jeudi 1 août 2019

Il manquera beaucoup de professeurs à la rentrée


BELGA

Pour l'année scolaire 2019/2020, les écoles vont manquer de professeurs de langues, mais aussi de français ou de sciences, rapportent les titres Sudpresse mardi qui ont obtenu auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles la liste des fonctions en pénurie dans l'enseignement maternel, primaire et secondaire.
Dans le fondamental, à savoir l'enseignement maternel et primaire, une pénurie généralisée concerne les instituteurs maternels et primaires. Certaines zones sont plus touchées, avec des pénuries sévères d'instituteurs maternels et primaires dans les zones de Bruxelles, Namur, Luxembourg, Mons-Hainaut centre, Wallonie picarde.
Dans l'enseignement secondaire, la pénurie est sévère aussi pour les professeurs de langues (anglais ou néerlandais) dans quasi toutes les zones, hormis Verviers (où des professeurs d'allemand manquent à l'appel).
"Que ce soit en primaire ou en secondaire, les langues souffrent d'une certaine pénurie", confirme Conrad Van de Werve, directeur de la communication au Segec, Secrétariat général de l'enseignement catholique. "On estime qu'en moyenne, deux heures de cours par semaine ne peuvent pas être assurées à cause de la pénurie".
En plus des cours de langues, en secondaire, on souffre également d'un manque de profs de français, de mathématiques, de sciences, de latin ou de sciences économiques. D'autres pénuries sévères concernent la géographie, notamment en Brabant wallon, à Mons, Namur et en Luxembourg. 


COMENTAIRE DE DIVERCITY
TANT QU'IL Y AURA DES PROFS... 

J'ai pratiqué ce métier pendant plus de trente ans et je l'ai adoré. Pas tous les jours, certes, mais la plupart du temps.
Franchement , si c'était à refaire, j'y réfléchirais cependant à deux fois. Pourquoi? Parce que les conditions ont radicalement changé.
Autrefois régnait, même dans le secondaire, une sorte de liberté pédagogique qui poussait les meilleurs à se surpasser. J'ai moi-même, bénéficié dans les années soixante, d'enseignants d'élite exigeants mais érudits et bons pédagogues. Le politique, toujours lui, a voulu restreindre cette liberté en exigeant des objectifs bien ciblés et pareils pour tous. Le bon enseignant est devenu, aux yeux du corps d'inspecteurs, le parfait fonctionnaire qui marche dans les lignes suit les rails imposés et fait rapport avec zèle des objectifs atteints. Voilà qui est tout à fait infantilisant. Ce n'est pas ainsi qu'on valorisera la profession. D'autant plus que les élèves sont beaucoup moins faciles à diriger: un certain laxisme de la part de beaucoup de parents, la concurrence avec internet, la dégradation de ce qu'on appelait autrefois la discipline. Les enseigants sont la valeur ajoutée de l'école. Sans eux l'école de la réussite ou le pacte d'excellence ne sont que des formules creuses. Il y a de l'argent pour l'école en communauté française mais il est mal utilisé. La diversité des réseaux coûte cher et crée une concurrence au détriment d' l'enseignement officiel mains souple. La Finlande souvent citée en exemple dispose d'un réseau unique organisé par les municipalité. Les enseignants sont triés sur le volet, bien formés, respectés  et correctement payés. Un exemple dont on pourrait s'inspirer. Il n'est de meilleur investissement que dans l'enseignement de qualité. Tout le monde le sait mais la Communauté française n'y semble guère sensible. Un évolution copernicienne de l'enseignement est nécessaire et urgente notamment pour ce qui touche à l'utilisation de l'informatique à des fins pédagogiques: on semble manquer totalement de vision. C'est tragique et redoutable pour notre avenir. En attendant on nous bassine avec le réchauffement, le coquelicot la chaise vide et le refus de dialogue. La rentrée scolaire sera pénible pour les ensignants mais aussi pour les premiers intéressés: les élèves.
Je suis vraiment très curieux de savoir qui sera le prochain ou la prochaine ministre de l'éducation en Communauté française...
MG

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