mardi 21 mai 2019

Theo Francken: "Si les Wallons votent à gauche, ce sera le confédéralisme"


Le Vif 

Si les Wallons votent "à fond à gauche" lors des élections de dimanche, il sera alors "nécessaire" de négocier le confédéralisme, prévient lundi Theo Francken, tête de liste N-VA en Brabant flamand, dans les colonnes de la Dernière Heure. "Ils ne doivent pas s'étonner que la Flandre (...) dise: ça suffit."
"On va d'abord gagner les élections et puis on verra. Mais si les Wallons votent à fond à gauche, ils ne doivent pas être étonnés que la Flandre, qui vote à droite, dise: chers amis, ça suffit. Alors, ce sera nécessaire d'avoir le confédéralisme. Cela n'a plus de sens de négocier pendant des mois dans des châteaux", déclare l'ex-secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, dans une menace à peine voilée. "Si la droite gagne en Wallonie, il y aura, bien sûr, plus de possibilités pour travailler ensemble", dit-il encore. 

 
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE CHOSE ET SON CONTRAIRE 

Décidément ce parti aux abois, talonné par un Belang offensif dit une chose: "il n'y aura pas de confédéralisme" (dimanche chez Deborsu) et son contraire "si les Wallons votent à gauche: confédéralisme!."(Francken)
Les populistes  ne sont-ils pas les champions des contre vérités?
Il nous reste à nous consoler de vivre un dernier cocorico belgo belge avec la prestation magnifique de la candidate belge au Reine Elisabeth en présence de leurs majestés venus assister à sa prestation dans leur carrosse Mercedes hybride blindé à 500.000  euro TVA comprise.
Mais où donc est passée la princesse Elisabeth? Elle étudie avec zèle, en anglais dans un collège austère au coeur du pays de Galles.
"Musicienne intègre et pudique, la violoniste belge Huang aura réussi à faire oublier au public de Bozar qu’il s’agissait d’un concours…"
Ah si la Belgique pouvait gagner samedi le concours de violon, cela la consolerait peut être du dimanche noir qui l'attend...
MG 
 
FINALE DU CONCOURS REINE ELISABETH: FABULEUX ! HUANG RESSUSCITE DVORAK
MUSIQUE / FESTIVALS
Noblesse et élégance de la candidate belge dans son concerto comme dans l’imposé.
Il y a chez Sylvia Huang un calme – apparent en tout cas – et une maturité qui impressionnent. Tranquille, posée dans sa longue robe émeraude, la jeune violoniste belge laisse l’orchestre ouvrir les premières mesures aux réminiscences korngoldiennes de Fidl de Kimmo Hakola en attendant sereinement son entrée. Les premiers traits virtuoses sont donnés avec une grande netteté, dans un style bien moins guerrier et paroxystique que celui de Luke Hsu. Cette approche beaucoup plus lyrique fait notamment merveille dans le passage où le violon dialogue avec les harpes et le célesta, mais c’est toute l’exécution de l’imposé qui se verra ainsi portée au niveau d’une véritable œuvre de concert plus qu’un simple exercice de virtuosité Même si la Belge accompagne les traits finaux des coups de talon prescrits.
Voici près d’un demi-siècle que le concerto en la mineur opus 53 de Dvorak n’avait plus été donné en finale du Concours Reine Elisabeth : c’était en 1971, avec l’Australien Geoffrey Michaels. Pourtant, dès les premières mesures, on se dit qu’on ne comprend pas comment on a pu se passer depuis si longtemps de ce beau concerto qui n’a presque rien à envier au célèbre concerto pour violoncelle que le compositeur tchèque allait écrire quinze ans plus tard. Il y a dans l’allegro non troppo initial une noblesse élégante qui sied parfaitement à l’archet maîtrisé et raffiné de la candidate belge. L’œuvre permet au soliste de montrer l’étendue de sa palette de nuances, et Huang excelle, notamment dans l’adagio central, à apporter la délicatesse et le lyrisme requis. Ce qui ne l’empêche pas, bien au contraire, de donner à l’allegro giocoso final tout l’éclat jouissif requis, nonobstant quelques légers signes de fatigue . Rien d’ostentatoire, et moins encore de vulgaire dans ce jeu qui donne à entendre l’expressivité avant la virtuosité, le chant avant l’instrument : musicienne intègre et pudique, la violoniste belge aura réussi à faire oublier au public de Bozar qu’il s’agissait d’un concours…
Nicolas Blanmont (La Libre Belgique)


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