jeudi 6 juin 2019

Elections 2019: Herman De Croo siègera encore pour éviter que Dewinter ne préside le Parlement flamand





Le Soir

Le libéral cèdera son siège parlementaire à sa première suppléante Freya Saeys lors de la deuxième session du Parlement flamand.
Herman De Croo, âgé de 81 ans, siègera finalement encore au Parlement flamand. Dans le Het Nieuwsblad, il explique qu’en présidant provisoirement l’institution, il veut éviter que les députés du nord du pays prêtent serment entre les mains Filip Dewinter, figure de proue et ancien président du Vlaams Belang. En démissionnant après cette séance d’installation, le libéral Open Vld renoncera par ailleurs à l’indemnité de départ de 570.000 euros à laquelle il avait droit.
L’ancien président de la Chambre avait précédemment annoncé qu’il ne siégerait pas s’il était tout de même élu, alors qu’il poussait la liste de son parti en Flandre orientale. Mais il a trouvé une bonne raison de finalement siéger. «La tradition veut que le député avec le plus d’ancienneté ait temporairement les honneurs de la présidence. Cela ne vous surprendra pas que je suis cette personne», explique-t-il.
Filip Dewinter est le deuxième député qui compte le plus grand nombre d’années au Parlement flamand. «Pour éviter que les 123 autres députés ne doivent prêter serment entre ses mains, je reviens encore un peu», assure Herman De Croo au Het Nieuwsblad.


L'ANCIEN DÉPUTÉ CD&V ERIC VAN ROMPUY PRÉDIT DE NOUVELLES ÉLECTIONS

L'ancien député CD&V Eric Van Rompuy redoute un blocage total de la formation d'un gouvernement au niveau fédéral. Dans un interview au journal dominical flamand De Zondag, il prédit même de nouvelles élections. Eric Van Rompuy se dit inquiet pour la formation d'un nouveau gouvernement fédéral. "Les vétos de la N-VA et du PS vont provoquer un blocage total", redoute-t-il. "Je prédis six mois d'arrêt et après probablement de nouvelles élections."
D'après le démocrate-chrétien flamand, le parlement va d'abord rendre possible une grande révision constitutionnelle, afin que le confédéralisme puisse être discuté. "Des élections auront ensuite lieu, avec comme enjeu la survie de la Belgique. Si le blocage est total, je ne vois pas d'autre option", à en croire ses prévisions.
BREXIT À LA FLAMANDE
Voor een kandidaat-premier waren het memorabele, zelfs grensverleggende woorden. ‘Als we 30 procent halen,’ zei Jan Jambon (N-VA) in januari, ‘dan zijn we incontournable en is het ook moeilijk om federaal zonder ons te regeren. Als dat tot onbestuurbaarheid leidt, is dat maar zo. Als dat de trigger is voor het confederalisme, is dat een goede zaak.’ Dankzij de sprong voorwaarts van Vlaams Belang is de N-VA al met 25 procent incontour¬nable. Zelfs een zwaar gehavende partij kan het land in de onbestuurbaarheid duwen. Die prijs voor het confederalisme wil de N-VA graag betalen. Correctie, wil ze de burger laten betalen. Onbestuurbaarheid doet immers pijn. Niet zozeer in de villa’s van Brasschaat, wel in de wijken waar het cijferen is om het einde van de maand te halen. (Paul Goossens  in De Standaard)


ET DANS QUINZE ANS... "SIRE, IL VOUS FAUT PARTIR..."
Pierre Havaux
Journaliste Le Vif

Alea jacta est, l'électeur a parlé, il faut y aller à présent. Revêtir son costume de scène, descendre à pas feutrés dans la fosse aux lions. Devant son poste de télé, l'apaisante Mathilde à ses côtés, Philippe Ier de Belgique a contemplé, moue dubitative et sourcils froncés, le champ de bataille au soir du 26 mai. Super Sunday, bloody Sunday. L'arithmétique électorale qui transpirait des camemberts et graphiques de toutes couleurs occupés à défiler sur l'écran n'inspire rien de bon. Un vertige l'a saisi, à la vue du fossé béant entre le Nord et le Sud d'un Royaume un peu plus écartelé encore.
Il est le roi, certes il règne mais, Dieu merci, il ne gouverne pas. Philippe connaît son métier, six ans déjà qu'il a appris à en maîtriser les codes. Il sait ce que l'on attend d'un roi des Belges quand les urnes ont parlé. Non pas monts et merveilles, juste un humble rôle de jeteur de ponts entre les présidents de partis, celles et ceux qui auront la main et qui détiennent les clés du pouvoir. C'est peu mais beaucoup à la fois si l'impasse venait à se prolonger. Une pensée émue lui traverse l'esprit, pour son grand-père admiré Léopold III, pour son oncle bien-aimé Baudouin à qui feu Jean-Luc Dehaene, plombier du CVP, avait demandé en 1988 l'inimaginable : cent jours, 106 précisément, pour former un gouvernement. Et pour son père bien sûr, Albert II, confronté à 194 jours de crise après le scrutin de 2007, en butte à 541 jours de paralysie en 2010-2011. Tous avaient dû mouiller leur chemise pour s'extraire du bourbier. L'idéal serait bien sûr de n'avoir qu'à subir, accompagner et entériner la marche des affaires qui conduirait en douceur à donner un gouvernement fédéral à ce pays. Comme il y a cinq ans, lors du baptême du feu.


"EN FINIR AVEC LE CORDON SANITAIRE MÉDIATIQUE"
Nicolas de Pape
Senior writer au Journal du médecin in Le vif

Il est légitime de refuser de gouverner avec tel ou tel parti " extrémiste ", comme le Vlaams Belang ou le PTB. Par contre, le cordon sanitaire médiatique, exception wallonne, n'a plus de raison d'être. Les " populistes " paradent sur leurs chaînes de télé nationales partout en Europe et également en Flandre. Nos voisins n'ont pas de leçon démocratique à recevoir des médias wallons.
Fasciné par la France (ça lui passera), un jeune journaliste de la RTBF me faisait remarquer l'autre jour, semblant le regretter, que son média pratique le cordon sanitaire depuis... 1992 "alors que Marine Le Pen est invitée sur toutes les chaînes de télé et de radio françaises".
La France, patrie des Droits de l'homme, est aussi voltairienne. Elle n'a pas peur des idées, quelles qu'elles soient. Des penseurs, essayistes et hommes politiques sulfureux (ultra-conservateurs, ultra-sionistes et anti-sionistes, anti-systèmes, populistes, radicaux de gauche, anti-américains rabiques, atlantistes et même trumpistes, "nouvelle droite", catholiques conservateurs, indigénistes, crypto-staliniens) paradent dans les médias.
On pense, pêle-mêle, à Eric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan, William Goldnadel, Yvian Rioufol, Philippe de Villiers, Elisabeth Lévy, Alain de Benoist, Alain Finkielkraut, Natacha Polony, Marion Maréchal, Michel Onfray, Alain Badiou, Alexandre Del Valle, Michel Collon, Rokhaya Diallo... Bien sûr ils ne sont pas accueillis avec la même mansuétude que les représentants de la Macronie. Mais enfin, il y a une petite place pour les iconoclastes. On les publie. On en parle...
En Flandre (un autre monde à quelques kilomètres de chez nous), les émissions politiques de la VRT, chaîne publique pourtant réputée "de gauche", invitent l'ensemble du spectre politique, du PVDA (PTB) au Vlaams Belang.
Sur les chaînes néerlandaises, vous découvrirez régulièrement les "populistes" Thierry Baudet ou Geert Wilders. La BBC fait ses choux gras de Douglas Murray, qui signe des essais sur le suicide européen face à l'invasion migratoire, et de Nigel Farage, eurosceptique bien connu et bourreau de Guy Verhofstadt au Parlement européen. Les chaînes allemandes ne considèrent pas officiellement l'AFD comme un parti d'extrême droite...
Pourrait-on imaginer, par exemple, à la RTBF ou à C'est pas tous les jours dimanche (RTL-TVI), un débat entre un Zemmour wallon (qui n'existe pas d'ailleurs) et un Alain Badiou régional ? Le premier croyant profondément au Grand Remplacement et le second niant les crimes de Pol Pot ? Impensable, évidemment...
Notre cordon sanitaire médiatique (qui, soulignons-le, est nettement moins suivi par la presse écrite), est en réalité une manière habile de conserver le pouvoir.
Comme le fait remarquer Jean Faniel du CRISP (La Libre), constatant la faiblesse de l'extrême droite au sud et sa force au nord du pays : "L'immigration n'a pas été au centre du débat en Wallonie. Il y a eu une sorte de consensus entre les partis pour que ce ne soit pas le cas, pour ne pas en faire un débat, si ce n'est pour pointer du doigt le MR. En Flandre, au contraire, le thème a été mis au centre par la N-VA. Le cadrage médiatique était différent également."
Pour Nicolas Baygert, professeur de communication à l'ULB et à l'IHECS (La Libre), "les partis situés à la droite du MR ont en général beaucoup de mal à exister médiatiquement. On le voit notamment avec le PP qui existe depuis dix ans mais qui peine à s'imposer dans les parlements. Concernant les Listes Destexhe, les représentants de ce mouvement n'ont pas été invités sur les plateaux de télévision et les propositions du parti ne se sont pas retrouvées dans les tests électoraux. Cela a débouché sur un manque de visibilité malgré le matraquage de tracts électoraux de ce parti dans les boîtes aux lettres."
La droite du MR subit également une forme d'ostracisme lorsqu'on voit la virulence des questions posées au forcément "trublion" Georges-Louis Bouchez par exemple.
En revanche, le PTB bénéficie indirectement dans nos médias d'un "négationnisme" qui minimise la barbarie communiste (il n'y a pas eu de Nuremberg du communisme, comme le rappelle l'historien Thierry Wolton dans son dernier livre*).
Le cordon sanitaire médiatique sur les principales chaînes explique partiellement le virage de plus en plus à gauche de notre Fédération Wallonie-Bruxelles
Décidé par un quarteron de directeurs de l'information sur des critères peu transparents, le cordon sanitaire médiatique sur les principales chaînes explique partiellement le virage de plus en plus à gauche de notre Fédération Wallonie-Bruxelles. Et par conséquent les difficultés grandissantes de maintenir l'unité du pays avec une Flandre plus droitière mais qui garantit davantage la liberté d'expression et le pluralisme.
*"Le négationnisme de gauche" 


'CORDON SANITAIRE HEEFT EXTREEMRECHTS NIET KLEIN HEEFT GEKREGEN, EN HEEFT DE TRADITIONELE PARTIJEN LUI GEMAAKT'
Tom Garcia Knack
Oprichter en bezieler van Vlinks
'Een deel van de teloorgang van de traditionele partijen kan op het conto van het cordon geschreven worden', schrijft Tom Garcia.
Allicht is het cordon sanitaire weer helemaal actueel. Houdt het stand of sneuvelt het na bijna 30 jaar? We zullen het in de komende weken te weten komen.
Of het moet doorbroken worden of niet, dat moet iedere partij maar voor zichzelf uitmaken en afgaande op de jongste berichten, hebben ze al stelling genomen. Wat misschien wel eens bekeken en in vraag mag gesteld worden, is of dat cordon nu wel enig resultaat oplevert.
De bedoeling van het cordon is om extreemrechts te weren uit het beleid. Dat lijkt gelukt te zijn, want noch Vlaams Blok noch het latere Vlaams Belang is tot nog toe in een regering opgenomen. Of ze echter ook echt uit het beleid geweerd zijn, is een andere zaak. Een aantal punten uit het fameuze 70-puntenplan zijn intussen al uitgevoerd door andere partijen en de invloed van de partij op het beleid van anderen is onmiskenbaar.
Volgens sommigen is het cordon zelfs een zege geweest voor het Vlaams Blok/Belang. Het heeft de partij de kans gegeven om zich telkens opnieuw in de slachtofferrol te wentelen en de vrijheid gelaten om allerlei radicale standpunten in te nemen, waar ze toch nooit enige verantwoordelijkheid voor zouden moeten opnemen. Zo wordt ook wel eens gesteld dat het cordon eigenlijk de levensverzekering van het Vlaams Belang is en dat ze er zelf eigenlijk alles aan doen om het cordon in stand te houden.
Feit is dat het cordon extreemrechts niet klein heeft gekregen en dat wellicht ook nooit zal doen. Maar erger is, en dat had wellicht niemand verwacht, dat het cordon wel de andere partijen geschaad heeft. Hoezo? Een deel van de teloorgang van de traditionele partijen kan op het conto van het cordon geschreven worden. Daar zijn minstens drie redenen voor te bedenken.
Ten eerste krijgt het Vlaams Belang door dat cordon veel te veel vrijheid. Ze kunnen vrijelijk experimenteren met radicale standpunten die soms linkser dan links zijn, dan weer rechtser dan rechts. Op die manier kunnen ze elke partij het vuur aan de schenen leggen met standpunten die vaak totaal onhaalbaar en soms zelfs compleet irrealistisch zijn. De andere partijen kunnen niet anders dan reageren met genuanceerde en vaak dus ingewikkelde antwoorden, wat nog meer de illusie wekt dat enkel het Vlaams Belang met duidelijke en simpele antwoorden komt. Zelfs de N-VA ontsnapt daar niet aan, wat ook al meermaals door Bart De Wever is gezegd. Het beste voorbeeld zijn debatten in de campagne tussen Theo Francken en Tom Van Grieken over migratie, waarbij Francken met heel rationele argumenten de voorstellen van Van Grieken aan diggelen sloeg. Toch kon dit de verkiezingswinst van het Belang niet tegenhouden.
Ten tweede heeft het de geloofwaardigheid van de traditionele partijen een flinke deuk gegeven. In de eerste plaats omdat ze dus moeten zwalpen tussen het volledig afwijzen van de extreemrechtse partij en het tegemoet komen aan de verzuchtingen van de burger/kiezer die vaak toch wel overeenstemmen met de standpunten van die extreemrechtse partij. De gekende uitspraak 'het origineel is altijd beter dan de kopie' legt de vinger perfect op deze wonde.
En het helpt niet om continu over je schouder te moeten kijken of je niet al te zeer begint te klinken als die partij waar je principieel niets mee te maken wil hebben.
Er is geen enkele reden om antwoorden te formuleren op vragen en verzuchtingen die komen van kiezers die toch geen stem hebben.
Maar ten derde, veel belangrijker, heeft het cordon de traditionele partijen lui gemaakt. Er is immers geen enkele noodzaak om argumenten te ontwikkelen als de potentiële tegenstander bij voorbaat uitgesloten is. Er is geen enkele reden om antwoorden te formuleren op vragen en verzuchtingen die komen van kiezers die toch geen stem hebben. Lange tijd zorgde het cordon er zelfs voor dat sommige partijen aan de macht kwamen ook al waren ze electoraal gezien eigenlijk onbeduidend geworden waren. Helaas blijkt intussen dat ook dat niet meer werkt. De traditionele partijen halen in Vlaanderen samen nog maar amper 39%. Het Vlaams Belang haalt daar in haar eentje bijna de helft van. We zagen tijdens de verkiezingsavond dan ook compleet verdwaasde voorzitters van de traditionele partijen staan, verdoofd als ze leken door de mokerslagen die ze te incasseren kregen.
Moet het cordon dan maar opgegeven worden? Dat blijft een zaak van de partijen zelf. Maar het loont zeker de moeite om zich de vraag te stellen of een romantische soort beginselvastheid er nog toe doet als je voor de rest compleet irrelevant wordt. En bovendien is het beter voor de goede conditie en de weerbaarheid van de partij dat de confrontatie wordt aangegaan in plaats van zich te verschuilen achter een heilig principe.
Tom Garcia twitters als @LinksVlaams ongebonden zijn sociaal-libertaire visie op de Vlaamse politiek. Hij is oprichter van Vlinks, maar schrijft deze bijdrage in eigen naam. 


THEO FRANCKEN (N-VA): 'HET DOMSTE WAT WE NU KUNNEN DOEN, IS VLAAMS BELANG METEEN UITSLUITEN'

Theo Francken (N-VA) wil het gesprek aangaan met het Vlaams Belang. Dat zegt hij zaterdag in een interview met Het Nieuwsblad. 'Laat ons tegen het Vlaams Belang zeggen: hier is de bal, trap zelf eens naar doel in plaats van enkel te roepen vanuit de tribune.' De N-VA-voorman wil bekijken in hoeverre het partijprogramma van Vlaams Belang overeenkomt met 'ons programma en ideologie'.
'Het domste wat we nu kunnen doen, is Vlaams Belang meteen uitsluiten. Ook de koning heeft die boodschap eindelijk begrepen', aldus Francken. 'Laten we eerst heel goed luisteren naar hun voorstellen en die ook juridisch aftoetsen. Migratiestop, uit de Schengen-zone stappen ... Da's allemaal toeteren vooraf, maar nu moeten ze wel concreter worden.' Als er genoeg gelijkenissen zijn, kun je verder tot een volgende stap. 'Als dat niet zo is, dan kun je beter niet samen besturen'.
Francken verdedigt opnieuw de weg naar confederalisme. Voor hem is dat geen splitsing van het land, 'maar een doorgedreven, verdere autonomie van de deelstaten'. 'Je kunt het sociaaleconomisch alleen maar goed aanpakken als je meer fiscale autonomie krijgt'. De voormalige staatssecretaris waagt zich niet aan voorspellingen over de regeringsvormingen. 'Er moet vooral stevig doorgewerkt worden, want de uitdagingen zijn groot. Ik wil er geen timing op kleven, maar 11 juli is altijd de mooiste dag om een nieuwe Vlaamse regering te hebben'.
Of hij voor zichzelf een rol ziet weggelegd in een nieuwe Vlaamse bestuurscoalitie bijvoorbeeld als minister van Onderwijs, weet Francken niet. 'Ik zal met mijn voorzitter wel een gesprek hebben'. Asiel en Migratie blijft zijn voorkeur genieten, 'maar alles ligt federaal zeer moeilijk'.


UNE RUPTURE DU CORDON SANITAIRE VIS-À-VIS DU VLAAMS BELANG? JEAN-MARIE DEDECKER (N-VA) DONNE SON AVIS
BELGA
Le député Jean-Marie Dedecker, élu indépendant sur une liste N-VA, ne croit pas en une rupture du cordon sanitaire qui exclut le Vlaams Belang du pouvoir, a-t-il indiqué dimanche sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVI). "J'en rêve mais ce n'est pas le moment", a répondu M. Dedecker à la question de la scission du pays.
"Tout va continuer, les débats vont s'épuiser et dans beaucoup de mois, on fera la même chose parce que le cordon sanitaire se maintient", a-t-il exposé avec dépit, alors que des figures de proue de la N-VA se disent désormais prêtes à discuter avec le parti d'extrême droite au vu de ses résultats lors des éelctions du 26 mai.
La N-VA et le Vlaams Belang ne disposent d'aucune majorité à eux seuls et jusqu'à présent, aucun autre parti flamand que la N-VA ne s'est montré enclin à rompre le cordon sanitaire, à l'exception de l'expression d'un député Open Vld vite rappelé à l'ordre.
Pour le fondateur de l'ex-Liste Dedecker, actuel bourgmestre de Middelkerke, le cordon sanitaire constitue en réalité une "assurance-vie pour les partis classiques, qui restent au pouvoir alors qu'ils perdent des voix". "Tant que le cordon sanitaire existe, les partis classiques se mettront ensemble, on n'écoute pas la demande de confédéralisme", a-t-il déploré.
Les autres intervenants ont réfuté cette analyse selon laquelle le cordon sanitaire ne servirait aux autres partis qu'à se maintenir au pouvoir, alors qu'il vise en premier lieu à empêcher l'extrême droite d'accéder au pouvoir.


LE VLAAMS BELANG RÉPOND À L'INVITATION DE THEO FRANCKEN
LA N-VA ET LE VLAAMS BELANG SEMBLENT SE RAPPROCHER...
Theo Francken a ouvert la porte ce matin à des discussions avec le Vlaams Belang. Dans une interview accordée au Nieuwsblad, l'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration a expliqué "vouloir écouter très attentivement les propositions" du parti d'extrême droite. "Le plus stupide que nous puissions faire maintenant est d'exclure immédiatement le Vlaams Belang. Le Roi a finalement aussi compris ce message", a précisé le nationaliste.
Imageant à la façon d'un match de football les négociations en cours, Theo Francken a "donné la balle" au Belang. "Dirigez -vous vers le but au lieu de simplement crier depuis la tribune", a-t-il lancé au parti de Tom Van Grieken.
Ce qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, loin de là. Chris Janssens (Vlaams Belang), député flamand, a répondu à Theo Francken via Twitter. "Cher Theo Francken, si vous nous venez en aide, nous serons heureux de marquer. Notre entraîneur Tom Van Grieken est prêt. Les partisans de la N-VA et du Vlaams Belang sont prêts également. Ensemble, nous allons enfin laisser la Flandre marquer", a-t-il écrit.
La N-VA fait bande à part. La plupart des formations politiques ont, en effet, manifesté leur volonté de garder intact le cordon sanitaire qui entoure le Vlaams Belang et donc de l'exclure de toute négociation.
M.R.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FAISONS LE TRI DE CE MAGMA D'INFOS...

De Croo père est un politicien à l'ancienne doué d'un sens du panache et de beaucoup d'humour.
Son geste est noble et d'une grande élégance. Il appartient à la vieille école des politiciens  grands bourgeois qui passe doucement à la trappe.
Nos politiciens actuels sont faits d'un autre bois. C'est la fin sinon du jambon (sans jeu de mot) du moins de la démocratie classique.
Le cordon sanitaire fond comme neige au soleil.
Ce qui est sûr, c'est que la NVA sent de plus en le souffle brûlant du Belang dans son cou. De deux choses l'une où la NVA éloigne le Belang du pouvoir et il sera à 50% aux prochaines élections, où elle l'associe au pouvoir avec la complicité d'une poignée de députés droitiers du VLD par exemple et elle s'apercevra très vite que la copie est moins séduisante pour son électorat que l'original Belang qui a rajeuni son look pour séduire la jeunesse..
"La N-VA fait bande à part. La plupart des formations politiques ont, en effet, manifesté leur volonté de garder intact le cordon sanitaire qui entoure le Vlaams Belang et donc de l'exclure de toute négociation."
La NVA est elle sérieuse  dans son rapprochement avec le Belang ou fait elle mine de négocier avec lui: stratégie machiavélique ou résignation.  Difficile de lire dans le cerveau de de Wever. Il se pourrait que lui même ne soit pas décidé.
Nouvelles élections fédérales? Beaucoup en sont persuadés.
Le risque est immense de voir le Belang siphonner davantage encore l'électorat de droite en terre flamande. Mais laissons décanter les choses et intéressons nous à la nouvelle composition du parlement européen et, suspense : à l'élection d'un nouvel exécutif au somment de l'Union Européenne.
MG

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