mardi 7 mai 2019

Les chauffeurs De Lijn ne veulent plus aller à la gare du Nord: "Tant que le fédéral n'assumera pas ses responsabilités, on continuera à tourner en rond"


BELGA La Libre Belgique

C'est en ces termes qu'a réagi dimanche matin le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt, alors que les syndicats de De Lijn ont annoncé que les chauffeurs de la société de transports en commun flamande, craignant des épidémies de gale et de tuberculose, ne s'arrêteraient plus à la gare du Nord.
"Lundi, je demanderai un rapport au service médical afin d'objectiver cette épidémie de gale, une maladie qui n'est contagieuse que par contact direct et prolongé", a indiqué Bernard Clerfayt. "Si cette épidémie est confirmée, il faut instaurer un traitement de moyenne durée, régulièrement suivi dans de bonnes conditions d'hygiène, ce qui est bien évidemment impossible au vu des conditions dans lesquelles vivent ces migrants", a-t-il ajouté.
"Il n'y aura de solution que si le fédéral accepte, comme nous le demandons depuis plus de 2 ans, de créer un centre d'accueil et d'orientation, au sein duquel des soins pourront être prodigués", a poursuivi le bourgmestre en rappelant par ailleurs que la sécurité dans les gares relève de la compétence de la police fédérale des chemins de fer.
"Or, celle-ci manque d'effectifs et c'est particulièrement criant à la gare du Nord, ce qui renforce le sentiment d'insécurité", a encore pointé Bernard Clerfayt. "Le cadre de la police des chemins de fer est en déficit de 40% alors qu'à la police des aéroports, il est presque complet. Là aussi, il s'agit d'un choix politique" dont souffrent les gares bruxelloises, a-t-il poursuivi.
"La police de Schaerbeek mène déjà de nombreuses missions à la gare du Nord mais nous ne pouvons pas assumer tout ce qui n'est pas fait par les autres niveaux de pouvoir", a conclu Bernard Clerfayt.
Interrogé sur le même sujet dimanche midi dans l'émission De Zevende Dag, le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts a quant à lui apporté son soutien aux conducteurs de De Lijn. "La sécurité et la santé sont des droits de base pour les chauffeurs et les passagers. Nous demandons au gouvernement régional de collaborer pour qu'une solution soit trouvée tant pour les arrêts que pour les zones d'attente des chauffeurs. Mais une solution structurelle ne passera que par la disparition des transmigrants", a-t-il déclaré.
BELGA


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA DEGLINGUE
En somme tout le monde s'en fout et en finale on rejette la responsabilité sur Maggie De Block.
Pour la NVA c'est évidemment pain béni. En refusant, sous la pression ds syndicats, d'arrêter ses bus à la gare du Nord, de Lijn offre un boulevard à Bart De Wever et à sa propagande anti-migrants. Quoi qu'il en soit, la situation sanitaire de ces derniers, complètement abandonnés à eux-mêmes crie scandale. « Nous conseillons à Maggie De Block de créer un centre d’accueil et de formation où l’état contrôlerait leur situation, et où les gens pourraient vivre dignement. Il y a une urgence absolue de ne pas laisser ces gens dans cette situation ».
Il est clair que ce genre d'article est de l'eau au moulin des formations politiques extrêmes.
MG

BUS DE LIJN À BRUXELLES-NORD: «TOUT LE MONDE SE BOUGE, SAUF MAGGIE DE BLOCK», ESTIME MÉDECINS DU MONDE
Pierre Verbeeren, directeur général de l’ONG en Belgique, était l’invité de Matin Première.
Les bus de De Lijn ne s’arrêtent plus depuis lundi matin aux stations situées aux abords de la gare du Nord, par crainte des maladies qui se propagent parmi les migrants en transit. Ils évoquent notamment des épidémies de tuberculose ou de gale.
Pierre Verbeeren, directeur de Médecins du monde Belgique était l’invité de la Première lundi matin. Il tient d’abord à préciser que la gare du Nord sert de refuge à toute une série de public divers : « des migrants en transit, mais aussi des personnes qui échouent dans la vie, des personnes à la rue, personnes en état d’addiction ». Le problème, c’est la barrière immunitaire de ces personnes. « En situation de stress, dans le froid, etc. le risque de contamination est plus important chez cette population ».
« Au niveau de la situation sanitaire des personnes qui vivent là, il n’y a rien. Ils ont seulement des cartons sur lesquels ils s’allongent, pas de sanitaires. Il y a une centaine de personnes, de détritus partout, ça sent l’urine. C’est une situation abominable, on ne peut pas les laisser dans cet état-là ».
« SITUATION ÉPOUVANTABLE »
Le médecin indique également que « les risques d’infection pour les chauffeurs et les passagers, sont infinitésimaux », même s’il comprend les inquiétudes des chauffeurs. Il précise que la situation de ces épidémies est « monitorée, en contact avec les autorités sanitaires ». « Concernant la tuberculose, on connaît les chiffres, la gale est en diminution, on parvient à la contingenter ».
Membre du Ciré, Pierre Verberen, comprend l’inquiétude des syndicats De Lijn : « Dire que les conditions dans lesquelles vivent ces personnes et que cela pose des problèmes à tout le monde, nous le disons depuis 2 ans avec les communes et la police. C’est une situation épouvantable, la région soutien la porte d’Ulysse, les citoyens se mobilisent, le travail avec la police porte ses fruits pour contingenter les nuisances, tout le monde se bouge, sauf Maggie De Block », tacle-t-il.
« Nous conseillons à Maggie De Block de créer un centre d’accueil et de formation où l’état contrôlerait leur situation, et où les gens pourraient vivre dignement. Il y a une urgence absolue de ne pas laisser ces gens dans cette situation ».

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