dimanche 30 juin 2019

Le Sea-Watch accoste à Lampedusa, la capitaine arrêtée


La bateau Sea-Watch est entré dans le port de Lampedusa et sa capitaine Carola Rackete, qui avait forcé le blocus des eaux territoriales italiennes, a été arrêtée, a indiqué l'ONG samedi à l'AFP.
"Elle vient juste d'être arrêtée", a expliqué Ruben Neugebauer, porte-parole de Sea-Watch, dans la nuit de vendredi à samedi, vers 1H00 GMT.
Il a précisé que les 40 migrants transportés étaient restés à bord après que le navire eut accosté.
"Nous attendons encore et toujours une solution qui ne se dessine malheureusement pas. C'est pourquoi j'ai maintenant moi-même décidé d'accoster dans le port", a déclaré la capitaine du navire dans une vidéo relayéepar Sea-Watch sur Twitter.
"Nous sommes fiers de notre capitaine: elle a exactement fait ce qu'il fallait, elle a insisté sur le droit de la mer et a mis les gens en sécurité", a écrit sur Twitter le président de l'ONG allemande, Johannes Bayer.
Carola Rackete, la jeune capitaine allemande du navire battant pavillon néerlandais, avait forcé mercredi le blocus des eaux territoriales italiennes imposé par le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite).
M. Salvini a donc réclamé l'arrestation de l'équipage pour aide à l'immigration clandestine et le placement sous séquestre du navire.
La police avait obligé le bateau à s'arrêter à un mille nautique du port.
Vendredi en début d'après-midi, le ministre italien des Affaires étrangères Enzo Moavero avait annoncé sur Twitter, en les remerciant, que cinq pays (la France, l'Allemagne, le Portugal, le Luxembourg et la Finlande) étaient disposés à accueillir ces migrants.
M. Salvini refuse que les migrants débarquent avant d'avoir l'assurance qu'ils seront immédiatement transférés aux Pays-Bas, en Allemagne ou dans d'autres pays européens.
Deux migrants, un jeune de 19 ans souffrant de fortes douleurs et son petit frère qui voyageait avec lui, ont déjà été évacués dans le nuit de jeudi à vendredi.
Le parquet d'Agrigente (Sicile) a ouvert une enquête jeudi contre Carola Rackete pour aide à l'immigration clandestine et non-respect de l'ordre d'un navire militaire italien de ne pas pénétrer dans les eaux territoriales italiennes.
AFP 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"WENN UNS NICHT DIE GERICHTE FREISPRECHEN, DANN DIE GESCHICHTSBÜCHER. ICH BIN BEREIT, DIE KONSEQUENZEN BIS DAHIN ZU TRAGEN.
" SI CE NE SONT PAS LES TRIBUNAUX QUI NOUS ACQUITTENT, CE SERONT LES LIVRES D'HISTOIRE. JE SUIS PRÊTE À EN SUPPORTER LES CONSÉQUENCES.
ELLE FORCE LE RESPECT elle a fait valloir le droit de la mer et a mis ces gens en sécurité. "
Qui a sauvé une vie a sauvé l'humanité" proclame le Coran en reprenant une célèbre citation de la Thora.
Reste à savoir comment réagira l'opinion publique européenne à cet acte de bravoure et de désobéissance civile.
C'est un test majeur pour mesurer le niveau éthique de nos contemporains.
Si par malheur, l'Europe devait s'incliner devant la morgue mussollinienne de Salvini, s'EN est serait franchement fini de l'éthique démocratique sur le vieux continent assoupi dans le cocon de son confort matériel. C'est que les commentaires de forumeurs  sont loin de faire l'unanimité en faveur de la capitane téméraire.
Cela va du très favorable  "Bravo à cette femme qui fait honneur au métier de marin. Ce capitaine avait, selon le droit maritime, obligation de sauver ses passagers et son équipage.
Si elle est jugée, elle sera acquittée. Quelle que soit la peine qui sera prononcée au final, elle a gagné ce combat qui rentrera dans l'histoire demain. Et pour aujourd'hui, si elle se retrouve en prison, elle sera l'image du héros sur lequel un plus grand nombre de gens encore vont s'identifier pour trouver le courage de résister contre l'abject."
Au très, très hostile: L'Afrique à la croissance démographique galopante ne peut pas se déverser dans une Europe privatisée par les ONG non élus. Déjà Thomas Malthus craignaient les effets dévastateurs du développement exponentiel de la population humaine. Malthus a tiré une loi : la population tend à croître plus rapidement que ses ressources, jusqu'à ce qu'interviennent des freins ou des limites à cette croissance. Les préoccupations écologiques renouvellent aujourd'hui la problématique malthusienne. Certains, voient dans l'excessive population humaine la destruction des espèces animales et végétales. Tous ces "bien pensants" qui approuvent l'acte de cette capitaine, comment voyez-vous l'Europe et les Européens de demain?
Comment pouvez-vous accepter tout ce cirque sans vouloir protéger vos enfants et petits enfants?
Comment peut-on accepter de se laisser envahir par une population non éduquée, non assimilable, trop souvent violente et méprisante à l'égard de notre culture au point d'imposer la leur.
Ce n'est pas tenable!"

J'en passe et des pires...
La téméraire Carola, comme la vaillante Antigone, fille d'Œdipe, roi de Thèbes, et de la reine Jocaste n'a pas froid aux yeux. Elle n'hésite pas à à braver la colère non pas du souverain Créon mais du très Mussolinien Salvini ce qui est pareil
Cette femme de 31 ans dont la presse allemande fait peu de cas est une héroïne de notre temps à même titre que le donneur d'alerte Assange ou le lieutenant Colonel Arnaud Beltrame.
Les petites Anuna et Greta semblent faites du même bois. Qu'on approuve ou non son combat son acte de courage héroïque force le respect.
MG 


MIGRANTS EN MÉDITERRANÉE : LE « SEA-WATCH 3 » ACCOSTE À LAMPEDUSA MALGRÉ LE REFUS DU GOUVERNEMENT, SA CAPITAINE ARRÊTÉE
La capitaine, Carola Rackete, a pris les devants et décidé d’accoster, dans la nuit de vendredi à samedi. Elle a été arrêtée pour aide à l’immigration clandestine.
Le Monde avec AFP 
Soixante heures après avoir déclaré l’état d’urgence, le bateau humanitaire Sea-Watch 3 est entré dans le port de Lampedusa et sa capitaine, Carola Rackete, qui avait forcé le blocus des eaux territoriales italiennes, a été arrêtée samedi 29 juin, a rapporté Ruben Neugebauer, le porte-parole de l’ONG à l’Agence France-Presse (AFP).
« Nous attendons encore et toujours une solution qui ne se dessine malheureusement pas. C’est pourquoi j’ai maintenant moi-même décidé d’accoster dans le port », a expliqué la capitaine du navire dans une vidéo relayée par Sea Watch sur Twitter. Elle a alors forcé le passage au beau milieu de la nuit, malgré la vedette de police chargée de l’en empêcher.
Un peu avant 3 heures, la police est montée à bord pour arrêter la jeune femme. La capitaine, qui risque jusqu’à dix ans de prison, selon les médias italiens, est descendue du navire encadré par des agents, sans menottes, avant d’être emmenée en voiture.
« Nous sommes fiers de notre capitaine : elle a fait exactement ce qu’il fallait, elle a insisté sur le droit de la mer et a mis les gens en sécurité », a écrit sur Twitter le président de l’ONG allemande, Johannes Bayer.


“We are proud of our captain, she did exactly the right thing. She upheld the law of the sea and brought people to safety." – #SeaWatch chairman Johannes Bayer
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« Mission accomplie », s’est réjoui de son côté le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini. « Capitaine hors la loi arrêtée, navire pirate séquestré, maxi-amende à l’ONG étrangère », a-t-il twitté en exprimant sa « honte face au silence du gouvernement des Pays-Bas », pays dont le Sea-Watch bat pavillon.
900 000 EUROS D’AMENDE
Le navire, sous pavillon néerlandais, était bloqué dans les eaux internationales depuis plus de deux semaines après avoir récupéré 53 migrants au large des côtes libyennes. Onze migrants avaient été remis aux gardes-côtes italiens pour des raisons médicales. Les 42 migrants encore présents à bord du navire ont commencé à débarquer peu après 5 h 30, certains tout sourire, d’autres en larmes, alors que le jour se levait, pour être conduit dans le centre d’accueil de l’île.
Malgré la fermeté affichée par M. Salvini, ce centre n’est jamais vide : Lampedusa a vu débarquer plus de 200 migrants pendant les deux semaines où le Sea-Watch est resté bloqué au large de l’île. Et plusieurs embarcations de fortune ont été signalées dans la nuit au large. Juste après, le Sea-Watch, conduit par les gardes-côtes, est reparti pour s’ancrer au large.
Dans le même temps, le navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms patrouillait au large de la Libye, malgré la menace d’une amende de 200 000 à 900 000 euros brandie par les autorités espagnoles. « Si je dois payer par la prison ou par une amende le fait de sauver les vies de quelques personnes, je le ferai », a assuré Oscar Camps, fondateur de l’ONG.
UNE ENQUÊTE OUVERTE CONTRE CAROLA RACKETE
Carola Rackete, la jeune capitaine allemande du navire, avait forcé mercredi le blocus des eaux territoriales italiennes imposé par le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de la Ligue (extrême droite). M. Salvini a donc réclamé l’arrestation de l’équipage et le placement sous séquestre du navire. La police avait obligé le bateau à s’arrêter à un mille nautique (1,852 km) du port, où il restait bloqué.
Le parquet d’Agrigente (Sicile) a ouvert une enquête jeudi contre Carola Rackete pour aide à l’immigration clandestine et non-respect de l’ordre d’un navire militaire italien de ne pas pénétrer dans les eaux territoriales italiennes.
M. Salvini refuse que les migrants débarquent avant d’avoir l’assurance qu’ils seront immédiatement transférés aux Pays-Bas, en Allemagne ou dans d’autres pays européens. Vendredi en début d’après-midi, le ministre des affaires étrangères italien, Enzo Moavero, avait annoncé sur Twitter, en les remerciant, que cinq pays (la France, l’Allemagne, le Portugal, le Luxembourg et la Finlande) étaient disposés à accueillir ces migrants.
La Commission européenne exigeait que les migrants soient à terre avant d’organiser la répartition, tandis que M. Salvini refusait de les laisser descendre avant d’avoir l’assurance qu’ils seraient immédiatement transférés aux Pays-Bas, en Allemagne ou dans d’autres pays européens. 


SPIEGEL ONLINE: FRAU RACKETE, WIE IST DIE SITUATION AUF IHREM SCHIFF?
Rackete: Wir kommen langsam an unsere Grenzen: Damit meine ich nicht so Kleinigkeiten wie Abwassertanks, die sich langsam füllen. Die psychische Situation unserer Gäste macht mir große Sorgen.
SPIEGEL ONLINE: Inwiefern?
Rackete: Die Menschen kommen aus libyschen Lagern, einige wurden gefoltert. Sie haben zum Teil damit gedroht, von Bord zu springen.
SPIEGEL ONLINE: Wie fühlen Sie sich?
Rackete: Ich bin wütend und enttäuscht. Europa hat uns im Stich gelassen. Seit zwei Wochen sind weder die EU-Kommission noch die Nationalstaaten bereit, Verantwortung zu übernehmen. Alles muss man selbst machen.
SPIEGEL ONLINE: Wenn Sie in den Hafen von Lampedusa einlaufen, droht eine Strafe von bis zu 50.000 Euro. Das Schiff könnte beschlagnahmt werden. Haben Sie sich schon entschieden, was sie tun wollen?
Rackete: Ja. Wir fahren nach Lampedusa, heute Nachmittag sind wir in italienische Hoheitsgewässer eingelaufen. Gerade kontrollieren italienische Beamte das Schiff. Ich kann die Risiken für die psychische und physische Gesundheit der Menschen an Bord nicht weiter verantworten. Die Menschen haben Grundrechte, derer sie lange genug beraubt wurden.
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SPIEGEL ONLINE: Allerdings ist selbst der Europäische Gerichtshof für Menschenrechte der Meinung, dass sie nicht in Lampedusa anlegen müssen, weil es keine unmittelbare Gefahr für die Menschen auf dem Schiff gebe.
Rackete: Das Gericht hat vor allem entschieden, dass wir uns nicht unter italienischer Jurisdiktion befinden und die Leute deshalb nicht an Land dürfen. Er hat nicht in Zweifel gezogen, dass Lampedusa der nächste sichere Hafen ist. Es bleibt mir also gar nichts anderes übrig, als in italienische Hoheitsgewässer einzufahren.
SPIEGEL ONLINE: Auch anderen deutschen Seenotretter drohen Haftstrafen. Claus-Peter-Reisch, Kapitän der Lifeline, musste 10.000 Euro Geldstrafe zahlen. Haben Sie keine Angst, verurteilt zu werden?
Rackete: Wenn uns nicht die Gerichte freisprechen, dann die Geschichtsbücher. Ich bin bereit, die Konsequenzen bis dahin zu tragen. Der Bürgermeister von Palermo hat dafür ein Wort gefunden: constitutional obedience, also in etwa verfassungsmäßiger Gehorsam.
SPIEGEL ONLINE: Kann sich Sea-Watch die womöglich anstehenden Anwaltskosten überhaupt leisten?
Rackete: Wir haben einen Rechtshilfefonds eingerichtet. Der ist noch nicht so gut gefüllt - aber wir sind zuversichtlich. Vielleicht wird auch unser Schiff beschlagnahmt, das würde uns noch viel mehr zu schaffen machen.
SPIEGEL ONLINE: Salvini will sie in die Niederlande schicken, weil sie unter der niederländischen Flagge fahren. Warum machen Sie das nicht?
Rackete: Der Vorschlag ist menschenverachtend, wieso sollte ich die Menschen dem Risiko einer so langen Reise aussetzen? Es gibt ja Angebote, die Leute auf verschiedene EU-Staaten zu verteilen. Der Bürgermeister von Rottenburg hat zum Beispiel angeboten, alle mit einem Bus abzuholen, so könnte man das machen. Aber zunächst müssen die Leute so schnell wie möglich an Land.

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