jeudi 7 mars 2019

Abus sexuels, omerta, bastion gay au Vatican... L'église est en pleine crise existentielle


Vif/L'Express

Le sommet du Vatican sur la pédophilie a déçu les victimes. Les mesures concrètes se font attendre, alors que la crise gangrène une Eglise catholique déjà fragilisée. Jusqu'où ira la descente aux enfers ? Le modèle clérical à bout de souffle est-il réformable ?
Sale temps pour l'Eglise catholique ! La mise au jour, de l'Europe à l'Australie, des Etats-Unis au Chili, d'une pédocriminalité de grande ampleur au sein du clergé et, surtout, de sa dissimulation par le système ecclésial fait trembler sur ses bases un édifice déjà fragilisé par la sécularisation de la société. Il est sans doute trop tard pour les replâtrages. Seuls des changements radicaux assureront la survie de l'institution catholique romaine. Pourtant, de toute évidence, l'Eglise n'a pas encore mesuré l'étendue du désastre. Les maigres résultats du sommet du Vatican sur les violences sexuelles de prêtres et religieux le confirment. 
 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
VATICAN TROIS? 

François a l'apparence et le discours d'un bon curé de campagne à l'ancienne, un brave Don Camillo doué d'un solide bon sens paysan.
Ce qui lui manque c'est ce dialogue intime avec la parole de Jésus, autrement dit un retour radical à la lettre et surtout à l'esprit des évangiles. Il n'y a rien de plus archaïque, de plus ringard que le cléricalisme catholique dans sa déclinaison romaine. Le bon pape Jean a voulu changer tout cela mais Vatican II n'aura que partiellement réussi à revitaliser les message éthique et critique de Jésus que la grand Réforme luthérienne tenta de ranimer il y a cinq siècles déjà. Il serait grand temps qu'un pape téméraire renouvelle le geste de Jésus et chasse les marchands du temple pour y réinstaller l'éthique sans ornements ecclésiastique, sans célibat malsain et contre nature, sans hiérarchie horizontale. Il s'agit d'inventer une nouvelle communauté des croyant où les femmes aient un rôle essentiel à jouer. La papauté a besoins d'un Barack Obama qui ait assez couilles pour proclamer un Vatican III. Un pape africain de préférence ou sud américain qui renverse les tables proclame haut et fort la morale du bon Samaritain, qui pratique le pardon de Jésus à l'endroit de la femme adultère et tous les égarés de la terre qui sont légion.  "Que celui qui a fauté jette la première pierre." Qui en revienne à, cette "foi décantée" dont rêvait Pierre de Locht chanoine malgré lui qui toujours revenait à la dialectique de Mathieu XXV.
"35 Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
36 j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
37 Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
38 tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
39 tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
40 Et Jésus leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
41 Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
42 Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
43 j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
44 Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”
45 Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”

C'est de ceci que l'humanité en détresse a besoin et de rien d'autre: ni de soutanes brodées à l'ancienne, ni de ciboires en or massif, ni de miracles insolents et incongrus. L'humanité qui semble s'égarer de plus en plus a besoin d'une guidance éthique universelle et peu importe qu'elle soit teintée de christianisme, d'islamisme, de judaïsme ou éclairée par les Lumières kantiennes, pourvu qu'elle soit universelle.
C'est vite dit mais il n'est d'autre choix qu'entre la voie droite et l'égarement, entre la lumière et l'aveuglement. Et c'est un mécréant qui vous le dit.
MG

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