vendredi 4 janvier 2019

De Wever est persuadé que Di Rupo veut redevenir Premier ministre


FRÉDÉRIC CHARDON
La Libre

Petite question : aux yeux de Bart De Wever, quel est l’événement politique le plus marquant de la fin de l’année dernière ? Le départ de la N-VA du gouvernement ? Bof… Non, le président des nationalistes flamands pense à tout autre chose. Il s’agit en fait d’un bref passage d’Elio Di Rupo – en néerlandais – sur une chaîne du nord du pays. “Le fait le plus important de la fin 2018, à titre personnel, c’est d’avoir vu qu’Elio faisait son retour sur à la télévision flamande”, explique Bart De Wever dans une grande interview accordée fin décembre au site d’infos en ligne Newsmonkey.
En quoi ce passage éclair est-il si important ? Le président de la N-VA ironise : “Cet homme (Elio Di Rupo) a fait une tentative afin de parler une langue apparentée au néerlandais. Cela en dit beaucoup sur son état d’esprit : cet homme veut redevenir Premier ministre. Lui seul sait ce qu’il se passe dans sa tête. Ce n’est pas un grand polyglotte (mais)  il est extrêmement intelligent. La stratégie qu’il a préparée, il est le seul à la connaître. Mais je vois des choses remarquables : Monsieur Magnette est à la radio le matin et appelle à l’instauration d’un cordon sanitaire autour de la N-VA. Au même moment, Elio Di Rupo est sur une autre radio et dit qu’il n’exclut pas que le PS doive chercher un accord avec la N-VA (après les élections de mai, NdlR). Je trouve cela étrange.”
CONFÉDÉRALISME
Traduction : Bart De Wever pense qu’il sera possible de négocier une réforme de l’État avec le PS après les prochaines élections, pour peu qu’Elio Di Rupo puisse s’installer à nouveau au 16, rue de la Loi. D’ailleurs, le président des nationalistes ne le cache pas, il veut mettre le confédéralisme sur la table. “Nous sommes confrontés à un gouvernement fédéral qui n’a de majorité nulle part (ni du côté des partis flamands, ni du côté des partis francophones). Cela devient problématique pour tout le monde. Le confédéralisme est le seul moyen de résoudre ce problème structurellement.”
Mais Bart De Wever surestime peut-être un peu ce qu’Elio Di Rupo est prêt à sacrifier pour redevenir Premier ministre. Dans L’Écho, un peu avant Noël, le président du PS a justement déclaré que son parti “ne négociera pas le confédéralisme”…


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COMME C'EST ETRANGE! 

Les sondages donnent le PS gagnant en Wallonie et la NVA en Flandre. De Wever vient de conclure une alliance totalement inattendue avec la SPa Anvers et Di Rupo a pris le contre-pied de Paul Magnette qui a cru bon de jeter l'anathème sur la NVA. Curieusement, hormis la Libre, aucun journal du sud ou du nord ne relaye cette info.
Et le MR? Il semble s'être mis hors jeu pour un bon bout de temps. Et les verts? Oui en effet, quid des verts qui montent et ne cessent de grimper dans les sondages?
Elle vaut donc son pesant de pétards ou de boules de Noël.
La politique belge est décidément un jeu d'échec auquel excellent aussi bien   l'homme d'Anvers que l'homme de Mons.
Il n'ya aurait au lendemain du dimanche 19 que deux manières de sortir de l'impasse. Soit une union sacrée de tous contre la N-VA soit, ce qui paraît totalement improbable une alliance PS/NVA pour négocier le passage au confédéralisme. On imagine que dans cette folle et improbable hypothèse, Di Rupo exigerai de considérables compensations financières pour la Wallonie.
Le problème des bons joueurs d'échecs-Elio et Bart sont des maître- c'est qu'ils sont capables d'imaginer les neuf prochains coups quand nous pauvres observateurs ne voyons pas plus loin que le prochain mouvement qui se prépare. 


BART DE WEVER PRÊT À QUITTER L’HÔTEL DE VILLE D’ANVERS «POUR TRAVAILLER AU CONFÉDÉRALISME»!
Publié le Vendredi 4 Mai 2018
Par Belga Sudinfo
Afin de mener le basculement vers le confédéralisme, « ils peuvent sans problèmes me retirer de l’hôtel de ville », a affirmé vendredi soir le président de la N-VA Bart DeWever sur le plateau de l’émission Terzake sur la VRT.
Premier ministre un jour ? « Je ne peux rien exclure ! »
Bart De Wever répondait à la question de savoir si un membre de la N-VA pouvait un jour devenir Premier ministre. « Je ne peux rien exclure. Si nous sommes confrontés à une montée de la gauche en Wallonie, je pense que nous devrons le plus vite possible mener le basculement vers le confédéralisme. S’il est nécessaire que je prenne le leadership pour mener ce processus, ils peuvent sans problème me retirer temporairement de l’hôtel de ville pour ce faire », a-t-il répondu. « Mais cela n’est qu’une hypothèse et je ne veux rien anticiper. Je peux avoir une influence sur ce qui sortira des urnes en 2019 au nord, pas au sud. »



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