samedi 3 novembre 2018

Voici le prochain ministre belge de la Défense


La Libre Belgique

Suite à ses bons résultats aux élections communales à Hasselt, Steven Vandeput (N-VA) avait déclaré qu'il quitterait son poste de ministre de la Défense.
La N-VA a annoncé ce vendredi qu'elle avait désigné le député européen Sander Loones pour succéder à M. Vandeput.
Sander Loones, qui est aussi vice-président du parti, deviendra ministre de la Défense et de la Fonction publique.
Opposé à la refédéralisation des compétences
En août dernier, alors que plusieurs personnalités du MR émettaient l'idée de refédéraliser certaines compétences, Sander Loones s'y était farouchement opposé. "Quand ils (le MR) réclament de remettre les soins de santé wallons, leurs propres politiques de mobilité, d’énergie et d’agriculture sous curatelle fédérale, le MR en revient à dire qu’ils ont besoin des Flamands pour mettre de l’ordre en Wallonie", avait-il écrit dans un texte cosigné par Matthias Diependaele, chef de groupe N-VA au Parlement flamand.
"La N-VA n’acceptera jamais qu’une politique flamande en soins de santé, d’enseignement, de mobilité, d’immigration ou de sécurité soit à l’avenir définie par des socialistes ou des communistes wallons", soulignaient les deux hommes avant de répéter leur préférence pour un confédéralisme plutôt qu’un fédéralisme.
"LA BELGIQUE,  LA SOMME DE DEUX PAYS"
Avant cela, en mai 2017, le vice-président de la N-VA avait déclaré être à la recherche "d'alliés qui pensent que la Belgique n'est plus un pays, mais la somme de deux pays". "La sixième réforme de l'Etat était, pour moi, la dernière. On veut maintenant avoir une conversation entre adultes pour le confédéralisme".
Cherchant des alliés francophones pour mener à bien ce confédéralisme, M. Loones soulignait encore que la N-VA n'est "pas un parti révolutionnaire". "Nous voulons une évolution, mais pas de révolution. Nous savons qu'il est difficile de changer quoi que ce soit dans ce pays. Nous sommes donc à la recherche des majorités" nécessaires, expliquait-il.
J. Lgg.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LOONES MINISTRE DU DEMEMBREMENT NATIONAL?

Sander Loones, 39 ans, originaire de Coxyde-Oostduinkerke, a étudié le droit à la KU Leuven. Avocat spécialisé dans le droit administratif, il a travaillé comme juriste au bureau d’étude de l’Office des étrangers. Il a rejoint la N-VA après un passage comme consultant chez PricewaterhouseCoopers. Coordinateur au service d'études de la N-VA en 2011, il a participé activement aux préparatifs idéologiques de la campagne des nationalistes en 2014. Il a également joué le rôle de conseiller technique des négociateurs de la N-VA dans le cadre des négociations gouvernementales fédérales. Depuis octobre 2014, il siégeait au Parlement européen comme remplaçant de Johan Van Overtveldt, désigné ministre des Finances du gouvernement Michel. En décembre 2014, il était élu premier vice-président du parti, désigné en congrès dès le premier tour avec plus de 80% des voix en remplacement de Ben Weyts, devenu ministre du gouvernement flamand. Bart De Wever, dans son communiqué de presse, le décrit ainsi : "Il travaille dur, souvent de manière discrète mais toujours avec efficacité. Lors des négociations fédérales de 2014, il a été, dans les coulisses, l’un de nos principaux négociateurs. En tant que vice-président national de la N-VA, il suit tout ce qui se passe au fédéral de très près. Tout ceci fait de lui le candidat idéal pour poursuivre le travail de Steven Vandeput". En 2014, Bart De Wever en avait déjà fait quasi l'un de ses dauphins s'il venait à lâcher la présidence du parti, ce qui n'a finalement pas été le cas.
Sander Loones qui ne dédaigne pas les micros francophones, il s'exprime parfaitement en français.
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Sur la scène nationale, M. Loones était par ailleurs impliqué au sein du think tank Objectief Vlaanderen, dont il avait pris la tête après le départ fracassant des parlementaires Veerle Wouters et Hendrik Vuye, qui reprochaient à la N-VA de ne pas consacrer suffisamment d'attention au programme communautaire.
A la manoeuvre de ce think tank, M. Loones a notamment expliqué qu'il entendait créer une base de soutien plus forte pour les idées confédéralistes de son parti en Flandre, mais aussi du côté des francophones dont la participation s'avèrerait indispensable pour faire évoluer la structure institutionnelle du pays. So what!
Qu'est ce qui justifie la nomination de ce "monsieur confédéralisme" à la tête de la défense nationale sinon une opération de démembrement national?
Il faudrait être aveugle pour ne pas voir dans cette nomination la mise en avant par l'homme fort d'Anvers d'une pièce d'échec majeure: une tour, un cheval, un fou peut être sur l'échiquier électoral de mai 2019.
Pourquoi maintenant? Parce que les alliances PS-MR à Liège, à Charleroi et à Molenbeek montrent clairement qu'un rapprochement PS-MR devient possible aux régionales wallonnes et donc sans doute aussi bruxelloises de mai 2019. C'est dire qu'au plan fédéral un gouvernement Charles Michel II  se révèle une hypothèse qui a du plomb dans l'aile.  Jamais, au grand jamais, De Wever n'acceptera de former une coalition fédérale avec les socialistes. Michel I sera de fait le dernier gouvernement belge avant l'instauration du confédéralisme incarné par le fervent confédéraliste  Sander Loones.
Bye bye Belgium!
MG

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