vendredi 31 mai 2019

Brusselse moslims kiezen PS, joden MR

De Standaard

Bijna de helft van de gelovige moslims die zondag in Brussel hebben gestemd, kozen voor de PS. Van de gelovige joden stemde dan weer niemand op de socialisten. Dat blijkt uit een analyse van exit-polls, gemaakt door Cevipol, een studiecentrum van de Franstalige Brusselse universiteit ULB.
49,4 procent van de Brusselse kiezers die zich identificeren als gelovig moslim zeggen dat ze op de Franstalige socialisten hebben gestemd. Bijna een kwart (24,4 procent) stemde PTB. Atheïsten (21,4 procent) en agnosten (21,1 procent) kiezen het vaakst voor de groenen van Ecolo. Katholieken kiezen dan weer twee keer zo vaak (23,7 procent) voor de MR dan voor CDH (11,2 procent).
Gelovige joden blijken in Brussel een overweldigende voorkeur (44,2 procent) te hebben voor de MR. Het percentage dat voor de PS stemt, is volgens de studie nul. Het is niet zo dat Brusselse joden niet links zouden zijn, want 7 procent stemt voor de PTB en 3,2 procent voor Ecolo. Moslims stemmen dan weer bijna nooit (2,2 procent) voor de MR.
De cijfers zijn afkomstig van het studiecentrum Cevipol ondervroeg een steekproef van 1.800 Brusselse kiezers bij het stemlokaal in 15 gemeenten in het Brussels gewest. De volledige studie wordt pas bekendgemaakt op 15 juni, maar enkele tabellen zijn nu al vrijgegeven.
Pascal Delwit, politicoloog bij Cevipol, benadrukt dat het gaat om beschrijvende cijfers, niet om een analyse. ‘We kunnen uit deze cijfers niet afleiden waarom bijna de helft van de moslims op de socialisten stemt.’
Het kan zelfs zijn dat het verschil in stemgedrag tussen gelovige moslims en gelovige joden weinig met godsdienst te maken heeft. Moslims wonen vaker in de armere volksbuurten in het noorden en westen van Brussel. Dat kan ook de verklaring zijn dat ze niet stemmen voor de MR, die een rijker kiespubliek heeft.
Voor sommige bevolkingsgroepen zijn de cijfers relevanter dan voor andere. Omdat er in Brussel veel meer gelovige moslims zijn dan gelovige joden, maken ze ook een groter deel uit van de steekproef. Moslims zijn goed voor meer dan een derde van de respondenten, joden voor enkele tientallen. Met enkele tientallen respondenten is het moeilijk om statistisch relevante conclusies te trekken. De grootste groepen in Brussel zijn moslims, atheïsten en agnosten.
Delwit wijst er ook op dat een relatief groot deel van de Brusselse joden ongelovig is. ‘Traditioneel stemmen ongelovige Brusselse joden gemiddeld linkser dan gelovige joden, maar omdat zij verspreid zijn over de atheïsten en de agnosten, komt dat niet naar voor uit ons onderzoek.’


Seul un aveugle peut nier à quel point ce pays est au bord de l'abîme
Bert Bultinck
Rédacteur en chef de Knack

Les deux partis séparatistes n'ont pas obtenu de majorité, et aucun autre parti ne veut aider ces deux partis à obtenir une majorité. Seul un aveugle peut nier à quel point ce pays est au bord de l'abîme.
Bart De Wever sait gagner une élection. Dimanche dernier, on a découvert qu'il savait également perdre une élection. Après avoir "clairement" établi que son parti avait perdu, le président de la N-VA a immédiatement félicité le grand vainqueur, le Vlaams Belang. Dans les derniers jours qui ont précédé le 26 mai, De Wever a qualifié Groen de "parti à la noix" et a même laissé tomber le mot "merde" dans l'attaque contre le Vlaams Belang. Mais dimanche, il s'est soudain montré tout aussi élégant dans la défaite que Tom Van Grieken, président du VB, l'a été dans la victoire. Le président de la N-VA est maître dans l'art d'attirer et de repousser, en parfaite harmonie avec les résultats bipolaires flamands : les extrêmes ont gagné, le centre a perdu.
La victoire écrasante du Vlaams Belang, la courtoisie retrouvée à l'extrême droite du paysage politique et l'annonce de Bart De Wever qu'il allait parler à tout le monde de la formation de la coalition flamande : tout cela a embrasé les spéculations sur la rupture du cordon. Les deux partis séparatistes n'ont pas obtenu de majorité, et aucun autre parti ne veut les aider à obtenir une majorité. Seul un aveugle peut nier à quel point ce pays est au bord de l'abîme
(...)Lors du débat sur la migration de Knack il y a quelques semaines, Theo Francken a continué à répéter une question à Tom Van Grieken : "Quelles sont vos solutions ? Quelles sont vos solutions ?" C'est la question posée par un parti qui a eu le courage de participer à cette politique, adressée à un parti qui peut continuer à bâtir des châteaux en Espagne.. En attendant, le pays est en piteux état. Telle est l'amère leçon du 26 mai.


LA FORMATION DU PROCHAIN GOUVERNEMENT FÉDÉRAL SERA TRÈS SERRÉE

Jules Gheude 
Essayiste politique 25/08/18  in Le VIF
En guise de commentaire nous proposons de reproduire l'analyse indépassable  pleine de bon sens que proposait Jules Gheude la veille du scrutin.
La formation du prochain gouvernement fédéral sera très serrée. Ce n'est pas nous qui le disons, mais Luc Van der Kelen, l'ancien éditorialiste de " Het Laatste Nieuws ", dans une opinion publiée sur Knack.
Luc Van der Kelen est conscient que la situation belge est extrêmement précaire : "Le problème en Belgique est en effet que la stabilité semble exister, mais qu'à chaque moment elle peut disparaître. En général, nous réglons cela avec une réforme de l'Etat, mais même cette merveilleuse méthode belge a ses limites. À un moment donné, il n'y aura en effet plus rien à réformer, parce que tout paraîtra avoir déjà été réformé. Nous approchons de ce stade à grands pas."
Le 28 avril 2016, Jean Quatremer, le correspondant à Bruxelles du journal "Libération", constatait que "cinquante ans de lutte communautaire entre Flamands et Wallons et le détricotage de l'Etat central au profit des régions (six réformes constitutionnelles depuis 1970) ont conduit le royaume dans une voie sans issue : impotence, incompétence, irresponsabilité."
Luc Van der Kelen est formel : "Aujourd'hui, la chance est faible pour de grandes réformes administratives. Même pour la refédéralisation de certaines compétences, comme le commerce extérieur, ou pour l'introduction d'une circonscription électorale fédérale, ce qu'une organisation comme B-Plus continue de défendre. En Flandre, les partis flamingants, du Vlaams Belang à la N-VA en passant par le CD&V, n'y sont pas favorables. On trouve juste quelques voix positives chez les Jeunes CD&V."
Luc Van der Kelen parle des partis flamingants. Il n'ignore pas que ceux-ci éprouvent une aversion profonde pour Bruxelles, région à part entière.
Luc Van der Kelen souligne aussi la position forte de la N-VA. Pour son président, Bart de Wever, Flamands et Wallons vivent sur deux planètes et constituent deux démocraties. Aussi veut-il que cet état de fait se reflète dans un projet confédéral : un niveau belge réduit à sa plus simple expression, avec deux Etats - la Flandre et la Wallonie - entre lesquels chaque Bruxellois devra choisir pour ce qui concerne les matières dites communautaires: impôt des personnes, système de sécurité sociale,... Bref, une Belgique transformée en coquille vide et qui ne manquerait pas d'apparaître très vite comme superflue.
N'oublions jamais que l'idée confédéraliste a été lancée, au début des années 90, par le ministre-président flamand Luc Van den Brande (un démocrate-chrétien) et qu'elle a été approuvée par le Parlement flamand en 1999. Comment le président du CD&V, Wouter Beke, pourrait-il aujourd'hui ne pas appuyer cette réforme, lui qui, le 22 septembre 2007, avait déclaré au journal québécois "Le Devoir" : "Nous voulons une véritable confédération où chacun pourra agir comme il l'entend. (...) Si les francophones n'acceptent pas de lâcher du lest, nous n'aurons pas d'autre choix que l'indépendance."Voilà qui a le mérite de la clarté !
Luc Van der Kelen aborde alors le point crucial. Si les négociations aboutissent à une impasse, s'il y a peu d'alternatives, Bart De Wever peut mettre le confédéralisme sur la table. Le PS bloquera-t-il à nouveau ?
Luc Van der Kelen : Si le MR (...) ne parvient pas à capitaliser sur sa position exceptionnelle, alors la coalition fédérale ne pourra conserver sa majorité et le gouvernement wallon risque de prendre la forme d'une coalition de gauche. (...) Pour Magnette, Di Rupo et consorts (...) le niveau fédéral arrive à une place secondaire. Gouverner dans sa propre région est primordial.
Mais Elio Di Rupo sait aussi que la Wallonie devra tirer son plan toute seule. L'extinction progressive des transferts financiers en provenance de Flandre - quelque 7 milliards d'euros - est, en effet, programmée. Une situation qui deviendra vite intenable pour la Wallonie et qui l'amènera à se serrer la ceinture.
En 1981, François Perin avait prédit cette évolution : Les Wallons pourraient se retrouver indépendants à leur corps défendant, contraints à une discipline dont ils n'ont aucune idée.
Dans l'esprit de la N-VA, le confédéralisme devrait être la dernière étape avant le séparatisme. L'article 1er de ses statuts évoque clairement l'émergence d'une République flamande souveraine.
Tenter de maintenir la Belgique par de nouvelles discussions interminables, serait donc insensé. Puisque la mort du royaume est programmée, passons directement à la phase finale! François Perin se plaisait à répéter : Le mort est mort et bien mort, mais on ne veut pas voir qu'il est mort !


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ET SI LES NÉGOCIATIONS ABOUTISSENT À UNE IMPASSE?
O
J'aimerais méditer cette petite phrase: "si les négociations aboutissent à une impasse."
Demandons nous en ce cinquième jour de crise ce qui risque de se passer si le duo d'informateurs Reynders Vande Lanotte- les meilleurs explorateurs possibles- devait échouer dans sa mission visant à désigner un formateur possible pour diriger une confédération fédérale. Ou, autre cas de figure, si celui ci ne parvenait pas à ses fins...En bonne logique, seule une coalitions des vainqueurs NVA, PS et éventuellement écolo est envisageable. Et si la NVA s'obstinait à n'en pas en vouloir?
Sans doute faudrait-il alors, dans plusieurs semaines voire plusieurs mois organiser de nouvelles élections au niveau fédéral. Avec quel résultat et surtout  avec le risque de voir monter encore le poids du Belang en Flandre... Dangereux! Très dangereux! "Le mort est mort et bien mort, mais on ne veut pas voir qu'il est mort !" (François Perin.

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