lundi 6 mai 2019

Pour De Wever, un ministre-président CD&V n'est possible que si la N-VA n'est pas au gouvernement flamand


Le Vif 

Le président de la N-VA Bart De Wever s'est déjà porté candidat à la ministre-présidence flamande et il a récemment été rejoint par la ministre de l'Enseignement CD&V, Hilde Crevits. Le bourgmestre d'Anvers a souligné dimanche, lors d'un débat sur la VRT avec Mme Crevits, que le plus grand parti en Flandre avait toujours dirigé le gouvernement. "Le CD&V ne pourra fournir le ministre-président que si les rouges et les verts siègent au gouvernement, et donc pas nous", a-t-il lancé.
Lors du débat, Mme Crevits a défendu sa candidature: elle a été vice-ministre-présidente pendant cinq ans et à ses yeux, il était impossible qu'il n'y ait qu'un seul candidat. "En outre, Bart De Wever peut rester bourgmestre d'Anvers, ce qui était son premier choix", a-t-elle souligné. Le président de la N-VA a admis qu'elle était une bonne candidate pour diriger le gouvernement flamand. "Si j'avais été le CD&V, j'aurais fait le même choix."
Cependant, il estime qu'elle ne pourra prétendre à ce poste que si le gouvernement flamand ne comprend pas la N-VA. Il a également répété que sa candidature à la ministre-présidence était une réponse au "front rouge-vert" qui se forme en Wallonie.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE DREAMTEAM DE LA NVA: 
 
Bart ministre-président de Flandre et Jan Jambon  premier ministre fédéral. Tout cela pour faire pièce à la grande "menace rouge" d'une coalition PS/Ecolo/PTB en Wallonie.
Ce que cette annonce nous dit, c'est que le matador flamand fait un maximum pour exciter le taureau rouge wallon en vue de le terrasser dans l'arène. Ce qu'elle ne nous dit pas c'est qui lui succédera à  Anvers  et surtout à la présidence de la NVA. De toute évidence Théo Francken...Bonjour les dégâts. Son livre intitulé "À propos de l'identité" (Over identiteit)  sert de caisse de résonance aux thèses confédéralistes de la N-VA.
"Nous avons besoin d'un nouveau code source pour nous réinventer en tant que communauté" affirme De wever.  Pas de communauté sans "culture dominante" (leidcultuur), précise-t-il.  "Le président du parti nationaliste ne croit plus dans la Belgique en tant que communauté. La Flandre constitue le cadre de référence pour les Flamands"
A bon électeur salut.
MG 
 
BART DE WEVER SORT UN LIVRE: "LA BELGIQUE S'ÉVAPORE. IL NE RESTE QUE QUELQUES SYMBOLES, COMME LE CHOCOLAT ET LES DIABLES ROUGES"
La Libre Belgique
"La Belgique s'évapore d'elle-même. (...) Il ne reste que quelques marques d'identification symboliques, tels que le chocolat, les moules frites, l'Atomium, les Diables rouges et la maison royale", écrit le président de la N-VA. Avec "Over identiteit", Bart De Wever, pose dans un livre les balises de ce qui doit, à ses yeux, constituer les fondements de l'identité flamande dans une société rongée par le "relativisme culturel".
"Nous avons besoin d'un nouveau code source pour nous réinventer en tant que communauté", explique ce conservateur assumé, candidat à la ministre-présidence flamande. M. De Wever balaie l'histoire du continent européen, en ouvrant chacun de ses chapitres par une citation latine. Sans surprise, il se montre particulièrement critique sur la façon dont le phénomène migratoire a été appréhendé ces dernières années. Il voit une société composée de communautés cloisonnées au lieu de se retrouver progressivement autour d'un "nous". Il n'y a pas de communauté sans "culture dominante" (leidcultuur), analyse-t-il.
Et cette culture, M. De Wever estime qu'elle se fonde sur les "Lumières", ce courant philosophique initiateur de la modernité et qui s'est répandu en Europe à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle. "Une culture dominante domine mais ne contraint pas. Aucun individu ne peut ou ne doit se sentir contraint de se déclarer entièrement d'accord avec les principes des Lumières (...) Mais on doit accepter que la culture dominante soit le socle de l'organisation de notre culture publique. Cela signifie que la société se fonde sur cette règle pour choisir la façon d'organiser la vie publique et que la culture privée d'un citoyen est d'un intérêt secondaire", écrit-il. Le président du parti nationaliste ne croit plus dans la Belgique en tant que communauté. La Flandre constitue le cadre de référence pour les Flamands, juge-t-il.

"La communauté culturelle flamande est aujourd'hui le cadre le plus pertinent dans lequel nous vivons notre identité. Notre identité nationale est flamande. Mais elle peut avoir l'ambition à terme de devenir européenne". Quatre principes doivent sous-tendre cette identité flamande. Le premier d'entre eux est la neutralité de l'autorité publique, qui suppose notamment que "les citoyens ne tirent aucun droit automatique de leur identité personnelle dans la culture publique".
L'une des illustrations est l'interdiction des signes convictionnels dans l'enseignement public ou dans la fonction publique. Le second principe repose sur la connaissance du néerlandais, "langue de la communauté", préalable indispensable pour participer à la vie publique. Les valeurs des Lumières comme "logiciel" de la culture publique constituent le troisième principe. M. De Wever vise la liberté, l'égalité, la solidarité, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'Etat de droit et la souveraineté du peuple. La citoyenneté forme le quatrième principe.

"La citoyenneté n'est pas un chiffon de papier que l'on offre à tout un chacun comme cadeau de bienvenue", souligne-t-il. En jouir implique de séjourner depuis un certain temps, connaître la langue de la communauté et prouver que l'on participe à celle-ci. Un "examen de citoyenneté" permettrait de vérifier si ces conditions sont remplies, couronné par une cérémonie où l'intégration du citoyen comme nouveau membre de la communauté serait célébrée.


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