mardi 31 décembre 2019

Allocations familiales : "les exceptions ne peuvent être exclues" (Beke)


Le Vif

Une fois reconnues comme réfugiées, il est possible que des familles de demandeurs d'asile perçoivent d'importants arriérés d'allocations familiales, désormais du ressort des Régions. "Les exceptions ne peuvent être exclues, mais les anomalies vont disparaître", a affirmé dimanche le ministre flamand en charge du Bien-être, Wouter Beke (CD&V), après les propos controversés du ministre-président Jan Jambon (N-VA).
"Aujourd'hui, la durée d'attente moyenne lors d'une procédure d'asile est d'environ 15 mois. Mais dans certains cas, elle peut se prolonger plusieurs années. Une famille avec quatre enfants dont la procédure s'étale sur 15 mois peut recevoir environ 10.000 euros, sans supplément social ou lié à l'âge", poursuit le chrétien-démocrate.
"Les médias ont cité l'exemple d'une famille avec cinq enfants qui a attendu huit ans avant l'issue de sa procédure et peut donc prétendre à des arriérés bien plus importants, en principe plafonnés à cinq ans. C'est exceptionnel mais c'est possible", ajoute-t-il.
Pour le CD&V - dans la majorité flamande avec la N-VA et l'Open Vld - il faut supprimer les "anomalies", le parti a fait une proposition en ce sens lors des négociations gouvernementales, selon Wouter Beke.
Le CD&V plaide par ailleurs pour racourcir les procédures de demande d'asile, une compétence fédérale. "Une famille ne peut vivre huit ans dans l'incertitude", a conclu l'ancien président du CD&V.


COMENTAIRE DE DIVERCITY
RAPPORT SAUVY 50 ANS APRES

À partir de 1961, la Wallonie est victime d’une forte baisse de la population couplé d'un vieillissement drastique des structures industrielles. C’est sur base de ce phénomène que le CDW décide alors de solliciter les études du démographe français Alfred Sauvy.
La Commission d’études démographiques wallonne constatait une hausse de la mortalité en Wallonie, une baisse de sa natalité, une évolution constante mais lente du vieillissement de la population wallonne ainsi que le retrait de la Wallonie par rapport à la Flandre.
Le rapport d’Alfred Sauvy se distingue des précédents rapports ayant une nature commune en ce qu’il fait le choix d'envisager le problème démographique d'un point de vue ethnique. Le démographe français  préconisait d’adopter une politique de soutien des naissances qui comprendrait l’adoption de mesure d’aide au 2e et 3e enfant d’une famille. Sauvy soutenait également l’importance d’avoir une politique d’immigration à visée familiale.
Le rapport de Sauvy a causé un choc considérable dans l’opinion publique.
Plus de cinquante ans après on prend conscience de certaines dérives résultant de la « politique Sauvy » qui combine  allocations familiales et immigration.  On constate par exemple : « qu’une fois reconnues comme réfugiées, il est possible que des familles de demandeurs d'asile perçoivent d'importants arriérés d'allocations familiales, désormais du ressort des Régions. » Est-ce bien raisonnable ?
Ne doit-on pas désormais  poser la question de savoir s’il est encore pertinent et sensé  de consacrer des sommes considérables aux allocations familiales encourageant la natalité quand le monde croule sous la charge de la surpopulation. Ecrire cela c’est évidemment  briser un tabou du crédo politiquement correct.
MG 




dimanche 29 décembre 2019

Lynchage de Michel Lelièvre: retour au Far West

Thierry Denoël
Journaliste au Vif/L'Express

Certains l'avaient prédit : si Lelièvre ou Dutroux sortent de prison, ils risquent d'avoir la vie dure. On y est. Michel Lelièvre a été tabassé dans son logement bruxellois, quelques jours après sa libération, et fait désormais l'objet d'un appel au lynchage sur les réseaux sociaux. C'est violent, illégal et inutile.
Depuis le 2 décembre, date de libération conditionnelle de l'ancien complice de Marc Dutroux, certains "justiciers" autoproclamés ne se tiennent plus. Des individus l'ont sauvagement roué de coups avant de saccager l'appartement qu'il s'était trouvé à Anderlecht. Aujourd'hui, ils sont plus de 700 à avoir lancé une traque anonyme sur Facebook à l'encontre de l'ancien détenu qui est sorti après 23 ans de prison (dont près de 8 de préventive), soit deux ans avant la fin de sa peine. Au point que le tribunal d'application des peines a dû lui trouver un nouveau logement temporaire. De son côté, le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête pour incitation à la violence. Et la commune de La Hulpe a dû démentir la rumeur de l'installation de Lelièvre sur son territoire après que de nombreux habitants aient vivement réagi.
Tout ceci n'est pas le pitch d'un Western spaghetti de série B, mais bien l'affligeante réalité, en Belgique, fin 2019. Si l'on peut comprendre l'émotion suscitée par la libération de l'ancien compère de Dutroux, surtout celle des victimes et des familles des victimes du criminel le plus détesté du pays, la sauvagerie de ceux qui ont décidé d'en découdre avec Michel Lelièvre est intolérable. Les crimes de Dutroux et consorts ont laissé dans toutes les têtes une marque noire, âpre, indélébile. Mais la violence à leur égard ne sera jamais une réponse acceptable, juste ou salutaire. Refuser avec une telle violence que la justice dans un Etat de droit comme le nôtre ait été dite et que la condamnation prononcée ait été suffisante et suivie à la lettre (libérer Lelièvre juste avant la fin de sa peine permettait de lui imposer encore des conditions strictes), cela revient à promouvoir un retour vers des temps sombres où chacun se faisait justice soi-même.
C'est justement pour éviter un déferlement de vengeance et de violence que le pouvoir judiciaire a été érigé comme l'un des principaux piliers d'une démocratie. On peut certes critiquer (et même manifester bruyamment contre) le fonctionnement de la Justice, car elle est rendue par des femmes et des hommes censés être indépendants, sous influence malgré tout, jamais à l'abri d'une erreur, malgré les garde-fous de la loi. Mais vouloir remplacer cette justice imparfaite par la justice que l'on peut se faire soi-même, sur Facebook ou dans un appartement anderlechtois, constitue une menace contre tout ce qu'une civilisation comme la nôtre a mis en place depuis la nuit des temps pour lutter contre l'arbitraire et la barbarie.
La justice pénale belge ne s'est pas montrée laxiste envers Lelièvre en le condamnant à 25 ans de prison. Les peines infligées en 2004 par la Cour d'assises d'Arlon ont été lourdes, à juste titre. L'émotion poussait évidemment à en vouloir davantage. Mais la Belgique a aboli la peine de mort et la perpétuité effective, comme tous les pays de l'Union européenne. En faisant la chasse à Michel Lelièvre, les "justiciers du net" remettent en cause tous ces acquis. Et puis, quoi, après Lelièvre et Dutroux, qui va-t-on pendre haut et court ? Tous les violeurs, les cambrioleurs, les voleurs à la tire, les dealers de drogue, les fraudeurs ? Personne n'est ravi de voir Michel Lelièvre courir librement ni Michèle Martin vivre sa nouvelle vie. Mais la justice a été rendue et celle-ci ne se privera pas de les rattraper au moindre écart. Ne pas l'accepter et vouloir rendre justice soi-même est dangereux et risque même de faire in fine de Lelièvre une victime. Ce serait un comble.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« FAIRE IN FINE DE LELIEVRE UNE VICTIME. CE SERAIT UN COMBLE. » 

« Ceci revient à promouvoir un retour vers des temps sombres où chacun se faisait justice soi-même. »
Ce Lelièvre est un faible qui s’est mis au service d’un être abject et infâme. Il est regardé ,comme Michèle Martin, comme le complice, l’âme damnée du bourreau Dutroux. A ce titre ils sont ressentis par une certaine opinion publique comme les boucs émissaires des crimes de l’infâme.
Cela peut s’expliquer mais ,Thiery Denoël a entièrement raison, cela ne saurait se tolérer dans un Etat de droit comme le notre car cela relève des pratiques du Klu Klux Klan ou des milices de rue hitlériennes qui annoncent un retour du refoulé : la barbarie.
« C'est justement pour éviter un déferlement de vengeance et de violence que le pouvoir judiciaire a été érigé comme l'un des principaux piliers d'une démocratie. » 
Le vengeurs, « méthode Far West », sont loin d’imaginer qu’en agissant comme ils le font, ils minent les fondements de la démocratie et renouent avec les pires démons irrationnels.
« Vouloir remplacer cette justice imparfaite par la justice que l'on peut se faire soi-même, sur Facebook ou dans un appartement anderlechtois, constitue une menace contre tout ce qu'une civilisation comme la nôtre a mis en place depuis la nuit des temps pour lutter contre l'arbitraire et la barbarie. »
On ne saurait mieux dire.
« En faisant la chasse à Michel Lelièvre, les "justiciers du net" remettent en cause tous les acquis de la démocratie. Et puis, quoi, après Lelièvre et Dutroux, qui va-t-on pendre haut et court ? » 
C’est évidemment l’argument décisif qu’il convient de méditer en ce temps de Noël qui on l’a complètement oublié est, non pas le temps des cadeaux le temps de la trêve et de la réconciliation, «  deez' feest van goeie wil » comme l’a si bien chanté autrefois le géant flamand  Wannes Van De Velde, un texte à méditer en cette fin d’année où l’on s’empiffre plus qu’on ne réfléchit le sens de l’épiphanie.
Kerstmis is dien dag dat ze niet schieten
Dat er geen bommen uit de lucht worden gestrooid
Dat mitrailleurs van hun verdiende rust genieten
En de kanonnen met een kerstboom zijn getooid

Het is 't feest van d'oude Germanen
Ter ere van de zon
Zo vertellen ons de boeken zwart op wit
De roomse kerk legt het anders uit
Die zegt ons dat 't begon
Met een stalleke in 't Palestijns gebied

Maar dat zijn oude interpretaties
Van deez' feest van goeie wil
Want onzen tijd is toch voor alles militair
En de stilte van de nacht
Die ook wel heilig wordt genoemd
Wordt geleverd door de killers van de la guerre

Kerstmis is dien dag dat ze niet schieten
Dat er geen bommen uit de lucht worden gestrooid
Dat mitrailleurs van hun verdiende rust genieten
En de kanonnen met een kerstboom zijn getooid

Spreek me niet meer van de Drie Koningen
dat is niet meer van dezen tijd
De Drie Commando's dat is veel meer in onze geest
Maar de soldaten van Herodes
Ja, die vind ik wel plezant
Dat zijn eigenlijk de groot' helden op deez' feest

Maar hou die herderkes erbuiten
Want die zijn niet bij d'n troep
Die kennen zeker nog geen mijn uit een granaat
En de moeder van het kinneke
Zucht in 't midden van die hoop
Mijne zoon wordt binnen twintig jaar soldaat

Kerstmis is dien dag dat ze niet schieten
Dat er geen bommen uit de lucht worden gestrooid
Dat mitrailleurs van hun verdiende rust genieten
En de kanonnen met een kerstboom zijn getooid
En de kanonnen met een kerstboom zijn getooid

(c) Wannes Van De Velde (https://www.youtube.com › 
A écouter absolument !

« faire in fine de Lelièvre une victime. Ce serait un comble. » 
On ne saurait mieux conclure.
MG


Les pompiers de Bruxelles escortés par la police la nuit du Nouvel An

Nawal Bensalem Le Vif

Le SLFP dénonce une situation "digne d'un état de guerre".
Pharmacie saccagée et pillée, poubelles et voitures en feu, pompiers agressés, etc : les images de la nuit de la Saint-Sylvestre 2019 à Bruxelles avaient fait le tour des réseaux sociaux, y compris à l'étranger. Pour éviter pareils incidents cette année, la bourgmestre de Molenbeek, Catherine Moureaux, a déjà annoncé mi-décembre des mesures de sécurité supplémentaires sur son territoire le soir de la Saint-Sylvestre, mardi prochain. Les poubelles seront ainsi déplacées. La présence des agents de quartier de la police sera renforcée. Mais ce n'est pas tout.
Selon nos confrères de la DH, une autre mesure a été prise pour éviter les débordements dans la capitale : celle d'escorter les pompiers par des policiers.
Contacté par les journalistes de La Dernière Heure, le président du SLFP Pompiers confirme l'information, qu'il dénonce d'ailleurs. "On nous a annoncé que trois patrouilles de police seraient présentes à l'Etat major, à la caserne de l'Héliport. Deux autres patrouilles seront affectées à la caserne de la chaussée de Mons, à Anderlecht. Et une dernière sera parmi nous, au poste de la Cité,dans le centre-ville", précise Eric Labourdette, dérangé par ces mesures inédites dans la capitale.
"On va devoir devoir escorter des pompiers qui vont pourtant porter secours aux gens, est-ce normal ? Pas du tout ! Nous sommes en Belgique, pas dans un état de guerre ! Les politiques doivent à un moment donné, se demander comment on en arrive à une telle situation, à devoir escorter nos sauveteurs", s'exclame le président du SLFP Pompiers.
Et si aucun pompier n'a refusé de travailler le soir du réveillon, tous ont le sentiment qu'ils seront en état de siège. "On sait bien qu'il y aura des débordements. Les politiques n'auraient pas pris des mesures s'ils ne craignaient pas des incidents. Mais retirer les poubelles des rues pour éviter les incendies, cela ne sert strictement à rien. Et la prochaine étape, ce sera quoi ? On va retirer les voitures, les abribus ? Le vrai problème est le laxisme face aux comportements de ces jeunes qui, l'an dernier, n'ont pas hésité à tout saccager sur leur passage et à s'en prendre aux services de secours".
Outre ces escortes policières, les pompiers ont également équipé leurs véhicules de films de protection anti-bris de vitre. "Depuis quelques semaines, on équipe même les ambulances de ces films anti-jets de pavés pour éviter que les vitres n'explosent en cas d'agression. Nous n'avons cependant pas eu le temps d'équiper tous les véhicules", précise Eric Labourdette, avant de poursuivre sur une autre mesure prise pour cette Saint-Sylvestre 2020, mesure qu'il juge tout aussi ridicule. "Les pompiers ont reçu une formation il y a quelques jours pour 'bien réagir face aux agressions'. Est-ce normal d'en arriver là ? Je pose à nouveau la question à nos politiques. Bientôt, nous devrons intervenir pour sauver des vies avec des gilets pare-balles", termine celui qui redoute déjà le premier bilan de ce Nouvel An.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE SITUATION "DIGNE D'UN ETAT DE GUERRE".

"On va devoir escorter des pompiers qui vont pourtant porter secours aux gens, est-ce normal ? Pas du tout ! Nous sommes en Belgique, pas dans un état de guerre ! Les politiques doivent à un moment donné, se demander comment on en arrive à une telle situation, à devoir escorter nos sauveteurs", s'exclame le président du SLFP Pompiers.
A qui la faute ?
Aux parents de ces énergumènes qui ont négligé d’éduquer leur progéniture..
A l’esprit qui règne dans certaines communautés imprégnées de salafisme prêché dans les mosquées par des imams importés.
A l’Etat belge qui a négligé son enseignement et particulièrement aux socialistes wallons qui ont abandonné l’enseignement officiel aux mains de ministres CDH pour de raisons d’opportunisme électoral, lesquels ont tout fait pour le négliger au profit de l’enseignement libre dont ils les défenseurs naturels et patentés.
La responsabilité de Di Rupo et de Onkelinx est considérable mais ils s’en lavent les mains. Il est pathétique de voir paniquer la jeune bourgmestre de Molenbeek, fille de Flup Moustache, autrefois homme fort de la fédération du PS qui n’a pas su exiger de ses congénères socialistes qu’ils mettent le paquet sur une réforme radicale de l’enseignement en communauté française. Le Pacte scolaire piloté par Joëlle Milquet et ensuite Marie Martine Schyns ne résoudra rien en profondeur. C’est un emplâtre sur un enseignement de bois. Il est temps de réagir énergiquement mais il est plus tard sur l’horloge du déclin qu’on imagine.
MG 

samedi 28 décembre 2019

Jan Jambon veut que le Parlement flamand se prépare à une réforme de l'État


BELGA Libre Belgique

Le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) estime vendredi, dans un entretien au quotidien De Tijd, que le Parlement flamand doit se mettre rapidement en ordre de marche en vue d'éventuelles négociations sur une nouvelle réforme de l'État, vu le risque d'élections anticipées.
"Les cartes semblent tout doucement s'aligner pour que nous mettions notre demande ultime de confédéralisme sur la table", affirme le chef de l'exécutif flamand.
Par confédéralisme, la N-VA entend le transfert de la plupart des compétences aux entités fédérées pour ne laisser au Fédéral que quelques-unes comme la défense, la sécurité et les affaires étrangères, expose De Tijd.

"Quand on voit à quel point il est difficile, pour la quatrième fois d'affilée, de former un gouvernement (fédéral), n'est-il pas doucement temps dans ce pays de se regarder vraiment dans les yeux ? ", se demande Jan Jambon.
L'accord du gouvernement flamand (N-VA, CD&V, Open Vld) prévoit déjà que le parlement flamand se penche sur le communautaire ces cinq prochaines années. Mais pour Jan Jambon, le blocage actuel au niveau fédéral nécessite d'accélérer le tempo, car des élections anticipées pourraient advenir.
"Et à ce moment-là, le Parlement fédéral pourrait ouvrir à révision l'article 195 de la Constitution", anti-chambre d'une profonde réforme de l'État. "C'est pourquoi les préparatifs nécessaires au sein du parlement flamand pourraient s'avérer plus urgents que nous ne le pensions il y a quelques mois", selon M. Jambon.
Le nationaliste souhaite qu'une commission adéquate soit installée rapidement dans l'hémicycle flamand, afin de déterminer à quoi devrait ressembler une nouvelle réforme de l'État. Ce travail formerait une base pour aller négocier un nouveau round institutionnel au niveau fédéral.
La question est de savoir à quel point les partenaires CD&V et Open Vld de la N-VA seraient prêts à accélérer le tempo, alors que le président du CD&V Joachim Coens mène actuellement une délicate mission royale avec le président des libéraux francophones Georges-Louis Bouchez. En outre, la plupart des partis flamands ainsi que les partis francophones ne semblent actuellement pas disposés à se lancer dans une nouvelle réforme de l'État.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA VOIX DE SON MAÎTRE

« On a toute raison d’imaginer que Bart De Wever parle par la bouche du Ministre président flamand. » 
« Des élections anticipées pourraient advenir. Et à ce moment-là, le Parlement fédéral pourrait ouvrir à révision l'article 195 de la Constitution", anti-chambre d'une profonde réforme de l'État. » C’est aussi ce que semble penser Jules Gheude dans un article que nous avons largement commenté sur ce blog il y a quelques jours. La NVA veut mettre en place une structure confédérale : « Par confédéralisme, la N-VA entend le transfert de la plupart des compétences aux entités fédérées pour ne laisser au Fédéral que quelques-unes comme la défense, la sécurité et les affaires étrangères, expose De Tijd. »
Les plus anciens se souviennent du long débat sur l’indépendance du Congo. Le plan Van Bilsen commença par envisager un plan de 30 ans. 
Nos hommes politiques pensaient que les noirs n’étaient pas mûrs pour l’indépendance. Puis tout s’accéléra et en moins de cinq ans, le Congo devenait indépendant. Il pourrait fort bien que ce schéma se répète pour la prise d’indépendance de la Flandre.
MG


LE PLAN DE TRENTE ANS DE JEF VAN BILSEN

L'universitaire belge Jef Van Bilsen publia en 1956 un texte intitulé « Un plan de trente ans pour l’émancipation de l’Afrique belge » qui avait vocation, par la suite, à devenir un manifeste de la décolonisation belge.
Avec ce plan, Jef Van Bilsen émettait l'hypothèse qu'une période de trente ans serait nécessaire pour préparer l’élite congolaise avant d’accéder à l’indépendance1. Le plan Van Bilsen préconisait à la Belgique d’admettre de manière définitive une politique d’émancipation nette pour sa colonie du Congo et des territoires sous tutelle du Ruanda-Urundi permettant une décolonisation progressive en l’espace d’une génération.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, les Congolais désiraient l'instauration de l’égalité et du principe d’autodétermination. Ce sont sur ces droits que Jef Van Bilsen a voulu insister puisqu'il désirait une égalité entre les citoyens, « Blancs » et « Noirs », au Congo belge. Il condamne « les régimes de multiracialisme » qui se mettaient en place en Afrique et dans lesquels seule une partie de la population disposait de privilèges.
Les Belges voulaient mettre en place une politique d’émancipation. Premièrement pour permettre au Congo de devenir un État, le mieux développé possible avec des structures solides et doté de cadres adéquats, d’une population industrieuse et d’une opinion publique avertie. Deuxièmement dans l'objectif d'éviter aux Congolais de devoir choisir entre la domination des Belges et l’anarchie qui pourrait voir le jour s’ils bénéficiaient d’une autonomie totale. Avec cette politique d’émancipation, ils auront donc plus de droits mais continueront à coopérer avec la Belgique.
Selon Jef Van Bilsen, il fallait prévoir un plan d’émancipation afin de ne pas être pris au dépourvu par différents contingents : créer et préparer une élite, des cadres qui pourront éluder les divers obstacles avec sagesse et patience. C’est pourquoi la Belgique va essayer de tout mettre en œuvre pour qu’ils acquièrent une certaine maturité politique et des cadres techniques acceptables au moment de l’émancipation. Elle voulait leur offrir une éducation et des institutions démocratiques mais également pourvoir au développement des masses et à l’enseignement des élites. De plus, ce plan serait un instrument diplomatique efficace afin d’acquérir une meilleure compréhension de la politique congolaise des Belges par l’opinion anticolonialiste mondiale. Ce plan de trente ans pour l’émancipation politique de l'Afrique belge permettrait de s’extraire d’une situation qui se voulait défensive face à l'opinion mondiale et ainsi obtenir sa confiance.
Une des volontés de tous, après l’émancipation, était de créer une fédération belgo-congolaise dans le souci de garder des institutions politiques communes avec les Congolais. Ceci permettant de rester unis et associés par des liens durables.
Par ailleurs, les conservateurs affirmaient que pour avoir la certitude que les Congolais gardent des liens politiques avec la Belgique, il fallait leur refuser le droit de sécession en les considérant tous comme « belgo-congolais ». Mais, selon les progressistes, le choix final reviendrait aux Congolais. Cette fédération belgo-congolaise ne peut leur être imposée s’ils ne la veulent pas et désirent par exemple avoir une indépendance politique totale. Afin que cette union belgo-congolaise puisse être possible, il faut qu’elle soit le fruit de réelles négociations entre des partenaires libres et égaux, qui ne seront possibles qu’au moment de l’émancipation. Il faut reconnaître la libre disposition du Congo et du Ruanda-Urundi et également tout faire pour qu’entre ces deux pays africains et la Belgique, voit le jour une véritable communauté d’intérêts inébranlable, dans une atmosphère d’amitié et de confiance.
Il était nécessaire de prévoir un plan vu le caractère complexe du projet d’émancipation mais surtout un plan avec un timing strict pour éviter que cette émancipation ait de graves conséquences sur le pays. Cette durée déterminée rendra donc plus facile cette période de transition car il permettra de maintenir la confiance et la patience des élites et des mouvements africains ainsi qu’il aidera à surmonter les incontournables révoltes et les obstacles imprévisibles.
Au Congo et au Ruanda-Urundi, la formation des élites était en retard d’une génération en comparaison avec les territoires coloniaux britanniques et français de la même région. Les enfants nés d'ici 1960 ayant fini leurs études universitaires, auraient constitué la couche active de la population. 

Ce plan de trente ans ne fut pas bien accueilli du côté des conservateurs ainsi qu’à Léopoldville. Par contre, celui-ci fut perçu très favorablement par l’ensemble des Belges. Ce fut également le cas pour les hommes engagés du côté catholique qui ont bien accepté celui-ci car il prenait position face au phénomène qui consistait à assimiler l’élite congolaise à la population blanche.
Le plan de Jef Van Bilsen va promouvoir une montée du nationalisme congolais. Peu après la publication du plan de trente ans, les premiers manifestes politiques comme « Conscience africaine » ou celui de l’Alliance des Bakongo (Abako) paraissent. De plus, en août 1958, Charles de Gaulle, alors président de la Ve République proclama à Brazzaville le droit à l’indépendance des peuples d’outre-mer ce qui eut une grande répercussion en Afrique mais surtout au Congo belge. En décembre 1957, peu après la création du Mouvement national congolais, se tient au Ghana, à Accra, une conférence pan-africaine à laquelle participe Patrice Lumumba. Des émeutes ont lieu en janvier 1959 à Léopoldville et dans les communes surpeuplées à forte densité de chômage afin de revendiquer l'indépendance.
Wikipedia


Dès septembre, les imams seront aussi formés du côté francophone


Le Vif
En plus de la formation en néerlandais et en arabe proposée à partir de février à la KULeuven, les francophones souhaitant devenir imams pourront suivre un cursus dès septembre à l'UCLouvain, révèle vendredi Le Soir. À cette occasion, deux certificats d'enseignement supérieur seront créés.
Le premier certificat, intitulé "Islam et vivre-ensemble", présentera 12 cours recouvrant des matières touchant à la géopolitique, aux institutions européennes et aux discours religieux sur internet. "Religions et sociétés" est le nom du second certificat regroupant 11 matières qui toucheront davantage aux sciences humaines via notamment des cours de psychologie sociale, d'histoire religieuse de l'Europe et de citoyenneté. L'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares), instance agréant tous les programmes de formation universitaire en Belgique francophone, a déjà validé ces deux attestations en mai 2019.
Les deux modules porteront chacun sur un total de 20 crédits dispensés sur un an. La formation théologique sera donnée à l'Académie de formation et de recherches en études islamiques (Afor) créée par l'Exécutif des musulmans (EMB). L'enseignement à l'Afor pourra s'effectuer en parallèle de celles disponibles à la KUL et l'UCL pour une durée minimale de quatre ans (et non six comme annoncé par la presse flamande).
Le président de l'Afor Salah Echallaoui se dit satisfait de voir aboutir ce dossier lancé en 2016 : "Cela s'inscrit dans notre volonté de mettre en oeuvre un islam de Belgique. Notre souhait est de ne plus faire appel à des imams de l'étranger. Et si nous devons encore le faire à l'avenir, nous pourrons exiger une équivalence de diplôme voire une formation complémentaire."
"C'est un peu un rêve qui devient réalité", se réjouit l'imam Franck Hensch. Dans une interview accordée à L'Avenir, le verviétois raconte : "J'ai vu beaucoup de jeunes intéressés par le cursus mais qui avaient peur [...] d'avoir un diplôme qui ne soit pas reconnu en Belgique. Ici, le côté universitaire du cursus est d'autant plus important qu'il répond à toutes les exigences de nos universités". Le dirigeant musulman voit la collaboration de l'EMB avec le gouvernement fédéral comme une "très bonne nouvelle" et une "forme de reconnaissance de la communauté musulmane d'aujourd'hui".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
A STEP IN THE RIGHT DIRECTION

Enfin les francophones se décident à bouger. Il y a trente ans qu’il eût fallut concrétiser ce projet fondamental. Mieux vaut tard que jamais. 
MG

vendredi 27 décembre 2019

Pourquoi Macron n'a-t-il pas souhaité un joyeux Noël aux Français cette année ?


Jacques Prezet, pour Libération

Le Président n'a pas présenté ses vœux pour Noël 2019. Il l'avait pourtant fait en 2017 et 2018.
Plusieurs personnalités politiques de droite et d’extrême droite comme Nadine Morano, Jordan Bardella ou Gilles Pennelle s’indignent du fait qu’Emmanuel Macron n’ait pas souhaité un joyeux Noël aux Français en 2019. Un tweet du Président le montrant en train de partager l’iftar, un repas de rupture du jeûne pendant le mois de ramadan est souvent cité par des internautes pour critiquer l’absence de vœux de Noël.


À l'occasion de son traditionnel Urbi et Orbi, le pape a espéré voir secouées "les consciences des hommes de bonne volonté"
La Libre Belgique

Le pape François a appelé mercredi la communauté internationale à "garantir la sécurité au Moyen-Orient, tout particulièrement en Syrie, dans son traditionnel message "Urbi et Orbi" sur la place Saint-Pierre de Rome.
Le jour de Noël, François a évoqué "les nombreux enfants qui subissent la guerre et les conflits au Moyen Orient et dans divers pays du monde".
Souhaitant tout particulièrement "le réconfort du bien-aimé peuple syrien qui ne voit pas encore la fin des hostilités qui ont déchiré le pays en cette décennie", le souverain pontife a espéré voire secouées "les consciences des hommes de bonne volonté".
Il a appelé "les gouvernants et la communauté internationale à trouver des solutions qui garantissent la sécurité et la coexistence pacifique des peuples de la région" dont les souffrances doivent prendre fin.
Le souverain pontife argentin a aussi eu une pensée de "soutien pour le peuple libanais, afin qu'il puisse sortir de la crise actuelle et redécouvre sa vocation d'être un messager de liberté et d'harmonieuse coexistence pour tous".
Dans son traditionnel tour d'horizon des zones de conflits de la planète, François a aussi souligné que les habitants de Terre sainte "attendent des jours de paix, de sécurité", évoquant aussi "les tensions sociales" en Irak et la "grave crise humanitaire au Yémen".
L'Argentin Jorge Bergoglio a regretté en outre que plusieurs nations du continent américain "traversent une période d'agitations sociales et politiques", en souhaitant plus particulièrement que le peuple vénézuélien très "éprouvé par des tensions politiques et économiques" obtienne "l'aide dont il a besoin".
Il a encouragé plus généralement dans cette région les efforts "pour favoriser la justice et la réconciliation" et surmonter "les nombreuses formes de pauvreté qui offensent la dignité de toute personne".
Le pape a également espéré voir aboutir l'aspiration de l'Ukraine "à des solutions concrètes pour une paix durable".
Evoquant le continent africain où règnent "violences, calamités naturelles ou urgences sanitaires, il a en outre voulu exprimer son réconfort "à tous ceux qui sont persécutés à cause de leur foi religieuse, spécialement les missionnaires et les fidèles kidnappés".
Il a dénoncé les agissements "des groupes extrémistes sur le continent africain, surtout au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria".
Le souverain pontife a aussi spécifiquement appelé à "la paix pour la population qui vit dans les régions orientales de la République Démocratique du Congo, meurtrie par des conflits persistants".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FRANCOIS ET ELISABETH II AURAIENT-ILS DE POINT COMMUNS ?

Ils sont tous deux chefs de l’église, lui de l’église catholique romaine, elle de l’église anglicane britannique. A ce titre ils se sont permis de d’adopter un discours bien plus engagé que celui notre roi Philippe qui s’est contenté d’une brève allocation sage dans laquelle il ne se mouille pas vraiment. Il est vrai que les commentateurs de service ont loué sa modération et son souci appuyé de voir se former enfin un gouvernement fédéral. C’est ce qu’on appelle un vœu pieux.
Quant à Macron, il a préféré se taire, ce qui fait jaser sur les ronds points de France et de Navarre.
MG

LA REINE ELIZABETH II SALUE LE "SENS DU DEVOIR" DES JEUNES POUR LE CLIMAT
Le Vif
La reine d'Angleterre Elizabeth II a rendu hommage, dans son allocution de Noël mercredi, à l'engagement des jeunes générations face à la crise climatique, à l'issue d'une année marquée par une mobilisation mondiale dans le sillage de Greta Thunberg.
"Les défis auxquels beaucoup de gens doivent faire face aujourd'hui sont peut-être différents de ceux auxquels ma génération a dû faire face, mais j'ai été frappée par la manière dont les nouvelles générations font preuve d'un sens du devoir face à des problèmes tels que la protection de notre environnement et de notre climat", a déclaré la souveraine de 93 ans, qui ne cite toutefois pas le nom de Greta Thunberg.
Dans son traditionnel message de Noël, la reine a aussi confié à quel point elle et son époux le prince Philip étaient "ravis" de l'arrivée dans la famille royale d'Archie, le fils du prince Harry et de son épouse Meghan Markle, né en mai dernier. Ce message contraste avec leur absence sur les photos qui entourent la reine, que les chroniqueurs royaux ont lue comme un signe du resserrement autour des descendants directs au trône.
Dans cette allocution où elle a évoqué une année semée d'embûches, dans un pays fracturé par les débats sur le Brexit, et pour la famille royale, la reine a souligné que "l'on peut accomplir des choses positives quand les gens mettent de côté leurs différences passées et se rassemblent dans un esprit d'amitié et de réconciliation".
En cette fin d'année 2019 où ont été célébrés les 75 ans du Débarquement et les 50 ans du premier pas de l'homme sur la lune, la reine a estimé, à l'orée de la décennie qui s'ouvre, que "ce sont souvent les petits pas, et non les bonds de géant, qui apportent les changements les plus durables".

Le premier cursus de formation d’imams en Belgique débutera en février


L’enseignement sera donné en néerlandais et en arabe, et durera six ans.
Mis en ligne le 26/12/2019 à 06:25 
par Belga Le Soir

Un cursus de formation pour les futurs imams débutera en février à la KU Leuven, une première en Belgique, relèvent jeudi De Standaard, Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg. Les premiers imams issus de ce cursus obtiendront leur diplôme dans six ans.
Le cursus a été élaboré en collaboration avec l’Exécutif musulman et le gouvernement fédéral. « Une telle formation universitaire était l’une des recommandations de la commission d’enquête parlementaire après les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles », déclare le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V). Il espère ainsi que l’influence de pays étrangers en la matière sera réduite et que les matières enseignées seront mieux connues.
L’enseignement sera donné en néerlandais et en arabe, et durera six ans : deux années d’enseignement général à la KU Leuven et ensuite quatre ans de formation théologique à l’Afor, une académie d’études islamiques qui a été créée en concertation avec l’Exécutif musulman.
La KU Leuven vise une trentaine d’étudiants au début. Après avoir obtenu leur diplôme, les imams devraient être reconnus par le gouvernement. Des discussions sont en cours avec l’Université catholique de Louvain (UCL) pour offrir une formation similaire en Communauté française.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ENFIN ! IL N’EST PAS TROP TÔT…

Il y a des années qu’on en discute et voici que s’ouvre la perspective de créer enfin non pas un islam en Belgique mais un islam de Belgique. La différence ? L’islam de Belgique est encadré par des imams importés de Turquie, du Maroc, y compris de la très contestée Arabie saoudite.
Cette première mesure demeure timide et limitée à la partie flamande du pays. Difficile d’imaginer pourquoi les universités francophones répugnent à faire la même chose. Les premiers diplômés ne sortiront pas avant six ans et ils ne seront que trente ou quarante ? C’est mieux que rien mais le gros de l’effort reste à accomplir. Reste à savoir comment ces imams seront accueillis au sein des communautés. 
MG

mercredi 25 décembre 2019

La N-VA dans un gouvernement fédéral ? "Bart De Wever ne le souhaite pas"


Belga La Libre Belgique

Publié le dimanche 22 décembre 2019 à 13h58 - Mis à jour le dimanche 22 décembre 2019 à 14h00
"Si Bart De Wever veut vraiment un gouvernement, il doit arrêter de faire de la communication stratégique", a estimé dimanche l'ancien président du sp.a John Crombez, lors de l'émission De Zevende Dag (VRT). C'est la raison pour laquelle la Belgique n'a actuellement toujours pas de gouvernement fédéral, selon John Crombez, qui n'est pas contre l'idée d'un système qui imposerait de nouvelles élections après un certain laps de temps sans gouvernement.
Selon John Crombez, il est temps que le pays ait son gouvernement. Chaque partie connait les positions des autres, et les possibilités, "mais tous les partis se rabattent sur une communication stratégique", constate-t-il. Le président de la N-VA a répété récemment qu'il était lui-même prêt à remplir une mission royale d'informateur ou formateur. En réalité, il ne le souhaite pas, a estimé dimanche John Crombez. "Bart De Wever a eu deux fois l'opportunité de s'y mettre, il ne l'a pas fait", souligne-t-il.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L’IMPOSSIBILITE DE GOUVERNER

Nous connaissions l’impossibilité de régner régie par la constitution belge quand les rois se montrent défaillants  (maladie, démence mentale ou simple objection de conscience temporaire) Voici que nous sommes confrontés par la volonté involontaire de l’électeur à l’impossibilité de gouverner au niveau fédéral.  Un constitutionnaliste célèbre F Perin a prévu ce cas de figure comme nous le rappelle une nième fois et avec une joie difficilement dissimulée Jules Gheude, prophète auto proclamé du « rattachisme » à la France : « Cela fait des années que je pressens ce qui va arriver. Après d'éventuelles élections (...), le malheureux chef de l'État se mettre à courir après un gouvernement introuvable : la Belgique peut disparaître par implosion. Qu'est-ce qui empêcherait les Flamands de proclamer unilatéralement leur indépendance et d'affirmer leur nation ? Ils sont créés tous les instruments de leur future légitimité. »
Cette fois sera la bonne : End Game, terminus tous les Belges descendent du tram nommé  « désir fédéral ». C’est fini on passe à autre chose, c’est un mini brexit à l’échelle d’un mini pays qui divorce par mutuel consentement. Tout ce qu’on sait c’est que, comme le vrai Brexit, cela risque d’être extrêmement compliqué et de coûter très cher à tous les intéressés. Ils s’en foutent, ils ne se supportent vraiment plus, les politiciens surtout et principalement.
La grande angoisse de Jules Gheude serait de mourir-il n’a plus vingt ans-avant que ne se réalise son rêve de cinquante ans : un retour à la France après l’arrachement à la République en 1815 au Congrès de Vienne. Emmanuel Macron  rêve-t-il de faire sa joyeuse entrée à Liège, à Namur, à Mons au bras de dame Brigitte ? A Bruxelles on ne sait pas mais c’est déjà fait :  il est très à l’aise sur les tapis rouges et les parquets cirés de la capitale européenne où il fait déjà  la pluie et le beau temps où il joue, sinon les faiseurs de rois, du moins le désignateur de le reine Ursula, une Allemande sur le trône européen, qui eût jamais cru pareille chose possible. Alors pourquoi ne ceindrait-il pas, fût ce virtuellement,  la couronne de la Belgique résiduelle. Vive la République !
MG


LES CAROTTES BELGES SONT CUITES !

Jules Gheude
Essayiste politique
Rik Van Cauwelaert, l'ancien rédacteur en chef de "Knack", s'attend à des élections anticipées. Il conseille de ne réserver aucun voyage en février et mars.
Des élections anticipées, au moment où, dans le dernier sondage RTL/Le Soir, la N-VA et le Vlaams Belang sont crédités ensemble de 49,4%, soit la majorité absolue assurée au Parlement flamand.
Comment, dans ce contexte, ne pas songer à ce qu'écrivait François Perin, le 28 avril 1981, dans "La Meuse" : Cela fait des années que je pressens ce qui va arriver. Après d'éventuelles élections (...), le malheureux chef de l'État se mettre à courir après un gouvernement introuvable : la Belgique peut disparaître par implosion. Qu'est-ce qui empêcherait les Flamands de proclamer unilatéralement leur indépendance et d'affirmer leur nation ? Ils sont créés tous les instruments de leur future légitimité.
Trente- huit plus tard, nous y sommes !
Les responsables francophones ont beau répéter à l'envi qu'ils tiennent à la Belgique (qu'est-ce que cela signifie, lorsque l'on stigmatise la moitié de l'électorat flamand ?), il est plus que temps qu'ils voient la réalité en face et se mettent enfin à envisager sérieusement l'ère post-belge.
Nous avons déjà expliqué pourquoi une Wallonie indépendante et une Belgique résiduelle, sans la Flandre, ne pouvaient représenter des scénarios d'avenir pérennes et crédibles. Seule la France est susceptible d'offrir à la Wallonie une solution de survie à l'incurable mal belge.
Les élites wallonnes, nous répond-on, y sont opposées, car elles ne souhaitent pas perdre leurs prérogatives actuelles.
Comme si la France était un pays uniforme, qui serait incapable de prévoir un cadre institutionnel et juridique adapté à une collectivité territoriale qui émettrait le souhait de la rejoindre.
Comme le fait observer Jacques Lenain, haut fonctionnaire français aujourd'hui retraité : Les Wallons ne devraient pas se présenter nus devant Marianne pour revêtir l'uniforme français.
Et de proposer une solution qui aurait le mérite de préserver, dans ses grandes lignes, l'héritage juridique belge tout en offrant à la Wallonie un statut particulier qui sauvegarderait ses acquis. Une "intégration-autonomie", qui ferait des Wallons des citoyens français à part entière.
Cette formule prend pleinement en compte le fait que l'État français n'est plus cet État jacobin dont certains esprits continuent d'entretenir l'idée. La Constitution française de la Ve République, largement amendée depuis 1958, fonde les bases d'une large décentralisation.
La Constitution française autorise, par son article 72, des statuts particuliers pour certains de ses territoires. En métropole, seule, présentement, la Corse bénéficie d'un tel statut (et aussi, mais avec une portée moindre, la région d'Ile de France). Souvent citée en exemple par les réunionites wallons, l'Alsace-Moselle ne jouit en fait que d'un régime local, à portée limitée.
En outre, la Constitution prévoit explicitement une différenciation des statuts des collectivités territoriales d'outre-mer, pour tenir compte des spécificités de chacune, avec la possibilité de larges transferts de compétences de l'État (articles 73 et 74). Dès lors, une très grande variété de statuts est possible, qui vont du droit commun aménagé à de véritables statuts d'autonomie. C'est ainsi le cas en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie. L'État français n'exerce pour ces territoires autonomes qu'une compétence d'attribution pour des matières expressément réservées.
Il est donc évident que la République française a les aptitudes et les capacités nécessaires pour faire vivre en son sein un statut propre à la Wallonie.
Tout cela est parfaitement réalisable, comme l'a confirmé le constitutionnaliste français Didier Maus à Jacques Lenain :
Il serait parfaitement possible de créer un titre spécial "De la Wallonie" qui contiendrait une mini constitution sur mesure pour cette région. Il en découle que, sur le fondement de cette mini-constitution, il serait parfaitement réalisable de conserver en l'état, au moins pour l'essentiel, et pour une durée à déterminer le droit belge du travail, celui de la sécurité sociale, et certains droits "connexes", des pans du droit fiscal, le droit des affaires, du commerce, etc. La Région wallonne, et aussi la région bruxelloise si la question était posée, conserveraient les compétences qui sont aujourd'hui les leurs, y compris le système éducatif, avec l'enseignement supérieur. Ce ne serait pas une difficulté de faire de la sorte puisqu'il en est déjà ainsi, même si c'est avec moins d'ampleur, dans certains territoires français, qui, selon les cas, disposent d'une sécurité sociale propre (Polynésie, Calédonie...), d'un droit du travail propre (même s'il est largement copié sur celui de la métropole), de nombre de dispositifs fiscaux particuliers, et d'autres régimes spéciaux dans divers domaines (en Corse comme outre-mer).
Concrètement, cela signifie que la législation et les institutions wallonnes pourront être intégralement conservées. Les compétences actuelles de la Région wallonne seront également maintenues, à de rares exceptions comme, par exemple, l'octroi des licences de vente d'armes. Elles seront même enrichies de la plupart des compétences exercées aujourd'hui par la Communauté française, notamment l'enseignement.
Pour ce qui est de l'enseignement, précisément, il restera de cadre juridique inchangé au jour J de l'intégration. Mais rien n'empêche que des convergences puissent advenir ultérieurement. Si, par exemple, une demande wallonne s'exprimait pour un régime de baccalauréat, elle pourrait se concrétiser via un double changement législatif, en droit wallon obligatoirement et en droit commun français si nécessaire. En fait, ce raisonnement logico-juridique vaudra pour l'ensemble des matières de compétence wallonne.
Le statut des élus wallons ainsi que les règles électorales resteront intacts. Rien n'exclut cependant des négociations ultérieures avec Paris, dans une logique de donnant-donnant.
Point capital pour la Wallonie : son financement est garanti, puisque l'Etat français reprend à son compte les transferts actuels en provenance de Flandre (quelque 7 milliards d'euros).
Pour ce qui est du droit fédéral et des institutions fédérales, coupées en deux avec la partition du pays, ils relèveront de la compétence de l'État français. Une partie sera abandonnée le jour J (ex : diplomatie, armées, droit de la nationalité et de l'immigration...), une autre le sera plus tard (ex : institutions et procédures judiciaires). Tout le reste est conservé pour une durée indéterminée (notamment le droit et les institutions de la sécurité sociale), sauf négociations, dans une logique de donnant-donnant ou de simple convergence souhaitée de part et d'autre.
La situation des ex-corps fédéraux sera envisagée secteur par secteur, mais l'intégration dans les corps homologues français devrait se faire sans licenciements, avec indemnité compensatoire si nécessaire, comme c'est la règle, et obligation éventuelle de mobilité géographique ou fonctionnelle.
Les élus "nationaux belges" deviendront des élus "nationaux français" et relèveront donc complètement du Droit français, en ce compris les règles électorales.
Mais pas de quoi s'inquiéter à cet égard. La France compte 925 élus nationaux (sénateurs et députés) pour 67 millions d'habitants. Les 11 collectivités d'outre-mer sont très surreprésentées. Pour les 3,6 millions de Wallons, cela donnerait 5%, soit 40/45 élus nationaux. Certes, il y a ce projet d'Emmanuel Macron visant à réduire de 20% l'effectif des élus nationaux. Mais cela resterait néanmoins très correct !
Aussi longtemps que la Belgique subsistera, les Wallons nourriront la fibre belge. Mais, selon un sondage réalisé par "Le Soir" et "La Voix du Nord" en 2008, 49% d'entre eux se déclaraient prêts à opter pour la France si la Belgique disparaissait.
Durant des siècles, les Savoyards et les Niçois s'étaient montrés d'une totale loyauté à l'égard de la Maison royale de Savoie (Royaume du Piémont). Mais confrontés à la perspective de faire partie d'une Italie en voie d'unification, ils se prononcèrent, à 99%, pour le ralliement à la France en 1860. Ralliement qui, deux ans plus tôt, était loin d'être acquis. Seule, l'attraction de la Suisse sur le nord de la Savoie justifia un traitement territorial particulier, avec la création d'une grande zone franche couvrant les territoires proches de Genève et du lac Léman.
Sans doute faudra-t-il attendre qu'ils se retrouvent mis devant le fait accompli pour que les Wallons réalisent pleinement le sérieux de la situation et adaptent leur comportement en fonction du contexte socio-économique auquel ils seront alors confrontés. Une Wallonie indépendante connaîtrait une évolution à la grecque, qui ne manquerait pas d'entraîner une baisse drastique des prestations sociales. Et la grosse majorité des Bruxellois (73,9%) optent pour un statut autonome en cas de disparition de la Belgique, ce qui met à mal le rêve de certains de voir émerger cette Belgique résiduelle, qualifiée de Wallo-Brux.
Il nous faut aussi écarter cet argument "belgicain" habituel, selon lequel un tel cadre d'autonomie serait refusé par les décideurs français, au motif qu'il serait susceptible de tenter d'autres régions métropolitaines.
Le cas de la Corse est volontiers cité. Comme nous l'avons rappelé, cette région dispose déjà d'un statut particulier et l'évolution qu'elle peut en attendre n'a strictement rien à voir avec le régime envisagé ici pour la Wallonie.
Les indépendantistes et autonomistes corses, qui exercent désormais le pouvoir régional, se sont contentés de réclamer à Paris plus d'argent. Des compétences nouvelles - éducatives, sanitaires, sociales... - ne les intéressent pas. Notons que la Bretagne ne réclame pas un statut particulier d'autonomie semblable à celui de la Corse. Pourquoi réclamerait-elle demain un statut calqué sur celui de la Wallonie, qui lui est bien plus étranger ?
Cet argument de la boîte de Pandore qu'un statut d'autonomie wallonne ne manquerait pas d'ouvrir n'est en fait invoqué et défendu que pour empêcher les Wallons de penser à une solution française !
Rappelons enfin qu'un sondage Ifop/"France-Soir" organisé en 2010 indiquait que 66% des Français (75% dans les régions frontalières) seraient disposés à accueillir la Wallonie si la Belgique disparaissait.
À ceux qui soulignent l'impact financier que l'opération représenterait pour la France, Jacques Attali, l'ancien conseiller du président François Mitterrand, répond : Le prix à payer pour la France serait sûrement plus faible que ce que cela lui rapporterait. C'est un beau débat. Qu'il commence ! (sur son blog, le 9 septembre 2008)
La reprise de la quote-part wallonne de la dette belge n'aurait pas d'incidence macro-financière. La France, c'est en effet six fois la Belgique et vingt fois la Wallonie.
Dans sa dernière tribune du "Vif", intitulée "La Belgique survivra-t-elle jusqu'en l'an 2030 ?", Claude Demelenne écrit : Dans un avenir prévisible, la Belgique ne va pas être scindée en deux États indépendants. L'exemple de la Catalogne a montré que l'Union européenne mettrait son veto.
L'exemple catalan est mal choisi. Amputé de la Catalogne, soit d'un quinzième de son territoire, l'État espagnol continuerait à exister, avec sa capitale Madrid, son gouvernement et son parlement. Et il mettrait évidemment son veto à m'adhésion de la Catalogne à l'Union européenne.
Pour la Belgique, il en va tout autrement. En cas d'impossibilité, devenue insurmontable, de constituer un gouvernement belge, il n'y aura plus de pouvoir à Bruxelles pour s'opposer à la fin de l'Etat belge ou empêcher la reconnaissance d'un État flamand souverain. L'Union européenne ne pourra que constater le décès de l'État belge, du fait du divorce, et d'intégrer un nouveau membre (ou deux, ou trois).
Comme l'avait fait remarquer François Perin en 1981 : Jamais l'Europe ni l'0tan, dira-t-on, ne laisseront éclater la Belgique. Que pourraient-ils faire : débarquer les "Marines" pour nous apprendre par la France à vivre ensemble ?
L'Union européenne devra faire preuve de pragmatisme. Dans un message placé sur Facebook, Michel Hermans, professeur de Sciences politiques à l'Université de Liège, déclare : La fin de la Belgique n'est plus de la pure fiction, mais un scénario de plus en plus envisageable.
Et d'expliquer :
Les Communautés flamande et française sont largement favorables à l'Union européenne. Actuellement, on ne pourra plus accuser l'une ou l'autre Communauté, comme pour la Catalogne indépendantiste, de vouloir mettre fin à l'État belge, même si ce sont les Flamands qui sont les plus favorables à une "Nation" flamande indépendante. De toute façon, le Confédéralisme, dans un cadre légal, envisagé par une majorité politique flamande, comme solution à la subsistance de la Belgique, est quasi dépassé. Par conséquent, pour éviter une crise dans un des pays fondateurs de l'Union européenne et essayer de trouver un statut pour Bruxelles, capitale de l'Union, entre les deux grandes Régions ou Communautés, les autres membres de l'Union européenne accepteront cette évolution particulière.
Un élément important doit retenir ici notre attention. Si la Wallonie rejoint la France, la question de son appartenance à l'Union européenne est automatiquement réglée. Par ailleurs, c'est la France qui sera amenée à négocier, au nom de la Wallonie, les modalités pratiques de la scission belge, notamment l'épineux partage de la dette.



Xi Jinping veut réécrire la Bible pour l’adapter à la ligne du Parti communiste


DÉCRYPTAGE - Les autorités chinoises ont exhorté les représentants des principaux cultes à modifier les traductions des textes de référence afin de les mettre en conformité avec «les exigences de la nouvelle époque».
De notre correspondant à Pékin Figaro
Désormais, l’Évangile devra se conformer à la vulgate marxiste-léniniste matinée de «caractéristiques chinoises», et les paraboles de Jésus-Christ, rester dans la ligne du Parti communiste, sous peine d’être expurgées des bibles à disposition des fidèles dans le pays le plus peuplé de la planète. Pékin lance une nouvelle offensive en faveur de la «sinisation» des religions, s’attaquant cette fois à la doctrine même, du Nouveau Testament au Coran en passant par les sutras bouddhistes. Les autorités ont exhorté les représentants des principaux cultes en Chine à modifier les traductions des textes de référence, lors d’une réunion le 6 novembre, afin de les mettre en conformité avec «les exigences de la nouvelle époque». Une formule codée qui fait référence à «l’ère du président Xi Jinping», dont la pensée a été inscrite dans la Constitution en 2018, dans la foulée d’un Congrès à sa gloire.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
XI JINPING PLUS  FORT QUE BIG BROTHER

Le totalitarisme chinois est en train de ridiculiser en le surpassant les totalitarismes hitlérien, stalinien et islamiste réunis. Même Orwell a fait moins fort. Hitler a voulu réécrire l’histoire pour un nouveau cycle de mille ans ; Staline a voulu réécrire les encyclopédies en retouchant les biographies et les photos officielles, Xi Jinping lui s’emploie à rewriter les textes sacrés pour les mettre à la sauce totalitaire chinoise. Athée convaincu, il se prend carrément pour le nègre de Dieu. Il est vraiment très fort ce dictateur qui a l’air d’un père Noël qui aurait rasé sa barbe.
Mais l’ingérence du politique dans le religieux n’est pas un monopole chinois. Erdogan fait de même et le gouvernement marocain et l’Arabie Saoudite également. On s’étonnera encore du succès du wahabisme et du salafisme en Belgique. Joyeux Noël nous dira le roi Philippe dans son style guindé et moralisateur.
MG


ERDOGAN ENVOIE PLUS D'IMAMS QUE JAMAIS EN BELGIQUE
Belga  La Libre Belgique

Le président turc Recep Tayyip Erdogan enverra l'an prochain une quarantaine de nouveaux imams en Belgique, bien plus que les années précédentes. Ceux-ci doivent répondre à la pénurie à laquelle sont confrontées de nombreuses mosquées turques, rapportent mardi Het Laatste Nieuws et De Morgen.
"Certains ne viennent ici que pendant un mois et servent à compenser la pénurie d'imams pendant le Ramadan", explique Hakan Celiköz, membre du conseil d'administration de l'association flamando-turque Union turque (Turkse Unie). "Mais d'autres resteront plus longtemps. 
Soixante pour cent de nos imams doivent être remplacés car leur permis de séjour est limité à trois ans et, dans de nombreux cas, il a déjà expiré." Au siège belge de la Diyanet, l'administration turque responsable de la gestion du culte islamique en Turquie et auprès des diasporas turques du monde entier, personne n'était disponible lundi pour commenter ce phénomène. La Flandre compte cinquante mosquées appartenant à Diyanet. 
Treize d'entre elles ont été reconnues et sont subventionnées. Selon Hakan Celiköz, c'est principalement dans les mosquées non reconnues que l'on rencontre les pénuries les plus importantes


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES IMAMS ERDOGAN

« L'envoi d'imams depuis la Turquie est cependant controversé car le gouvernement souhaiterait plutôt que ces leaders religieux soient désignés et formés par l'Exécutif des musulmans de Belgique. Diyanet a en outre la réputation d'être un "bras long" du régime turc, qui se penche sur bien plus que seulement religion. 
Selon la Sûreté de l'État, Diyanet provoque une polarisation au sein de la communauté turque en présentant les opposants au parti d'Erdogan comme des "ennemis de l'État".( La Libre)
On nous le dit, on nous le répète les mosquées de Belgique sont truffées d’imam importés de Turquie, du Maroc et même d’Arabie Saoudite. Ils ne sont pas ou très peu contrôlés. Depuis que Divercity existe, il plaide-en vain- pour la formation d’imams par nos universités belges pour que se développe enfin chez nous un islam de Belgique et non point un islam d’importation.
MG

mardi 24 décembre 2019

Discours de Noël: le roi appelle à la formation d'un gouvernement "le plus rapidement possible" (vidéo)


Le Vif
Le Roi a profité mardi de son discours de Noël pour appeler à la formation rapide d'un gouvernement fédéral afin de répondre aux défis de "l'époque charnière" que vit le pays. Un appel qui se double d'une invitation à rechercher "l'unité dans la diversité, dans le respect des sensibilités de chacun".
"Aujourd'hui, il est capital que nous mettions en place le plus rapidement possible un gouvernement fédéral de plein exercice, capable de prendre des décisions équilibrées et de les porter ensemble avec fermeté. C'est ce sur quoi nous comptons tous, sans plus tarder", a déclaré Philippe alors que sept mois après les élections aucune coalition n'a encore vu le jour.

"EPOQUE CHARNIERE"
Le chef de l'Etat a placé sa traditionnelle allocution de fin d'année sous le signe du changement que vivent nos sociétés, aussi bien sur le plan social qu'économique et environnemental.
"Nous vivons une époque charnière. De remise en question de notre modèle social, économique, environnemental. Une époque où beaucoup ont perdu leurs repères. Et qui exige donc de nous une implication plus importante. Ce n'est pas l'heure du renoncement", souligne-t-il.
Et d'appeler à l'action dans une perspective de long terme.
"Pour changer les choses, il faut d'abord être convaincu, et agir en conséquence. Nous sommes responsables de nos actes. Soyons davantage conscients que notre comportement individuel a des implications pour les autres. Ne cédons pas au court-termisme. Privilégions le long terme. En nous investissant dans des solutions dont nous ne verrons pas nécessairement les résultats nous-mêmes. Mais qui bénéficieront aux générations qui nous suivent", exhorte-t-il.
Espoir et "force collective"
Le Roi n'entend pas esquiver les maux qui affectent la société, dont il dresse un tableau sans fard où ne sont omis ni les assuétudes, ni la violence qui de verbale peut devenir physique. Il ne cite pas d'exemple mais l'exacerbation d'un discours de haine qui mène à l'incendie d'un centre de demandeurs d'asile à Bilzen occupe tous les esprits. Philippe voit à l'inverse un motif d'espoir dans la force collective qu'il constate chez de nombreux Belges et qui se manifeste dans les marches diverses de ces derniers mois et dans les initiatives sociétales en faveur de plus d'échange et de solidarité.
"Nous ne pouvons pas rester indifférents à l'injustice, à la pauvreté, à l'exclusion. A la violence aussi, trop présente autour de nous: cachée au sein des foyers, sournoise dans l'abus d'alcool et de drogues, en particulier chez les jeunes, insidieuse dans la médisance et le soupçon, explicite dans le langage qui juge et le geste qui détruit", déclare-t-il. "Soyons conscients de notre force collective. C'est le mouvement de ceux qui ne se résignent pas. C'est aussi la force tranquille, l'action discrète et puissante de tant de nos concitoyens qui s'engagent pour une société plus humaine", ajoute-t-il.
Jeunesse "prête à s'engager"
La jeunesse occupe une place particulière dans le discours, en écho aux 18 ans de la princesse Elisabeth, héritière du trône, fêtés le 25 octobre en compagnie d'autres jeunes. "Ils ont exprimé leur foi dans l'avenir. Nous avons vu une jeunesse lucide et prête à s'engager. Avec eux, je crois en l'énorme potentiel de notre pays, en notre capacité collective à relever les défis. A condition d'unir nos forces et de rechercher l'unité dans la diversité, dans le respect des sensibilités de chacun", conclut le Roi.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"L'UNITE DANS LA DIVERSITE, DANS LE RESPECT DES SENSIBILITES DE CHACUN".

« L’union fait la force », c’est terminé, « notre invincible unité c’est oublié. » Il reste le palais, ses ors, ses lambris, son beau mobilier et une dotation royale dont on dit de plus en plus qu’elle coûte cher aux belges.
Le coût de la monarchie l'an prochain sera de 36.406.000 euros, rapportent les titres Sudpresse mercredi sur base des montants révélés par la Chambre.
La Liste Civile du Roi et les dotations de trois membres de la famille royale, Albert, Astrid et Laurent, représenteront 13.605.000 euros en 2018. Il s'agit de 266.000 de plus qu'en 2017, une augmentation imputable à l'indexation.
Le montant de la Liste Civile du Roi, qui constitue l'ensemble des moyens immobiliers, matériels et financiers mis par l'État à la disposition du souverain, pour 2018 est de 12.021.000 euros. Les dotations d'Albert, Astrid et Laurent seront respectivement de 943.000 euros, de 327.000 euros et 314.000 euros.
Ces montants ne constituent qu'une partie du coût de la monarchie en Belgique. L'autre est constituée par le paiement des activités de la famille royale. Chaque ministère dispose de son portefeuille pour les assumer. Pour l'année 2018, un montant de 22.801.000 euros est prévu pour prendre en charge toutes ces activités, soit 60.000 euros de moins qu'en 2017. Cela veut dire que, l'an prochain, la monarchie coûtera 36.406.000 euros, soit une hausse de 206.000 euros en un an.
Tout ça pour quel retour sur financement ? Deux discours par an à Noël et au 21 juillet, des prestations publiques nombreuses et l’arbitrage politique après les élections fédérales ce qui n’est pas une sinecure, j’en conviens.
Le roi nous dit avec insistance qu’ « aujourd'hui, il est capital que nous mettions en place le plus rapidement possible un gouvernement fédéral de plein exercice, capable de prendre des décisions équilibrées et de les porter ensemble avec fermeté »
Dont acte ! Et il ajoute, sanglé dans son costume princier de belle coupe et bien calé dans le confort désuet du château de Laeken : "Nous ne pouvons pas rester indifférents à l'injustice, à la pauvreté, à l'exclusion. A la violence aussi, trop présente autour de nous: cachée au sein des foyers, sournoise dans l'abus d'alcool et de drogues, en particulier chez les jeunes, insidieuse dans la médisance et le soupçon, explicite dans le langage qui juge et le geste qui détruit"
Cela aussi, je pense qu’on ne l’ignorait pas.
Enfin, le roi « appelle à l'action dans une perspective de long terme.
Pour changer les choses, il faut d'abord être convaincu, et agir en conséquence. Nous sommes responsables de nos actes. Soyons davantage conscients que notre comportement individuel a des implications pour les autres. Ne cédons pas au court-termisme. Privilégions le long terme »
On ne dira pas que cela vole très haut ni surtout que ceci fasse bouger les lignes. N’est ce pas  cher payer pour un petit pays en voie de sécession ? 
C’est qui qui payera la dotation royale de nos majestés quand le royaume se sera évaporé « confédéralisé ». Et où ira-t-il se réfugier ? A la villa royale d’Ostende ? La ville l’a rachetée il y a quelques années. Au château de Ciergnon au cœur des Ardennes peut-être et aux frais des valeureux wallons ? L’avenir nous le dira. Vous avez dit avenir ?
MG 

Une photo réunissant les leaders du PTB et du Vlaams Belang fait polémique: "Enfin un revirement ?"


La Libre Belgique

Peter Mertens (PTB) et Tom Van Grieken (Vlaams Belang) ont posé conjointement ce dimanche 22 décembre dans le cadre d'une interview accordée au journal De Zondag. Interrogés à tour de rôle sur la situation politique belge, les deux présidents de parti ont affiché leurs différences. Mertens n'a ainsi pas hésité à dénoncer les prises de positions fascistes du parti d'extrême-droite. "J’ai accepté ce débat, car le Vlaams Belang est le deuxième parti en Flandre, a-t-il tenu à préciser. Mais ce n'est pas évident pour moi".

Le ton qui est rapidement monté au cours de l'interview conjointe a poussé le journaliste à indiquer aux deux participants que "Noël arrivait". "Essayons de rester civilisés", a-t-il lancé en rappelant à l'ordre les deux présidents de partis.
Mais si le débat fut loin d'être courtois, il a tout de même fait polémique du côté des autres formations politiques. Plusieurs présidents de partis ont ainsi réagi sur Twitter après la publication de l'article du Zondag. "Cela fait de nombreuses années que le MR tente de faire comprendre que le PTB et le Belang appartiennent au même registre populiste et dangereux pour notre pays, a écrit Georges-Louis Bouchez (MR) sur le réseau social à l'oiseau bleu. Certains leur ont pourtant donné la vice présidence de la RTBF. Enfin un revirement ?". L'informateur a ainsi fait référence à la nomination de Vincent Engel (candidat présenté par le PTB, l'écrivain et professeur à l'UCL dit siéger de son côté en tant qu'indépendant) au conseil d'administration de la RTBF.  Les écologistes ont également vivement dénoncé cette entrevue entre les deux partis extrêmes. "Je ne comprends pas comment le président du PTB, prétendument défenseur des libertés individuelles, peut poser fièrement aux côtés du Président d’un Parti raciste et nationaliste", s'est interrogée la co-présidente d'Ecolo, Rajae Maouane.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PTB /BELANG : CHOU ROUGE ET BRUN CHOU ?
Roquet Belles Oreilles alias Bouchez fait son caca nerveux et Ducarme pousse une gueulante. C’est ce qui les fait exister les ténors tristes et résiduels du MR. Cela vole bas depuis le départ de Michel qui ne fait pas vraiment belle figure au Conseil européen. 
Tony Blair a évidemment raison de critiquer le virage à gauche de Corbyn qui a fait sortir Labor de la route. C’est une variante du libéralisme social qui avait fait gagner Blair en 97. Le SPD allemand lui aussi vire à gauche et va droit dans le décor. 
N’est ce pas le moment idéal de lancer chez nous le mouvement libéral social ? 
On va tout droit aux élections fédérales anticipées, c’est une question de quelques mois voire de quelques semaines. Bouchez court après la NVA et il se plante royalement, Denis Ducarme court après son ombre. Seule une formation libérale de centre gauche réunissant une majorité de démocrates progressistes devrait faire un tabac aux dépens notamment du PTB qui aimante tous les râleurs et même du Ps où l’on exècre vainement les parvenus du système.  Il n’y a pas une minute à perdre. Dès que Bouchez sera déchargé de sa mission impossible, il conviendrait que les libéraux sociaux  sortent du bois et donnent de la voix…
 Le succès de l’opération  dépendra évidemment de l’intérêt du CDH et surtout de celui Défi pour un tel défi…
MG

DENIS DUCARME SUR LA PHOTO POLEMIQUE: «LE PTB EST AUSSI DANGEREUX QUE LE VLAAMS BELANG»
La rencontre entre le président du PTB, Peter Mertens, et celui du Vlaams Belang, Tom Van Grieken, continue de susciter la polémique côté francophone ce lundi. Denis Ducarme critique lourdement la photographie entre les deux politiciens.
 « Il y a des années, plutôt seul, j’expliquais dans les médias que le Vlaams Belang et le PTB se valaient, que le PTB n’était pas les sympathiques cocos prétendus par d’aucuns, qu’extrême gauche et extrême droit se rejoignaient et étaient dangereux, au point aujourd’hui à poser ensemble », écrit le libéral ce lundi sur Twitter.



lundi 23 décembre 2019

L’ex-patron du port de Zeebruges est aujourd’hui président du CD&V et informateur royal. Il n’incarne pas vraiment le renouveau à la tête de son parti, contrairement à d’autres formations comme le Vlaams Belang, le SP.A ou le MR.


Le Soir

L’anecdote vient de l’ancien président du CD&V, Wouter Beke. Lors de la signature de la sixième réforme de l’Etat, le roi Albert accueillait tous les présidents de parti. Benoît Lutgen est reçu avec la simple question: «Et comment va votre père?». Alexander De Croo, à ce moment président de L’Open VLD, reçoit la même question, ainsi que Charles Michel. Mais Wouter Beke est accueilli avec une question sur un des dossiers constitutionnels. Il répond par la simple question: «Sire, avez-vous quelque chose contre mon père?». La politique belge a souvent l’air d’une affaire de famille: les fils et les filles succèdent à leur père ou mère dans l’activité politique. Le phénomène n’est pas nouveau: on connaissait déjà le père Paul-Henri et la fille Antoinette Spaak, le père Gaston et le fils Marc Eyskens; le père Vic et le fils Bert Anciaux, les libéraux Marleen Vanderpoorten et Patrick Dewael qui sont les petits-enfants du ministre libéral Herman Vanderpoorten, et à Gand, il y avait Edward Anseele et son fils Edward Anseele Junior.
UN PHENOMENE EN CROISSANCE
On connaît aussi le fils et le père Daerden, Benoît Lutgen qui est le fils de Guy; Charles Michel qui est le fils de Louis, Alexander De Croo qui est le fils de Herman, et Jean-Jacques De Gucht, qui est le fils de Karel. D’autres fils et filles sont également impliqués dans la politique: Tom Dehaene, fils de Jean-Luc Dehaene; Freya Van den Bossche, fille de Luc Van den Bossche; Peter Vanvelthoven, fils de Louis Vanvelthoven; Bruno Tobback, fils de Louis Tobback; Maya Detiège, fille de Leona Detiège; même Conner Rousseau, qui est le fils de l’ancienne sénatrice Christel Geerts. Le phénomène continue à émerger. Tous partis confondus, des fils et filles d’anciens représentants, deviennent actifs: Sander Loones est le fils de Jan Loones, Kristien Van Vaerenbergh la fille d’Etienne van Vaerenbergh, Marijke Dillen la fille de Karel Dillen et Bart Somers est le fils de Joos Somers. Et le phénomène a vraiment pénétré le niveau local: parmi tous les bourgmestres de Flandre, un sur quatre a un père (ou, dans de rares cas, une mère) qui a occupé un mandat politique, a découvert le politologue Kristof Steyvers (UGent).
LA NOSTALGIE AU CD&V
La descendance est donc, pour un homme ou une femme politique belge, un argument puissant. Le nom de famille de Joachim Coens était probablement un des atouts les plus importants pour devenir le nouveau président du CD&V. Son père était Daniël Coens, qui fut pendant de longues années ministre flamand de l’Education, décédé en 1992 d’un cancer du pancréas. Il avait à peine 53 ans. Daniël Coens n’était peut-être pas la plus grande personnalité d’une génération de démocrates-chrétiens, il se contentait d’un département assez technique comme l’Education; mais il était très populaire, et vingt-cinq ans après sa mort, les chrétiens-démocrates plus âgés marmonnent toujours son nom avec le plus grand respect. Dans la lutte pour la présidence, contre le jeune Sammy Mahdi, le nom de famille renvoyait à un passé qui suscitait la nostalgie des membres du CD&V.
JOACHIM, LE DIGNE HERITIER
D’ailleurs, Coens est originaire de Flandre-Occidentale, la province où les démocrates-chrétiens se tiennent, en ces temps sombres, toujours forts, avec la ministre Hilde Crevits, comme «présidente de parti informelle». C’est l’ancien ministre flamand, Koen Van den Heuvel, qui pendant la campagne pour la présidence de son parti avait appelé à ne pas se reconvertir vers un «CDWL: Christendemocratisch, West-Vlaams en Limburgs» (un parti démocrate-chrétien pour la Flandre-Occidentale et pour le Limbourg). Selon Van den Heuvel, ce serait une erreur stratégique du nouveau président de se replier sur les zones rurales: «C’est à Anvers, en Flandre-Orientale et dans le Brabant flamand que les deux tiers des sièges peuvent être collectés.» Mais, selon une enquête de l’université de Gand, c’est bien dans la province de Flandre-Occidentale que Coens a gagné les élections.
UN PEDIGREE PUR-SANG
Conclusion: le militant démocrate-chrétien a sans doute choisi un nouveau président à son image: un démocrate-chrétien pur-sang, originaire de Flandre-Occidentale, avec un pedigree impressionnant et une histoire personnelle. Déjà dans les années nonante, Coens faisait partie d’une jeune génération de démocrates-chrétiens, mais en 2001 – après que le CD&V s’était retrouvé pour la première fois en cinquante ans dans l’opposition – l’offre de devenir directeur général du port de Zeebruges en 2001 tomba à pic.
Vingt ans plus tard, Coens obtient, dans la bataille pour la présidence, 12.101 voix, soit 53,12% des voix contre 10.681 ou 46,88% pour Mahdi. La majorité des votes, 17.650, ont été exprimés en ligne. 5.103 formulaires de vote sont arrivés par la poste. Et justement, dans le scrutin en ligne, c’est Mahdi qui gagne, mais Coens a été beaucoup plus populaire auprès les membres qui ont envoyé leur formulaire par la poste. La victoire de Coens est donc due aux votes par voie postale. Sammy Mahdi était probablement trop jeune, trop nouveau, trop urbain et peut-être – personne ne le dit à haute voix – trop singulier. Le militant démocrate-chrétien n’est probablement pas dans la position de juger quel président – Coens ou Mahdi – pourrait ressusciter le mieux son parti, et a fait un choix à son image.
Une dynamique de renouveau... ailleurs
Logiquement, les membres vont à chaque fois choisir pour la continuité, mais quel aurait été l’effet d’un autre choix, pour le jeune Sammy Mahdi? Le CD&V s’alignerait à ce moment-là sur le Vlaams Belang (Tom Van Grieken), le SP.A (Conner Rousseau) et le MR (Georges-Louis Bouchez), avec des présidents d’à peine trente ans. Une dynamique de renouveau pourrait jaillir de cette évolution, comparez-la avec cette photo des présidentes de parti finlandaises qui passait sur les réseaux-sociaux, toutes jeunes – la Première ministre n’a que 34 ans – et en plus, toutes des femmes. Le choix d’un jeune président atypique aurait peut-être rendu le CD&V plus attractif pour les électeurs, et pas seulement aux yeux de ses membres. Dans une société où l’adhésion à un parti politique disparaît à pas rapides, il n’est peut-être pas judicieux de faire élire un président de parti par ses membres. Cette conclusion pourrait mener à la fin des scrutins internes pour élire son président.
Cependant, il ne faut pas sous-estimer Joachim Coens. Un peu paradoxalement, il se sentait le «nouveau venu» dans la lutte pour la présidence, lui qui venait du secteur privé, tandis que son jeune adversaire, étant président de Jeunes démocrates-chrétiens, se rendait chaque matin depuis trois ans déjà vers son bureau au quartier général du parti, rue de la Loi. Coens est donc fermement décidé à se faire remarquer. Il n’a pas quitté son poste à la tête du port de Zeebruges pour devenir le second couteau. Le paletot aux carreaux verts qu’il portait en sortant du Palais Royal en donnait la première preuve.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES FILS DE…

Et n’oublions pas les filles de…Ils/elles pullulent dans la vie politique belge à croire que la profession de politicien est devenue héréditaire, comme la monarchie. Le bon peuple s’en offusque. Il a sans doute tort. Souvent le fils de notaire devient notaire, le fils de magistrat, magistrat, le fils de boulanger boulanger. Ah non pardon pour les boulanger c’est fini, on achète son pain dans les grandes surfaces qui les font venir de Pologne. Idem pour les bouchers qui viennent d’ailleurs quand il en demeure. La politique est un fromage familial ragoûtant. C’est un métier de chien bien rémunéré certes mais qui vous dévore un individu en peu d’années : voyez De Wever, il paraît usé avant l’âge, le visage parcheminé par les feux de la rampe et la lumière des flashs des photographes, le teint cireux, la mine triste, un vrai Caliméro.
Quel bonheur de voir surgir de nulle part un Desmedt ou un Georges Louis Bouchez, frétillant comme un gardon et qui en veut comme le jeune premier montant sur les planches pour la première fois avec son sourire de carnassier à la Laurette Onkelinx, encore une fille de qui a même réussi à propulser les fils de son mari sur la scène politique.  Les fils de ont sur tous les autres un avantage incontestable : comme Obélix ils sont tombés dedans tout petits. Nourris dans le sérail, ils en connaissent tous les détours. C’est comme la jeune princesse Elisabeth, à 18 ans ils sont prêts à monter sur le trône comme le fit son grand oncle feu le roi Baudouin prêtant le serment constitutionnel sanglé dans un uniforme flottant de général sorti de l’armoire de papa.Pour le bon peuple c’est très commode : pas besoin de se casser le nom des nouveaux élus puisqu’on les connaît déjà. Cela dit cela donne l’impression d’un vivier de postes réservés à une caste de privilégiés. Et ça c’est mauvais, très mauvais.
MG


samedi 21 décembre 2019

Di Rupo évoque un putsch au PS datant de 2017


S.Ta.
Dans un entretien au « Morgen », il dénonce aussi le noyautage de la FGTB par le PTB.
Elio Di Rupo avait fait passer le mot. Il ne donnerait pas de grande interview avant le mois de janvier. Il a manifestement fait une exception pour le quotidien flamand De Morgen. Dans un grand entretien publié vendredi, le ministre-Président wallon (PS) qui dirigeait, il y a peu encore, le PS - qu’il a présidé pendant 20 ans - évoque un putsch tenté en 2017 par Thierry Bodson (FGTB) et Jean-Pascal Labille (Solidaris).
Le mot putsch est sans doute un peu fort. Elio Di Rupo fait en fait référence à deux sorties dans la presse des deux éminences de l’action commune (parti-mutuelle-syndicat). À l’époque, Labille considérait que le PS avait « besoin d’un nouvel élan, un nouvel essor, avec une nouvelle équipe ». Il estimait aussi que « celui qui incarne le mieux l’avenir, c’est Paul Magnette », et en appelait à des élections internes anticipées. Thierry Bodson, pour sa part, expliquait que lorsqu’il se rendait à une assemblée syndicale ou dans une manifestation les gens lui disaient « avec Elio, ça ne marchera pas ».
Certains, à l’époque, considéraient qu’il fallait voir derrière ces deux sorties sans effets, la main invisible de Paul Magnette qui trépignait de prendre la main. On constatera avec le recul, que celui qui est devenu président en octobre n’a jamais rien exprimé en ce sens, officiellement en tout cas et qu’il a attendu son tour. Di Rupo considère d’ailleurs que Magnette « n’a jamais voulu participer à cette action, il est trop intelligent et ne souhaitait pas diviser inutilement le parti ». Elio Di Rupo précise qu’à l’époque, il a résisté et « fait preuve de résilience ». Il ajoute : « Les gens auraient-ils soudainement oublié Publifin et le Samusocial avec l’arrivée d’un nouveau président ? J’étais convaincu que non. » Et il conclut en précisant qu’à l’époque : « Presque tout le bureau du parti m’a soutenu. C’est presque une centaine de personnes. »
LE RADICALISME DE LA FGTB
Dans cet entretien, Elio Di Rupo évoque aussi le PTB et ses liens très forts avec la FGTB. Il estime que la FGTB a été infiltrée par le PTB « et pas qu’un peu. C’est un énorme problème pour le parti ». Il considère aussi qu’ »il appartient au syndicat lui-même de ne pas se radicaliser davantage. Quand j’entends parler le PTB, je m’imagine dans l’Union soviétique des années 1950 et 1960, avec une économie dirigée par l’État et un bureau politique qui décide de tout ».


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L’EXTREME CENTRE


Le rapport entre l’article et l’illustration ? Aucun !
Mais si putain, mais c’est bien sûr ! A la réflexion, si la Flandre s’éclate à près de 50% des intentions de vote à la droite extrême et que la FGTB faiseuse de majorité en Wallonie se « ptbise », le point géométrique de leur moyenne ne saurait se trouver qu’à mi distance entre ces deux extrêmes c'est-à-dire à l’extrême centre. Qu’est ce à dire ?
Georges-Louis Bouchez et Joachim Coens ont présenté à la presse l’état d’avancement de leurs discussions pour la formation d’un nouveau gouvernement fédéral. Les informateurs ont officiellement écarté le scénario de la “bourguignonne” (une coalition entre le PS et la N-VA) et celui de l’arc-en-ciel (MR, Open VLD, SP.A, PS, Écolo et Groen) qui n’offrirait qu’une majorité de 76 députés sur 150. “Nous considérons qu’il est nécessaire de sortir de la dichotomie de ces deux formules”, a souligné Georges-Louis Bouchez. Sur quoi planchent désormais le président du MR et le président du CD&V ? Sur la table, on trouve trois scénarios tous situés à l’extrême centre. 
« Les informateurs veulent partir d'un "axe central". "La seule solution possible se situera au centre si on veut réunir une majorité parlementaire suffisante » (Vif) Quand on demandait au puissant cardinal Suenens où il se situait sur l’échelle politique belge, il répondait « à l’extrême centre ».
MG


POUR LES INFORMATEURS, LA SEULE SOLUTION POSSIBLE SE SITUE "AU CENTRE"
Le Vif
Les informateurs royaux, Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V), ont écarté vendredi l'alternative entre une coalition bourguignonne et une coalition arc-en-ciel. La seule solution possible se situera "au centre", ont-ils expliqué au cours d'un point presse qui a suivi leur premier rapport au Roi.

Depuis leur désignation le 10 décembre, les deux présidents de parti ont eu des contacts - que ce soit de manière bilatérale ou multilatérale - avec les dix formations susceptibles de faire partie d'une coalition gouvernementale.
Ils ont dégagé cinq thèmes prioritaires sur lesquels des négociations peuvent avoir lieu: déficit budgétaire et fiscalité; politique sociale; emploi; climat et mobilité; justice, sécurité et immigration.
Les entretiens n'ont pas porté uniquement sur les priorités des uns et des autres mais également sur les formules de coalition. Jusqu'à présent, deux formules tenaient le haut du pavé: la bourguignonne (associant le PS, la N-VA et les libéraux) et l'arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes), éventuellement élargies au CD&V.
"Nous considérons qu'il est nécessaire de sortir de la dichotomie de ces deux formules", a souligné M. Bouchez.
D'après eux, elles présentent l'inconvénient de provoquer "une polarisation" du débat et d'obliger les formations politiques "à faire des concessions trop importantes à leurs yeux, soit à leur gauche, soit à leur droite".
Les informateurs veulent partir d'un "axe central". "La seule solution possible se situera au centre si on veut réunir une majorité parlementaire suffisante", a ajouté le libéral.
MM. Bouchez et Coens n'ont pas souhaité répondre aux questions des journalistes. Ils n'ont donc pas voulu dire si l'"axe central" était composé de leurs deux partis, même si cela paraît vraisemblable. L'ambition des deux partis semble être de constituer un socle de départ centriste qui permettrait à d'autres partis, de gauche ou de droite, de se joindre à eux. Il ne faut donc pas écarter la piste d'une coalition qui réunirait les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V. Il faut plutôt prendre un autre point de départ qui fait en sorte que le CD&V est à la base de la formule et non la pièce rapportée d'un "arc-en-ciel" qui, en 1999, a signifié le renvoi dans l'opposition des chrétiens-démocrates après des décennies au pouvoir.
La semaine écoulée a été riche en déclarations. Les informateurs ont appelé chacun à la "retenue". "Certaines expressions ou attitudes n'ont fait que compliquer les choses", a fait remarquer M. Bouchez.
Les informateurs feront une nouvelle fois rapport au Roi au plus tard le 13 janvier. D'ici là, ils auront mené de nouvelles consultations, politiques mais aussi des forces vives.

vendredi 20 décembre 2019

2020, année explosive pour le gouvernement flamand?


• Du Vif/L'Express 
• Source : Le Vif
Journaliste VRT-Flandreinfo et co-fondatrice de DaarDaar
Ils avaient promis un feu d'artifice d'actions durant la semaine du 2 décembre, ils ont tenu parole : les différents secteurs sociaux, touchés de plein fouet par les prévisions de coupes budgétaires du gouvernement flamand de Jan Jambon (N-VA), se sont relayés tous les jours pour manifester leur mécontentement.
Le gouvernement Jambon compte bien utiliser le levier de la culture pour imposer, en Flandre, un "canon" flamand.
(…)
" Ce gouvernement a été un pas trop loin et est parvenu à tourner toute la Flandre contre lui ", a déclaré face à la foule l'éminence grise du journalisme politique, Rik Van Cauwelaert. Au travers de différentes voix invitées à s'exprimer sur deux podiums improvisés, la radio-télévision flamande a voulu envoyer un signal au gouvernement Jambon, et rappeler que ses missions publiques risquaient de ne plus pouvoir être garanties. " La VRT est synonyme de qualité, mais celle-ci ne pourra plus être assurée si on diminue nos moyens ", a commenté l'actrice Marleen Merckx, de la célèbre série Thuis. D'après les chiffres de la direction, quelque 40 millions d'euros devront être économisés d'ici à 2024. Une somme qui, selon l'organisation des employés Iedereen VRT, menace les émissions et les fictions qui donnent la parole aux Flamands dans toute leur diversité, et qui constituent un tremplin pour de nombreux acteurs.
A l'issue du rassemblement, une délégation de la VRT a été reçue par le ministre flamand des Médias. Benjamin Dalle (CD&V) a tenu à répéter qu'il soutenait un service public efficace et de qualité, mais que celui-ci devra participer aux efforts budgétaires. D'autres secteurs, comme celui de l'éducation ou des soins de santé, n'ont pas eu la chance de rencontrer leurs représentants politiques, Ben Weyts (N-VA) et Wouter Beke (CD&V) s'étant contentés, en guise de défense, d'avancer des chiffres se voulant rassurants.
Ces réponses ne suffiront sans doute pas à calmer les esprits. " Les politiques se trompent s'ils croient qu'il s'agissait du point final, car ce n'est que le début, et nous sommes prêts à poursuivre la contestation encore longtemps ", a prévenu la coordinatrice de VuurWerk, Sarah Scheepers. Une mise en garde qui ne semble pas impressionner le chef de l'exécutif : " Sterke Jan " campe pour le moment sur ses positions et projette de faire approuver ses mesures budgétaires par le parlement flamand le 19 décembre. Dès 2020, celles-ci entreront alors en vigueur. Reste à voir si la " semaine de feux d'artifice " ne fera pas place à toute une année explosive.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L’ETOILE NVA SE TERNIT TANDIS QUE S’EFFRITE L’IMAGE DE SON PRESIDENT

Des grenades explosent devant le domicile de Bart De Wever. Règlements de compte ? Guerre des gangs de narco trafiquants de plus en plus arrogants ?
Anvers la ville dont le prince est le Président NVA est en plein désarroi. Les Anversois commencent à regretter la gestion stricte de l’ancien maire, le SPA Janssen manager de haut vol.  Jambon est au abois après avoir mis le feu au monde associatif qu’il a condamné au pain sec et à l’eau. C’est tout bénéfice pour le Belang qui monte qui monte et rêve d’élections anticipées qu’il est sûr de remporter. Francken ne cache plus son impatience à collaborer avec le Belang en prenant la place de Bart.
Les francophones devraient comprendre qu’il est devenu intéressant de négocier avec une NVA qui prend l’eau et qui devrait, par conséquent plus être ouverte et encline aux concessions…
MG

mercredi 18 décembre 2019

Élections anticipées : "Je ne réserverais pas de voyage en février ou mars"


Tex Van berlaer in Le Vif
Collaborateur Knack.be

La piste bourguignonne a-t-elle des chances de réussir ? Non, estime le journaliste politique flamand Rik Van Cauwelaert. Même l'arc-en-ciel devient difficile. "Alexander De Croo convient mieux pour le poste de Premier ministre que Gwendolyn Rutten."
Le week-end dernier, les négociateurs de la N-VA et du PS se sont réunis à l'invitation des informateurs Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR). Cette semaine, plusieurs réunions sont de nouveau prévues. Objectif : voir si la piste bourguignonne est encore viable.
Rik Van Cauwelaert, commentateur pour le quotidien financier De Tijd, ne donne aucune chance à la tentative de réanimation. "Aucun des deux partis n'est prêt à abandonner son programme. Après tout ce qui a été dit le week-end dernier par Bart De Wever (N-VA) et Paul Magnette (PS), je ne vois pas ce qui pourrait encore arriver".
ALORS, QUI CONSTATERA LE DECES DE LA BOURGUIGNONNE?
Rik Van Cauwelaert : C'est la tâche des informateurs. Ils fournissent de sérieux efforts pour rapprocher la N-VA et le PS. Leur tâche est d'aller au Palais à la fin et de dire: 'Sire, ça ne va pas'.
L'ARC-EN-CIEL ALORS?
Il faudra bien. Herman Van Rompuy (CD&V) a également déclaré le week-end dernier au Zondag : l'arc-en-ciel a une majorité. Que d'un seul siège, mais le quatrième gouvernement flamand de Luc Van den Brande (1995-1999) avait également cette majorité. Quoi qu'il en soit, les libéraux semblent unanimes à l'idée d'entrer dans un gouvernement, quelle que soit sa couleur.
QU'EN EST-IL DU CD&V ?
Ce n'est pas un hasard si le Palais a envoyé le CD&V sur le terrain sous la forme de l'informateur Coens. Le roi met beaucoup de pression sur les démocrates-chrétiens pour qu'ils participent. Mais ils ne sont guère enthousiastes. Pourquoi ne rejoindraient-ils pas l'opposition ? En tant que parti, il faut oser regarder l'électeur en face. Notez que le CD&V est aussi le seul parti traditionnel à accorder encore un peu d'attention au communautaire. Je n'ai pas l'impression que le président de sp.a, Conner Rousseau, a beaucoup étudié la loi de financement ou les dernières réformes de l'État.
ON MURMURE QUE LE PARTI CHANGERA D'AVIS SI KOEN GEENS DEVIENT PREMIER MINISTRE.
Aujourd'hui, le poste de Premier ministre n'est pas un cadeau. Il devra expliquer que nous sommes confrontés à un tsunami de taxes et de charges. On voit que les économies réalisées par le gouvernement flamand passent également mal. Qu'est-ce que ce sera pour le gouvernement fédéral? Surtout que maintenant il s'avère que l'Union européenne ne sera pas si tolérante à l'égard des mauvais chiffres du budget belge. C'est pourtant ce que l'on espérait au départ.
ALORS, LES CLES DU SEIZE SERONT POUR GWENDOLYN RUTTEN (Open VLD).
Tout le monde la regarde, mais au fond, Alexander De Croo convient mieux. Il porte la mémoire de son père avec lui. La famille De Croo a des contacts du côté francophone. Pour Rutten, ce serait mieux de ne pas le faire. Elle n'est pas très bien sortie de l'épisode précédent et s'est trop impliquée dans le jeu autour de la fonction de Premier ministre. Même si les médias ont également exagéré la manière de rapporter les faits.
Je pense que le dernier sondage fait réfléchir les partis flamands. On voit d'ores et déjà que l'Open VLD adoucit le ton à propos de l'arc-en-ciel. Le PS a également examiné le sondage de près. Il constate également que la PTB ne recule pas. Paul Magnette a bien joué son rôle d'informateur. Il est sorti quasiment nimbé d'une aura présidentielle. Il est clair qu'il a travaillé en vue d'éventuelles élections anticipées.
PENSEZ-VOUS QU'ON AILLE VERS UN NOUVEAU SCRUTIN ?
Je le dis depuis le 26 mai. L'époque où le CVP et le PS étaient les plus grands partis du pays et parvenaient à s'entendre est révolue. J'essaie d'expliquer encore et encore aux francophones que le pire n'est pas la montée du Vlaams Belang, mais le ratatinement total des partis traditionnels.
SELON LES OBSERVATEURS, DE NOUVELLES ELECTIONS DONNERONT LIEU A UN REFERENDUM SUR L'AVENIR DE LA BELGIQUE.
Il est temps que des gens intelligents réfléchissent ensemble à l'avenir du pays. Nous procédons actuellement à des réformes de l'État parce qu'il y a un problème, mais on ne peut continuer ainsi. À long terme, la constitution deviendra un énorme mécano d'articles rapiécés. Pour l'instant, je ne vois rien qui indique une majorité viable - sauf un exercice kamikaze des deux côtés. Je ne réserverais donc pas de voyage en février ou en mars.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« IL EST CLAIR QUE MAGNETTE A TRAVAILLE EN VUE D'EVENTUELLES ELECTIONS ANTICIPEES. »(RVC)

« Le pire n'est pas la montée du Vlaams Belang, mais le ratatinement total des partis traditionnels.
Selon les observateurs, de nouvelles élections donneront lieu à un référendum sur l'avenir de la Belgique.
Il est temps que des gens intelligents réfléchissent ensemble à l'avenir du pays. »
La voix de Rik Van Cauwelaert, éditorialiste en chef du Tijd fait autorité en Flandre. Son analyse est sans nuance : on retournera aux urnes très bientôt. Mais cela risque de rendre l’imbroglio encore plus compliqué.  La thèse de De Wever s’avère de plus en plus irréfutable : la Belgique devient ingouvernable. Le prochain( et dernier ?) gouvernement fédéral sera chargé de régler les modalités du divorce.
Et dire que le princesse Elisabeth s’était donné tant de mal pour devenir une asexuée linguistique ce qu’aucun de ses ancêtres ne réussit jamais à parvenir. « Nous le jurons tous tu vivras toujours grande et belle et notre invincible unité …)
MG

mardi 17 décembre 2019

Honorer les héros qui ont vécu l’horreur, garder les yeux ouverts pour que jamais la "bête" ne se réveille


LA MEMOIRE EST LA MEILLEURE ALLIEE DE LA PAIX. SE SOUVENIR DU PASSE EST UN ACTE DE RESISTANCE. HONORER LES HEROS QUI ONT VECU L’HORREUR, GARDER LES YEUX OUVERTS POUR QUE JAMAIS LA "BETE" NE SE REVEILLE, C’EST UN DEVOIR QUE NOUS DEVONS CULTIVER ENVERS CEUX QUI SE SONT BATTUS POUR QUE NOUS VIVIONS EN PAIX. Francis Van de Woestyne.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RESISTER A LA NOUVELLE MONTEE DES PERILS
C’est magnifiquement dit mais ces belles paroles ne seront qu’un « airain sonore et une timbale tonitruante » si des actes forts ne ponctuent pas  ces dires. Remarquons que le Président des Etats Unis «  empêché » n’a pas daigné se déplacer pour honorer la mémoire de près de 100.000 GIs qui gisent dans les cimetières ardennais. Surtout que l’oncle Sam dans sa version actuelle s’est réjoui du Brexit et souhaite le délitement de l’Europe, pas son renforcement démocratique. Il n’y aura donc pas de troisième sauvetage européen face à la montée des périls qui s’annonce. Quels périls ? La résistible ascension de l’AFD nationale populiste ( Alternativ für Deutschland)  en Allemagne, la force tranquille du Rassemblement National de Marine Le Pen en France, Salvini qui se tient en embuscade en Italie, les pays du club de Visgrad pratiquant joyeusement un illibéralisme anti démocratique dans les pays occupés autrefois par le totalitarisme soviétique. Observons qu’au dernier sondage, les nationalistes populistes  flamands (NVA+Belang) peuvent désormais compter sur une majorité d’intentions de votes. On attend un acte fort par rapport à cela. Mais pour toute riposte cinglante nous devons nous nous contenter de la timide déclaration de Rudy Demotte, "PS et N-VA, ce n'est pas possible, les informateurs perdent leur temps" "Le MR doit dire ce qu'il veut. le PS l'a déjà dit clairement. Si le but est de nous faire porter l'échec d'une formule avec la N-VA, le PS ne se laissera pas faire"
Et la démocratie de plus en plus menacée en terre européenne, va-t-elle se laisser faire ?
  Appuyés sur leurs cannes les vétérans yankees sont venus nous dire, les larmes aux yeux, que leurs camarades massacrés et eux même avaient franchi l’Atlantique pour secourir la démocratie écrasée sous la botte totalitaire allemande. Beaucoup ont payé ce geste de leur vie. Et nous les planqués consuméristes, les  forcenés de l’individualisme bobo, sommes-nous prêts à mourir pour défendre la liberté de pensée, de parole et d’opinion ? 
MG