samedi 8 décembre 2018

Pacte sur les migrations : "La Belgique ne suivra pas la ligne de la N-VA"


Le Vif 

"Va-t-on changer de direction et d'intention parce que cela ne plait pas à la N-VA ou parce que en Autriche et en Italie, on a décidé de se lancer dans une course populiste? Va-t-on coller au train de pays qui ont viré à la droite extrême? Non! Nous ne sommes pas d'accord et cela ne se produira pas!", a lancé le président du MR dans une interview sur le pacte de l'Onu sur les migrations dans L'Echo samedi.
Le président du parti du Premier ministre Charles Michel a indiqué que ce dernier a été très clair jeudi à la Chambre: la Belgique soutiendra le pacte des Nations unies sur les migrations.
"Il faut quand même rétablir certaines vérités: la N-VA a avalisé cet accord belge, tout le monde chez eux a soutenu ce processus, depuis le ministre-président flamand Geert Bourgeois jusqu'aux ministres N-VA du gouvernement belge, donc on peut essayer de raconter n'importe quoi pour plaire à son opinion publique mais ça ne tient pas la route, il y a bien un accord au sein du gouvernement fédéral", pointe M. Chastel.
"La Belgique a toujours été du côté de la coopération multilatérale (au niveau des problèmes internationaux", souligne le président du MR.
"La N-VA est au pied du mur: ils doivent prendre leurs responsabilités, ce n'est plus possible de jouer sur deux tableaux. Soit ils poursuivent leur campagne électorale sur l'immigration, soit ils mettent en avant leur sens des responsabilités par rapport à tout ce que ce gouvernement projetait encore de faire d'ici la fin de la législature, notamment dans les thématiques socio-économiques. C'est un dilemme terrible pour la N-VA parce que je peux vous dire que le tissu économique flamand qui s'est rangé derrière la N-VA trouverait fou de mettre à terre un gouvernement qui a dopé les entreprises, le pouvoir d'achat et relancé la consommation", a encore commenté M. Chastel. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MARACRASH SUITE ET FIN 

Charles Michel a décidé qu'il irait à Marakech et non point à Canossa.
Il a refusé en effet de s'incliner devant le pape anversois lequel  s'écrase devant le secrétaire d'Etat Francken, nouvel homme fort de la NVA plus identitaire que jamais et totalement inféodée au diktat du Belang. Un Belang qui reçoit aujourd'hui même Steve Bannon et Marine Le Pen au Vlaams Parlement. Cela ne s'invente pas.
"Soit ils poursuivent leur campagne électorale sur l'immigration, soit ils mettent en avant leur sens des responsabilités par rapport à tout ce que ce gouvernement projetait encore de faire d'ici la fin de la législature, notamment dans les thématiques socio-économiques."
Ils ont tranché en défaveur du socio-économique et contre l'immigration. Bart De Wever a coupé la tête du poulet gouvernemental qui court encore sous les regards ébahis des Belges qui vivent la chronique annoncée de la mort de leur pays.
Après l'impossibilité de régner imposée par Wilfried Martens à Baudouin Premier voici l'impossibilité  de gouverner imposée par De Wever à Charles Michel premier. La Belgique est morte mais elle ne le sait pas encore.
MG







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