lundi 19 août 2019

Bruxelles vaut bien un voile...


Marie-Cecile Royen Le Vif 

Le voile sera-t-il admis dans l'administration bruxelloise ? Cette interrogation menace la cohésion du PS et du nouvel exécutif régional, car la jurisprudence est balbutiante.

"Paris vaut bien une messe ! " Cette phrase attribuée au protestant Henri IV lorsqu'il se convertit au catholicisme, en 1593, lui permet d'accéder au trône de France et de rétablir la paix religieuse. Est-ce le choix cornélien que vont devoir opérer les laïques du PS pour donner satisfaction aux quartiers populaires du nord et de l'ouest de la capitale dont les élus réclament l'accès des femmes voilées à la fonction publique bruxelloise ? La question des codes vestimentaires ne figure pas explicitement au menu de la législature 2019-2024, mais elle pointe le bout de son nez dans la déclaration de politique générale de la coalition (PS, Ecolo, DéFI, Groen, SP.A, Open VLD), via la " logique intersectionnelle ". Celle-ci implique " d'associer les personnes victimes de discrimination afin d'éviter d'invisibiliser le problème ou de les déposséder d'un débat qui leur revient " (page 44). Prolongement des gender studies de l'université américaine, le concept d'intersectionnalité est critiqué dans son pays d'origine et surtout en France à cause de son caractère militant et ghettoïsant. Il s'est substitué aux " accommodements raisonnables " québecois comme vecteur de certaines revendications religieuses. Adopté avec enthousiasme par une noria d'associations (Collectif contre l'islamophobie en Belgique, Kahina, Les Cannelles, Vie Féminine...), il permet de défendre l'idée que le voilement des femmes est un droit à l'égalité et non la manifestation d'un ordre patriarcal. Ainsi, une personne peut faire l'objet d'une double, voire triple ou quadruple discrimination, si, par exemple, elle cumule le fait d'être femme, porteuse d'un signe convictionnel, qu'elle est " racisée " (le terme renvoie peu élégamment à la couleur de peau) ou se situe en bas de l'échelle sociale. D'où la nécessité de lutter en réseau contre les mécanismes de l'oppression, en tenant compte du ressenti de la victime. 

 
COMENTAIRE DE DIVERCITY
CE VOILE QUI DECHIRE LA MAJORITE 

Essayons de comprendre. L'électeur écolo opte pour ce parti car il serait le garant de la protection de la nature qui, avouons-le, en a bien besoin. Certes, mais écolo est avant tout un parti à finalités sociales, voire communautaristes. Communautaristes? Assurément, ils sont les seuls à défendre le port de voile dans les administrations. Un signe religieux? Quelle horreur! Encore une fois, tout est confus. Le voile n'est pas, à proprement parler, un signe religieux. Le Coran est muet sur le voile ou presque, un peu comme les évangiles du reste. Le voile c'est autre chose, c'est le signe de ralliement à la tendance salafiste c'est à dire intégriste, fondamentaliste d'un islam de caractère très "islamiste" fort présent à Bruxelles.  C'est un peu comme l'étoile jaune imposée autrefois par l'occupant nazi aux juifs avec cet différence que l'obligation du port du voile vient du conformisme communautariste qui souhaite ainsi affirmer la visibilité de l'islam dans l'espace public. C'est aussi simple que ça.
MG


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