mercredi 10 juillet 2019

Zijn er geen andere prioriteiten voor Brussel dan circus Tour naar hier halen? Ik ken er alvast één


Hans Vandeweghe is sportjournalist bij De Morgen.

(...)In de coulissen werd ondertussen gedebatteerd over de wenselijkheid van een Tour-start in Brussel. Te duur, te vuil, te weinig fietspaden, te rijk gerekend met economische return, kortom: zijn er geen andere prioriteiten voor Brussel dan circus Tour naar hier halen? Naast beter onderwijs, veiliger verkeer, een eengemaakt bestuur en dito politiezone, ken ik er alvast één: een nationaal stadion, de Europese hoofdstad waardig. Dit jaar hebben we wel de Tour gehad, maar volgend jaar hebben we niet het Europees Kampioenschap voetbal. Dat wordt in alle landen van Europa gespeeld, maar niet in de Europese hoofdstad.
Te veel Merckx, was nog een kritiek. Eddy Merckx mag dan een hele aardige man zijn en een groot kampioen – wellicht de grootste aller tijden in het wielrennen en de beste Belgische sporter ooit – de heldenverering werd inderdaad af en toe gênant. Geen enkel ander land heeft ooit een sporter – man/vrouw, dood/levend – zo bewierookt als ging het om Kim Jong-un in Noord-Korea.
Hem kennende is hij opgelucht dat het ‘dure, vervuilende’ circus van de Tour na twee dagen is vertrokken en de kans dat ze hem alsnog in Parijs zien, is weer iets minder groot.
Als dit allemaal is gepasseerd zal je wel moeten concluderen dat die inzet van overheidsmiljoenen best opnieuw wordt bekeken.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE TOUR DE FRANCE A BRUXELLES:PREMIER PAS VERS LE RATTACHISME?

Bruxelles a vécu pendant tout une semaine à l'heure française. Que le tour de France fasse une boucle en Belgique est une chose. Qu'il démarre de Bruxelles et plus singulièrement de Molenbeek est une tout autre affaire. C'est carrément un aveu symbolique de notre allégeance inconditionnelle à la France. On aimerait savoir combien il en a coûté à nos excellences socialistes pour réussir ce coup de com extraordinaire. On a parlé de 500.000 Belges dans les rues. Le hideux piétonnier bruxellois  a servi de bivouac au village du tour qui l'a repeint en jaune. La belle affaire. Tout ceci participe de l'esprit de "Bruxelles plage" et "jeux d'hiver" ces événements populos à arrière pensée électoraliste et relan populiste. Bruxelles vaut mieux que cela!
Mais allez savoir. Peut être que le PS, par cette initiative téméraire, veut-il nous préparer psychologiquement à un rapprochement plus hardi de la Communauté française avec la France afin de déjouer le projets de confédéralisme  de De Wever dont le PS ne veut à aucun prix entendre parler? Allez savoir ce qui se trame au boulevard de l'Empereur qui après avoir calmé les ardeurs du PTB a flétri le coquelicot cher au coeur de Nollet. Tout ça c'est du cinéma. Di Rupo finira par conclure un accord avec le MR, vraisemblablement à trois avec Ecolo qui semble y répugner. On lira avec un vif intérêt la nouvelle version du plaidoyer insistant de Jules Gheude en faveur du rattachisme de la Wallonie à la France.
La Wallonie, c'est un cul-de-sac économique, social, culturel. (Louis  Michel)
MG


CHARLES MICHEL ET EMMANUEL MACRON

•Source : Le Vif
Jules Gheude
Essayiste politique

Charles Michel est incontestablement un Européen convaincu. Il entretient d'excellentes relations personnelles avec le président français Emmanuel Macron et ces deux raisons ont amené ce dernier à soutenir résolument sa candidature à la fonction de président du Conseil européen.
Mais Emmanuel Macron n'ignore pas les difficultés politiques majeures que son "protégé" traverse depuis que la N-VA s'est opposée à la signature du pacte de Marrakech sur l'immigration, plaçant ainsi le gouvernement belge dans une position minoritaire. Singulièrement aussi depuis les élections législatives et régionales du 26 mai dernier ont plongé le pays dans une crise qui s'avère de plus en plus inextricable.
La République s'était déjà inquiétée de l'enlisement dans lequel la Belgique s'était retrouvée en 2010-2011, au point que la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale avait chargé deux de ses membres d'une mission d'information sur le sujet.
Le rapport des intéressés relève notamment le fait que la Belgique présente deux sociétés différentes :
C'est peut-être l'image la plus forte qu'ont laissée les premières heures passées en compagnie des interlocuteurs de la mission (...). Certains ont mis en valeur des domaines précis où cette différence trouverait à s'exprimer. Ainsi, M. Rik Torfs, sénateur, estimait que l'écart entre les cultures économiques des Flamands et des Wallons était très important, les premiers étant plus enclins à l'esprit d'entreprise et à l'innovation, les seconds penchant plutôt vers le salariat, de préférence dans le secteur public ; de même, les autorités flamandes chercheraient plutôt à favoriser l'entreprise privée et à libérer les initiatives alors que les autorités wallonnes seraient très interventionnistes et chercheraient à conserver un secteur public puissant. Mme Béatrice Delvaux, éditorialiste au Soir, évoquait un rapport différent au besoin d'évolution de la société, avec des Wallons plus "transis" et des Flamands plus "allants" et désireux de changements ; elle affirmait ainsi à la mission que "les francophones ont souvent le bâton dans le dos ; les Flamands sont un révélateur de ce que les Wallons ne veulent pas faire spontanément". (...)
Le fait est qu'effectivement, les liens se distendent entre les deux parties du pays. S'agissant des médias, la barrière de la langue conduit à ce qu'une très faible partie de la population accède aux médias de l'autre communauté. En conséquence, lorsqu'ils veulent élargir leur horizon médiatique, les Flamands s'orientent vers les médias anglo-saxons et les Wallons vers les médias français. Cette coupure est si franche qu'il a été rapporté à la mission que, lorsque la chaîne publique francophone, la RTBF, a diffusé, en décembre 2006, un pseudo-reportage annonçant l'indépendance de la Flandre et la fin de la Belgique, quasiment aucun téléspectateur francophone n'a songé à basculer sur la chaîne publique flamande, la VRT, pour vérifier l'information et voir comment réagissait la partie flamande du pays.
Deux sociétés différentes. Le leader de la N-VA, Bart De Wever, évoque, lui, deux démocraties distinctes. Et les résultats des dernières élections législatives et régionales ne peuvent certes pas le démentir.
Toujours est-il que l'évolution des choses rend plus actuelles que jamais ces questions posées par les deux élus français dans leur analyse : La Belgique serait donc condamnée, État si faible que toute crise politique serait l'occasion de poser la question de sa survie, État si artificiel qu'il devrait se briser à l'inéluctable envol de la nation flamande. La devise nationale ("L'union fait la force") n'aura-t-elle donc été qu'une incantation ?
Au niveau fédéral, Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (SP.A) ont été chargés par le Roi d'une mission d'information qui devrait s'achever le 29 juillet. Elle aura donc duré deux mois. Le PS, première force politique en Wallonie, et la N-VA, formation qui a la main en Flandre, ne peuvent se sentir. Pas question, en outre, pour la Flandre d'une coalition où elle se retrouverait minoritaire. Bref, l'opération présente tous les aspects de la mission impossible.
Au niveau régional wallon, le PS souhaite mettre sur pied une coalition la plus progressiste possible, mais il ne parvient pas à séduire au-delà d'Ecolo. Une coalition "coquelicot" à laquelle manqueraient donc trois voix pour être majoritaire. Mais ni le PTB), ni le MR ne souhaitent s'embarquer dans l'aventure. Reste à voir si le CDH, qui a décidé de se mettre en retrait à tous les niveaux de pouvoir, pourra apporter l'appoint nécessaire.
Une chose est sûre, en tout cas : ce n'est pas avec une vision de gauche radicale que la Wallonie parviendra à opérer son redressement économique. De 1980 à 2017, le PS a exercé, de façon quasi ininterrompue, la ministre-présidence de la Région.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le dernier classement Eurostat relatif au PIB des régions de l'Union européenne place la Wallonie à 85, pour un indice moyen fixé à 100. La Flandre, par contre, se situe à 120 et son esprit entrepreneurial lui permet de réaliser plus de 80% des exportations belges (217,2 milliards d'euros en 2017, contre 45,5 milliards pour la Flandre).
L'un des principaux maux de la Wallonie, c'est la grève. Un Courrier hebdomadaire du CRISP révèle qu'en 2017, les Wallons ont totalisé 110 jours de grève contre 39 pour les Flamands. Et la FGTB a d'ores et déjà mis le PS sous pression : pas question de mettre de l'eau dans le vin !
Le rapport français cité plus haut rappelait le docu-fiction "Bye bye Belgium", réalisé par la RTBF en 2006. Et si la réalité était sur le point de remplacer la fiction ?
Charles Michel a-t-il confié à Emmanuel Macron ce que son père Louis, alors président du Parti Réformateur Libéral, avait déclaré au "Figaro", le 28 octobre 1996 : Entre un Etat wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France, car la Wallonie, c'est un cul-de-sac économique, social, culturel.
Ce qui nous ramène à une question qui avait fort préoccupé le général de Gaulle. Lors d'un entretien avec son ministre Alain Peyrefitte, le 29 juillet 1967, l'homme de Colombey s'était largement épanché sur le sort de la Wallonie : Il y a un malaise belge (...) Il ne faut pas exclure qu'il aboutisse à une crise, surtout au cas où l'équation entre les deux fractions viendrait à se rompre. (...) Ils (les Wallons) retrouveraient au sein de la France la fierté d'appartenir à une grande nation, la fierté de leur langue et de leur culture. Le goût de participer aux grandes affaires du monde et de se battre pour de grandes causes humaines. Toutes choses qu'ils ont perdues sans leur association contre nature, imposée par les Anglais, avec les Flamands qui ne les aiment pas et qu'ils n'aiment pas. (...) Je leur ai dit (à une délégation de Wallons venus le rencontrer) que le jour où la Wallonie, par la voie de ses représentants légitimes, ou de préférence par référendum, déciderait d'être rattachée à la France, nous leur ouvririons les bras de grand coeur. (2)
En fait, la solution de survie à l'incurable mal belge se trouve à portée de main. Il suffit de vouloir la saisir.
(1) Dernier livre paru : "La Wallonie, demain - La solution de survie à l'incurable mal belge.
(2) Alain Peyrefitte, "C'était de Gaulle", tome III, Editions de Fallois/Fayard, 2000.

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