mardi 15 janvier 2019

De Wever candidat ministre-président flamand, Jambon au 16: la N-VA avance ses pions pour le 26 mai

LA LIBRE BELGIQUE 

Candidat au Parlement flamand à Anvers, Bart De Wever brigue le poste de ministre-président flamand. C'est ce qu'a annoncé le parti nationaliste ce lundi matin à l'occasion d'une conférence de presse exceptionnelle.
Pour sa part, ". L'ancien ministre de l'Intérieur va tirer la liste à la chambre Jan Jambon se présente au fédéral et vise le 16 rue de la Loi s'il recueille un "plébiscite pour les nationalistes flamands dans le plus grand arrondissement fédéral, Anvers. "Nous voulons défendre ce que nous avons construit et aller plus loin", a indiqué M. Jambon, répondant aux déclarations de "reconquista" d'Elio Di Rupo lors des vœux du parti socialiste énoncés vendredi dernier.
Il a ensuite précisé : "On veut des réformes qui mènent vers le confédéralisme afin que Di Rupo puisse appliquer ses projets à la Wallonie et nous, les nôtres, à la Flandre. Et ce, dans l'intérêt de la Flandre. Notre priorité est d'avoir une politique économique de centre-droit et de poursuivre notre politique en matière de sécurité et d'immigration".
Selon M. De Wever, le retour du PS au pouvoir provoquerait un retour en arrière comparable à l'accession de François Hollande à la présidence de la France après Nicolas Sarkozy. La réponse à une telle éventualité est le confédéralisme, a affirmé M. De Wever. Avant de poursuivre : "La N-VA veut éviter que les Flamands soient gérés par le PS, on connait ses recettes".
Quant à Geert Bourgeois, il sera tête de liste pour les européennes.
"S'il veut être ministre-président, Bart De Wever doit démissionner dès aujourd'hui de son poste de bourgmestre"
Le chef de file de Groen à Anvers Wouter Van Besien estime que Bart De Wever devrait immédiatement cesser d'être bourgmestre d'Anvers après son ambition affichée de devenir ministre-président flamand après le scrutin de mai prochain.
"S'il veut être conséquent, il doit démissionner aujourd'hui de son poste de bourgmestre", selon l'écologiste.
Pour M. Van Besien, avec l'annonce de son ambition régionale, Bart De Wever commet une "rupture de parole de première classe" puisqu'il affiche ainsi clairement sa disposition à ne plus être bourgmestre d'Anvers les six prochaines années.
"Pour De Wever, les élections communales (d'octobre dernier), c'était apparemment juste pour rire. Ca fait à peine deux semaines qu'il a entamé son nouveau mandat, et il veut déjà abandonner sa ville...", dénonce l'élu vert. 


"LES NATIONALISTES FLAMANDS POURRAIENT SAUVER LA WALLONIE DE LA FAILLITE, EN ÉCHANGE D'UN MODÈLE CONFÉDÉRAL"
Le Vif
"Ce qui nous ( la Wallonie) permet de maintenir un certain équilibre, c'est l'argent qui vient de l'Europe et de Flandre", constate Philippe Destatte, directeur du centre d'études Institut Destrée. "Cela ne peut durer". Mais quelle est l'alternative ?
Philippe Destatte (ancien chef de cabinet adjoint du ministre de la politique scientifique Jean-Maurice Dehousse (PS), directeur du centre d'études wallon Jules Destrée. " Lorsque l'on compare les dépenses annuelles des ménages entre la Flandre et la Wallonie, il y a environ 15% de différence. Pour les dépenses par habitant en vêtements et chaussures, meubles, culture et loisirs et formations, la Wallonie est à chaque fois derrière la Flandre en matière de dépenses. Il n'y a que pour le tabac et l'alcool que le Wallon dépense plus." Sa constatation illustre à quel point la Wallonie est patraque.


COMMENRAIRE DE DIVERCITY
BART DE WEVER REMET LE CONFÉDÉRALISME SUR LA TABLE 

Bart De Wever pourrait être tenté de proposer une transaction financière aux Wallons asphixiés par la dette  en échange du confédéralisme. C'est dire si la campagne  électorale promet d'être clivante.
Le Vice-premier ministre CD&V Kris Peeters n'est pas tendre avec la démarche pré-électorale entamée lundi par la N-VA.
Selon lui, ce nouveau positionnement de la N-VA serait inspiré par le souhait affiché par le PS de revenir au pouvoir à tous les niveaux. La formation nationaliste entend contrer cette "Reconquista" par tous les moyens.
Kris Peeters commente: " Apparemment, la N-VA a besoin d'un ennemi pour entamer sa campagne. Ensuite, il y a la langue guerrière que l'on parle" ajouté le vice premier CD&V lors du programme de la VRT radio "De Ochtend".
Le CD&V entend bien s'opposer "aux populistes de gauche et de droite". Dans son discours samedi à l'occasion des voeux 2019 du parti chrétien-démocrate flamand, son président Wouter Beke a plaidé pour une "révolution de la raison".
" Les populistes de gauche et de droite sont les vraies menaces pour notre manière de vivre. Ils ne donnent aux gens aucune vraie solution. Ce qu'ils proposent, ce sont des bulles de savon et des châteaux de sable. Ce qu'ils prennent, c'est notre sécurité et protection", a-t-il poursuivi.
Pour le président de parti, les enjeux des prochaines élections du 26 mai sont " plus grands que jamais": la coopération internationale, les droits humains, la protection sociale et le libre-échange sont remis en question. "Je lis que d'autres rêvent d'un pays ingouvernable après les élections de mai. Un shutdown belge à la Trump. Ce n'est pas un rêve, mais un cauchemar", a encore dit l'homme politique flamand.
Bart De Wever remet clairement le confédéralisme sur la table:
"Les Flamands et les francophones ont droit à leur propre politique"
La N-VA a l'ambition de gouverner au régional et au fédéral après les élections en rappelant à ses adhérents que son puissant parti comptait 46.000 membres.
"Les Flamands et les francophones ont droit à leur propre politique, basée sur la majorité dans leur propre démocratie. Avançons en ce sens!"
Olivier Chastel est formel : "Le MR ne négociera pas le confédéralisme."  On le voit, la situation politique se tend de jour en jour au fur et à mesure qu'on se rapproche des élections de mai prochain. On le sait Didier Reynders est très tenté de quitter le navire pour présider Conseil de l'Europe.
Nous allons vivre un mois de mai particulièrement chaud avec des élections fédérales et régionales qui risquent d'entraîner l'évaporation de la Belgique et des élections européennes qui menacent de faire imploser l'Union européenne.
Il reste l'espoir de certain de se tourner vers la France pour solliciter le "rattachisme" de la Wallonie. Mais il est franchement douteux que la République de Macron en pleine débâcle soit encline à se charger du  fardeau wallon qui risquerait de grever encore davantage son l'endettement qui la ronge.
MG



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