaissances de base.
Les derniers résultats du test Pisa datant de 2015 montrent que les performances des élèves belges francophones de 15 ans sont largement en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE en sciences (485 points pour la Fédération Wallonie-Bruxelles contre 493 dans l’OCDE), proche de la moyenne pour les mathématiques (489 points pour 490) et dans le bas du tableau pour la lecture (483 points pour 493). Le département des Sciences de l’éducation de l’ULiège – qui administre Pisa chez nous – vient de publier, sous la direction scientifique du professeur Dominique Lafontaine, une nouvelle étude détaillant les performances des élèves de 15 ans en sciences.
Si on s’intéresse de plus près à la capacité d’expliquer des phénomènes scientifiques, on s’inquiète : « La moitié des élèves (51 %) ne dépassent pas le niveau 2 de connaissance, soit le niveau charnière élémentaire, expliquent Valérie Quittre et Virginie Dupont, coauteures de l’étude à l’Université de Liège. Autrement dit, en FWB, la moitié des élèves de 15 ans ne peuvent guère aller au-delà de l’application directe de connaissances et de compréhension de concepts scientifiques de base. Et un quart des élèves n’atteignent même pas ce niveau. C’est donc lorsque des savoirs scientifiques proprement dits doivent être mobilisés que les lacunes sont les plus frappantes. »


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
C'EST CONSTERNANT 

Et extrêmement préoccupant pour l'avenir.
Comment ferons-nous dans les décennies à venir pour relever les défis technologiques  et concurrencer les Etats-Unis ou les économies émergentes d'Asie et demain sans doute d'Afrique?
Le Pacte d'Excellence se voulait être le fer de lance de la majorité communautaire francophone. On allait voir ce qu'on allait voir. Joëlle Milquet, super ministre de l'Education et de la Culture remua beaucoup de poussière mais fut forcée de jeter l'éponge. Au final la montagne accoucha d'une souris hideuse.
Ce serait grotesque si ce n'était pas tragique et extrêmement préoccupant pour l'avenir de La Wallonie et de Bruxelles.
La Flandre tire son épingle du jeu dans le classement Pisa. Il est vrai que son enseignement se rapproche plus de la conception des pays nordiques que du modèle latin et singulièrement de l'école de la République que Jean Michel  Blanquer s'efforce de requinquer avec des méthodes ringardes qui ne résoudront rien.
C'est d'une révolution copernicienne dont notre école francophone a besoin. A défaut, nous irons très vite au déclin. Mais peut être y sommes-nous déjà.
MG

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