mercredi 19 décembre 2018

Olivier Chastel réagit à la démission de Charles Michel (MR) : "L'opposition voulait son trophée de chasse"

La Libre 

Charles Michel a annoncé ce mardi soir qu'il allait présenter sa démission au Roi. La motion de méfiance déposée par une partie de l'opposition a démontré qu'il n'a pas réussi à convaincre le parlement de collaborer avec son gouvernement minoritaire jusqu'aux élections. Le Premier ministre avait tenté une dernière fois cet après-midi de rallier les partis de gauche à sa coalition Orange bleue, après avoir d'abord constaté que la N-VA émettait des exigences inacceptables à ses yeux.
Le président du MR, Olivier Chastel, qui a assisté aux débats à la Chambre en tant que député fédéral, "va-t-on vers des élections anticipées ou des affaires courantes ? Je n'en sais rien. Charles est allé très loin dans ses propositions de travail en collaboration avec le parlement, plus rien n'aurait été décidé sans l'aval des députés. Malgré tout cela, les socialistes et les verts ont déposé une motion de méfiance. L'opposition voulait son trophée de chasse... Il faudra qu'on m'explique la différence entre les affaires courantes qui commencent maintenant et ce que Charles proposait comme méthode de travail."
"Charles Michel n'a pas convaincu l'opposition démocratique. On n'a pas eu grand chose comme concessions. Il a sabordé lui-même son propre budget. Il a enfoncé le clou du cercueil du gouvernement. Charles Michel a créé de l'instabilité. Je vois une opportunité de redonner espoir à la population. Ce qu'on veut c'est qu'on vienne avec un vrai plan de relance social. C'est ça qu'on lui a demandé et il n'est venu avec aucune proposition concrète", a déclaré Ahmed Laaouej, chef de groupe PS à la Chambre.
“Il faut tourner la page de ce gouvernement MR-N-VA. Après ça, il y a un Parlement, des propositions écologistes. Le fait d’aller en affaires courantes clarifiera les choses et cela permettra aux écologistes de faire des propositions pour résoudre les problèmes sociaux. N’y a-t-il pas moyen de trouver des majorités au Parlement sur ces sujets? Je pense que oui”, a réagi Jean-Marc Nollet.
DI RUPO : "LE PREMIER MINISTRE EST LE RESPONSABLE"
Le gouvernement a éclaté sous la pression de la N-VA, puis ce soir, de l'Open Vld, a indiqué mardi le président du PS Elio Di Rupo après le tweet envoyée par la présidente des libéraux flamands disant son attachement au budget et au jobsdeal, que le Premier ministre venait de soumettre à la concertation parlementaire. "A partir de là, la démission devenait inévitable", a réagi M. Di Rupo selon qui, en dépit de l'annonce du dépôt d'une motion de méfiance, l'opposition n'est "en rien responsable" de la démission.
"Le Premier ministre est le responsable. Ce n'est pas l'opposition qui a gouverné pendant quatre ans et demi et créé tant de déchirure sociale, surtout dans la partie francophone du pays", a précisé le président du PS.
M. Di Rupo n'est pas partisan du tout d'élections anticipées. Le scrutin devrait idéalement se dérouler le 26 mai. "J'imagine que le Roi va consulter", a-t-il conclu.
"L'opposition socialiste et écologiste voulait un trophée et l'a eu", a estimé mardi soir le chef de groupe MR David Clarinval après l'annonce de la démission du gouvernement Michel. "Il y a eu un refus de la main tendue alors que le Premier ministre avait été très loin dans des propositions concrètes" de coopération avec le parlement, notamment sur la baisse de TVA sur l'électricité, le pouvoir d'achat, l'accord interprofessionnel, a ajouté M. Clarinval. "On a bien compris durant l'interruption de séance que l'opposition voulait la tête du Premier ministre, cela a été confirmé avec l'annonce du dépôt d'une motion de méfiance".


'LANGZAAM MAAR ZEKER ZET BART DE WEVER BELGIË SCHAAKMAT EN WERKT HIJ AAN EEN VLAAMSE REPUBLIEK' 

Jules Gheude Knack
Jules Gheude, pleitbezorger voor de aanhechting van Wallonië bij Frankrijk, analyseert de politieke zetten van 'briljant strateeg' en N-VA-voorzitter Bart De Wever.
'De N-VA heeft alles georkestreerd.' Dat stelde MR-voorzitter Olivier Chastel vast nadat hij hoorde dat Bart De Wever afgelopen weekend vervroegde verkiezingen op tafel legde.
Nogmaals toont de leider van de N-VA aan dat hij een briljant strateeg is. Hij wou het terrein heroveren dat hij met de gemeenteraads- en provinciale verkiezingen verloren had aan het Vlaams Belang. Om dat te bereiken koos hij ervoor in te spelen op migratie, een thema waar het Vlaamse kiespubliek uiterst gevoelig voor is. En dus verzette hij zich tegen het VN-migratiepact en stapte de N-VA er zelfs voor uit de regering.
Aanvankelijk gaf premier Michel de indruk dat hij het spel goed gespeeld had. Hij verzocht de Kamer hem groen licht te geven om naar Marrakesh te gaan. Na het ontslag van de N-VA-ministers, belandde hij zo in Marokko aan het hoofd van een minderheidsregering (52 zetels op 150), maar kon hij toch de steun van België aan het pact uitdrukken: 'Mijn land staat aan de juiste kant van de geschiedenis.' Applaus.
De federale en regionale verkiezingen zullen op 26 mei 2019 plaatsvinden. Charles Michel wil de vijf nog resterende maanden gebruiken om inzake economie, veiligheid en klimaat knopen door te hakken. Daarvoor rekent hij nu op de verantwoordelijkheidszin van de oppositie voor steun dossier per dossier. Hij gaat er dan ook van uit dat de N-VA de voltooiing van projecten die de partij binnen de Zweedse coalitie heeft goedgekeurd niet zal ondergraven.
Voor de premier zet de herschikte coalitie het werk van de vorige verder en is er dus geen nood aan een vertrouwensstemming in de Kamer. Maar de dingen lopen vandaag niet zoals gepland. Een motie van wantrouwen zal door de PS worden ingediend en door SP.A, Ecolo, Groen, CDH en mogelijk ook N-VA worden ondertekend. De initiatiefnemers van deze motie vinden het noodzakelijk dat Charles Michel het programma van zijn nieuwe regering voor de Kamer komt toelichten. 'Tot nu toe zat u op een stoel en een stoel heeft vier poten. Nu zit u op een driepoot', zo stelde Francis Delpérée (CDH) het.
De premier zit in de val. Zijn hardnekkigheid zal tot het indienen van een motie van wantrouwen leiden. Die zal een meerderheid krijgen, met als gevolg dat de regering Michel II ontslag zal moeten nemen en er vervroegde verkiezingen komen.
De jongste peiling geeft aan dat de N-VA de grootste partij van het land blijft met 28 procent. Dat is een stijging van maar enkele procenten. Voor de eerste keer gaat die stijging overigens niet ten koste van het Vlaams Belang, dat van 11,3 procent klimt tot 11,7 procent. Mocht de PS de macht in Wallonië heroveren, met een progressieve coalitie, dan zou België totaal onbestuurbaar worden.
De Vlaamse regering heeft intussen ook een tweede klap aan Charles Michel toegekend met haar weigering om de verklaring van de 'High Ambition Coalition' op de klimaattop in Katowice te onderschrijven.
De premier zit in de val.
Langzaam maar zeker zet Bart De Wever België dus schaakmat en werkt hij aan een Vlaamse republiek. Misschien zal Charles Michel zich wanneer dit alles duidelijk wordt herinneren wat zijn vader Louis in 1996 aan de Franse krant Le Figaro vertelde: 'Ik zou niet meer beweren dat rattachisme (een voorkeur om Wallonië 'opnieuw' te doen aansluiten bij Frankrijk, nvdr.) een gek idee is. (...) Tussen een Waalse staat die in zichzelf terugtrekt en Frankrijk, kies ik Frankrijk, want Wallonië is een "cul-de-sac"op economisch, sociaal en cultureel vlak.'
Jules Gheude is politiek essayist en stichtend voorzitter van de Staten Generaal van Wallonië, dat pleit voor de aanhechting van Wallonië bij Frankrijk mocht België uit elkaar vallen. Zijn laatste boek 'Waals testament - Ongemakkelijke waarheden over de toekomst van België' werd in 2017 door Uitgeverij Doorbraak gepubliceerd, met een inleiding van Bart Maddens (KU Leuven).


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"LENTEMENT MAIS SÛREMENT, BART DE WEVER MET LA BELGIQUE  ÉCHEC ET MAT ET TRAVAILLE  A UNE RÉPUBLIQUE FLAMANDE". 

La N-VA a tout orchestré de mains de maître. Le président  MR Olivier Chastel le  confirme  après avoir appris que Bart De Wever avait opté pour des élections anticipées le week-end dernier.
"Une fois de plus, le chef de la N-VA se montre brillant stratège." Il entend bien, en effet, regagner ainsi le terrain perdu au profit du Vlaams Belang lors des élections municipales et provinciales. Pour y parvenir, il a choisi de mettre en avant le thème de la migration, auquel l'électorat flamand est très sensible. Il a donc refusé de s'associer à la signature du Pacte des Nations Unies sur les migrations et il a carrément quitté le gouvernement.
Le Premier ministre a considéré, à tort,  que  la coalition remaniée et amputée de la NVA poursuit le travail de la coalition précédente et qu'il  n'est donc pas nécessaire de procéder à un vote de confiance à la Chambre. Les choses ne sont pas vraiment passées comme il l'avait prévu. Une motion de censure déposée par le PS et signée par SP.A, Ecolo, Groen, CDH et la N-VA a eu raison de l'obstination de Charles Michel.
"Jusqu'à présent, vous étiez assis sur une chaise et une chaise a quatre pieds. Maintenant vous êtes assis sur un tabouret à trois pieds ", a commenté Francis Delpérée (CDH).
Le gouvernement Michel II est  démissionnaire et doit accepter des élections anticipées. La balle est dans le camp du roi! Johan Vande Lanotte (SP.A): " Désormais le gouvernement est en affaire courante. Le roi a le choix: accepter la démission de Michel ou la refuser. S'il devait l'accepter, il n'y aura pas d'élections anticipées.
" Il est probable que le roi va consulter jusqu'à nouvel an diverses peronnalités du monde politique et de la société civile.

"Si le PS devait reprendre  le pouvoir en Wallonie, avec une coalition progressiste, la Belgique deviendrait totalement ingouvernable." (Jules Gheude)
Entre-temps, le gouvernement flamand a également porté un second coup à Charles Michel en refusant d'approuver la déclaration finale  au sommet sur le climat à Katowice.
Lentement mais sûrement Bart De Wever met la Belgique  échec et mat et travaille à la construction d'une république flamande. Louis Michel, père de Charles  a déclaré au  Figaro en 1996 : " Je ne dirais plus que le rattachisme est une idée saugrenue. Entre un Etat wallon qui se replie sur lui-même et la France, je choisis la France, car la Wallonie est un cul-de-sac en termes économiques, sociaux et culturels."
Divercity partage depuis longtemps ce point de vue.
L'étau se referme sur Charles Michel. Le MR va  sortir meurtri et bosselé de la suédoise, qui aura fait de lui un parti kamikaze.
Il reste, nous l'avons écrit hier une solution de rechange pour gagner une législature: un coalition de tous  (les verts-groen/ PS-Spa/ CD&V-CDH) contre la NVA/Belang) au fédéral, au régional et à l'Europe. On n'en est pas encore la. Il faudra d'abord que l'électeur s'exprime. La situation est grave mais non désespérée.
MG 


Le gouvernement Michel démissionne: Et maintenant ?
Le Vif
Source: Knack
Maintenant que le Premier ministre Charles Michel (MR) a présenté sa démission au Roi, le gouvernement fédéral continuera en affaires courantes jusqu'aux élections prévues le 26 mai prochain, estime le politologue Carl Devos. D'autres options sont néanmoins envisageables. Le point.

Après la démission du gouvernement Michel, le palais a trois options : garder cette démission à l'étude, la refuser ou l'accepter.
Pour politologue Carl Devos de l'Université de Gand, on penche plutôt vers la dernière option. "Il me semble très improbable que le roi refuse cette démission. Je considère également qu'il est peu probable que la décision reste longtemps en suspens, puisque le Premier ministre Michel s'est retrouvé dans une impasse ces derniers jours", explique-t-il à Knack.(...)
L'ORGANISATION D'ÉLECTIONS ANTICIPÉES PARAÎT PEU PROBABLE
L'organisation d'élections anticipées paraît cependant peu probable. La majorité des partis politiques se montrent jusqu'à présent très frileux, à l'exception notable de la N-VA qui dit ne pas les craindre. Sont-elles pour autant exclues? Tout le monde est désormais passé en "mode électoral", confiait-on mardi soir dans un cabinet ministériel.
Devos : "Je pense qu'il y a de très bonnes chances que le roi finisse par accepter la démission et que le gouvernement démissionnaire se lance dans les affaires courantes, et je soupçonne qu'il le restera jusqu'au 26 mai".
"Le gouvernement peut également prendre l'initiative de dissoudre le Parlement. Si le Parlement donne son accord, des élections anticipées auront lieu. Celles-ci doivent avoir lieu dans un délai de 40 jours. C'est un scénario dont personne ne veut, sauf peut-être la N-VA', dit Devos.
Ces élections auraient alors lieu au début du mois de février, et il est de toute façon probable qu'aucun nouveau gouvernement n'en ressortira avant le 26 mai.
Rappelons qu'en affaires courantes, le gouvernement peut encore prendre des décisions, sous réserve de l'approbation d'une majorité au Parlement.
Le Premier ministre avait annoncé hier qu'il présenterait un budget avec des douzièmes provisoire. Si la Chambre l'approuve, le gouvernement peut encore dépenser et percevoir des impôts. Le budget mensuel ne peut dépasser un douzième du budget de l'année précédente.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MAUDITE NVA 

Une seule chose paraît évidente: Bart De Wever tient la Belgique en otage.
Sa NVA, fille de la Volksunie est sans doute son avatar le plus puissant et le plus accompli. La Volksunie  (union du peuple) transformée en NVA (Nieuwe Vlaamse Unie) est le bras politique du mouvement flamand de tendance droitière et autonomiste qui depuis le milieu du 19ème siècle conteste, non sans raison, le caractère très  francophone  de l'establishment belge volontiers autoritariste.
Le rapport de forces s'est modifié au fil des décennies et la morgue francophone incarnée aujourd'hui encore par Laurette Onkelinks et Olivier Maingain a baissé sa garde devant la Nieuwe Vlaamse Arrogantie. Bart De Wever est sans contredit le politicien le plus habile et le plus  madré du Parlement belge. Il sent toutefois que son étoile est en train de pâlir au profit de Théo Francken  et que c'est "nu of nooit."
Il n'y a personne en Wallonie Bruxelles qui soit capable de lui tenir tête. Il le sait et il monte à l'attaque avant que Paul Magnette, le nouvel homme fort du PS ne prenne la barre du parti socialiste.
2019 sera une "annus terribilis" et pas seulement en Belgique.
Le  Royaume Uni, la France et même l'Allemagne vont connaître de profondes turbulences et l'Union européenne risque l'implosion sous les coups de butoir des partis nationaux populistes hostiles à la pression migratoire laquelle deviendra sans doute le thème politique majeur de l'année qui vient. Les élections européennes seront un cap difficile à franchir. La civilisation européenne serait-elle  en train de jouer son destin?
MG






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