dimanche 26 mai 2019

Elections 2019: «Ce sera soit la N-VA et le MR, soit avec nous et sans la N-VA», affirme Paul Magnette

Le Soir

Le président du parti Elio Di Rupo souligne, lui, que c’est Bart De Wever qui a décrété que ce serait « nooit avec les Ecolos communistes, nooit avec les socialistes mais avec les libéraux ».
Le parti socialiste part aux élections en souhaitant que se constitue autour de lui un gouvernement au programme « le plus progressiste » possible dans les différentes entités du pays, et singulièrement au fédéral, où il n’entend pas gouverner avec la N-VA. Il tient à ce que les négociations d’après élections avancent de façon synchronisée dans les différentes entités.
Pour le porte-parole de la campagne, et tête de liste à l’Europe, Paul Magnette, qui observe l’envie des libéraux et des nationalistes de renouer au fédéral, « ce sera soit la N-VA et le MR (…), soit avec nous et sans la N-VA ».
Le président du parti Elio Di Rupo souligne, lui, que c’est son homologue à la N-VA Bart De Wever qui a décrété que ce serait « nooit avec les Ecolos communistes, nooit avec les socialistes mais avec les libéraux ». Pour le PS, pas de gouvernement avec la N-VA donc, pas non plus de discussion institutionnelle car « nous n’imaginons pas d’hypothèse institutionnelle ».
Elio Di Rupo et Paul Magnette ont clarifié ce positionnement à huit jours du scrutin, lors d’une conférence de presse au cours de laquelle M. Magnette a également souligné le peu d’éléments de programme qui rassemblaient PS et MR, et lors de laquelle il a également dit scruter les intentions du CDH vis-à-vis de la N-VA, le caractère progressiste des centristes, étant à ses yeux évolutif selon les jours.
Entre-temps, le président du CDH Maxime Prévot a repoussé la perspective d’une participation à une Suédoise bis, indiquant que son parti ne souhaitait en aucun cas « contribuer à la mise en place d’un gouvernement avec la N-VA ».
S’adressant aux « progressistes tentés par le PTB », le président Di Rupo a également insisté ces derniers jours sur l’importance d’un « vote utile à gauche », le parti marxiste se refusant, d’après lui, à dépasser le stade de l’indignation et à prendre ses responsabilités.
Le PS, qui a été mis hors de la majorité fédérale en 2014, après 25 ans de participation ininterrompue, puis du gouvernement wallon en 2017, n’a cessé de dénoncer la « politique de destruction sociale » du gouvernement Michel.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
A BON ELECTEUR SALUT!

Le brouillard se lève doucement sur la Meuse. Le fond le l'air est frais, l'aube surgit dans un piaillement d'oiseaux mais ce n'est pas un dimanche comme les autres que l'on voit poindre à l'horizon. Rien, n'est décidé, les urnes n'ont pas parlé encore. Les présidents de bureau et leurs assesseurs investissent les salles de classes vidées de leurs mobilier scolaire.  L'électeur peut encore changer d'avis. Tout reste possible et son contraire. L'avenir est sur les genoux des dieux . Nous sommes à la merci de l'imprévisible. Vraiment?
Les présidents de parti ont prononcé leurs exclusives  et jeté quelques anathèmes: jamais avec la NVA; jamais avec le PS. La Belgique et l'Europe sont à la croisée des chemins, à la merci des humeurs des électeurs perplexes et versatiles. Plus rien pourtant demain ne sera comme avant. Les populistes nationalistes se préparent à entrer en masse au Parlement européen. Emmanuel Macron est nerveux, il joue sa crédibilité et son quinquennat à quitte ou double, Angela Merkel se demande si vraiment elle succédera à Juncker, Theresa May tire sa révérence devant l'ainée des souveraines,  Charles Michel a mal dormi, il sent qu'il se prépare à gérer les affaires courantes pendant la plus longue vacance du pouvoir de l'histoire du royaume. Le roi Philippe est inquiet, sa fille, la sémillante princesse Elisabeth, lui succédera-t-elle jamais sur le trône royal qui vacille?  Albert II son père est accablé par d'autres soucis. Une jeune américaine au nom chinois à remporté hier avec son Tchaikowski le concours institué par sa grand mère bavaroise: globalisation de la culture?  Et chacun d'entre nous retient son souffle. Les démocrates veulent croire encore à la démocratie. L'électeur hollandais a créé la surprise  Le commissaire néerlandais Frans Timmermans, tête de liste du parti social-démocrate PvdA aux, savoure une victoire, inattendue. "Il y a partout en Europe un besoin d'une autre Europe", estime, le plus brillant des successeurs potentiels de Juncker. "Il y a aux Pays-Bas une majorité évidente qui souhaite que l'Union européenne continue à jouer un rôle pour résoudre des problèmes", a-t-il déclaré sur la chaîne publique néerlandaise NOS. Il pointe la lutte contre le changement climatique que beaucoup d'Européens souhaitent mener ensemble, de même que la lutte contre l'évasion fiscale, ou la coopération dans le domaine social. " Ce sont des thématiques qui se présentent dans toute l'Europe, en faveur desquelles oeuvre la démocratie sociale", a-t-il assuré. 
400 millions d'électeurs vont voter aujourd'hui dans 28 pays pour élire 751 députés européens. Certains, sans doute plus nombreux que prévu, préféreront se rendre à la pêche, le temps semble s'y prêter.
Un envol des mouvements nationalistes et populistes devrait selon selon les sondages faire perdre du terrain aux deux groupes les plus importants au Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE), groupe de la droite pro-européenne, et le Parti socialiste européen.
Faites vos jeux...rien ne va plus.
MG

Aucun commentaire: