mercredi 26 juin 2019

Pour Siegfried Bracke, il existe une solution au blocage des négociations fédérales


M.R.
La Libre

Le nationaliste a plaidé à nouveau pour des discussions franches avec le Vlaams Belang.
Siegfried Bracke l'avait affirmé ce week-end: il faut pactiser avec le parti de Tom Van Grieken. L'homme fort de la N-VA qui a récemment décidé d'arrêter la politique a cependant nuancé ses propos au micro de la Première ce mercredi matin. "On ne peut pas faire un gouvernement avec le Vlaams Belang au sein de la coalition, car les différences de programme seront trop larges", a-t-il expliqué. Mais l'ancien président de la Chambre ne conçoit cependant pas qu'un gouvernement flamand soit formé sans le soutien du parti d'extrême droite. "Il faut tenir compte du fait que plusieurs enquêtes ont démontré que la grande majorité des électeurs flamands jugent injuste le fait qu'on exclut le Vlaams Belang", a déclaré Siegfried Bracke plaidant pour un gouvernement minoritaire bénéficiant de l'appui de la formation de Tom Van Grieken.
"Moi je n'aime pas le Vlaams Belang, mais c'est une raison en plus pour ne pas faire de cadeau. D'un point de vue stratégique, faire le martyr, ça marche toujours. Il ne faut donc pas les laisser adopter cette tactique et obliger le parti à prendre ses responsabilités", a détaillé le nationaliste flamand.
"Du point de vue juridique, les élus du Vlaams Belang sont les mêmes que les autres élus", a-t-il encore ajouté.
Pas un fervent supporter du cordon sanitaire
Siegfried Bracke l'a déjà affirmé à plusieurs reprises: il n'a jamais été un grand fan du cordon sanitaire qui entoure l'extrême-droite. "Je l'ai toujours pensé: il faut traiter le Vlaams Belang comme les autres partis sinon on lui fait un cadeau", a-t-il expliqué à Thomas Gadisseux.
Pour le nationaliste flamand, la montée du Belang s'explique facilement. "Il y a un problème au niveau de la migration et il y a un problème social (...). Les gens ont dit 'tampis' et ont voté en protestation pour le Vlaams Belang à cause de ces problèmes. Il faut un gouvernement maintenant avec une politique prononcée et qui est le travail de tout parti concerné", a jugé Siegfried Bracke.
LE CONFÉDÉRALISME, INÉVITABLE?
Face à l'embourbement des négociations fédérales, l'ancien président de la Chambre ne voit qu'une solution possible: le confédéralisme. "C'est une solution pour la Belgique, pas que pour la Flandre. À mon avis, le confédéralisme viendra sans aucun doute, parce qu'il n'y aura pas d'autre choix à la fin. Cela se voit déjà maintenant, le blocage est total", a-t-il estimé.
"Il faut constater que les six partis traditionnels n'ont plus une majorité à la Chambre. Il faut faire quelque chose, il faut une réforme avec un bloc de la gauche et un bloc de la droite", a conclu Siegfried Bracke.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA VOIX D'UN TRÈS GRAND JOURNALISTE

Siegfried (on ne porte pas  par hasard un prénom wagnérien quand on est né belge) Bracke quitte la vie politique. C'est dire qu'il retrouve sa liberté de parole qui est celle de l'ancien journaliste star de la VRT , le De Vadder qu'il était, c'est à dire un observateur ultra averti et lucide de la politique  du royaume de Belgique. C'est dire qu'il ne parle pas pour rien dire ni pour être le porte parole de la NVA qui l'a , à mon sens profondément déçu. C'est lui qui a induit le virage de  2014 vers une NVA  moins communautaire et plus conservatrice. La Suédoise c'est son oeuvre et rien que cela donne à son discours une grande crédibilité. Que nous dit-il aujourd'hui? Deux choses : que le cordon sanitaire n'est plus tenable avec un Belang à 25% et que la situation est bloquée comme jamais. Il ajoute que le confédéralisme est la seule solution. Di Rupo qui cherche à gagner du temps ne veut pas en entendre parler et il se drape dans la toge de Joëlle Milquet: madame non. Di Rupo alias Monieur NON  n'a qu'une idée en tête , tel le Saint George de la ducasse montoise il veut donner le coup de grâce au MR et en particulier à Charles Michel, son président. Il y parviendra, soyez en sûr mais il mettra en même temps la Wallonie et Bruxelles définitivement sur les genoux.
MG 


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