jeudi 18 avril 2019

"LA FIN DE LA BELGIQUE NE SIGNIFIERAIT NULLEMENT LA FIN DU MONDE"



Le PS se prépare-t-il à de nouvelles négociations communautaires?
Quelles sont les conséquences de la nouvelle loi de financement pour la Wallonie ? À partir de 2024, les Wallons perdront 45 millions d'euros par an pendant 10 ans, selon Thierry Bodson, secrétaire général de la FGTB.
ELECTIONS 2019: LA N-VA DÉTERMINÉE À PRENDRE LA TÊTE D’UN GOUVERNEMENT FÉDÉRAL
Jan Jambon souhaite un gouvernement avec à sa tête un parti politique fort. Il est candidat à être Premier ministre.
« Si la plus grande formation politique avait été dirigée par le gouvernement Michel, le gouvernement aurait pu être plus décisif et plus efficace, avec moins de retards. Lorsque. Étant donné que le chef du gouvernement était issu d’une petite formation, le Premier ministre n’a pas eu assez de pouvoir pour inverser la tendance. Le prochain gouvernement doit éviter cela », a expliqué Jan Jambon.
Jambon veut corriger cette erreur après les élections. « Nous voulons que le gouvernement fédéral soit opérationnel le plus rapidement possible et puisse mettre en œuvre les politiques de centre-droit que méritent les Flamands, dirigées par le plus grand parti. »
UNE ALTERNATIVE « CONFÉDÉRALE »
Si un tel gouvernement de centre droit échoue, Jan Jambon propose une alternative « confédérale ». Au lieu de faire négocier les partis politiques, il souhaite que les nouveaux gouvernements flamand et wallon décident des compétences qu’ils partagent et de celles qu’ils exercent conjointement (au niveau fédéral). Cela relève en réalité du confédéralisme, mais une révision de la constitution n’est pas nécessaire selon Jambon. « Nous pouvons adapter la constitution à cette nouvelle réalité par la suite. » 


WALLONIË ZKT. GELD (DESNOODS VIA STAATSHERVORMING)
De Standaard 

Elio Di rupo lijkt open te staan voor een staatshervorming als ‘zoenoffer’ voor meer geld.
Het gaat niet goed in Franstalig België: de werkzaamheidsgraad is een ramp, de armoede stijgt en de centen raken op. Binnen een jaar of vijf dreigen Brussel en Wallonië kopje-onder te gaan. PS-voorzitter Elio Di Rupo is zelfs ‘bereid’ de institutionele lockdownop te geven en de financieringswet te hervormen. Behoort de gevleugelde uitspraak ‘on n’est demandeur de rien’ voorgoed tot het verleden? Dit weekend zette PS-voorzitter Elio Di Rupo de deur open voor een staatshervorming.
Les choses ne vont pas bien en Belgique francophone : le taux d'emploi est un désastre, la pauvreté est à la hausse et les sous s'épuisent. D'ici cinq ans, Bruxelles et la Wallonie risquent de sombrer. Le président du PS, Elio Di Rupo, serait même " prêt " à renoncer au blocage institutionnel et à réformer la loi de finances. Le fameux dicton " on n'est demandeur de rien " appartient-il au passé ? Ce week-end, le président du PS Elio Di Rupo a ouvert la porte à la réforme de l'Etat...


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Nonobstant une formulation brouillonne, la stratégie post électorale de le NVA est limpide: tenter de former une coalition fédérale dans laquelle ils seraient le parti fort qui fournit le premier ministre en l'occurrence Jan Jambon. Cela n'est possible qu'avec un MR humilié et racrapoté ou avec un PS repentant  prêt à tout pour quémander le financement d'une région wallonne déficitaire et aux abois.
Et si après 40, 100 , 500 jours ou plus il s'avère désormais impossible de former une majorité au fédéral, la NVA optera pour obtenir le confédéralisme par tous les moyens qu lui donne la constitution en dehors e sa révision.
MG


"UN RETOUR À LA BELGIQUE UNITAIRE ? QUELLE BONNE BLAGUE"
• Vif Source : Knack 

Vlinks aspire à une Flandre, indépendante, inclusive, sociale, équitable et riche, où chacun se sent chez soi.
Tom Garcia de Vlinks s'étonne des différentes plaidoiries en faveur de la refédéralisation. "Les plus enthousiastes proposent même d'envisager un 'retour' à la Belgique unitaire". Non sans ironie, il tente d'admettre l'hypothèse.
Ces dernières semaines, il y a une pluie de propositions de révision de certains articles de la Constitution, et même de la Constitution dans son ensemble. Auparavant, on parlait rarement de la soi-disant redistribution de certains pouvoirs, mais aujourd'hui, à l'approche des élections, les choses sont, bien sûr, mises au point. La N-VA sort son confédéralisme du réfrigérateur communautaire et lui a même consacré une journée entière. Principal antagoniste électoral, du moins selon les sondages, Groen exhibe la refédéralisation, à commencer par la politique climatique et peut-être plus tard aussi une circonscription fédérale.
(...) Cela résoudrait d'un seul coup tous les problèmes communautaires et démêlerait immédiatement tout l'enchevêtrement administratif actuel.
Faisons comme si de rien n'était. Un pays unifié est peut-être une bonne idée, non ? Certainement si nous étions débarrassés de ces radotages communautaires incessants.  (...)La langue la plus couramment parlée dans l'ensemble de notre pays unitaire deviendra alors la langue officielle de communication. Bien sûr, chacun parle en privé ce qu'il veut, mais toutes les communications officielles se font dans la langue officielle. Comme c'est le cas dans la plupart des autres pays unitaires.
En attendant les résultats de ce recensement, nous pouvons déjà nous projeter à l'aide des chiffres les plus récents. Ces chiffres révèlent que le néerlandais est la langue la plus parlée en Belgique, avec environ 60% des locuteurs. Voilà, c'est réglé : le néerlandais deviendra la langue administrative de la Belgique unitaire !
(...)Il devrait certainement y avoir de la place pour des langues régionales telles que le flamand occidental, l'anversois ou le français, également dans l'enseignement. C'est important pour la cohésion sociale locale. Tant qu'il est clair qu'il ne s'agit pas de créer de nouveaux conflits linguistiques, qui entraînent à leur tour des querelles communautaires.
Tout commence toujours par la langue et très vite, nous serons en train de faire subir une nouvelle réforme de l'État à notre belle Belgique unitaire !


"LA FIN DE LA BELGIQUE NE SIGNIFIERAIT NULLEMENT LA FIN DU MONDE"
Jules Gheude
Essayiste politique (in Le vif) 

Non seulement le gouvernement Michel est minoritaire et en affaires courantes, mais les partenaires MR et Open VLD ne sont pas sur la même longueur d'onde quant à la liste des articles de la Constitution qui pourraient être revus au cours de la prochaine législature.
L'échange auquel l'on a assisté, le 4 avril dernier, à la Chambre, entre Patrick Dewael et le Premier ministre Charles Michel, fut particulièrement tendu. Libéraux du Nord et du Sud se sont méchamment regardés.
Pour Charles Michel, il est hors de question de toucher aux articles qui seraient susceptibles d'ouvrir la boîte de Pandore communautaire. Durant les cinq prochaines années, seuls les objectifs économiques, sociaux et climatiques doivent être pris en considération. Il faut empêcher à tout prix la Belgique de crouler sous les coups de boutoir des partisans du confédéralisme. "Non à la folie communautaire !"
Bref, au lieu de mettre fin le plus vite possible à l'incurable mal belge, le Premier ministre souhaite prolonger les soins palliatifs.
Ce qui est de la folie, c'est de retarder de cinq ans l'échéance d'un processus qui s'avèrera inéluctable. Le CD&V a d'ores et déjà fait savoir qu'il souhaitait une nouvelle réforme de l'Etat en 2024 et chacun sait que celle-ci sera d'inspiration confédérale. Wouter Beke, l'actuel président des démocrates-chrétiens flamands, l'avait d'ailleurs annoncé dès 2007, dans une interview au journal québécois "Le Devoir" : "Nous voulons une véritable confédération où chacun pourra agir comme il l'entend. (...) Si les francophones n'acceptent pas de lâcher du lest, nous n'aurons pas d'autre choix que l'indépendance."
Adoptée par le Parlement flamand en 1999, l'idée confédéraliste avait d'ailleurs été lancée, quelques années plus tôt, par le ministre-président flamand CVP Luc Van den Brande. En février 1993, celui-ci précisait : "Mes collègues de l'exécutif flamand, socialistes compris, se rallient à mes déclarations sur le confédéralisme."
Quant à Patrick Dewael, il convient aussi de rappeler le cahier de revendications institutionnelles qu'il présenta en janvier 2003, en tant que ministre-président flamand, et qui visait à scinder quasi tout l'éventail des compétences restées fédérales : scission des soins de santé et des allocations familiales, régionalisation partielle de la SNCB, flamandisation totale de Bruxelles-National, autonomie accrue pour l'impôt des personnes physiques, régionalisation partielle de l'impôt des sociétés, fixation par la Flandre de ses salaires et des sanctions de ses chômeurs.
Bref, les responsables francophones commettent une lourde erreur en se focalisant sur la N-VA. Le courant nationaliste s'inscrit bel et bien dans l'ADN flamand.
Ce qui doit arriver, arrivera. Devenue Nation, la Flandre finira par larguer les amarres pour s'ériger en Etat.
On a beau placer le communautaire au frigo, il réapparaît dans chaque dossier et paralyse le processus de décision politique : la construction d'un nouveau stade national, la question des nuisances sonores au-dessus de l'aéroport national, la politique migratoire, la question climatique...
Le 28 avril 2016, Jean Quatremer, le correspondant du journal "Libération" à Bruxelles, soulignait la "déliquescence de l'Etat, miné par les luttes incessantes entre la majorité néerlandophone et la minorité francophone." Et d'expliquer : "Cinquante ans de lutte communautaire entre Flamands et Wallons et de détricotage de l'Etat au profit des régions (six réformes constitutionnelles depuis 1970) ont conduit le royaume dans une voie sans issue : impotence, incompétence, irresponsabilité."
Les combats d'arrière-garde se révèlent toujours vains. Les "demandeurs de rien" francophones n'ont pas pu empêcher l'irrésistible montée du Mouvement flamand. L'un après l'autre, les instruments de la future légitimité de la Flandre ont vu le jour. Rien ne pourrait s'opposer à ce qu'une majorité absolue au sein du Parlement flamand proclame l'indépendance.
On peut comprendre l'angoisse de Michel et consorts face à ce scénario qui compromettrait leur plan de carrière politique. C'est pourquoi ils tirent sur l'élastique...
Mais ils devraient plutôt s'inspirer du conseil que José-Alain Fralon, le correspondant du journal "Le Monde" à Bruxelles, s'était permis de donner au roi Albert II en 2009 : "Si, au lieu de ce baroud d'honneur qui risque de mal tourner, voire même de friser le ridicule, (...) vous la jouiez plus finement. En admettant, comme nous le ferons tous tôt ou tard, que rien ne pourra arrêter la marche de la Flandre vers son indépendance, et en accompagnant celle-ci au lieu de tenter en pure perte de la stopper." (2)
Depuis 1989, bien des choses ont changé : l'URSS s'est démantelée, l'Allemagne s'est réunifiée, la Tchécoslovaquie s'est scindée, la Fédération yougoslave a disparu, le Royaume-Uni est sur le point de quitter l'Union européenne... Rien ne dure éternellement.
LA FIN DE LA BELGIQUE NE SIGNIFIERAIT NULLEMENT LA FIN DU MONDE
La fin de la Belgique ne signifierait nullement la fin du monde. Une Flandre indépendante, Bruxelles comme Ville-Etat et une Wallonie intégrée à la France avec un statut particulier : ce ne serait pas l'apocalypse, mais, au contraire, la fin de ces interminables et stériles chamailleries communautaires, qui n'ont vraiment rien de valorisant.
L'ancien Premier ministre Yves Leterme a un jour qualifié la Belgique d' "accident de l'Histoire". Le moment n'est-il pas venu, pour celle-ci de réparer l'erreur commise en 1830 ?
(1) Vient de paraître "La Wallonie, demain - Pour une solution de survie à l'incurable mal belge", préface de Pierre Verjans, professeur de Science politique à l'Université de Liège, Editions Mols.
(2) José-Alain Fralon, "La Belgique est morte, vive la Belgique !", Fayard, 2009. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TOUJOURS L'IMPRÉVISIBLE...
"CE QUI DOIT ARRIVER, ARRIVERA. DEVENUE NATION, LA FLANDRE FINIRA PAR LARGUER LES AMARRES POUR S'ÉRIGER EN ETAT." 

On dit que Jules Gheude à tendance à  se répéter. "C'est vrai!!!"
On se répète tous? À commencer par moi . Même les plus grands  Bach,  Mozart, Beethoven se citent constamment. La belle affaire. N'empêche que les analyses de Jules Gheude sont d'une rare pertinence. Un seul bémol et il est de taille: comment Paris envisagerait-elle de financer aujourd'hui une annexion de la Wallonie quand elle ne parvient même pas à financer ses services publics sans d'endetter jusqu'aux yeux? Et voici qu'il faudra encore trouver  un milliard d'euro supplémentaire pour un lifting de Notre Dame défigurée par le feu. Un milliard d'euros? De quoi largement financer une opération rattachiste, non?
Mais quelle aubaine ce serait  pour Emmanuel Macron qui chute dans les sondages au risque le dévisser. Il se murmure dans le premier cercle que Bibi n'en peut plus et qu'elle  n'envisagerait en aucun cas un second mandat. Fake News?   Quel effet d'annonce magnifiquece serait.  Carrément autre chose que l'annonce de la suppression de l'ENA qui a fait pschitt à cause de l'imprévisible en l'occurrence l'incendie de l'antique charpente de Notre Dame baptisée la forêt.
En politique disait André Cools c'est toujours le pire qui finit par se produire. Plus prudent, Edgar Morin mise tout sur l'imprévisible.
Qu'advienne donc l'imprévisible au secours de l'avenir wallon.
MG

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