vendredi 26 avril 2019

A côté de la plaque !


Comment Macron aurait pu vraiment rebâtir la "maison France"
Par La Rédaction De “Marianne”

Emmanuel Macron, qui a donné ce lundi 25 avril, en réponse à la crise des gilets jaunes, sa première conférence de presse, a oublié que la crise qui secoue notre pays depuis cinq mois est née, d'abord, d'un manque d'égalité territoriale. Sans quoi il ne se serait pas contenté d'annoncer des "Maisons France services"...
« Ce n'est pas qu'on n'entend pas ses habitants, c'est qu'on n'a rien à leur dire. »Cette déclaration d'une grande honnêteté, on la doit au député centriste Jean-Louis Bourlanges lors d'une émission de télévision consacrée à « la France périphérique ». Cet aveu, Emmanuel Macron le fait à son tour en répondant totalement à côté de la plaque à une crise née, il y a cinq mois, d'abord d'un manque d'égalité territoriale entre deux France : celle des métropoles et celle de l'obligatoire bagnole ; celle qui voit fleurir par dizaines des commerces de bouche à l'incroyable déco et celle qui a droit aux déserts médicaux ; celle qui concentre les emplois et celle qui les espère mais ne les voit pas.
Mais des mesures simples, pour mettre ces deux France sur un pied d'égalité, il en existe. Plusieurs lui ont été soufflées lors du « grand débat ». Certaines sont même remontées directement jusqu'à ses ministres. Prenons Chemins d'avenirs, une association qui œuvre auprès des gamins des campagnes, des villes petites et moyennes. Ses dirigeants ont été reçus par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et son homologue à la bien nommée Cohésion des territoires, Jacqueline Gouraud. De l'intérêt et de l'écoute, il y en a eu. Des mesures retenues ? Aucune.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRILLANT MAIS BROUILLON

Sa conférence de presse barnum c'est un peu comme son bouquin "Révolution", une meringue certes appétissante mais creuse et sans beaucoup de goût. Le gigantesque débat citoyen qui devait déplacer des montagnes a accouché d'une petite souris: la suppression de l'ENA. Il est vrai que l'homme est brillant et excelle à cet exercice mais il brasse le vent sans apaiser la tempête. La République en marche, c'est écrit, ne remportera pas les européennes.  Loiseau a souillé son nid d'oisillon il y a plus de 35 ans et la fiente lui colle encore aux plumes. Bibi retournera enseigner à l'école pour échapper aux tensions électriques de l'Elysée et son Manu s'en fout d'être réélu, il l' adit. Il a raison car il trace un boulevard à Marine qui flotte tel un flotteur au gré des vagues et qui monte, monte, monte.   Manu  n'aurait convaincu avec cet exercice échevelé que 33% des Français, soit un peu plus que son seuil électoral du premier tour. Peut mieux faire, dirait l'instituteur en chef Blanquer.
MG

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