lundi 22 juillet 2019

Le bras de fer Gatz/Rutten est la marque d’une tendance lourde: l’émancipation bruxelloise

La Libre Belgique

Il n’est quand même pas fréquent qu’un parti qui accède au pouvoir après une campagne électorale à l’issue incertaine se déchire. C’est pourtant ce qui s’est passé à l’Open VLD. Gwendolyn Rutten, présidente des libéraux flamands, avait demandé à Sven Gatz et à Guy Vanhengel, les représentants de son parti dans la négociation à Bruxelles, de manœuvrer pour embarquer également le MR.
Au fédéral, l'Open VLD ne se voit pas gouverner avec les écologistes: "Un gouvernement vert-violet est presque impossible"

L'OPEN VLD NE SE VOIT PAS GOUVERNER AU NIVEAU FÉDÉRAL AVEC LES ÉCOLOGISTES.
"On ne peut jamais rien exclure mais, en termes de contenu, un gouvernement vert-violet est presque impossible", a ainsi déclaré le chef de file des libéraux flamands Patrick Dewael samedi dans Het Belang van Limburg. "Je ne vois pas comment nous pourrions mettre en œuvre notre propre programme avec uniquement des partis de gauche." Un gouvernement fédéral libéral avec des socialistes et des verts n'est donc pas viable pour l'actuel président de la Chambre. "Comment l'Open Vld pourrait-il mettre en œuvre son programme avec des verts qui se sont précipités au premier plan de toutes les manifestations syndicales de ces dernières années pour attirer à eux toutes les personnes de gauche? ", s'interroge-t-il.
"Avec des verts qui veulent aller bien plus loin que les objectifs climatiques ambitieux de l'Europe? Avec des verts qui veulent assouplir notre politique d'asile sévère mais juste? ", se demande-t-il encore.
La coalition bourguignonne (socialistes, libéraux et N-VA) n'a pas non plus les faveurs de Patrick Dewael. "Si nous devons continuer à travailler avec le PS, il faudra aussi prendre des décisions difficiles", prévient-il.
•À ses yeux, la N-VA et le PS - en tant que plus grands partis du pays - devront en tous les cas s'asseoir à la table des négociations.
•‘VERGIS U NIET: DE MEESTEN IN DE PARTIJ ZIEN MIJ HEEL GRAAG’
Sven Gatz (Open VLD) verkiest de Brusselse belangen boven de liberale. Het maakte hem deze week tot de paria van de partij. Is het dat waard? ‘Als puntje bij paaltje komt, laat iedere politicus de lokale belangen primeren. Of het nu gaat om de Brusselse, Gentse, Oostendse of zelfs Aarschotse belangen.’

LE DÉPUTÉ OPEN VLD VINCENT VAN QUICKENBORNE ENVISAGE DE SE PORTER CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE DES LIBÉRAUX FLAMANDS, A-T-IL ANNONCÉ DIMANCHE MIDI SUR VTM NIEUWS.
La Libre Belgique
Il considère qu'un changement serait en tous les cas le bienvenu, le parti ayant trop viré à gauche selon lui. Les libéraux flamands choisiront leur nouveau président en mars 2020, alors que le parti a souffert durant les élections régionales, fédérales et européennes du 26 mai dernier. Pour plusieurs barons de l'Open Vld, il est donc temps que Gwendolyn Rutten cède sa place.
"Notre parti perd des voix depuis 2004 et nous ne pouvons nous satisfaire du résultat de cette année", a commenté dimanche Vincent Van Quickenborne sur VTM. "J'envisage de me porter moi-même candidat à la présidence. Nombreux sont ceux qui me font des appels du pied", a-t-il ainsi affirmé.
Le bourgmestre de Courtrai déplore un virage à gauche opéré sous la houlette de l'actuelle présidente. "Le parti doit revenir à des idées de droite, c'est la seule façon de retrouver notre fierté en tant que libéraux", estime-t-il. Vincent Van Quickenborne considère en outre qu'il est quasiment exclu que l'Open Vld entre au fédéral au sein d'une coalition arc-en-ciel, alors que les partis francophones majoritaires PS, Ecolo et MR y semblent enclins.
Les verts, surtout, exaspèrent le libéral flamand. "Monter au gouvernement avec Groen et Ecolo n'est pas une bonne option, selon moi. L'emploi, la prospérité et le progrès sont nos fers de lance, tandis que Groen et Ecolo divergent sur ces points."
L'Open Vld espère à présent que le président de la N-VA Bart De Wever et du PS Elio Di Rupo vont rapidement s'asseoir à la table des négociations pour lancer la formation d'un gouvernement fédéral. Le parti pourrait soutenir une réforme de l'État si nécessaire, mais en bonne concertation, indique encore M. Van Quickenborne. "Ce ne sera pas tout ou rien, le confédéralisme ou rien", conclut-il.
Belga


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CRISE DE CROISSANCE/DE SURVIE AU VLD ET AU MR?

Certes, Charles Michel fait une carrière éclair spectaculaire: chapeau bas, on applaudit même si les présidents de partis le battent manifestement  la tête froid.
Le parti qu'il préside traverse une crise existentielle profonde qui pourrait, à terme, et plus vite qu'on imagine, déboucher sur une fronde, voire une dissidence des libéraux sociaux par rapport à l'aile plus conservatrice du parti.
Il fut un temps, pas si lointain, où le PRL, le FDF et les dissidents du PSC militaient ensemble dans une fédération nommée MR: le mouvement réformateur. Cette conjoncture rendait le MR incontournable en Région bruxelloise. Le bras de fer Michel-Reynders a induit le divorce avec Reynders et le départ de Défi. Quelle erreur tactique!
Désormais et après l'expérience de la coalition suédoise qui s'est soldée par un désastre électoral pour le MR, le libéraux sont dans la tourmente et en pleine crise identitaire. Quel rôle va jouer Reynders dans cette zizanie. Quelle est l'avenir du libéral liégeois parachuté à Bruxelles?  C'est difficile à imaginer.
Les élus bruxellois  VLD Sven Gatz et Guy Vanhengel ont rejoint le nouveau gouvernement bruxellois sans le parti frère francophone MR à l'encontre de la volonté de Gwendolyn Rutten, présidente du VLD. Selon Lorenzo Terriere, il est urgent que Rutten  renforce son leadership menacé. Sinon, l'Open VLD menace de perdre des plumes aux négociations flamandes et fédérales. Le sprint final des négociations bruxelloises a fait resurgir des tensions internes vives au sein du VLD. Le bourgmestre de Courtrai , le VLD Van Quickenborne à tendance très droitière,  envisage de se porter candidat à la présidence. Il  déplore "un virage à gauche" opéré par l'actuelle présidente. "Van Quickenborne considère en outre qu'il est quasiment exclu que l'Open Vld entre au fédéral au sein d'une coalition arc-en-ciel, alors que les partis francophones majoritaires PS, Ecolo et MR y semblent enclins." Van Quickenborne espère que Bart De Wever et du PS Elio Di Rupo vont rapidement s'asseoir à la table des négociations pour lancer la formation d'un gouvernement fédéral. Il y donnerait volontiers son aval. Mme Rutten,  semble carrément mise sur la touche . Ces dernières semaines, elle a déjà été confrontée à un manque de soutien interne, mais le désaveu est en train de se renforcer . L'aile  droite et l'aile gauche se chamaillent et plus  personne n'arbitre. Sans une ligne de parti claire, le VLD part à la dérive un peu comme le MR son pendant francophone.
Aux élections de mai, l'Open VLD a perdu deux de ses cinq sièges au Parlement bruxellois. Néanmoins, Gatz et Vanhengel on tenu à être dans le gouvernement. Rutten craint que dans négociateurs libéraux bruxellois  aient négligé de peser suffisamment sur le contenu de l'accord de coalition.
Les libéraux bruxellois flamands ont fait en vain quelques tentatives prudentes pour amener le MR à la table de négociation régionale bruxelloise .... La tentative plus hardie  du président du parti, M. Rutten, de forcer la manoeuvre s'est heurtée au véto de Laurette Onkelinx..
Les libéraux flamands se disputent depuis un certain temps déjà au sujet de leur ligne générale.
Les autres partis  et les observateurs politique ont remarqué les dissensions  internes tant au VLD qu'au MR.
Le pilote Rutten risque la défénestration. Qui lui succédera Van Quickenborne ? Et qui coiffera la casquette de président de Charles Michel quand il montera au Berlaimont  Willy Borsus , Jean-Luc Crucke ?
Les libéraux francophone sont dans la tourmente; le cdh l'est également.
Est ce à dire qu'ils pourraient décider d'unir leurs forces ou plus exactement la somme de leurs faiblesses? Mais on ne voit pas qui est l'homme ou la femme providentielle capable de mener une telle opération à bien. C'est exactement pareil pour la Flandre. Verhofstadt au secours, ton parti court comme une poule sans tête.
MG


Des leaders du MR veulent le départ rapide de Michel: «Arrêtons les petits jeux de Zorro masqué», dit Laruelle 
Le Soir
La nouvelle présidente du Senat et ex-ministre libérale estime que « le MR a vraiment besoin d’autres choses que ces personnes masquées. »

Un groupe de six ministres, anciens ministres et parlementaires, qui souhaitent conserver l’anonymat « pour l’instant », nous a contacté ce week-end. Ces six libéraux veulent notamment le départ de Charles Michel du parti dès la rentrée et « la fin de la guerre des clans. » Au micro de La Première, Sabine Laruelle condamne fermement cet anonymat : « Il faut arrêter ces petits jeux de Zorro masqué. »
« Je suis déçue », a partagé Sabine Laruelle ce vendredi sur la RTBF. « Autant, je trouve que dans un parti, on peut être très franc, très clash en interne autant, j’en ai un peu marre de ce sorties en off », a lancé l’ex-ministre libérale. La nouvelle présidente de la Chambre estime que « le MR a vraiment besoin d’autres choses que ces personnes masquées. »
« Arrêtons, négocions de manière positive, essayons de former un gouvernement, ne remettons pas en cause le chef, écoutons le signal de l’électeur », a-t-elle fustigé tout en soulignant que « le parti libéral est le deuxième parti et doit se faire respecter en tant que tel. » Une tentative d'accord avec la gauche?
Le Vif
Le Premier ministre Charles Michel a démenti mercredi, par la voix d'un porte-parole, toute tentative de relancer le gouvernement démissionnaire avec l'appui de l'opposition de gauche.
M. Michel "dément avec force les affirmations du Tijd", qui assurait mercredi que le chef du gouvernement d'affaires courantes tentait un accord avec l'opposition de gauche afin de boucler plusieurs grands dossiers comme le budget 2020, la succession au 16 rue de la Loi - M. Michel est appelé à présider le Conseil européen dès le 1er décembre - et la désignation du commissaire européen attribué à la Belgique.
"Le Premier ministre se concentre entièrement sur les affaires courantes. Le gouvernement démissionnaire ne peut compter que sur 38 sièges à la Chambre. Cette histoire est un non-sens complet", selon ce porte-parole.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CETTE HISTOIRE EST UN NON-SENS COMPLET" 

Il est plus que temps que Charles Michel se débarrasse de sa double casquette celle de Nomero Uno, celle de président du MR pour ne conserver que la troisième: celle du Conseil européen.
Franchement on en vient à souhaiter une fronde au MR dirigée par deux femmes de tête et de caractère: l'ancienne présidente du Sénat Christine Defraigne et la nouvelle, la très brillante Sabine Laruelle.
Di Rupo et De Wever se parleront , c'est sûr. Il se pourrait même qu'ils négocient ensemble pour éviter à tout prix de nouvelles élections,  quitte à mettre au frigo le concept de confédéralisme contesté par les francophones et flou.
Il se pourrait que les choses bougent enfin deux mois après le dépôt des bulletins de vote dans l'urne. L'électeur a parlé fort. Il est temps qu'il soit entendu.
Elio di Rupo finira par nous convaincre qu'il est un homme d'Etat.
MG


DI RUPO N'EXCLUT PAS DE S'ASSEOIR À LA TABLE DES NÉGOCIATIONS AVEC LA N-VA
Le Vif

Le président du PS n'exclut pas de s'asseoir à la table des négociations avec la N-VA si les informateurs royaux en formulent la demande, a indiqué dimanche Elio Di Rupo au micro la RTBF après le défilé de la Fête nationale.

"Le Roi souhaite que les femmes et les hommes politiques qui ont des responsabilités se parlent", a commenté le président du parti socialiste concernant le discours royal prononcé samedi, qui plaidait pour un "dialogue ouvert et vrai". Si Elio Di Rupo reconnaît ne pas discuter avec les nationalistes flamands "en l'état actuel des choses", il considère toutefois qu'un dialogue relève "certainement du domaine du possible". "Les informateurs royaux semblent vouloir organiser des tables de discussion. Si tel est le cas, nous irons discuter", a prudemment avancé le socialiste. "Les résultats électoraux sont ce qu'ils sont. Il y a différents partis qui aujourd'hui peuvent jouer un rôle premier, mais dont les sensibilités et les objectifs sont différents", a-t-il poursuivi pour expliquer les lenteurs des négociations aux différents niveaux de pouvoir.
Le président s'est ainsi voulu rassurant, affirmant n'être "pas inquiet du tout".

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