mercredi 12 juin 2019



                       


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PAS LA PEINE DE COMMENTER. KROLL A TOUT DIT ET DAVANTAGE.

J'ai lu que le NYT renonçait à publier des caricatures. Quelle aberration.  Les meilleurs caricaturistes ont le génie de la synthèse  et de l'ironie sarcastique de surcroit.  "La nuit totalitaire tombe sur la liberté dans la ville qui arbore la plus hardie des statues de la liberté." commente un internaute. Voilà qui est indigne du quotidien le plus prestigieux au monde. Sait-on que Plantu ne se déplace jamais sans plusieurs gardes du corps? Mais Imaginer Le Monde sans lui, ou Le Soir sans Kroll, la Libre sans Dubus...Jamais de la vie! 
MG


LE NEW YORK TIMES RENONCE À SES CARICATURES POLITIQUES

Cette décision intervient un mois après la publication dans les colonnes du journal d’une caricature du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, qui avait été jugée antisémite.
Le New York Times a annoncé lundi qu’il ne publierait plus de dessins politiques dans son édition internationale, un peu plus d’un mois après une polémique liée à une caricature du Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou jugée antisémite. Le quotidien a indiqué qu’il réfléchissait depuis un an à «aligner» l’édition internationale sur celle publiée aux États-Unis, qui ne comprend plus de dessins politiques depuis de nombreuses années. Il compte mettre ce projet à exécution à compter du 1er juillet.
La publication fin avril dans l’édition internationale d’un dessin représentant Benjamin Nétanyahou et le président américain Donald Trump avait déclenché un tollé au sein de la communauté juive mais aussi au-delà. Le chef du gouvernement israélien était représenté sous la forme d’un chien guide, portant un collier avec une étoile de David, et tenu en laisse par le président américain, aveugle, portant une kippa sur la tête.
Le quotidien avait d’abord présenté des plus plates excuses mais, la polémique ne faiblissant pas, était allé plus loin. Le directeur de la publication A.G. Sulzberger avait décidé de lancer une procédure disciplinaire contre le responsable d’édition qui avait choisi la caricature du dessinateur Antonio Moreira Antunes. Il avait également décidé de ne plus utiliser de caricatures proposées par une société extérieure, d’où provenait le dessin controversé.
Pour Patrick Chappatte, l’un des dessinateurs vedette du New York Times, la décision annoncée lundi est directement liée à cette affaire, a-t-il expliqué sur son site. Celui qui collaborait avec le quotidien depuis plus de vingt ans regrette que «toutes ces années de travail restent inachevées à cause d’un seul dessin - qui n’était pas de moi - qui n’aurait jamais dû être publié dans le meilleur journal du monde».

«Ces dernières années, certains des meilleurs dessinateurs de presse aux États-Unis (...) ont perdu leur travail parce que leurs éditeurs les trouvaient trop critiques envers (Donald) Trump», a-t-il poursuivi. «Peut-être devrions-nous commencer à nous inquiéter», a-t-il écrit. «Et nous rebeller. Les dessinateurs de presse sont nés avec la démocratie et lorsque les libertés sont menacées, ils le sont aussi.»
«L’HUMOUR ET LES IMAGES DÉRANGEANTES FONT PARTIE DE NOS DÉMOCRATIES»
Le responsable de la rubrique éditoriale du New York Times James Bennet a indiqué sur Twitter que le quotidien souhaitait continuer à travailler à l’avenir avec Patrick Chappatte et avec Heng Kim Song, son autre dessinateur vedette, sur d’autres formats.

Aucun commentaire: