samedi 31 août 2019

Straf liefdesverhaal: vrouw van steenrijke Aldi-erfgenaam laat hem zitten voor Afghaanse vluchteling


HLN
Katja Albrecht (47) woont al samen met haar nieuwe vriend. Ook zijn ouders komen bij het koppel inwonen.
Duitsland is in de ban van een ongelooflijk liefdesverhaal in de steenrijke Aldi-familie. De vrouw van Theo Albrecht Jr. (69), mede-eigenaar van Aldi en een van de 10 rijkste Duitsers, is verliefd op een andere man. Geen miljardair deze keer, maar een Afghaanse vluchteling.
Het vermogen van Aldi-erfgenaam Theo Albrecht Jr. wordt geschat op meer dan 15 miljard euro. Maar zoveel geld beschermt je niet tegen pech in de liefde. Albrecht was jarenlang getrouwd met Katja Albrecht (47), maar daaraan komt nu een einde.
Zowel Bild als Bunte schrijven dat Katja niet meer samenwoont met haar man, maar wel met Tareq S. (31), op wie ze stapelverliefd is. Katja leerde hem kennen in 2014, toen de Afghaan bij het koppel een IT-systeem kwam installeren. De vonk sloeg over en van het een kwam het ander.
Tareq werd geboren in Kaboel, de hoofdstad van Afghanistan. Hij kwam in 1996 als politiek vluchteling naar Duitsland. Hij verbleef er in een asielcentrum, haalde zijn diploma middelbaar onderwijs en ging later IT studeren, onder meer in London. Hij werkte ook een tijd in een telefoonwinkel in de stad Essen.
In 2015 gingen de twee samenwonen, en ondertussen hebben ze een zoontje van ongeveer anderhalf jaar oud. Het koppel woont in een luxueuze villa, waarmee Tareq zich bezighoudt. Ook zijn ouders zouden bij het koppel gaan wonen.

LA FABLE DE LA PRINCESSE ET DU BERGER
Il s'agit d'une histoire d'amour interculturel  peu banale  : l'épouse de l'héritier d'Aldi, un Allemand  riche à milliards, l'a quitté pour un réfugié afghan. Katja Albrecht (47 ans) vit désormais avec son nouveau jeune partenaire.
L'Allemagne est subjuguée par cette incroyable histoire d'amour dans la très riche famille Aldi. L'épouse de Theo Albrecht Jr. 69 ans, copropriétaire d'Aldi et l'un des 10 hommes les plus riches d'Allemagne, est amoureuse d'un autre homme: pas un milliardaire
mais un réfugié afghan.
La fortune de l'héritier d'Aldi, Theo Albrecht Jr., est estimée à plus de 15 milliards d'euros. Mais tout ce bel argent ne l'a point protégé protège pas contre  ses infortunes amoureuse.
Katja ne vit  désormais avec Tareq S. (31), dont elle est follement amoureuse. Elle  l'a rencontré en 2014, lorsque l'Afghan est venu installer un système informatique chez les Albrecht
Tareq, né à Kaboul, est arrivé en Allemagne comme réfugié politique en 1996. Il y a séjourné dans un centre d'asile, y a obtenu son diplôme d'études secondaires et a ensuite fait des études en informatique, y compris à Londres. Dès  2015, ils ont commencé à vivre ensemble. Ils ont désormais  un fils d'environ un an et demi. Le couple vit dans une luxueuse villa, avec les parents du garçon.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
AMOR VINCIT OMNIA

Cette romance qui fait les choux gras du Bild Zeitung fait exploser les tirages de Bunte, champion de la presse people. C'est une jolie parabole de notre XXIème siècle: le petit vendeur de GSM réfugié  afghan  qui séduit et conquiert une des matrones les plus riches d'Allemagne. Qui ne connaît pas Aldi?  C'est que la plupart des Allemands et des Allemandes et surtout les plus démunis font leur courses chez Aldi. "Er hat es geschafft"!  Il a réussi son coup. C'est le coup de fronde du petit immigré fait cocu le géant du discount international. David contre Goliath?
On ne parle que de lui dans la presse people! Pas un mot dans les journaux de qualité.
Autrefois il arrivait que dans les contes de pauvres bergères démunies soient enlevées par de riches et puissants princes. Ici c'est exactement l'inverse qui se produit. Imaginons un instant que le milliardaire Tump, subisse la même mésaventure que son collègue Albrecht: tsunami sur les réseaux sociaux et buzz général. Evidemment.
C'est une véritable onde de choc qui secoue la sphère médiatique. Le divorce n'a pas encore été prononcé. En théorie, donc, Theo Albrecht pourrait être le père légal du fils de Karim T.. A moins que l'amant de Katja n'ait officiellement reconnu la paternité entre-temps.
Les esprits chagrins y verront avec "Schadenfreude" une ruse de l'imprévisible.  Les esprits coquins une métaphore du triomphe de la la débrouille rusée de petit l'immigré malin à la Charlot au détriment de la prétentieuse "Deutsche Gründlichkeit" germanique.
MG



vendredi 30 août 2019

Elke Van den Brandt (Groen), ministre bruxelloise de la Mobilité: "Pour la taxation kilométrique, Bruxelles n'a pas le luxe d'attendre"


La Libre Belgique 

Bruxelles n'attendra pas les deux autres Régions pour instaurer une taxation kilométrique intelligente, estime la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen). Grâce aux caméras de la zone basse émission, les automobilistes seront taxés à l'usage, selon l'heure et le type de véhicule, annonce-t-elle dans L'Echo et De Tijd mercredi. "Pour l'instant, on paie une taxe fixe par an, peu importe si on utilise beaucoup ou peu sa voiture. On veut modifier cela pour avoir une taxe liée à l'usage du véhicule. Si vous roulez dans les heures de pointe avec telle ou telle voiture, ce sera telle ou telle taxe au lieu d'une taxe annuelle fixe", explique la ministre.
Le système reposera sur les caméras intelligentes déjà mises en place pour contrôler la zone basse émission (LEZ). Le périmètre concerné par la nouvelle taxation pourrait couvrir l'ensemble du territoire régional ou seulement le Pentagone annexé du quartier européen.
Tous les déplacements effectués à Bruxelles seront concernés par ce système de taxation. En revanche, les diminutions des taxes de mise en circulation et de circulation prévues n'interviendront que pour les Bruxellois. Les navetteurs risquent-ils de payer davantage? "Si la Flandre et la Wallonie ne bougent pas et ne participent pas au système, cela aura cet impact. C'est pour ça qu'on préfère avoir un accord avec elles sur un modèle."
Idéalement, la taxation kilométrique devrait donc être mise en place avec les autres Régions, insiste la ministre. "Mais si cela prend encore dix ans pour qu'elles soient convaincues, nous n'avons pas le luxe d'attendre à Bruxelles. Dans tous les cas, nous allons y aller", assure Mme Van den Brandt.
BELGA


Brussel voert stadstol in: wie hoofdstad binnenrijdt, moet betalen
Belga

Wie Brussel met de auto binnenrijdt, moet daar straks voor betalen, ook de Vlaamse pendelaars. Het Brussels Gewest voert nog deze legislatuur een variant in op de omstreden kilometerheffing. De nieuwe Brusselse regering kiest voor een stadstol met variabel tarief, afhankelijk van het tijdstip en het type wagen. Dat schrijft De Tijd vandaag.
Er werd lang gehoopt dat Vlaanderen, Brussel en Wallonië de kilometerheffing samen zouden invoeren. Maar de Brusselaars zijn niet langer bereid te wachten. Ze grijpen daarom naar een bestaand systeem om een eigen stadstol in te voeren.
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In het hele grondgebied geldt al een lage-emissiezone. Die wordt gecontroleerd door een cameraschild met nummerplaatherkenning en een database. Die kan dienen om chauffeurs te doen betalen als ze Brussel binnenrijden. Brussel is van plan het netwerk van slimme camera’s de komende legislatuur fors uit te breiden.
SLIM SYSTEEM
“Het wordt een slim systeem dat met zo veel mogelijk factoren rekening houdt”, verklaart Brusselse minister van Mobiliteit Elke Van den Brandt (Groen). “Het systeem is niet fijnmazig genoeg om mensen te laten betalen voor elke kilometer die ze rijden. Maar we kunnen wel variëren in prijzen, afhankelijk van spits- of daluren, de plek van binnenrijden, de uitstootnorm en de grootte of het vermogen van de wagen. Een kleinere wagen betaalt minder dan een SUV, omdat ook het aspect verkeersveiligheid moet meespelen. Het is niet de bedoeling dat het een stadstol met één vast tarief wordt.”
Er moet nog beslist worden in welke zone de heffing geldt, op het hele grondgebied of enkel in grote door file geplaagde delen van Brussel. De tarieven liggen evenmin vast. Bedoeling is wel om de stadstol deze legislatuur nog in te voeren.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PREMATURÉ 

Tout le monde sait désormais à Bruxelles que Elke Van den Brandt (Groen) est la nouvelle ministre de la mobilité. La mobilité est une patate chaude que Rudy Vervoordt renvoie volontiers à un membre flamand de son gouvernement. Elke Van den Brandt succède au très impopulaire Pascal Smet qui, à l'évidence, ne laissera pas un souvenir fort de son passage au ministère de la mobilité. Elke Van den Brandt a voulu d'emblée annoncer la couleur: le vert! L'accord gouvernemental, beaucoup l'on fait remarquer, annonce certes la mise à l'étude de cette mesure mais en concertation avec les gouvernements flamands et wallons, lesquels n'existent toujours pas. C'est  clair, les verts qui ont le vent en poupe, ne manqueront pas une seule occasion de pourrir la vie des automobilistes: objectif 30 à l'heure partout et 60.000 places de parking en moins. Il en manque déjà tellement.
Les dimanches sans voiture ne sont pas du goût de tout le monde. Ils donnent un avant goût de ce que sera bientôt Bruxelles.
Le piétonnier de la chaussée d'Ixelles est plutôt une réussite et la place Fernand Cocq, il faut l'admettre, a beaucoup gagné en convivialité depuis que la voiture y est bannie.  
Il ne faudra pas une génération pour que la voiture devienne aussi rare à Bruxelles qu'à Gand.
Le débat sur la question est ouvert. Il marquera assurément cette législature en Région bruxelloise.
MG  

 
«CACOPHONIE»: MR, CDH, DÉFI ET PTB RÉPONDENT À GROEN SUR LA TAXE KILOMÉTRIQUE À BRUXELLES
Elke Van den Brandt (Groen) a annoncé ce mercredi que, faute de l’instauration d’une taxation kilométrique, Bruxelles voulait instaurer un prélèvement à tarif variable pour tous les véhicules circulant dans la capitale d’ici la fin de la législature.
Mis en ligne le 28/08/2019 à 16:50
par Antoinette Reyners Le Soir

Les propos de la nouvelle ministre bruxelloise de la Mobilité au sujet de la possibilité de l’instauration d’un péage urbain en cas d’échec de l’instauration d’un modèle de taxation kilométrique intelligente suscitent de vives réactions politiques. Alors que Défi estime que l’impact de cette sortie s’apparente à « une tempête dans un verre d’eau », le CDH juge « ahurissant » le fait « qu’aucune concertation n’a été évoquée au préalable avec les entités régionales et fédérales. »
« C’EST LE FLOU ET LA CACOPHONIE COMPLÈTE », CRITIQUE LE CDH
Le député bruxellois en charge de la mobilité, Christophe De Beukelaer (CDH), critique lourdement la sortie de la nouvelle ministre bruxelloise de la Mobilité : « C’est le flou et la cacophonie complète au gouvernement bruxellois », a-t-il indiqué dans un communiqué. « Un sujet aussi fondamental se passerait bien d’une communication politicienne de rentrée », lance-t-il, tout en pointant le flou sur la position finale de la Ministre : « taxe kilométrique ? Péage urbain via les caméras de la LEZ ? », s’interroge-t-il.
« L’absence de concertation avec les entités régionales et fédérales voue d’emblée les choix du BruGov à l’échec », regrette l’humaniste.

« Avant de foncer directement et aveuglément vers un système taxatoire, il est urgent de développer les alternatives actuelles et d’investir massivement et d’encourager une mobilité positive : RER, parking de dissuasion… Il faut apporter des propositions crédibles pour rendre, outre désirables, simplement possibles d’autres choix que la voiture, et pas seulement pour les Bruxellois ».
Pour le député bruxellois, cette sortie est un premier échec : « Réussir les changements sociétaux passe par davantage de cohésion dans les décisions et une forme d’empathie envers ceux qui verront leurs habitudes modifiées. Le Brugov rate ici une opportunité de montrer qu’il va faire de la politique autrement ».
« PAS DE SURPRISE », SELON DÉFI
L’annonce de la ministre bruxelloise de la Mobilité n’est pas une surprise, a réagi mercredi le chef du groupe Défi eu parlement bruxellois, Emmanuel De Bock. « Elke Van den Brandt n’a fait autre chose que rappeler le contenu de l’accord de gouvernement bruxellois dans le contexte de négociations en cours en Flandre et en Wallonie pour la formation des futurs exécutifs », indique-t-il tout soulignant que « l’enjeu n’est pas que bruxellois. »
Il appelle dès lors « les trois Régions à faire preuve de maturité et régler cela ensemble. »
LE MR SOULIGNE « LE RISQUE D’UNE SURENCHÈRE DE TAXE »
Il faut éviter une surenchère entre Régions en matière de taxation automobile, avertit le MR à la suite des déclarations de la ministre. « Il faut avoir une vision plus large des enjeux bruxellois et réfléchir aux implications d’une telle taxe kilométrique qui serait prise sans un accord avec la Flandre et la Wallonie. Le risque d’une surenchère de taxe, instaurée par les deux autres Régions, pénaliserait l’attractivité économique de Bruxelles et coûterait cher au portefeuille des automobilistes bruxellois… sans résoudre les problèmes de mobilité ! », ont pointé les députés régionaux Françoise Schepmans et Vincent De Wolf.

« UNE TAXE INJUSTE ET PEU EFFICACE »
La taxe kilométrique telle qu’envisagée par le gouvernement bruxellois est peu efficace tant qu’il n’existe pas d’alternatives, et surtout injuste, car elle ne tient pas compte des revenus de l’usager, a estimé mercredi le PTB.
« Voilà donc la première mesure phare que veut mettre en œuvre le « progressiste » gouvernement bruxellois : une taxe injuste et inefficace », a dénoncé Françoise De Smedt, cheffe de groupe PTB au parlement bruxellois.
« Le gouvernement bruxellois nous pousse vers une mobilité à deux vitesses : ceux qui ont les moyens continueront à rouler tranquillement, tandis que les autres seront freinés dans leurs déplacements. Et ceux qui n’auront pas d’autre choix que d’utiliser quand même la voiture le feront au prix de leur fin de mois », a jugé l’élue de la formation d’extrême gauche, se disant loin d’être convaincue du caractère « intelligent » de cette taxe.


SVEN GATZ (OPEN VLD) FLUIT GROEN TERUG: 'VERKLARINGEN OVER BRUSSELSE KILOMETERHEFFING ZIJN VOORBARIG'
Tex Van berlaer
Redacteur Knack.be 

Brussels minister van Mobiliteit Elke Van den Brandt (Groen) breekt een lans voor een Brusselse stadstol voor alle automobilisten. Ze is niet bereid om te wachten op Vlaanderen om die kilometerheffing in te voeren. 'Voorbarig', zegt coalitiepartner Open VLD nu.
Sven Gatz
Kersvers minister Elke Van den Brandt kondigde woensdagochtend in De Tijd en L'Echo aan een soort Brusselse stadstol te zullen invoeren. 'Het wordt een slim systeem dat met zo veel mogelijk factoren rekening houdt. Het systeem is niet fijnmazig genoeg om mensen te laten betalen voor elke kilometer die ze rijden. Maar we kunnen wel variëren in prijzen, afhankelijk van spits- of daluren, de plek van binnenrijden, de uitstootnorm en de grootte of het vermogen van de wagen.'
Het Brusselse regeerakkoord maakt gewag van de piste om een soort kilometerheffing in te voeren. Toch werd er duidelijk gestipuleerd dat er overleg zou plaatsvinden met Vlaanderen en Wallonië. Van den Brandt lijkt die laatste voorwaarde naast zich neer te leggen.
Brussels Open VLD-minister Sven Gatz vraagt nu enig voorbehoud. 'In het regeerakkoord staat dat het Brussels Hoofdstedelijk Gewest in het kader van het Nationaal Klimaatplan overleg zal plegen met het Vlaamse en Waalse gewest over een mobiliteitssturende slimme kilometerheffing', zo laat hij weten. 'Zolang de Vlaamse en Waalse regeringen niet gevormd zijn en zolang dat overleg niet heeft plaatsgevonden, is elke verklaring van leden van de Brusselse regering hierover voorbarig.'
De demarche van Van den Brandt zorgt zo voor het eerste opstootje sinds het aantreden van de nieuwe Brusselse regering. De vorming van die gewestregering, bestaande uit Groen, Open VLD, SP.A, PS, Ecolo en Défi, zorgde voor grote spanningen bij de Vlaamse liberalen. Open VLD-voorzitter Gwendolyn Rutten eiste dat de Franstalige partijen MR mee aan boord zouden hijsen. Het bleek een slag in het water. Dat Sven Gatz en Guy Vanhengel, de Brusselse Open VLD-sterkhouders, ervoor kozen om toch in de regering te stappen, zette kwaad bloed bij de nationale partijtop.

jeudi 29 août 2019

Donald Trump loue les efforts de Bolsonaro sur les feux en Amazonie: "Il fait un superbe travail pour les Brésiliens"


AFP
Le président américain Donald Trump a loué mardi les efforts de son homologue brésilien Jair Bolsonaro sur les feux en Amazonie, quelques heures après le rejet par ce dernier de l'aide d'urgence proposée par les pays du G7.
"J'ai appris à bien connaître le président Bolsonaro. Il travaille très dur sur les feux en Amazonie et, à tous égards, fait un très bon boulot pour le peuple brésilien. Pas facile", a tweeté le locataire de la Maison Blanche.
"Lui et son pays ont le soutien entier et sans réserve des Etats-Unis!", a-t-il ajouté.
En réponse, Jair Bolsonaro a remercié Donald Trump sur le même réseau social.
"Merci président Donald Trump. Nous combattons les feux de forêt avec beaucoup de succès. Le Brésil est et sera toujours une référence internationale en matière de développement durable. La campagne de fake news à l'encontre de notre souveraineté ne va pas fonctionner. Les Etats-Unis peuvent toujours compter sur le Brésil", a-t-il écrit, ponctuant son message d'un pouce levé.
En faisant l'éloge de la façon dont Jair Bolsonaro gère le dossier amazonien, Donald Trump prend le contre-pied du président français Emmanuel Macron, qui a ouvertement déploré l'attitude du président brésilien face à cette crise.
Lors du sommet du G7 à Biarritz, en France, M. Macron s'est interrogé sur l'opportunité de conférer un statut international à la forêt amazonienne, au cas où les dirigeants de la région prenaient des décisions nuisibles pour la planète.
La question de la souveraineté de l'Amazonie est particulièrement sensible au Brésil, où s'étendent près de 60% de la plus vaste forêt tropicale du monde.
Le président brésilien, parfois surnommé "le Trump des tropiques", a depuis son arrivée au pouvoir affiché un pro-américanisme très marqué tranchant avec la tradition de la diplomatie brésilienne, qui s'efforçait de se tenir à égale distance des grandes puissances.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE TRUMP DES TROPIQUES

Le "Trump des tropiques". L'image est saisissante. C'est du Kroll
On se souvient tous, en cette année Pagnol, de la scène hilarante des "anchois des tropiques" dans le Schpountz. "les anchois avaient gonflé, ils étaient pleins de petits champignons verts, on les aurait pris pour des maquereaux."...
Petit rappel:  
L'ONCLE. Ton frère, au moins, lui, il est reconnaissant. Lui, il travaille dans le magasin, et il met un point d'honneur, lui, à se tenir au courant de nos difficultés. (A voix basse.) Le baril d'anchois qui était moisi, c'est lui qui a réussi à le vendre à M. Carbonnières, l'épicier des Accates... Et pourtant c'était difficile : les anchois avaient gonflé, ils étaient pleins de petits champignons verts, on les aurait pris pour des maquereaux. Eh bien, il l'a vendu, ce baril !
IRÉNÉE
Il est aveugle, Monsieur Carbonnières ?
CASIMIR (modeste)
Je lui ai dit que c'étaient des anchois des Tropiques.
L'ONCLE (ravi)
Voilà! Voilà l'idée, voilà l'imagination! Il a trouvé ça, lui !
IRÉNÉE
Oh lui, lui, moi je sais bien ce que c'est qui lui a monté l'imagination, à lui.
CASIMIR
Et qu'est-ce que c'est ?
IRENEE (à son frère)
Tu savais très bien que ces anchois, si tu ne les avais pas vendus, c'est nous qui les aurions mangés. Oui, ici, sur cette table, les anchois des Tropiques, nous les aurions vus tous les jours. Jusqu'à la fin du baril, ou jusqu'aux obsèques tropicales de la famille.[...]
La porte sonne.
CASIMIR
Qu'est-ce que c'est ?
La.face d'un client paraît au guichet.
LE CLIENT
Vous en avez encore des anchois des Tropiques ?
L'ONCLE
Non. Pour le moment, nous en manquons.
LE CLIENT
Et je pourrais en trouver ailleurs ?
IRÉNÉE
Impossible. Spécialité de la maison."
"Le nouveau président brésilien, surnommé "le Trump des tropiques", a depuis son arrivée au pouvoir affiché un pro-américanisme très marqué tranchant avec la tradition de la diplomatie brésilienne, qui s'efforçait de se tenir à égale distance des grandes puissances."
Trump aime Jair Bolsonaro autant que Macron le déteste. Et il le fait savoir. "Donald Trump prend à dessein le contre-pied du président français Emmanuel Macron, qui a ouvertement déploré l'attitude du président brésilien face à cette crise."
A choisir entre Macron et Bolsonaro, Trump n'hésitera pas un instant il plébiscitera le Brésilien. Et entre Merkel et Hitler, où irait sa préférence?
Il serait temps que l'Europe comprenne qu'elle n'a plus rien à attendre de l'Amérique de Trump, lequel se prépare à remporter un second mandat présidentiel. Alors pourquoi pas se rapprocher de la Russie et préparer l'après-Poutine qui doucement se profile à l'horizon?
MG

mercredi 28 août 2019



COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES DUPONTS À L'EUROPE 

Quand la NVA ose dire cela avec ses mots on hurle d'indignation en Wallonie mais quand c'est Kroll qui le dénonce on hurle de rire. Il est très fort ce Kroll et c'est pour ça qu'on l'aime. Il met le doigt où ça fait mal.
Le MR est décapité et perd le peu de crédibilité qu'il lui restait. On se souvient de ce qu'est devenu le puissant VLD quand son homme fort, Guy Verhofstadt lui a tourné le dos pour le parlement européen...
Charles Michel, plus jeune ministre jamais désigné, plus jeune président et le voici plus jeune président du Conseil européen.
On ne peut pas dire qu'il quitte son parti en meilleur état qu'il ne l'a trouvé.
Et on s'étonnera encore que l'électeur déboussolé par tant de désinvolture et d'appétit carriériste se tourne vers les extrêmes.
Le MR est entré en crise. On ne parle déjà plus de ce sursaut annoncé en vue de restaurer le libéralisme social au sein du parti ou de la velléité de fusionner avec le CDH en déliquescence. Du vent, rien que du vent.
Une bonne crise d'opposition et de ressourcement lui ferait le plus grand bien.
MG 
Et tant qu'on y est encore ceci









mardi 27 août 2019

Le Brésil rejette l'aide du G7 pour combattre les incendies en Amazonie


Le Vif 

Le Brésil, en poursuivant sa rhétorique anti-Macron, a opposé dans la nuit de lundi à mardi une fin de non-recevoir à l'aide d'urgence proposée par les pays du G7, et affirmé que les incendies en Amazonie, qui ont encore progressé en ce début de semaine, étaient "sous contrôle".
Onyx Lorenzoni, le chef de cabinet du président brésilien Jair Bolsonaro (exerçant des fonctions équivalentes à celles d'un chef de gouvernement), a formalisé le rejet de l'aide par Brasilia en lançant sur le site G1: "Nous remercions (le G7 pour son offre d'aide, ndlr), mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l'Europe". "Macron n'arrive même pas à éviter un incendie prévisible dans une église qui fait partie du patrimoine mondial de l'humanité, et il veut nous donner des leçons pour notre pays?", a également lancé M. Lorenzoni dans une allusion à l'incendie qui a touché la cathédrale Notre Dame de Paris le 15 avril dernier.
Tout en priant le président français de s'occuper de ses "colonies", dans le droit-fil des précédentes attaques du président Bolsonaro à l'encontre de son homologue. Le dirigeant d'extrême droite avait amorcé le rejet de l'aide en tweetant: "Nous ne pouvons accepter qu'un président, Macron, lance des attaques déplacées et gratuites contre l'Amazonie, ni qu'il déguise ses intentions derrière l'idée d'une alliance de pays du G7 pour sauver l'Amazonie, comme si c'était une colonie".
(...)Qu'en est-il des feux? Lundi, le ministre brésilien de la Défense a assuré que les incendies en Amazonie étaient "sous contrôle", après le déploiement de plus de 2.500 militaires et des pluies signalées dans plusieurs des régions concernées. La situation "a été un peu exagérée", a ajouté Fernando Azevedo e Silva, qui a affirmé devant des journalistes à la sortie d'une réunion avec Jair Bolsonaro que le Brésil avait connu certaines années des "pics d'incendies beaucoup plus graves".
Quelque 1.113 nouveaux départs de feu ont été recensés dimanche au Brésil par l'Institut national de recherche spatiale (INPE). Au total, près de 80.000 feux de forêt ont été répertoriés au Brésil depuis le début de l'année -- un plus haut depuis 2013 -- dont plus de la moitié en Amazonie. Dans l'Etat de Rondônia (nord-ouest), frontalier de la Bolivie, la ville de Porto Velho restait couverte de larges nuées de fumées lundi, malgré la mobilisation depuis dimanche par l'armée de deux avions C-130 Hercules.

Jair Bolsonaro, sous une intense pression internationale, a ordonné une enquête sur des producteurs ruraux de l'Etat de Para (nord) accusés d'avoir organisé une "journée du feu" le 10 août en soutien aux efforts du président d'extrême droite pour affaiblir la surveillance de la protection environnementale. Une majorité de Brésiliens (53,7%) désapprouvent la politique menée par Jair Bolsonaro, qui enregistre une forte baisse de sa popularité durant ces six derniers mois, selon un sondage publié lundi.
Forêts d'Amazonie et de Bruxelles

Carte blanche
La forêt là-bas et ici, a un rôle essentiel pour notre (sur)vie.
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Hier comme ingénieur des eaux et forêts, j'ai travaillé plusieurs années pour le ministère belge de coopération et développement dans un programme de bonne gestion de la forêt en Amazonie. Aussi en Amérique Centrale pour mettre au point les stratégies et actions de luttes contre les incendies forestiers, allumés par les éleveurs et les agriculteurs pour étendre leurs plantations et leurs bénéfices. Nos valeurs étaient la gestion d'un environnement de qualité pour le maintien d'un développement durable pour les populations locales et tous les citoyens.
Aujourd'hui, retraité, je suis actif au niveau de la santé publique par la bonne gestion et valorisation des forêts au niveau de ma région de Bruxelles, capitale européenne. Avec la participation de plus de 400 avis de citoyen.ne.s, de comités de quartiers, d'institutions publiques et privées, d'associations, remis lors de l'enquête publique du projet régional du Plan d'Aménagement Directeur Mediapark, sur le site de la RTBF/VRT à Reyers, nous défendons avec la même logique la protection d'une riche zone boisée d'arbres de 60 années de croissance. En lien avec de nombreux bruxellois.es qui élèvent leurs voix démocratiques pour préserver divers sites forestiers et d'espaces naturels menacés par les tronçonneuses d'intérêts politiques, financiers et immobiliers, qui veulent remplacer la nature par une bétonisation excessive. 

LA FORÊT LÀ-BAS ET ICI, A UN RÔLE ESSENTIEL POUR NOTRE (SUR)VIE.
A l'heure où 75.000 personnes ont manifesté à Bruxelles pour défendre le climat et la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité,
À l'heure où des jeunes et des moins jeunes manifestent pour signifier l'urgence de mesures concrètes à prendre pour lutter contre le changement climatique et ses effets de santé publique,
À l'heure où la canicule fut énorme en été 2019, allant jusqu'à franchir de nouveaux records de température élevée, et sachant que ces phénomènes vont se reproduire fréquemment dans les années futures,
À l'heure où les vagues de sécheresses combinées avec des torrents de pluies et d'inondations ont affecté la Belgique en 2019 (et années futures), et où les glaces des icebergs fondent bien plus vite que prévus dus à l'action de l'homme sur la qualité de l'air,
A l'heure des conclusions et appels importants des Nations-Unies et du GIEC pour prendre des mesures significatives au niveau local et global,
A l'heure où les JT de la RTBF, VRT et BX1 critiquent à juste titre les graves menaces et destructions de la forêt amazonienne par le président du Brésil, et où de nombreuses villes européennes préconisent de développer les forêts urbaines (dont le Jardin extraordinaire au pied des studios bruxellois?),
Il ressort qu'il est décisif en milieu urbain de préserver les arbres et forêts qui sont des îlots de fraîcheur fondamentaux pour garder les températures à des niveaux valables pour la santé publique de tous les citoyens et en particulier des personnes âgées et des enfants (des résidences de soins et de repos, et des crèches sont situées sur le pourtour du site Reyers).
Aujourd'hui aussi, beaucoup de monde critique les dirigeants chinois qui ne daignent pas écouter les justes revendications des habitants de Hongkong ni prendre en compte leurs voix libres de citoyens. Qu'en est-il des autorités politiques bruxelloises pour valoriser la participation citoyenne lors des enquêtes publiques qui a exprimé clairement la proposition évidente de maintien de l'ensemble de la superbe zone boisée du site RTBF/VRT Reyers?
Tous les partis politiques ont exprimé leurs promesses électorales sur le climat, sur la biodiversité, sur les espaces naturels, sur la qualité de l'air, sur la santé publique..... Leur choix de politique actuelle doit être en cohérence et conformité avec ces belles paroles.
Amazonie, Hongkong, Bruxelles, même combat et devenir planétaire pour notre humanité.
Par Guy Castadot, Ingénieur des Eaux et Forêts 
 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CE FEU QUI N'A RIEN DE SACRÉ NOUS DÉVORERA TOUS 

On s'est ému jusqu'au larmes de la disparition de la forêt millénaire de la charpente de Notre Dame dévorée par les flammes. Et voici que brûle dans l'indifférence générale le poumon de la planète avec la bénédiction d'un dictateur de droite à la Salvini. Et voici que s'opposent les velléités de paysans locaux qui entendent gagner à titre individuel quelques hectares sur la forêt au détriment de l'intérêt général. L'intérêt général et celui de l'humanité et de la planète sont foulés aux pieds et l'on croit drôle de railler la petite "sainte Greta" et d'humilier la petite Anuna De Wever harcelée et menacée au Pukkelpop par la "milice" du Belang, drapeau jaune et noir en tête : la militante et ses amies ont officiellement porté plainte.
Les progrès de la droite extrême dans le monde et l'impuissance des démocraties à leur faire pièce ont vraiment de quoi nous inquiéter et ce malgré les gesticulations médiatiques d'Emmanuel Macron de plus en plus confronté à son insignifiance.
Je croise de plus en plus d'adolescents désespérés et totalement démotivés qui renoncent à affronter les défis de l'école et se retranchent dans une apathie  de fin des temps. A quoi bon s'investir disent-ils puisque tout fout le camp.  Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas la gente écolo qui nous sortira de cette dramatique impasse.
MG


ANUNA DE WEVER, LE PUKKELPOP ET LES DRAPEAUX FLAMINGANTS: RÉSUMÉ DE LA POLÉMIQUE EN CINQ ACTES 

Anuna De Wever a été invitée à prendre la parole sur la scène de la Boiler Room lors de la soirée d’ouverture du festival. La musique a été arrêtée un temps pour « Clap for the Climate », une action en faveur du climat qui a déjà eu lieu dans plusieurs festivals. La jeune femme a d’abord été huée par une partie du public. Plus tard, des jeunes ont saccagé sa tente. Ses amies auraient également été menacées verbalement. Des bouteilles remplies d’urine auraient aussi été projetées sur leur tente. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L'OEUF DU SERPENT
On se croit revenu dans l'oeuf du serpent ce film où le grand Bergman met en image des incidents qui on émaillé les début de la, montée du nazisme en Allemagne à la fin des années 20 quand la bête immonde n'était encore que dans l'oeuf.   Un film à revoir d'urgence car on assiste à la répétition du même.
MG 


RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : QUELLES NOUVELLES PLANTES APPARAISSENT EN BELGIQUE ?
Après un mois de juillet enregistré comme le plus chaud jamais mesuré dans le monde, les conséquences de ce climat de plus en plus chaud se multiplient. Au Royaume-Uni, une plante tropicale qui abondait il y a 280 millions d’années a fait son retour sur l’Île de Wight. "Une indication claire que des étés plus chauds ainsi que des hivers plus doux entraînent ce phénomène", explique un botaniste de l’île. Mais qu’en est-il chez nous ? Notre flore est-elle également en pleine mutation ?
DE NOUVELLES PLANTES MÉDITERRANÉENNES
Pour Léon Woué, président du Cercle des Naturalistes de Belgique, notre flore va sensiblement évoluer : "La flore dépend de la nature du sol et du climat. Chez nous, le climat est habituellement tempéré. Avec le changement climatique, certaines espèces risquent de disparaître au profit d’autres espèces plus adaptées à des températures élevées et des sécheresses. Des plantes que l’on observe habituellement dans le sud de la France et dans le bassin méditerranéen vont peu à peu remonter vers nos contrées".

La Fumana, une plantes à fleurs habituellement observée dans le bassin méditerranéen, arrive chez nous - © Tous droits réservés
Cela se fera progressivement. Mais des évolutions sont déjà visibles : " Nous n’avons pas encore de liste précise, il faudra attendre quelques années. Mais je peux déjà vous dire que la Fumana, une espèce méditerranéenne, va se développer dans nos régions. Le Géranium pourpre est également en extension rapide. Sur les terrils, on observe des Inules camphrées, qui viennent du sud de la France", précise Bernard Clesse, botaniste.
Si certaines espèces se développent, d’autres, par contre, risquent de disparaître : "Dans la forêt de Soignes, on observe que le hêtre se porte très mal, car il fait beaucoup trop chaud. Le département Nature et Forêts étudie actuellement quelles espèces, plus adaptées à ce nouveau climat, pourraient être plantées chez nous", conclut Léon Woué.

dimanche 25 août 2019

Désignation de Didier Reynders: la N-VA réagit et trouve le choix du gouvernement "inacceptable"

La DH

La N-VA, ex-partenaire des libéraux dans le gouvernement "Michel I", a communiqué samedi soir son amertume et son "incompréhension" quant à l'annonce du choix du MR Didier Reynders comme candidat belge à la Commission européenne.
Le chef de groupe nationaliste à la Chambre Peter De Roover estime que ce choix est "inacceptable", effectué par un gouvernement "qui n'a aucune légitimité démocratique".
S'il était relativement attendu que le poste soit cette fois confié à un francophone, après les mandats de commissaire européen de Marianne Thyssen et Karel De Gucht, la N-VA souligne malgré tout: "après la présidence du Conseil européen pour Charles Michel, c'est de nouveau une fonction du top qui va à un politique francophone".
"Nous serons bientôt confrontés au Brexit, il est donc d'importance capitale d'avoir un Flamand aux tables européennes", développe Peter De Roover. "L'impact économique du Brexit sera en effet bien plus important en Flandre qu'en Wallonie".
"Il est particulièrement dommage de devoir constater que ce gouvernement en affaires courantes n'a une nouvelle fois par le réflexe démocratique d'impliquer le parlement dans cette décision importante", ajoute encore Peter De Roover, questionnant la "légitimité démocratique" dont bénéficiera Didier Reynders en tant que "voix belge" au niveau européen. "Les limites de ce qu'un gouvernement en affaires courantes peut ou ne peut pas faire sont encore dépassées", estime-t-il.
Rappelant parallèlement à son annonce qu'il "revient au Gouvernement fédéral de décider" de la candidature de commissaire européen, le Premier ministre avait précisé samedi avoir "mené des contacts informels" à ce sujet "auprès des formations politiques démocratiques représentées à la Chambre par un groupe politique reconnu"


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
AMBIANCE ET COTILLONS

Voici donc que la NVA conteste formellement et avec force la désignation de Didier Reynders comme commissaire belge à la Commission européenne.
C'est dire que l'informateur Reynders perd, à ses yeux, toute crédibilité pour poursuivre sa mission royale.
C'est dire surtout que toute collaboration  a cessé d'être possible entre la NVA et le MR de Charles Michel.
Autrement dit, il n'y aura pas de coalition fédérale avec la NVA.
Question: une coalition fédérale est-elle envisageable sans la NVA et par conséquent avec une minorité flamande. Réponse: ce serait tout à fait surréaliste autrement dit "ceci ne serait pas une coalition" viable.
Difficile d'imaginer qu'on ne revotera pas en décembre ou en janvier.
MG


DE FEDERALE REGERING DRAAGT MR-VICEPREMIER DIDIER REYNDERS VOOR ALS EUROPEES COMMISSARIS. Dat laat premier Charles Michel zaterdagavond weten. N-VA noemt de voordracht 'onaanvaardbaar'.

Normaal gezien gebeurt de aanstelling van een Europees Commissaris in het kader van een regeringsvorming. Maar die is nu nog niet aan de gang. Een beslissing drong zich echter op: het Finse voorzitterschap van de Europese Unie heeft de lidstaten gevraagd om uiterlijk tegen maandag 26 augustus te laten weten wie hun kandidaat is. De kandidaten zullen dan een gesprek hebben met de gekozen voorzitster Ursula von der Leyen.
Hoewel de regering in lopende zaken is, nam ze dus een beslissing. ‘Deze aanstelling als Belgische kandidaat voor de functie van Europees commissaris is conform met het concept van lopende zaken, omdat ze absoluut noodzakelijk is voor de belangen van de staat en gelet op de dringendheid van de zaak’, laat premier Michel weten. Hij heeft ook informeel overleg gehad met ‘de in de Kamer van volksvertegenwoordigers door een erkende fractie vertegenwoordigde democratische politieke partijen’ en overleg gepleegd met de Kamervoorzitter.
Niettemin noemt N-VA het 'onaanvaardbaar' dat de federale regering Didier Reynders (MR) voordraagt als Eurocommissaris. 'Deze federale regering, die geen enkele democratische legitimiteit heeft, begint steeds meer te lijken op een uitzendkantoor voor ministers in lopende zaken. Bovendien gaat na het voorzitterschap van de Raad van Europa voor Charles Michel, opnieuw een topfunctie naar een Franstalige politicus', zegt Peter De Roover, N-VA-fractieleider in de Kamer .
'VLAMING VAN LEVENSBELANG'
N-VA vindt dat de regering het parlement bij de beslissing had moeten betrekken. De Roover: 'Het is bijzonder spijtig om te moeten vaststellen dat deze regering in lopende zaken weer niet de democratische reflex heeft om het parlement in deze belangrijke beslissing te betrekken. De Europese Unie en de functie van Eurocommissaris zijn te prominent om te laten beslissen door een regering in lopende zaken zonder meerderheid. Vijf jaar lang zal Didier Reynders een van de belangrijkste Belgische stemmen op het Europese niveau zijn, maar met welke democratische legitimiteit?’
N-VA vindt het ook ‘onbegrijpelijk’ dat CD&V en Open VLD met de voordracht van Reynders instemden en niet voor een Vlaamse kandidaat kozen. ‘Het zou in normale omstandigheden al opmerkelijk zijn dat alle Europese functies naar vertegenwoordigers van één taalgroep gaan, maar nu we binnenkort met de Brexit geconfronteerd worden is het van levensbelang een Vlaming aan die Europese tafels te hebben,’ besluit De Roover. Die merkt ook op dat Ursula von der Leyen had opgeroepen om een man én een vrouw voor de dragen als eurocommissaris, zodat ze evenveel mannen als vrouwen in haar commissie zou kunnen laten zetelen.
BLIJFT INFORMATEUR
De kandidaten hebben maandag een gesprek met aanstaand Commissievoorzitster Ursula von der Leyen. ‘België neemt deel vanaf het begin’, zo zegt Reynders. ‘Dat laat ons toe meteen het debat te voeren over de competenties, op hetzelfde ogenblik als de kandidaten van de andere lidstaten.’
Over zijn rol van federaal informateur aan de zijde van Johan Vande Lanotte (SP.A), liet Reynders weten voort te zullen werken. ‘We zien wel hoe dat de komende maanden allemaal georganiseerd wordt’.

jeudi 22 août 2019

Négociations fédérales: la pression sur les épaules des socialistes s'accentue


M.R. La Libre Belgique

LE CD&V A, À SON TOUR, APPELÉ LE PARTI D'ELIO DI RUPO À DISCUTER AVEC LES NATIONALISTES FLAMANDS.

Par la voix du président des jeunes du CD&V, Sammy Mahdi, le parti de Wouter Beke a demandé au PS d'accepter de s'assoir à la table des négociations avec la N-VA. Alors que Theo Francken a réitéré ce week-end son souhait de dialogue avec les socialistes, le parti d'Elio Di Rupo se montrait toujours réticent à cette idée, affichant une certaine division. Laurette Onkelinx avait fait savoir que c'était un "niet absolu", tout comme Paul Magnette, alors que le président socialiste laissait quant à lui planer le doute.
"Elio Di Rupo pourrait au moins débloquer l'idée reçue en Flandre comme quoi, du côté francophone, il y a cette arrogance de refuser de discuter avec le plus grand parti de Flandre", a expliqué Sammy Mahdi.
Le chrétien-humaniste se dit inquiet de la montée en Flandre et en Belgique de façon générale du ras-le-bol politique qui s'illustre par le succès du Vlaams Belang et du PTB aux élections de mai."Cela m'inquiète, et pas seulement au niveau flamand, mais au niveau belge, détaille Sammy Mahdi. Je pense que les résultats ont prouvé que beaucoup de Belges sont tristes et ne croient plus en la politique. Quand on vote pour le Vlaams Belang, je pense que, pour une grosse partie, ce ne sont pas seulement des gens qui sont xénophobes".
Mais pour le président des jeunes du CD&V, "on est tous responsables" des résultats des élections fédérales et régionales "parce qu'on ne fait que se disputer pendant 5 ans". "Les gens en ont ras-le-bol et votent pour un parti extrême, pas seulement pour les idées qu'il propage. Il faut essayer de faire attention à ce qu'on fait parce que l'histoire nous a déjà prévenu quelque fois que ça peut parfois aller dans le mauvais sens", conclut-il. 


LE SCÉNARIO QUI CIRCULE POUR LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL: UN RETOUR AUX URNES EN JANVIER-FÉVRIER 2020
  
Un scénario a été évoqué dans une conversation à haut niveau : les résultats des élections du 26 mai sont ingérables. Il faut se préparer à une « élection vérité » au fédéral. On cite janvier-février 2020. Ambiance. (Le Soir) 


"REFUSER LE DIALOGUE AVEC LA N-VA, C'EST ENTERRER LA BELGIQUE"
• Source : Le Vif
Claude Demelenne
essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur la gauche 

Pour Laurette Onkelinx, il "ne sert à rien" de dialoguer avec la N-VA. Les programmes sont "incompatibles". Exact mais dramatique : refuser le compromis avec la N.VA, c'est précipiter la Belgique dans la tombe.
Le compromis est l'essence de la démocratie. Mais pas n'importe quel compromis. En Belgique francophone, la quasi totalité des forces de gauche partagent un cruel constat : avec la N-VA autonomiste, anti-pauvres et anti-immigrés, toute alliance est impossible. De plus en plus sous l'influence du Vlaams Belang, la N-VA est en train de se rendre infréquentable également pour une part non négligeable du MR.
La droite dure à la mode De Wever-Francken insupporte beaucoup de libéraux francophones.
N-VA PARTI REPOUSSOIR
Depuis son rejet du Pacte de Marrakech, la N-VA s'est encore radicalisée. Ce parti est largement détesté dans l'opinion francophone. Lors du récent scrutin, en Wallonie et à Bruxelles, les partis se déclarant proches de la N-VA - les Listes Destexhe et le Parti Populaire - ont été balayés. Ils n'ont obtenu aucun élu. Pour les francophones, la N-VA est un parti repoussoir.
Laurette Onkelinx, présidente du PS bruxellois, a dit tout haut ce que presque tout le monde pense tout bas, en Belgique francophone : avec cette N-VA là, il n'y a pas de compromis possible. Mise sous pression par un Vlaams Belang survitaminé, la formation de Bart De Wever a choisi le camp de la droite dure. Fort appréciée par l'électorat du Nord du pays, cette droite dure est inaudible en Wallonie et à Bruxelles.
PLUMER LA VOLAILLE FRANCOPHONE
Théo Francken adresse au PS des appels à dialoguer, mais personne n'est dupe. L'objectif premier de la N-VA n'a pas changé : il veut plumer la volaille francophone, saccager la sécurité sociale, transformer la Belgique en une coquille vide, conserver la "marque" Bruxelles, capitale de la Flandre, indispensable à son rayonnement international.
Le nationalisme de riches, incarné par la N-VA et le Vlaams Belang, a de beaux jours devant lui. Lors des prochaines élections, il pourrait devenir majoritaire en Flandre. Le CD&V, l'Open VLD et le SP.A sont devenus des petits partis à la dérive. En crise profonde, il ne pèsent presque plus sur la scène politique flamande. Les francophones manquent d'interlocuteurs flamands modérés.
LE PS VA-T-IL SE DÉSHABILLER ?
Que pourrait négocier le PS avec cette N-VA vindicative ? Au mieux, le rythme plus ou moins soutenu selon lequel il se déshabillera face aux revendications flamingantes. Le PS a tout à perdre d'un compagnonnage avec la N-VA, incapable de mettre sur les rails la moindre réforme progressiste. Ce compagnonnage serait probablement de courte durée. Avec des partenaires se regardant comme chien et chat, un gouvernement associant PS et N-VA ne durerait que quelques mois, tout au plus, une demi-législature.
Fin stratège, Bart De Wever a compris que s'il réussit à "mouiller" le PS dans un gouvernement fédéral tripotant peu ou prou la Sécu, il fera coup double. D'une part, il s'imposera toujours plus comme le mâle dominant en Flandre. D'autre part, il portera un coup fatal au PS, qui sera accusé par Ecolo et le PTB d'avoir trahi ses valeurs. Si les socialistes plongent sous les 20% en Wallonie, la N-VA deviendra le seul "grand" parti sur l'échiquier politique belge, en duo avec le Vlaams Belang . Du pain béni pour Bart De Wever.
UN DIAGNOSTIC DRAMATIQUE
"N'essayons pas le compromis avec la N-VA, cela ne sert à rien" : sur le fond, Laurette Onkelinx a raison. Mais son diagnostic est dramatique. Refuser le compromis avec la N-VA, c'est enterrer la Belgique. C'est reconnaître l'ingouvernabilité d'un pays ou coexistent, selon l'expression de Bart De Wever, deux démocraties, de plus en plus étrangères l'une à l'autre. C'est enfin ouvrir les yeux sur une réalité qui dérange les belgicains francophones : il n'existe plus de "désir de Belgique". Au sein du ménage belge, le compromis est mort et enterré.
BELGIQUE REQUIEM
En 1980, dans un livre qui fit sensation - "Belgique requiem" (éditions Julliard) - l'avocat René Swennen écrit : "La Belgique est en train de mourir et chacun sait que la description de la mort a toujours été un sujet magnifique... Sur le cadavre, il faut se pencher avec considération. Les Belges ne s'aiment plus ! Que voulez-vous faire ? Peut-on maintenir unis des époux qui ne se supportent pas ? Ou continuer de faire vivre ensemble des associés qui rêvent de se dépouiller mutuellement ? C'est impossible".
Belgique requiem, nous y voilà. Un miracle est-il possible ? Oui, si les deux plus grandes formations, le PS et la N-VA, font un pas l'un vers l'autre. C'est plutôt mal parti. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA GRANDE IMPASSE? 

Les analyses se suivent et se ressemblent au nord comme au sud du pays. On voit de moins en moins bien comme on va sortir de cette crise majeure, la plus aigue de l'après guerre.
Le palais a désigné les explorateurs de la dernière chance: ils pataugent. L'avenir de la Belgique repose sur les larges épaules d'Elio di Rupo, garant de la sécu unitaire, donc du financement de la sécu wallonne. La gauche dans son ensemble et jusqu'ai sein de son parti ll'incitent pour le moment à ne pas négocier avec la NVA. IL se drape dans le silence et attend son heure.
Trump est prêt à racheter le Groenland qui ne veut pas de cette arrogante transaction.
De Wever est-il prêt à acheter son autonomie, prélude à son indépendance? Di Rupo est ils disposé à céder contre monnaie sonante et trébuchante? 
Nous somme dans l'impasse. mais comme dit la sagesse orientale: là où  il y a impasse il y a issue.
Quelle serait l'issue?
Jules Gheude nous rappellera qu'un rattachement de la Wallonie  à la France est envisageable. La France voudra-t-elle de ce cadeau empoisonné? Et quid De Bruxelles dans une telle transaction?
Deuxième solution: le confédéralisme et la question: que sommes nous prêts à partager encore et à vivre ensemble?
La question se pose avec un acuité qui grandit au fil des jours.
Troisième solution: de nouvelles élections?
C'est un jeu aussi dangereux que la roulette russe. En bonne logique, cela devrait renforcer davantage le Belang en Flandre et le PTB en Wallonie. Ce n'est pas du goût de Di Rupo et qu'en pense De Wever dans son for intérieur? Personne ne le sait mais il a compris une chose: désormais le Belang et la NVA ne sont plus des vases communicants mais ils tendent à croître ensemble. C'est dire qu'un nouveau scrutin pourrait très bien donner une majorité Belang/NVA en Flandre ce qui entraînerait ipso facto un pas gigantesque vers le confédéralisme , voire l'indépendance de la nation flamande.
On imagine que Elio di Rupo l'a parfaitement compris et qu'il agira en connaissance de cause. Reste à savoir comment.
MG


mardi 20 août 2019

50 patrons flamands adressent une lettre ouverte au monde politique


Les grosses entreprises profitent du système fiscal belge disent les patrons du nord du pays. 
 
Une lettre qui contient 36 propositions pour une meilleure politique a été remise par les chefs d’entreprise du nord du pays. Il y est notamment question d’une réforme complète de la fiscalité.
les grosses entreprises profitent du système
Tout part d’un constat qui peut paraître surprenant : les grandes entreprises, grâce aux meilleurs spécialistes, profitent de la complexité fiscale. Ils échappent par des petites portes et paient très peu d’impôts. C’est ainsi que la pression fiscale se déplace sur le brave citoyen et les autres entreprises. Fin de citation.
Du coup les 50 patrons veulent renverser la tendance. Ils demandent un impôt uniforme sur toutes les plus-values, y compris les bénéfices d’actions, de dividendes, de loyers et d’héritages.
UNE IMPORTANTE DETTE DE L’ETAT ET DES IMPÔTS ÉLEVÉS
Les patrons souhaitent la simplification de la fiscalité. Et, grande nouveauté, ils proposent des taxes environnementales. Taxe sur les avions et taxes plus élevées sur les combustibles fossiles.
Pour Karel De Boeck, l’ex-patron de Dexia et Fortis, et un des initiateurs de la lettre, la situation du pays est trop grave. Une importante dette de l’Etat alors que les impôts sont élevés. Les signataires estiment encore que les sans-papiers devraient avoir un accès plus rapide au marché du travail.
Une information des journaux de Tijd et l’Echo. La lettre devrait être traduite en français aujourd’hui. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE TROISIÈME TOUR DES ÉLECTIONS 

Les électeurs se sont exprimés dans les urnes le 26 mai. Ce fut le, premier tour ces élections. Depuis lors nous assistons au deuxième tour, celui de présidents de partis qui se lancent des exclusives à la tête et rendent toute conclusion d'une coalition difficile, voire impossible. Voici que se dessine le troisième tour, celui où les partenaires sociaux élèvent la voix et mettent la pression sur les négociateurs. Comme le montre l'excellente analyse de Luk Van der  Kelen dans Knack, cela s'avère une tâche cyclopéenne. Nous renvoyons à son analyse que nous avons traduite dans l'urgence car elle a quelque chose d'irréfutable.
MG


'EEN BEGROTING IN EVENWICHT TEGEN 2024 ZAL EEN SUCCES ZIJN'

Luc Van der Kelen Knack 

Voormalig politiek commentator bij Het Laatste Nieuws, nu politiek raadgever bij B-Plus
'Het is alsof de architect van het nieuwe België is beginnen te bouwen aan een nieuwe basiliek zonder visie over hoe het bouwwerk er zou uitzien', schrijft Luc Van der Kelen van B Plus over de opeenvolgende staatshervormingen in ons land. Hij blikt ook vooruit op een aantal deadlines die onze federale regering de komende maanden staan te wachten.
België heeft in zes grotere en kleinere staatshervormingen een transformatie doorgemaakt van unitaire staat naar federaal land met ruime regionale bevoegdheden.
De reden daarvoor ligt voor de hand: het verlangen naar (Vlaams) zelfbestuur en een groeiend probleem van bestuurbaarheid. De staatshervormingen hebben daar ook toe geleid: Vlaanderen heeft gekregen wat het heeft gevraagd, ruime bevoegdheden om de toekomst in eigen handen te nemen. De Vlaamse natievorming heeft ook geresulteerd in een belangrijk tekort, het ontbreken van enige efficiëntie wegens de heterogeniteit van de overgedragen bevoegdheden. De federalisering was noodzakelijk om het land samen te houden, maar heeft het bestuur uiteindelijk ook zo complex en ingewikkeld gemaakt, dat niemand nog zijn weg vond in de nieuw opgerichte instellingen. Uiteindelijk eindigde elke staatshervorming daardoor met een gevoel van onvoldaanheid, wat dan weer leidde tot ... een vraag naar een nieuwe staatshervorming, volgens een ritme van ruim berekend één om de tien jaar.
ER BESTAAT GEEN PLAN
De hoofdoorzaak is eenvoudig: er is geen plan. Het is alsof de architect van het nieuwe België is beginnen te bouwen aan een nieuwe basiliek zonder visie over hoe het bouwwerk er zou uitzien. Bijgevolg werd er gebouwd en bijgebouwd op de chaotische manier die wij in België kennen. Als de kathedraal dreigde in te storten werd er wat nieuw beton tegenaan gespoten, wat de doorzichtigheid totaal wegnam.
EEN BEGROTING IN EVENWICHT TEGEN 2024 ZAL EEN SUCCES ZIJN.
Het bestuur van een land met al zijn verschillende aspecten is een zeer complex gegeven, dat een solide basis nodig heeft, als het niet wil eindigen zoals de Morandibrug in Genua. De vergelijking met Italië is niet geheel toevallig. Wie een natie wil hervormen, moet weten waar hij of zij naartoe wil, hoe de brug er finaal zal uitzien, wie waar in charge zal zijn en hoe we ons geld het meest efficiënt kunnen besteden en het nadien ook onderhouden.
De staat hervormen in zes schuifjes - en er komt zeker nog een zevende, misschien wel
de zevenklapper van het confederalisme - was een basisfout. Het is makkelijk spreken aan de zijlijn, dat realiseer ik me wel, en vijftig jaar geleden was het niet evident een bestuurlijke revolutie te ontwerpen, precies omdat het ging om het besteden van het geld en het uitoefenen van macht. Toch had het initieel anders gekund en gemoeten, met een duidelijk plan voor ogen, over wie waar welke bevoegdheden zou uitoefenen. En nog is het proces niet ten einde. Er komt nog een episode of meer dan een.

DE ZEVENDE HERVORMING IS ONVERMIJDELIJK
Aan beide kanten zijn fouten gemaakt. Franstalig België, zoals bekend niet de meerderheid in het land, heeft de arrogantie doorgedreven met zijn strategie van "demandeur de rien". Als men in een huishouden democratisch moet samenleven, moet de meerderheid besturen in respect voor de verlangens van de minderheid, zeker niet als de twee partijen beschikken over een krachtsverhouding die niet zo ver van elkaar verwijderd is.
Maar jarenlang hooghartig het gesprek met de meerderheid weigeren, moest wel tot grote problemen leiden. Vandaag kunnen meerderheid en minderheid herleid worden tot N-VA en PS. Wie het goed meent met het land en zijn burgers, zal zijn strategie op een andere manier moeten voeren, zo niet zal het uiteindelijk volkomen fout aflopen. Een oplossing kan er enkel komen als men het gesprek aangaat, samen rond de tafel.
Iedere nieuwe hervorming werd uiteindelijk uitgewerkt na een politieke crisis, de een al ernstiger dan de ander, telkens na verkiezingen, waarin de positie van de traditionele partijen verder werd ondergraven.
Ook aan Vlaamse kant zijn belangrijke fouten gemaakt. De Vlaamse politici hebben zelden het achterste van hun tong laten zien. Ze hebben op geen enkel moment - misschien op Hugo Schiltz na - duidelijk gemaakt waar ze met dit land naartoe wilden, of indien nodig, niet naartoe wilden. Na elke hervorming bestond de indruk dat er belangrijke stappen waren gezet. Alleen was dat niet heel eerlijk. Na lange of kortere tijd, soms zelfs de dag van ondertekening van de nieuwe hervorming al, kwamen de nieuwe Vlaamse eisen op tafel. Zo was de hervorming van de instellingen een on going-proces, waar nooit een einde aan scheen te komen. Daardoor werd het vertrouwen van de Franstaligen in de Vlaamse politici steeds verder ondermijnd. En vice-versa ook het vertrouwen van de Vlamingen in de Franstalige collega's.
Iedere nieuwe hervorming werd uiteindelijk uitgewerkt na een politieke crisis, de een al ernstiger dan de ander, telkens na verkiezingen, waarin de positie van de traditionele partijen verder werd ondergraven.

VB EN N-VA SAMEN STERKER
Er is een tweede element dat het vertrouwen heeft ondermijnd: de opkomst van Vlaams Blok/Belang. Toen ik begon aan mijn journalistieke carrière, vroege jaren '70, hadden de drie tradopartijen nog 80 percent van de stemmen samen. Bij de laatste verkiezingen was dat gedaald tot 40 percent.
Nationale partijen in Vlaanderen stelselmatig sterker gewprden werden, tot het moment dat de leidende Vlaamse partijen deden wat van hen kon worden verwacht, de onbestuurbaarheid van het land stimuleren en versterken. We beleven nu weer zo'n periode, waarin het vrijwel onmogelijk lijkt om nog een federale regering op de been te krijgen.
De opeenvolgende crises werden nog geaccentueerd omdat er niet alleen een vertrouwensbreuk kwam onder de politici maar ook onder de bevolking zelf. Oorzaak daarvan is het feit dat in het bestuur wegens redenen van democratische aard geen rekening werd gehouden met het opkomende extreem-rechts, en nu ook extreem-links. In Vlaanderen steeg het VB bij momenten tot een kiezer op vier en na de jongste verkiezingen toch weer tot bijna 20 percent. In het beleid is daar tot dusverre weinig van te merken, op wat maatregelen voor veiligheid en identiteit na. Voor de rest heeft de democratische verschuiving in de verkiezingen geen enkel gevolg gehad. De boodschap aan de kiezers was simpel: stem anders en het zal nooit veranderen.
In 2014 kende VB dankzij Bart De Wever een geweldige terugslag, maar daar is de partij inmiddels alweer van genezen. Ze zit opnieuw in een opgaande lijn. In tegenstelling tot vroeger boeken vandaag overal in de EU extreem-rechtse partijen aanzienlijk succes. Nu Bart De Wever onderhandeld heeft met VB en een VB-stem minder verloren lijkt, is de vrees of de verwachting in Vlaanderen zeer reëel dat VB over vijf jaar kans maakt om mee te besturen. Ik woon in een gemeente, Schoten, in de Antwerpse rand, waar de twee V-partijen samen 60 percent waard zijn. Dat biedt VB perspectief.
De tijd dat N-VA en VB verbonden vaten waren, waarbij de een steeg als de ander daalde, lijkt voorbij. Ze werden voor het eerste samen sterker. In het Vlaams Parlement hebben ze nog vijf zetels nodig om met zijn tweeën een regering te vormen. En nu al heeft de N-VA wat getemporiseerd om uit te kijken naar eventuele overlopers van liberalen en christen-democraten, een eerste poging om samen te regeren. Deze strategie lijkt ingegeven door Theo Francken, wiens positie bij N-VA aanzienlijk is versterkt. Hij heeft het van alle lijsttrekkers het best gedaan. Hij werpt zich op als de nieuwe leider, maar Bart De Wever houdt dus vast aan zijn voorzitterschap.

STUUR EEN VROUW NAAR EUROPA
Aan de andere kant, in het zuiden van het land, heeft de PS een serieus probleem met de opkomende PTB.
In Vlaanderen begrijpt niet iedereen dat de PS nooit de uittredende Zweedse coalitie zal depanneren.
Di Rupo en co zullen nooit federaal besturen met vier rechtse partijen, drie in Vlaanderen plus de MR. Wie dit denkt, kent de Belgische politiek niet. Uiteindelijk zal de PS discreet of openlijk wel praten met de N-VA. Dat is de logica der dingen, de twee grootste partijen die elkaar moeten vinden, het is enkel nog wat vroeg. Het heeft wat tijd nodig maar de economische en politieke actualiteit zal ergens in de herfst druk zetten op de partijen om toch een regering te maken.
Er zijn wel enkele deadlines, zoals de keuze voor de Belgische commissaris bij de EU. Alles wijst erop dat het deze keer aan de Franstaligen zal zijn. België is weer eens bij de laatste vijf landen om een kandidaat te sturen. Wellicht zal het opnieuw een vrouw moeten zijn, maar zal ze opnieuw moeten tevreden zijn met een bescheiden departement. Sophie Wilmes, de huidige minister van Begroting voor de MR, lijkt dan de beste kansen te hebben.
Het opstellen van een begroting tegen einde oktober, wat de EU-Commissie wil, is toch minder dwingend. Ten eerste zullen we niet het enige land zijn met een begroting die niet in evenwicht is, ten tweede beschikt de EU niet over veel middelen om een begroting af te dwingen. Wat kan de EU doen in de huidige politieke constellatie met landen als Italië en andere om een sluitende begroting af te dwingen? Een nieuwe regering met een begroting zal wel iets worden voor het einde van het jaar. Uiteindelijk zal er een nieuw tijdschema moeten opgemaakt worden om de begroting in evenwicht te brengen. Het zal iets voor 2023 of 2024 worden. Als dat gebeurt, wat niet zo zeker is, zullen we gewagen van een succes.
Luc Van der Kelen is politiek adviseur van B Plus vzw, een pluralistische drukkingsgroep (geen politieke partij) met leden in de drie Gemeenschappen en uit alle lagen van de bevolking. B Plus verzet zich tegen de separatisme en ijvert voor een betere communautaire verstandhouding en verdraagzaamheid door de organisatie van een federaal, solidair en efficiënt België. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
NO COMMENT ON THIS BRIGHT COMMENT 

Pas besoin de commenter l'analyse impeccable de Luc Van der Kelen, un de meilleurs commentateurs de la politique belge que nous nous sommes efforcé de traduire aussi fidèlement que possible. A vous de vous faire une opinion sur son contenu.
MG 
 
UN BUDGET ÉQUILIBRÉ D'ICI 2024 SERAIT DEJA UN SUCCÈS.

Luc Van der Kelen
Ancien commentateur politique au Laatste Nieuws, actuellement conseiller politique chez B-Plus.
C'est comme si l'architecte de la nouvelle Belgique avait commencé à construire une nouvelle basilique sans avoir une vision de ce à quoi ressemblerait sa structure ", écrit Luc Van der Kelen de B Plus à propos des réformes étatiques successives dans notre pays. Il examine également un certain nombre d'échéances prioritaires que notre gouvernement fédéral devra  impérativement respecter au cours des prochains mois.
En six réformes étatiques majeures et mineures, la Belgique est passée d'un État unitaire à un État fédéral doté de larges pouvoirs régionaux.
La raison en est évidente : le désir d'autonomie (flamande) et un problème croissant de gouvernance. La Flandre a obtenu ce qu'elle a exigé : de larges pouvoirs pour prendre son avenir en main.
La formation de la nation flamande a également provoqué un sérieux déficit: un manque d'efficacité dû à l'hétérogénéité des pouvoirs transférés. La fédéralisation était nécessaire au maintien de l'unité du pays, mais elle a finalement rendu son administration si complexe et compliquée que personne ne se retrouve dans l'imbroglio des institutions nouvellement crées. Au total, toute réforme de l'État s'est soldée par un sentiment "d'inadéquation" qui, à son tour, a généré une demande pour une nouvelle réforme de l'État, au rythme de plus d'une tous les dix ans
IL N'Y A PAS DE PLAN
Fondamentalement, le problème est simple : il n'y a aucun plan d'ensemble cohérent . C'est comme si l'architecte de la nouvelle Belgique avait commencé à construire sa nouvelle basilique sans une vision de ce à quoi ressemblerait sa structure. En conséquence, elle  a été construite et complétée de manière chaotique, à la belge.
Lorsque l'édifice risquait de s'effondrer, du béton frais a été coulé  pour éviter la catastrophe, ce qui a anéanti toute forme de transparence.
UN ÉQUILIBRE BUDGÉTAIRE D'ICI 2024 SERAIT DEJA UN SUCCÈS.
La gouvernance efficace d'un pays est une enttreprise très complexe, qui a  exige une base solide si on veut éviter un effondrement comme celui du pont Morandi à Gênes. La comparaison avec l'Italie n'est pas fortuite. Ceux qui entendent réformer un pays doivent savoir où ils veulent aller,  savoir à quoi ressemblera le pont au bout du compte, qui sera responsable de l'endroit et de la façon dont nous pourrons dépenser notre argent le plus efficacement possible pour financer sa construction  et l'entretenir après coup.
L'État fut réformé en six brèves étapes. Il y en aura certainement un septième, peut-être même une huitième.
Les six étapes conduisant au confédéralisme  étaient une erreur fondamentale. Les choses auraient pu et auraient dû être faites différemment au départ, avec une vision,  un plan clair, à savoir qui exercerait quels pouvoirs et où. Assurément, le processus n'est pas achevé. Il y aura un ou même plusieurs autres épisodes.
UNE SEPTIÈME RÉFORME EST INÉVITABLE
Des erreurs ont été commises des deux côtés. La Belgique francophone, qui, comme on le sait, n'est pas précisément majoritaire dans le pays, a pratiqué l'arrogance avec sa stratégie de "demandeur de rien". S'il vous faut vivre ensemble démocratiquement dans un couple, le partenaire  majoritaire doit gouverner dans le respect des souhaits de la minorité.
Refuser de parler à la majorité avec une franche arrogance pendant des années ne pouvait que générer des problèmes majeurs. Aujourd'hui, la majorité et la minorité se réduisent à un bras de fer  N-VA et PS. Quiconque qui serait soucieux du bien être du  pays et  de ses citoyens devrait  adapter et nuancer ses objectifs de manière souple, faute de quoi les choses finiront par mal tourner.
Une solution ne peut être trouvée que si nous nous engageons ensemble le dialogue, autour de la table.
Chaque nouvelle réforme a finalement été échafaudée à la suite d' une crise politique, généralement après une élections, au cours de laquelle la position et le prestige  des partis traditionnels ont  été minés davantage.
D'importantes erreurs ont également été commises du côté flamand. Les politiciens flamands ont rarement exprimé leurs vraies intentions . À aucun moment, ils n'ont indiqué clairement - à part peut-être Hugo Schiltz - où ils voulaient entraîner ce pays ou, le cas échéant, où ils  ne voulaient aller en aucun cas. Après chaque réforme, on avait l'impression fallacieuse que des mesures importantes avaient été prises. Mais ce n'était qu'un leurre. Très vite,  de nouvelles revendications flamandes atterissaient sur la table. Au vrai, la réforme des institutions était un processus sans fin. Très logiquement, la confiance des francophones dans la parole et la crédibilité des politiciens flamands a été de plus en plus entamée. Idem pour la confiance des Flamands envers leurs collègues francophones.
Chaque nouvelle réforme a finalement été élaborée à la suite d'une crise politique, certaines plus aigues que d'autres, chaque fois après une  élection, au cours de laquelle la position des partis traditionnels a encore été minée davantage.
VB ET N-VA PLUS FORTS ENSEMBLE
Un deuxième élément a miné la confiance : la montée du Vlaams Blok/Belang. Lorsque j'ai commencé ma carrière journalistique, au début des années 1970, les trois partis totalisaient ensemble  encore 80 % des voix. Lors des dernières élections, ce pourcentage était tombé à 40 %.
Les partis nationalistes flamands se sont irrésistiblement renforcés, jusqu'à ce que les autres partis flamands fassent ce que l'on pouvait attendre d'eux, accroissant l'ingouvernabilité du pays. Nous vivons maintenant un moment politique où il semble presque impossible de mettre sur pied un gouvernement fédéral.
Les crises successives se sont accentuées parce qu'il y a eu non seulement une rupture de confiance entre les hommes politiques, mais aussi au sein de la population elle-même. La raison en est que, pour des raisons démocratiques, les dirigeants au pouvoir n'ont pas tenu compte de l'extrême droite émergente, et désormais  aussi de l'extrême gauche. En Flandre, le VB a à certains endroits séduit un électeur sur quatre et, après les dernières élections, il caracole à près de 20 pour cent. Jusqu'à présent, la politique n'en a guère tenu compte, à l'exception de quelques mesures sécuritaires  et identitaires. Pour le reste, le changement démocratique  induit par les élections n'a eu aucun effet concret. Le message aux électeurs est simple : votez différemment et cela ne changera jamais.
En 2014, grâce à Bart De Wever, le VB a connu un formidable revers, mais le parti s'en est déjà relevé. La tendance est à nouveau à la hausse. Contrairement au passé, les partis d'extrême droite connaissent aujourd'hui un succès considérable dans toute l'UE. Maintenant que Bart De Wever a négocié avec le VB et qu'un vote VB semble moins qu'autrefois être un vote "perdu", la crainte ou l'attente en Flandre est bien réelle de constater  que le VB aura une chance de rejoindre le pouvoir dans cinq ans. J'habite dans une commune, Schoten, à la périphérie d'Anvers, où les deux V-parties valent ensemble 60 pour cent. Cela offre une perspective VB.
L'époque où la N-VA et le VB étaient reliés par des vases communicants  où l'un montait à mesure que l'autre faiblissait, semble définitivement révolue. Ils sont devenus désormais  plus forts ensemble pour la première fois. Au Parlement flamand, il leur manque à peine  cinq sièges pour former ensemble un gouvernement. Et déjà, la N-VA s'est quelque peu tempérée pour stimuler l'appétit d'éventuels transfuges de libéraux et de démocrates-chrétiens dans  une première tentative de gouverner ensemble. Cette stratégie semble inspirée par Theo Francken, dont la position à la N-VA a été considérablement renforcée. Il a fait le meilleur score de tous les leaders de la liste. Il se présente comme le nouveau leader, mais Bart De Wever entend bien  conserver  sa présidence.
ENVOYER UNE FEMME À L' EUROPE
Par contre, dans le sud du pays, le PS a un sérieux problème avec l'émergence du PTB.
En Flandre, tout le monde ne semble pas vouloir comprendre pas que le PS ne dépannera en aucun cas la coalition suédoise sortante.
Di Rupo et Cie ne gouverneront jamais au niveau fédéral avec quatre partis de droite, trois en Flandre plus le MR en Wallonie. Tous ceux qui le penseraient ne comprennent rien à la politique belge. En fin de compte, le PS finira par parler à la N-VA discrètement ou ouvertement. C'est dans la logique des choses, les deux plus grands partis doivent se retrouver, c'est toutefois encore un peu tôt. Cela prendra un certain temps, mais les nouvelles évolutions économiques et politiques feront pression sur les partis pour former un gouvernement en automne.
Il y a toutefois quelques échéances urgentes, comme le choix du commissaire belge pour l'UE. Tout indique que cette fois, ce sera aux francophones de décider. La Belgique figure une fois de plus parmi les cinq derniers pays à avoir désigné un candidat. Il faudra peut-être que ce soit à nouveau une femme, mais il faudra alors qu'elle se contente à nouveau d'un "commissariat" modeste. Sophie Wilmes, l'actuelle ministre du Budget du MR, semble avoir les meilleures chances.
L'établissement d'un budget d'ici fin octobre, comme le souhaite la Commission européenne, est assurément une priorité  moins contraignante. Premièrement, nous ne serons pas le seul pays à avoir un budget en déséquilibre ; deuxièmement, l'UE ne dispose pas de beaucoup de moyens coercitifs pour faire corriger un budget. Dans la situation politique actuelle, que peut faire l'UE avec des pays comme l'Italie pour faire respecter l'équilibre budgétaire ?
Un nouveau gouvernement avec un nouveau  budget ne  sera pas  possible avant la fin de l'année. En tout état de cause,  un nouveau calendrier devra être établi afin d'équilibrer à terme le budget. Ce ne sera pas  avant 2023 ou 2024. Si cela se produit effectivement, ce qui n'est pas certain, nous parlerons d'un succès.
Luc Van der Kelen est conseiller politique de l'asbl B Plus, un groupe de pression pluraliste (et non un parti politique) dont les membres proviennent des trois communautés et de tous les milieux. B Plus s'oppose au séparatisme et s'efforce d'améliorer la compréhension et la tolérance de la communauté par l'organisation d'une Belgique fédérale, solidaire et efficace.

ECOLO VA-T-IL MONTER DANS UN GOUVERNEMENT EN WALLONIE ET EN FWB ? LA RÉPONSE DE GEORGES GILKINET
Alors que la note de synthèse de l'informateur wallon Elio Di Rupo (PS) afin d'entamer les négociations est toujours attendue, Ecolo a déjà rendu la sienne. Mais le parti écologiste fera-t-il partie du futur gouvernement wallon et de celui de la FWB ?
Invité de Matin Première sur la RTBF, le chef de groupe Ecolo à la Chambre Georges Gilkinet pose les conditions : "Pour les écologistes, le pouvoir n’a jamais été une fin en soi. Nous irons dans ce gouvernement si des conditions sont réunies en termes de travail, de confiance, de rupture avec certaines politiques passées."
Le député revient également sur une possible alliance avec le MR, alors que les libéraux avaient frontalement attaqué Ecolo lors de la campagne électorale : "Il y a une évolution dans le discours du MR et nous nous en réjouissons. Nous voulons vérifier la sincérité de ces engagements."
Questionné aussi sur la situation au fédéral (les écologistes n'avaient pas participé à une grande table ronde organisée par les informateurs fin juillet et réunissant sept partis, NDLR), l'élu namurois explique attendre le rapport des informateurs, qui doit être rendu le 9 septembre : "PS et N-VA peuvent se parler s’ils ont envie de se parler, nous attendons le rapport des informateurs royaux et nous avons dit que nous restions à leur disposition malgré notre non-participation à la dernière réunion qu’ils ont convoquée."
JEAN-PAUL WAHL (MR) SUR LA COALITION FÉDÉRALE: «IL FAUT SORTIR DES EXCLUSIVES, SINON ÇA N’IRA JAMAIS»
Le Soir
Ce week-end, PS et N-VA se sont exprimés sur la coalition fédérale. L’un exclut l’autre, l’autre appelle au dialogue. L’embarras est total.

Ce week-end, quelques personnalités politiques se sont exprimées sur les négociations au niveau fédéral. Pour le PS, Laurette Onkelinx donnait de la voix dans l’Echo : « Un niet absolu ». « Cela ne sert à rien d’essayer. Même de parler. PS et N-VA sont incompatibles », martelait samedi la future présidente du PS bruxellois.
Autre son de cloche du côté de la N-VA. Theo Francken a appelé le PS dimanche à entamer des pourparlers avec la N-VA dans le cadre de la formation du gouvernement fédéral. « Elio Di Rupo et Bart De Wever sont des hommes intelligents. Si vous les mettez ensemble dans une même pièce, il en sortira quelque chose », indiquait-il sur VTM.
ET AU MR, QU’EN PENSE-T-ON ?
« Les Belges ont voté. Que le résultat plaise ou pas, il y a des forces qui sont démocratiquement élues. Il faut sortir des exclusives, sinon ça n’ira jamais », déclare ce lundi matin Jean-Paul Wahl, président du MR au parlement wallon, au micro de Bel RTL. « Il faut arrêter de dire qu’on ne peut même pas s’asseoir avec quelqu’un d’autre. »
« Nous au MR, nous avons toujours exclu toute possibilité de négociations avec l’extrême gauche et l’extrême droite, avec le Vlaams Belang et le PTB, c’est hors de question en ce qui nous concerne, c’est une question de démocratie. Mais par contre, si l’on veut un gouvernement fédéral, on ne peut plus se permettre une crise de 500 et des jours, c’est impensable. Il faut que nous puissions trouver les solutions. Lorsque j’entends les exclusives des uns et des autres, on en sortira jamais », martèle le député libéral.
Avant de conclure, « j’espère que les formateurs royaux vont arriver à des solutions ».
EN WALLONIE
Les négociations ont débuté en Wallonie. « On entre dans le vif de sujets en espérant d’aboutir le plus vite possible », explique Jean-Paul Wahl. « On a besoin d’un gouvernement le plus rapidement possible parce qu’il y a des mesures à prendre et qui nécessites l’urgence. »
Les élections au sein d’Ecolo ne simplifient sans doute pas les choses, au niveau des négociations. « Nous n’excluons pas le fait qu’ils puissent quitter la table mais la décision appartient à Ecolo. L’élection interne à la coprésidence chez Ecolo risque d’avoir une influence sur les négociations qui vont avoir lieu. Mais le tout est de voir dans quelle mesure ». Pour Jean-Paul Wahl, il faut un gouvernement le plus fort possible, une majorité la plus forte possible pour la Wallonie, mais surtout, un gouvernement.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

AVANT TOUT, LA QUESTION EST DE SAVOIR OÙ ATTERRIRA LA NVA AU NIVEAU FÉDÉRAL : DANS UN GOUVERNEMENT OU DANS L'OPPOSITION ?
LA N-VA HÉSITE BEAUCOUP, DE CRAINTE D'ÊTRE SANCIONNEE EN 2024
La semaine dernière, on semblait se diriger vers un gouvernement flamand NVA SPa.  La NVA semble opter désormais pour une reconduction de la suédoise, du moins au niveau flamand.
La plus grand incertitude continue à régner quant à l'issue de l'aventure fédérale entre la N-VA et le PS..
On pensait que De Wever prendrait sa décision le week-end dernier. Le choix fut reporté à cette semaine. Maintenant plus rien ne semble certain.
Dans tous les cas de figure, la N-VA détient les bonnes cartes. Les trois autres - Open Vld, CD&V et sp.a - sont en compétition.
La N-VA espère toujours de mettre une pression maximale sur la SP.a , le CD&V  et le VLD lequel réagit assez durement avec de fortes exigences.
Il semble que la semaine dernière, il ait été annoncé, apparemment prématurément qu'un l'atterrissage était imminent.
Une coalition violet-jaune au niveau flamand  serait une façon de tirer un trait sur la culture de zizanie de la coalition suédoise et d'en faire porter le chapeau au CD&V. Surtout, de coupler l'opération gouvernement avec un rapprochement  fédéral N-VA- PS ce qui devrait rencontrer le voeu des informateurs royaux; Vande Lanotte s'imagine volontiers premier ministre d'une telle coalition.
Une question  essentielle demeure pendante : où va atterrir la N-VA au niveau fédéral : au gouvernement ou dans l'opposition ?
Bien qu'il existe un vrai climat de confiance entre De Wever et les informateurs fédéraux, la question demeure de savoir si N-VA et PS sont susceptibles  de parvenir à un accord et surtout s'ils le souhaitent vraiment.
La crainte est grande tant au PS qu'à la NVA  d'être sanctionnés par l'électeur en 2024  au profit du Belang et du PTB.
Les informateurs royaux donnent le sentiment que les décisions régionales doivent d'abord être prises avant que quoi que ce soit ne bouge au fédéral.
MG





lundi 19 août 2019

Bruxelles vaut bien un voile...


Marie-Cecile Royen Le Vif 

Le voile sera-t-il admis dans l'administration bruxelloise ? Cette interrogation menace la cohésion du PS et du nouvel exécutif régional, car la jurisprudence est balbutiante.

"Paris vaut bien une messe ! " Cette phrase attribuée au protestant Henri IV lorsqu'il se convertit au catholicisme, en 1593, lui permet d'accéder au trône de France et de rétablir la paix religieuse. Est-ce le choix cornélien que vont devoir opérer les laïques du PS pour donner satisfaction aux quartiers populaires du nord et de l'ouest de la capitale dont les élus réclament l'accès des femmes voilées à la fonction publique bruxelloise ? La question des codes vestimentaires ne figure pas explicitement au menu de la législature 2019-2024, mais elle pointe le bout de son nez dans la déclaration de politique générale de la coalition (PS, Ecolo, DéFI, Groen, SP.A, Open VLD), via la " logique intersectionnelle ". Celle-ci implique " d'associer les personnes victimes de discrimination afin d'éviter d'invisibiliser le problème ou de les déposséder d'un débat qui leur revient " (page 44). Prolongement des gender studies de l'université américaine, le concept d'intersectionnalité est critiqué dans son pays d'origine et surtout en France à cause de son caractère militant et ghettoïsant. Il s'est substitué aux " accommodements raisonnables " québecois comme vecteur de certaines revendications religieuses. Adopté avec enthousiasme par une noria d'associations (Collectif contre l'islamophobie en Belgique, Kahina, Les Cannelles, Vie Féminine...), il permet de défendre l'idée que le voilement des femmes est un droit à l'égalité et non la manifestation d'un ordre patriarcal. Ainsi, une personne peut faire l'objet d'une double, voire triple ou quadruple discrimination, si, par exemple, elle cumule le fait d'être femme, porteuse d'un signe convictionnel, qu'elle est " racisée " (le terme renvoie peu élégamment à la couleur de peau) ou se situe en bas de l'échelle sociale. D'où la nécessité de lutter en réseau contre les mécanismes de l'oppression, en tenant compte du ressenti de la victime. 

 
COMENTAIRE DE DIVERCITY
CE VOILE QUI DECHIRE LA MAJORITE 

Essayons de comprendre. L'électeur écolo opte pour ce parti car il serait le garant de la protection de la nature qui, avouons-le, en a bien besoin. Certes, mais écolo est avant tout un parti à finalités sociales, voire communautaristes. Communautaristes? Assurément, ils sont les seuls à défendre le port de voile dans les administrations. Un signe religieux? Quelle horreur! Encore une fois, tout est confus. Le voile n'est pas, à proprement parler, un signe religieux. Le Coran est muet sur le voile ou presque, un peu comme les évangiles du reste. Le voile c'est autre chose, c'est le signe de ralliement à la tendance salafiste c'est à dire intégriste, fondamentaliste d'un islam de caractère très "islamiste" fort présent à Bruxelles.  C'est un peu comme l'étoile jaune imposée autrefois par l'occupant nazi aux juifs avec cet différence que l'obligation du port du voile vient du conformisme communautariste qui souhaite ainsi affirmer la visibilité de l'islam dans l'espace public. C'est aussi simple que ça.
MG


jeudi 15 août 2019

"Les francophones méconnaissent la réalité flamande"


Jules Gheude
Essayiste politique 

Les francophones méconnaissent la réalité flamande. Ils s'imaginent que la mouvance nationaliste ne concerne que la seule N-VA.

Le président du SP.A, John Crombez, avait reçu le feu vert de ses instances pour discuter avec la N-VA de la formation d'un gouvernement flamand.
Voilà qui montre bien à quel point les socialistes flamands se distinguent de leurs "camarades" wallons. Non seulement par leur conception du socialisme, nettement social-démocrate, mais aussi par leur approche plus pragmatique.
Lorsque le démocrate-chrétien Luc Van den Brande, alors ministre-président du gouvernement flamand, avait lancé l'idée du confédéralisme au début des années 90, il avait d'ailleurs déclaré : "Mes collègues de l'exécutif flamand, SOCIALISTES COMPRIS, se rallient à mes déclarations sur le confédéralisme."
Et le 18 juillet 2008, dans une interview accordée à "Knack, l'ancien ministre socialiste flamand Luc Van den Bossche - le père de Freya -, s'était empressé de préciser : J'ai toujours été un confédéraliste. En effet, j'ai toujours trouvé que les entités fédérées devraient finalement conclure un accord sur ce qu'elles souhaitent encore gérer en commun au niveau fédéral. Si l'on compare cela avec les années 50 du siècle dernier, c'est une révolution copernicienne, mais quand vous voyez les pas que nous avons déjà faits dans cette direction, je n'appellerais plus cela copernicienne. C'est un grand pas, mais un pas logique."
Voilà qui nous situe bien loin de la stratégie adoptée par Elio Di Rupo : "Le PS ne négociera pas le confédéralisme."
Le fossé idéologique entre socialistes du Nord et du Sud était encore apparu en 2017, à l'occasion de la sortie du livre d'Elio Di Rupo: Nouvelles conquêtes. À gauche pour un monde plus juste. John Crombez lui avait réservé un accueil glacial : "La société que je désire est très différente de celle d'Elio Di Rupo."
Les francophones méconnaissent la réalité flamande. Ils s'imaginent que la mouvance nationaliste ne concerne que la seule N-VA.
Ont-ils oublié l'attitude radicale adoptée, durant des décennies, par la démocratie-chrétienne flamande ? Ont-ils oublié toutes ces années durant lesquelles "l'Etat CVP" a oeuvré ? L'intervention musclée de Wilfried Martens contre le pavillon français lors de l'Expo 58 ; la façon dont Jan Verroken est venu à bout du gouvernement Vanden Boeynants sur le "Walen buiten" de Louvain en 1968 ; le torpillage du pacte d'Egmont par Léo Tindemans en 1978 ; l'aversion manifestée par Eric Van Rompuy envers le FDF en 1979 ("A l'automne, nous devrons déployer une tactique pour congédier le FDF.") ; la charge contre José Happart (appelé Mijnheer H. par Luc Van den Brande) et sa cause fouronnaise ; la manière dont le Premier ministre Jean-Luc Dehaene a floué, avec l'aide de ses "Toshiba Boys", les francophones avec la loi de financement en 1988 ; le cartel CD&V/N-VA porté par Yves Leterme sur les fonts baptismaux en 2004 ; l'interview accordée par Wouter Beke au journal québécois "Le Devoir" en 2007 ("Nous sommes pour une véritable confédération où chacun pourra agir comme il l'entend. (...) Si les francophones n'acceptent pas de lâcher du lest, nous n'aurons pas d'autre choix que l'indépendance.")
Le même Wouter Beke qui a annoncé que le CD&V demanderait une nouvelle réforme de l'Etat en 2024 et qui s'est farouchement opposé à toute tentative visant à refédéraliser certaines compétences, dont les soins de santé.
La réalité, c'est qu'il n'y a pas l'épaisseur d'un papier de cigarette entre le CD&V et la N-VA. S'il y a parfois rivalité, elle ne s'explique que par la compétition électorale.
Les libéraux flamands ne sont pas en reste en ce qui concerne la défense des intérêts fondamentaux de la Flandre. On l'a vu le 7 janvier 2003, lorsque Patrick Dewael, alors ministre-président flamand, a présenté au Parlement flamand ses priorités pour une nouvelle réforme de l'Etat. Le cahier de revendications visait à scinder quasi tout l'éventail des compétences restées fédérales : scission des soins de santé et des allocations familiales, régionalisation partielle de la SNCB, flamandisation totale de Bruxelles-National, autonomie accrue pour l'impôt des personnes physiques, régionalisation partielle de l'impôt des sociétés, fixation par la Flandre de ses salaires et des sanctions de ses chômeurs...
En fait, la volonté affichée aujourd'hui par Bart De Wever de mettre le confédéralisme sur la table de négociation s'inscrit dans une logique qui a été initiée avec l'adoption, en 1999, des fameuses résolutions par le Parlement flamand.
En 1973, Manu Ruys, l'influent éditorialiste du journal "De Standaard", - lequel reprenait fièrement le slogan AVV/VVK ("Alles voor Vlaanderen en Vlaanderen voor Kristus" - Tout pour la Flandre et la Flandre pour le Christ) à côté de son titre -, avait sous-titré son ouvrage "Les Flamands" : Un peuple en mouvement, une nation en devenir.
Cette nation flamande est aujourd'hui une réalité, comme le stipule le préambule de la "Charte pour la Flandre" (Handvest voor Vlaanderen), présentée par le gouvernement flamand en 2012.
Et c'est bien là que se situe le drame du Royaume de Belgique. Comme le dit un proverbe africain : il n'y a pas de place pour deux sur la peau du léopard.
Il aura fallu au Mouvement flamand des décennies de lutte acharnée pour faire en sorte que l'identité linguistico-culturelle et politique de la Flandre s'affirme au sein de ce Royaume, créé artificiellement pour des raisons diplomatiques et dont les leviers de commande se trouvaient aux mains de la haute bourgeoise francophone.
Aujourd'hui, la nation Flandre a tout naturellement vocation à devenir un Etat souverain. José-Alain Fralon, l'ancien correspondant du "Monde" à Bruxelles, a bien perçu les choses, lui qui, en 2009, dans son livre "La Belgique est morte, vive la Belgique !" (Fayard) s'était permis de donner au roi Albert II le conseil suivant : "Si, (...) vous la jouiez plus finement ? En admettant, comme nous le ferons tous tôt ou tard, que rien ne pourra arrêter la marche de la Flandre vers son indépendance, et en accompagnant celle-ci au lieu de la tenter en pure perte de la stopper ?".
En Flandre, les négociations viennent de démarrer en vue de reconduire une coalition suédoise. Voilà qui rend la constitution d'un nouveau gouvernement fédéral plus difficile que jamais. Les journaux télévisés de la RTBF et de RTL de ce 12 août ont tous deux conclu que le pays devenait ingouvernable. Danielle Welter (RTBF) précise : Pas de problème pour Bart De Wever. Ce sera le confédéralisme, donc la fin de la Belgique.
Pour Elio Di Rupo, les choses se compliquent singulièrement.
Au niveau wallon, Ecolo a durci ses revendications. Le PS pourrait se retrouver finalement seul avec le MR. Bye bye la coalition ultra-progressiste souhaitée par Elio Di Rupo et... la FGTB. On imagine déjà la charge de cette dernière !
Par ailleurs, Charles Picqué déclare aujourd'hui qu'il n'est pas impossible que le PS et la N-VA négocient ensemble la formation d'un gouvernement fédéral.
Jamais avec la N-VA, avait pourtant lancé Elio Di Rupo.
Si tout cela se réalise, raclée assurée pour le PS aux prochaines élections. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PAS DE PROBLÈME POUR BART DE WEVER. CE SERA LE CONFÉDÉRALISME, DONC LA FIN DE LA BELGIQUE.

"Les francophones méconnaissent la réalité flamande. Ils s'imaginent que la mouvance nationaliste ne concerne que la seule N-VA.
"il n'y a pas l'épaisseur d'un papier de cigarette entre le cd&v et la n-va. S'il y a parfois rivalité, elle ne s'explique que par la compétition électorale."
"Pour Elio Di Rupo, les choses se compliquent singulièrement".
"Au niveau wallon, Ecolo a durci ses revendications. Le PS pourrait se retrouver finalement seul avec le MR. Bye bye la coalition ultra-progressiste souhaitée par Elio Di Rupo et... la FGTB. On imagine déjà la charge de cette dernière !"
Difficile de mieux résumer les choses que Jules Gheude.  Il est clair que les faits lui donnent raison un peu plus à chacune de ses interventions médiatiques. Il est inutile de le commenter mais essentiel de méditer ses paroles si on veut comprendre dans quelle pièce on joue.
MG



mardi 13 août 2019

Sophie Wilmès (MR) s’inquiète d’une tentation de troc entre PS et N-VA : confédéralisme contre des concessions sociales.

La DH

L’aboutissement des négociations en Flandre recentrera sous peu l’attention sur le niveau fédéral, où le blocage paraît complet. La question principale n’a pas varié depuis les élections. La N-VA et le PS, que tout ou presque oppose, vont-ils virer de bord et négocier ? Bart De Wever a donné un signal négatif ce lundi en contournant le SP.A. Voie sans issue ? Pas forcément.
Charles Picqué (PS) a lancé un fameux pavé dans la mare vendredi dernier, en assurant que la N-VA devait "envoyer le signal qu’ils sont prêts à payer un prix socio-économique en échange de leur confédéralisme".
La sortie a fait bondir le MR. "Charles Picqué dit clairement que le PS est prêt à négocier le confédéralisme avec la N-VA ! Si cette position est confirmée par la présidence du PS, le raisonnement consiste donc bien à faire payer la N-VA pour son projet institutionnel. C’est la preuve que le PS s’engage dans la dynamique du confédéralisme", constate Sophie Wilmès (MR), ministre du Budget. "Il y a à peine deux mois, les socialistes faisaient encore campagne contre toute réforme de l’État. C’est un sacré virage qui m’inquiète." 


DE WEVER MET FIN AU COUPLAGE ENTRE NÉGOCIATIONS FLAMANDES ET FÉDÉRALES
Le Vif 

Aucune discussion pertinente n'est encore intervenue depuis les élections au niveau fédéral, a affirmé lundi l'informateur flamand et président de la N-VA, Bart De Wever, lors du bureau de son parti, réuni au parlement flamand à Bruxelles, pour justifier le coup d'accélérateur donné aux négociations en Flandre.

Une coalition avec le CD&V et l'Open Vld est le seul choix réaliste, a-t-il indiqué, selon des participants à la réunion. Selon M. De Wever, une coalition flamande avec le CD&V et le sp.a aurait compté une trop courte majorité. Il est également apparu que le Vlaams Belang n'est pas un parti de gouvernement, a le président du parti nationaliste.
"Nous respectons le choix de Bart De Wever en Flandre. Mais je veux être clair. Le PS veut une politique plus sociale et plus juste aussi au niveau fédéral", a rapidement réagi sur Twitter le président du PS, Elio Di Rupo. "S'imaginer que le PS pourrait faire l'appoint et dépanner les anciens partenaires de la coalition suédoise pour former un gouvernement fédéral, relève de l'illusion."
M. De Wever a publié lundi matin, en tant qu'informateur flamand, une "note de départ" pour entamer les négociations gouvernementales pour doter la Flandre d'un nouvel exécutif, tandis que l'ex-vice-Premier ministre fédéral Jan Jambon, a été désigné comme candidat ministre-président par la N-VA pour prendre la tête d'une éventuelle coalition suédoise réunissant, outre les nationalistes, les libéraux de l'Open Vld et les sociaux-chrétiens du CD&V.
La "note de départ" de De Wever vise la création d'au moins 120.000 emplois
La "note de départ", publiée lundi par l'informateur flamand et président de la N-VA Bart De Wever en vue d'entamer des négociations afin de doter la Flandre d'un nouveau gouvernement régional avec une majorité "suédoise", propose d'aider au moins 120.000 Flamands à trouver un emploi ces prochaines années.
Avec, comme objectif: un taux d'emploi de 80%, précise le texte, publié par la direction du parti nationaliste et soumise à deux partenaires possibles de coalition, l'Open Vld et le CD&V, dont le bureau de parti respectif se réunissait en matinée lundi matin - tout comme celui de la N-VA - pour donner le feu vert ou non au lancement du processus de la formation d'un exécutif qui serait dirigé par l'ex-vice-Premier ministre fédéral Jan Jambon, désigné comme son candidat ministre-président lundi par son parti.
En 2018, le taux d'emploi des personnes âgées de 20 à 64 ans s'élevait à 74,6% en Flandre. "Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour que tous les Flamands, sans distinction aucune, soient tentés par le travail. Parce qu'un emploi est non seulement le levier le plus important dans la lutte contre la pauvreté, mais est également la clé du bien-être personnel et social", précise M. De Wever.
Sa note indique encore que l'agence flamande pour l'emploi VDAB (l'équivalent du Forem en Wallonie et d'Actiris à Bruxelles, ndlr) doit renforcer sa coopération avec les autorités locales et les entreprises.
De cette manière, les demandeurs d'emploi, les nouveaux arrivants et les personnes inactives pourront être guidés de manière intensive par une formation, un recyclage et une voie d'accès au travail. "Chaque nouvel arrivant ayant une perspective professionnelle sera également obligé de s'inscrire auprès du VDAB", poursuit l'informateur.
M. De Wever préconise aussi que la Flandre devienne une "référence mondiale" en termes d'innovation, de transformation numérique et de technologie. La Flandre doit pouvoir concurrencer les grands pays scandinaves et se hisser parmi les principaux acteurs européens, estime-t-il encore.
Cela se fera avec "un capital de risque supplémentaire, des investissements ciblés dans la recherche et le développement, un réseau 5G à l'échelle de la Région, des procédures d'octroi de licences flexibles et une formation de haut niveau", poursuit le document.
Cette "note de départ", doit servir de document de base - il n'est pas "à prendre ou à laisser", a précisé la N-VA - prend aussi en compte la responsabilité et la solidarité comme principes directeurs.
Le texte initial de l'informateur Bart De Wever stipule que la Flandre doit oeuvrer pour la transition vers une société à faibles émissions de carbone. Cela doit être fait principalement en accélérant l'innovation, car c'est la "clé" de la réalisation des engagements contractés par la Belgique et la Flandre dans un contexte européen.
La note ne reprend nulle part la proposition d'instaurer une taxe kilométrique - déjà enterrée en avril dernier par le ministre flamand sortant de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA) - ou une consigne sur les bouteilles en plastique et les canettes. Quant au "betonstop" (l'interdiction, d'ici 2040, de toute forme d'urbanisation d'espaces ouverts), il est remplacé par un "bouwshift" ("décalage de construction"). 


FORMATION FLAMANDE : LA NOTE DE BART DE WEVER REND "L'INTÉGRATION DES NOUVEAUX VENUS PLUS DIFFICILE"

Le Vif
Avec de nouvelles conditions, des contrôles et sanctions supplémentaires, la N-VA rend l'intégration et la participation des nouveaux arrivants plus difficile dans la société, met en garde la plateforme Minderhedenforum (Forum des minorités) dans une réaction à la note de l'informateur flamand Bart De Wever en vue de la formation d'un gouvernement en Flandre.

Dans une déclaration, l'organisation pointe entre autres la contribution financière pour les programmes d'intégration, l'application de sanctions et d'amendes et le lien suffisamment fort et durable avec la commune ou la région à présenter pour obtenir un foyer social. "Ce sont des mesures qui atteignent petit à petit les personnes les plus vulnérables et issues de l'immigration, et qui auront précisément l'effet inverse sur leur intégration", déplore le directeur du forum Landry Mawungu.
L'association estime aussi que la note met trop l'accent sur "l'identité flamande". "La note part du principe d'une assimilation des personnes d'origine étrangère à l'identité flamande, cependant pour la plupart des Flamands la diversité vient de la différence entre les gens".
Les personnes d'origine étrangère seraient en outre dépeintes comme des individus qui "ne respectent pas l'état de droit et ne prendraient pas leur responsabilité citoyenne et sociétale", regrette l'organisation.
La "note de départ" publiée lundi par le président de la N-VA Bart De Wever - et désormais ex-informateur flamand - doit servir de base au formateur Jan Jambon pour doter la Flandre d'un nouveau gouvernement régional en reconduisant la majorité "suédoise". Elle s'inspire largement du programme du parti nationaliste

BELGISCHE STILSTAND LIJKT COMPLEET
WAAROM FEDERALE ONDERHANDELINGEN MET N-VA EN PS NOG LANG DREIGEN TE DUREN
• belga HLN (extraits)DE
Maintenant que Jan Jambon s'apprête à présider le gouvernement flamand, Bart De Wever prend les rênes des négociations fédérales. "Bon, on se reverra d'ici Noël. Je n'ai pas dit en quelle année." De plus en plus de nuages sombres pèsent sur la formation du gouvernement belge.
"Sire, donnez-moi 100 jours", c'était la citation. Maintenant, après 100 jours, rien n'a encore bougé." Non, Bart De Wever n'est pas précisément  un optimiste , mais le président de la N-VA estime maintenant la formation d'un gouvernement fédéral très compromise.
De Wever explique que son parti a pris contact avec le PS la semaine suivant l'élection, mais qu'il a obtenu zéro réaction. Au cours de la table ronde des informateurs fédéraux Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a), il y a eu de vagues contacts avec Elio Di Rupo, mais ce n'était pas une vraie conversation.  Ils se sont contentés de se dire "bonjour','comment allez-vous", Plus  ce apparemment ce n'est toujours pas possible." 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ÉLECTION FEDERALES EN VUE? 

Bart de Wever a opté pour un gouvernement flamand aussi droitier que possible. Sans doute sous la pression de son aile droite tétéanisée par le méga score du Belang. Pas question pour eux de s'allier au SPa et de se rapprocher de la sorte du PS wallon. A droite toute!
C'est clair tout est gelé au niveau fédéral et la perspective d'élections anticipées se concrétise de jour en jour.
Je publie ici les réactions que ceci inspire à des forumeurs du Laatste Nieuws.  Je retiens tout particulièrement ce commentaire:" Pour la deuxième fois, nous nous dirigeons vers de longues négociations ou des blocages qui dureront sans doute  plus d'un an. Et pour la deuxième fois, la N-VA est le grand obstructionniste. Ce parti revendique une confédération, voire l'indépendance, quand  la majorité de la population flamande ne veut pas de cette confédération."
Exact. Mais cette majorité n'est que de 55% (NVA et Belang réunis) Si on revote je prédis qu'elle s'inversera au profit du Belan ce qui fait flipper De Wever.
L'heure est grave.
Nous étions vraiment persuadés que Bart ferait alliance avec la SPa sans le CD&V pour rendre possible un rapprochement avec le PS au fédéral  et proposer Vande Lanotte comme  premier ministre... Raté!
Il ressort également de ces commentaires que la majorité des forumeurs voient venir de nouvelles élections, singulièrement au fédéral. Observons que nous n'avons toujours pas de gouvernement wallon..
"Dommage que deux personnes, Elio Di Rupo et Bart de Wever, terrorisent politiquement tout un pays. Ma question : Combien de temps allons-nous pouvoir endurer ce jeu de fous ?"
C'est lapidaire mais cela ne manque pas de bon sens. Ces deux lascars qui soufflent les chaud et le froid nous empoisonnent l'existence. "Elio, Bart, les électeurs ont voté pour votre parti. Vous avez maintenant le devoir de trouver une solution."
"C'est donc cela le grand homme d'état De Wever? Ce type marche à côté de ses pompes depuis trop longtemps. Il s'assure juste que la Belgique n'est pas gouvernable et qu'ils peut enfin réaliser son rêve d'indépendance: du vulgaire chantage à plat imaginé par de vulgaires membres de la NVA (platte chantage dus, platte gasten ook allemaal bij NVA. Maar bij de PS hebben ze wellicht al lang een plan A en B en C enz ....)
La Belgique est en train de s'évaporer dans l'indifférence des Belges  qu'un été torride rend apathiques et franchement  perplexes.  Dites-moi, c'est quoi être Belge en 2019? Et tant qu'on y est, c'est quoi d'être Européen aujourd'hui?
MG