mardi 27 août 2019

Le Brésil rejette l'aide du G7 pour combattre les incendies en Amazonie


Le Vif 

Le Brésil, en poursuivant sa rhétorique anti-Macron, a opposé dans la nuit de lundi à mardi une fin de non-recevoir à l'aide d'urgence proposée par les pays du G7, et affirmé que les incendies en Amazonie, qui ont encore progressé en ce début de semaine, étaient "sous contrôle".
Onyx Lorenzoni, le chef de cabinet du président brésilien Jair Bolsonaro (exerçant des fonctions équivalentes à celles d'un chef de gouvernement), a formalisé le rejet de l'aide par Brasilia en lançant sur le site G1: "Nous remercions (le G7 pour son offre d'aide, ndlr), mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l'Europe". "Macron n'arrive même pas à éviter un incendie prévisible dans une église qui fait partie du patrimoine mondial de l'humanité, et il veut nous donner des leçons pour notre pays?", a également lancé M. Lorenzoni dans une allusion à l'incendie qui a touché la cathédrale Notre Dame de Paris le 15 avril dernier.
Tout en priant le président français de s'occuper de ses "colonies", dans le droit-fil des précédentes attaques du président Bolsonaro à l'encontre de son homologue. Le dirigeant d'extrême droite avait amorcé le rejet de l'aide en tweetant: "Nous ne pouvons accepter qu'un président, Macron, lance des attaques déplacées et gratuites contre l'Amazonie, ni qu'il déguise ses intentions derrière l'idée d'une alliance de pays du G7 pour sauver l'Amazonie, comme si c'était une colonie".
(...)Qu'en est-il des feux? Lundi, le ministre brésilien de la Défense a assuré que les incendies en Amazonie étaient "sous contrôle", après le déploiement de plus de 2.500 militaires et des pluies signalées dans plusieurs des régions concernées. La situation "a été un peu exagérée", a ajouté Fernando Azevedo e Silva, qui a affirmé devant des journalistes à la sortie d'une réunion avec Jair Bolsonaro que le Brésil avait connu certaines années des "pics d'incendies beaucoup plus graves".
Quelque 1.113 nouveaux départs de feu ont été recensés dimanche au Brésil par l'Institut national de recherche spatiale (INPE). Au total, près de 80.000 feux de forêt ont été répertoriés au Brésil depuis le début de l'année -- un plus haut depuis 2013 -- dont plus de la moitié en Amazonie. Dans l'Etat de Rondônia (nord-ouest), frontalier de la Bolivie, la ville de Porto Velho restait couverte de larges nuées de fumées lundi, malgré la mobilisation depuis dimanche par l'armée de deux avions C-130 Hercules.

Jair Bolsonaro, sous une intense pression internationale, a ordonné une enquête sur des producteurs ruraux de l'Etat de Para (nord) accusés d'avoir organisé une "journée du feu" le 10 août en soutien aux efforts du président d'extrême droite pour affaiblir la surveillance de la protection environnementale. Une majorité de Brésiliens (53,7%) désapprouvent la politique menée par Jair Bolsonaro, qui enregistre une forte baisse de sa popularité durant ces six derniers mois, selon un sondage publié lundi.
Forêts d'Amazonie et de Bruxelles

Carte blanche
La forêt là-bas et ici, a un rôle essentiel pour notre (sur)vie.
.
Hier comme ingénieur des eaux et forêts, j'ai travaillé plusieurs années pour le ministère belge de coopération et développement dans un programme de bonne gestion de la forêt en Amazonie. Aussi en Amérique Centrale pour mettre au point les stratégies et actions de luttes contre les incendies forestiers, allumés par les éleveurs et les agriculteurs pour étendre leurs plantations et leurs bénéfices. Nos valeurs étaient la gestion d'un environnement de qualité pour le maintien d'un développement durable pour les populations locales et tous les citoyens.
Aujourd'hui, retraité, je suis actif au niveau de la santé publique par la bonne gestion et valorisation des forêts au niveau de ma région de Bruxelles, capitale européenne. Avec la participation de plus de 400 avis de citoyen.ne.s, de comités de quartiers, d'institutions publiques et privées, d'associations, remis lors de l'enquête publique du projet régional du Plan d'Aménagement Directeur Mediapark, sur le site de la RTBF/VRT à Reyers, nous défendons avec la même logique la protection d'une riche zone boisée d'arbres de 60 années de croissance. En lien avec de nombreux bruxellois.es qui élèvent leurs voix démocratiques pour préserver divers sites forestiers et d'espaces naturels menacés par les tronçonneuses d'intérêts politiques, financiers et immobiliers, qui veulent remplacer la nature par une bétonisation excessive. 

LA FORÊT LÀ-BAS ET ICI, A UN RÔLE ESSENTIEL POUR NOTRE (SUR)VIE.
A l'heure où 75.000 personnes ont manifesté à Bruxelles pour défendre le climat et la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité,
À l'heure où des jeunes et des moins jeunes manifestent pour signifier l'urgence de mesures concrètes à prendre pour lutter contre le changement climatique et ses effets de santé publique,
À l'heure où la canicule fut énorme en été 2019, allant jusqu'à franchir de nouveaux records de température élevée, et sachant que ces phénomènes vont se reproduire fréquemment dans les années futures,
À l'heure où les vagues de sécheresses combinées avec des torrents de pluies et d'inondations ont affecté la Belgique en 2019 (et années futures), et où les glaces des icebergs fondent bien plus vite que prévus dus à l'action de l'homme sur la qualité de l'air,
A l'heure des conclusions et appels importants des Nations-Unies et du GIEC pour prendre des mesures significatives au niveau local et global,
A l'heure où les JT de la RTBF, VRT et BX1 critiquent à juste titre les graves menaces et destructions de la forêt amazonienne par le président du Brésil, et où de nombreuses villes européennes préconisent de développer les forêts urbaines (dont le Jardin extraordinaire au pied des studios bruxellois?),
Il ressort qu'il est décisif en milieu urbain de préserver les arbres et forêts qui sont des îlots de fraîcheur fondamentaux pour garder les températures à des niveaux valables pour la santé publique de tous les citoyens et en particulier des personnes âgées et des enfants (des résidences de soins et de repos, et des crèches sont situées sur le pourtour du site Reyers).
Aujourd'hui aussi, beaucoup de monde critique les dirigeants chinois qui ne daignent pas écouter les justes revendications des habitants de Hongkong ni prendre en compte leurs voix libres de citoyens. Qu'en est-il des autorités politiques bruxelloises pour valoriser la participation citoyenne lors des enquêtes publiques qui a exprimé clairement la proposition évidente de maintien de l'ensemble de la superbe zone boisée du site RTBF/VRT Reyers?
Tous les partis politiques ont exprimé leurs promesses électorales sur le climat, sur la biodiversité, sur les espaces naturels, sur la qualité de l'air, sur la santé publique..... Leur choix de politique actuelle doit être en cohérence et conformité avec ces belles paroles.
Amazonie, Hongkong, Bruxelles, même combat et devenir planétaire pour notre humanité.
Par Guy Castadot, Ingénieur des Eaux et Forêts 
 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CE FEU QUI N'A RIEN DE SACRÉ NOUS DÉVORERA TOUS 

On s'est ému jusqu'au larmes de la disparition de la forêt millénaire de la charpente de Notre Dame dévorée par les flammes. Et voici que brûle dans l'indifférence générale le poumon de la planète avec la bénédiction d'un dictateur de droite à la Salvini. Et voici que s'opposent les velléités de paysans locaux qui entendent gagner à titre individuel quelques hectares sur la forêt au détriment de l'intérêt général. L'intérêt général et celui de l'humanité et de la planète sont foulés aux pieds et l'on croit drôle de railler la petite "sainte Greta" et d'humilier la petite Anuna De Wever harcelée et menacée au Pukkelpop par la "milice" du Belang, drapeau jaune et noir en tête : la militante et ses amies ont officiellement porté plainte.
Les progrès de la droite extrême dans le monde et l'impuissance des démocraties à leur faire pièce ont vraiment de quoi nous inquiéter et ce malgré les gesticulations médiatiques d'Emmanuel Macron de plus en plus confronté à son insignifiance.
Je croise de plus en plus d'adolescents désespérés et totalement démotivés qui renoncent à affronter les défis de l'école et se retranchent dans une apathie  de fin des temps. A quoi bon s'investir disent-ils puisque tout fout le camp.  Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas la gente écolo qui nous sortira de cette dramatique impasse.
MG


ANUNA DE WEVER, LE PUKKELPOP ET LES DRAPEAUX FLAMINGANTS: RÉSUMÉ DE LA POLÉMIQUE EN CINQ ACTES 

Anuna De Wever a été invitée à prendre la parole sur la scène de la Boiler Room lors de la soirée d’ouverture du festival. La musique a été arrêtée un temps pour « Clap for the Climate », une action en faveur du climat qui a déjà eu lieu dans plusieurs festivals. La jeune femme a d’abord été huée par une partie du public. Plus tard, des jeunes ont saccagé sa tente. Ses amies auraient également été menacées verbalement. Des bouteilles remplies d’urine auraient aussi été projetées sur leur tente. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L'OEUF DU SERPENT
On se croit revenu dans l'oeuf du serpent ce film où le grand Bergman met en image des incidents qui on émaillé les début de la, montée du nazisme en Allemagne à la fin des années 20 quand la bête immonde n'était encore que dans l'oeuf.   Un film à revoir d'urgence car on assiste à la répétition du même.
MG 


RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : QUELLES NOUVELLES PLANTES APPARAISSENT EN BELGIQUE ?
Après un mois de juillet enregistré comme le plus chaud jamais mesuré dans le monde, les conséquences de ce climat de plus en plus chaud se multiplient. Au Royaume-Uni, une plante tropicale qui abondait il y a 280 millions d’années a fait son retour sur l’Île de Wight. "Une indication claire que des étés plus chauds ainsi que des hivers plus doux entraînent ce phénomène", explique un botaniste de l’île. Mais qu’en est-il chez nous ? Notre flore est-elle également en pleine mutation ?
DE NOUVELLES PLANTES MÉDITERRANÉENNES
Pour Léon Woué, président du Cercle des Naturalistes de Belgique, notre flore va sensiblement évoluer : "La flore dépend de la nature du sol et du climat. Chez nous, le climat est habituellement tempéré. Avec le changement climatique, certaines espèces risquent de disparaître au profit d’autres espèces plus adaptées à des températures élevées et des sécheresses. Des plantes que l’on observe habituellement dans le sud de la France et dans le bassin méditerranéen vont peu à peu remonter vers nos contrées".

La Fumana, une plantes à fleurs habituellement observée dans le bassin méditerranéen, arrive chez nous - © Tous droits réservés
Cela se fera progressivement. Mais des évolutions sont déjà visibles : " Nous n’avons pas encore de liste précise, il faudra attendre quelques années. Mais je peux déjà vous dire que la Fumana, une espèce méditerranéenne, va se développer dans nos régions. Le Géranium pourpre est également en extension rapide. Sur les terrils, on observe des Inules camphrées, qui viennent du sud de la France", précise Bernard Clesse, botaniste.
Si certaines espèces se développent, d’autres, par contre, risquent de disparaître : "Dans la forêt de Soignes, on observe que le hêtre se porte très mal, car il fait beaucoup trop chaud. Le département Nature et Forêts étudie actuellement quelles espèces, plus adaptées à ce nouveau climat, pourraient être plantées chez nous", conclut Léon Woué.

Aucun commentaire: