mardi 13 août 2019

Sophie Wilmès (MR) s’inquiète d’une tentation de troc entre PS et N-VA : confédéralisme contre des concessions sociales.

La DH

L’aboutissement des négociations en Flandre recentrera sous peu l’attention sur le niveau fédéral, où le blocage paraît complet. La question principale n’a pas varié depuis les élections. La N-VA et le PS, que tout ou presque oppose, vont-ils virer de bord et négocier ? Bart De Wever a donné un signal négatif ce lundi en contournant le SP.A. Voie sans issue ? Pas forcément.
Charles Picqué (PS) a lancé un fameux pavé dans la mare vendredi dernier, en assurant que la N-VA devait "envoyer le signal qu’ils sont prêts à payer un prix socio-économique en échange de leur confédéralisme".
La sortie a fait bondir le MR. "Charles Picqué dit clairement que le PS est prêt à négocier le confédéralisme avec la N-VA ! Si cette position est confirmée par la présidence du PS, le raisonnement consiste donc bien à faire payer la N-VA pour son projet institutionnel. C’est la preuve que le PS s’engage dans la dynamique du confédéralisme", constate Sophie Wilmès (MR), ministre du Budget. "Il y a à peine deux mois, les socialistes faisaient encore campagne contre toute réforme de l’État. C’est un sacré virage qui m’inquiète." 


DE WEVER MET FIN AU COUPLAGE ENTRE NÉGOCIATIONS FLAMANDES ET FÉDÉRALES
Le Vif 

Aucune discussion pertinente n'est encore intervenue depuis les élections au niveau fédéral, a affirmé lundi l'informateur flamand et président de la N-VA, Bart De Wever, lors du bureau de son parti, réuni au parlement flamand à Bruxelles, pour justifier le coup d'accélérateur donné aux négociations en Flandre.

Une coalition avec le CD&V et l'Open Vld est le seul choix réaliste, a-t-il indiqué, selon des participants à la réunion. Selon M. De Wever, une coalition flamande avec le CD&V et le sp.a aurait compté une trop courte majorité. Il est également apparu que le Vlaams Belang n'est pas un parti de gouvernement, a le président du parti nationaliste.
"Nous respectons le choix de Bart De Wever en Flandre. Mais je veux être clair. Le PS veut une politique plus sociale et plus juste aussi au niveau fédéral", a rapidement réagi sur Twitter le président du PS, Elio Di Rupo. "S'imaginer que le PS pourrait faire l'appoint et dépanner les anciens partenaires de la coalition suédoise pour former un gouvernement fédéral, relève de l'illusion."
M. De Wever a publié lundi matin, en tant qu'informateur flamand, une "note de départ" pour entamer les négociations gouvernementales pour doter la Flandre d'un nouvel exécutif, tandis que l'ex-vice-Premier ministre fédéral Jan Jambon, a été désigné comme candidat ministre-président par la N-VA pour prendre la tête d'une éventuelle coalition suédoise réunissant, outre les nationalistes, les libéraux de l'Open Vld et les sociaux-chrétiens du CD&V.
La "note de départ" de De Wever vise la création d'au moins 120.000 emplois
La "note de départ", publiée lundi par l'informateur flamand et président de la N-VA Bart De Wever en vue d'entamer des négociations afin de doter la Flandre d'un nouveau gouvernement régional avec une majorité "suédoise", propose d'aider au moins 120.000 Flamands à trouver un emploi ces prochaines années.
Avec, comme objectif: un taux d'emploi de 80%, précise le texte, publié par la direction du parti nationaliste et soumise à deux partenaires possibles de coalition, l'Open Vld et le CD&V, dont le bureau de parti respectif se réunissait en matinée lundi matin - tout comme celui de la N-VA - pour donner le feu vert ou non au lancement du processus de la formation d'un exécutif qui serait dirigé par l'ex-vice-Premier ministre fédéral Jan Jambon, désigné comme son candidat ministre-président lundi par son parti.
En 2018, le taux d'emploi des personnes âgées de 20 à 64 ans s'élevait à 74,6% en Flandre. "Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour que tous les Flamands, sans distinction aucune, soient tentés par le travail. Parce qu'un emploi est non seulement le levier le plus important dans la lutte contre la pauvreté, mais est également la clé du bien-être personnel et social", précise M. De Wever.
Sa note indique encore que l'agence flamande pour l'emploi VDAB (l'équivalent du Forem en Wallonie et d'Actiris à Bruxelles, ndlr) doit renforcer sa coopération avec les autorités locales et les entreprises.
De cette manière, les demandeurs d'emploi, les nouveaux arrivants et les personnes inactives pourront être guidés de manière intensive par une formation, un recyclage et une voie d'accès au travail. "Chaque nouvel arrivant ayant une perspective professionnelle sera également obligé de s'inscrire auprès du VDAB", poursuit l'informateur.
M. De Wever préconise aussi que la Flandre devienne une "référence mondiale" en termes d'innovation, de transformation numérique et de technologie. La Flandre doit pouvoir concurrencer les grands pays scandinaves et se hisser parmi les principaux acteurs européens, estime-t-il encore.
Cela se fera avec "un capital de risque supplémentaire, des investissements ciblés dans la recherche et le développement, un réseau 5G à l'échelle de la Région, des procédures d'octroi de licences flexibles et une formation de haut niveau", poursuit le document.
Cette "note de départ", doit servir de document de base - il n'est pas "à prendre ou à laisser", a précisé la N-VA - prend aussi en compte la responsabilité et la solidarité comme principes directeurs.
Le texte initial de l'informateur Bart De Wever stipule que la Flandre doit oeuvrer pour la transition vers une société à faibles émissions de carbone. Cela doit être fait principalement en accélérant l'innovation, car c'est la "clé" de la réalisation des engagements contractés par la Belgique et la Flandre dans un contexte européen.
La note ne reprend nulle part la proposition d'instaurer une taxe kilométrique - déjà enterrée en avril dernier par le ministre flamand sortant de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA) - ou une consigne sur les bouteilles en plastique et les canettes. Quant au "betonstop" (l'interdiction, d'ici 2040, de toute forme d'urbanisation d'espaces ouverts), il est remplacé par un "bouwshift" ("décalage de construction"). 


FORMATION FLAMANDE : LA NOTE DE BART DE WEVER REND "L'INTÉGRATION DES NOUVEAUX VENUS PLUS DIFFICILE"

Le Vif
Avec de nouvelles conditions, des contrôles et sanctions supplémentaires, la N-VA rend l'intégration et la participation des nouveaux arrivants plus difficile dans la société, met en garde la plateforme Minderhedenforum (Forum des minorités) dans une réaction à la note de l'informateur flamand Bart De Wever en vue de la formation d'un gouvernement en Flandre.

Dans une déclaration, l'organisation pointe entre autres la contribution financière pour les programmes d'intégration, l'application de sanctions et d'amendes et le lien suffisamment fort et durable avec la commune ou la région à présenter pour obtenir un foyer social. "Ce sont des mesures qui atteignent petit à petit les personnes les plus vulnérables et issues de l'immigration, et qui auront précisément l'effet inverse sur leur intégration", déplore le directeur du forum Landry Mawungu.
L'association estime aussi que la note met trop l'accent sur "l'identité flamande". "La note part du principe d'une assimilation des personnes d'origine étrangère à l'identité flamande, cependant pour la plupart des Flamands la diversité vient de la différence entre les gens".
Les personnes d'origine étrangère seraient en outre dépeintes comme des individus qui "ne respectent pas l'état de droit et ne prendraient pas leur responsabilité citoyenne et sociétale", regrette l'organisation.
La "note de départ" publiée lundi par le président de la N-VA Bart De Wever - et désormais ex-informateur flamand - doit servir de base au formateur Jan Jambon pour doter la Flandre d'un nouveau gouvernement régional en reconduisant la majorité "suédoise". Elle s'inspire largement du programme du parti nationaliste

BELGISCHE STILSTAND LIJKT COMPLEET
WAAROM FEDERALE ONDERHANDELINGEN MET N-VA EN PS NOG LANG DREIGEN TE DUREN
• belga HLN (extraits)DE
Maintenant que Jan Jambon s'apprête à présider le gouvernement flamand, Bart De Wever prend les rênes des négociations fédérales. "Bon, on se reverra d'ici Noël. Je n'ai pas dit en quelle année." De plus en plus de nuages sombres pèsent sur la formation du gouvernement belge.
"Sire, donnez-moi 100 jours", c'était la citation. Maintenant, après 100 jours, rien n'a encore bougé." Non, Bart De Wever n'est pas précisément  un optimiste , mais le président de la N-VA estime maintenant la formation d'un gouvernement fédéral très compromise.
De Wever explique que son parti a pris contact avec le PS la semaine suivant l'élection, mais qu'il a obtenu zéro réaction. Au cours de la table ronde des informateurs fédéraux Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a), il y a eu de vagues contacts avec Elio Di Rupo, mais ce n'était pas une vraie conversation.  Ils se sont contentés de se dire "bonjour','comment allez-vous", Plus  ce apparemment ce n'est toujours pas possible." 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ÉLECTION FEDERALES EN VUE? 

Bart de Wever a opté pour un gouvernement flamand aussi droitier que possible. Sans doute sous la pression de son aile droite tétéanisée par le méga score du Belang. Pas question pour eux de s'allier au SPa et de se rapprocher de la sorte du PS wallon. A droite toute!
C'est clair tout est gelé au niveau fédéral et la perspective d'élections anticipées se concrétise de jour en jour.
Je publie ici les réactions que ceci inspire à des forumeurs du Laatste Nieuws.  Je retiens tout particulièrement ce commentaire:" Pour la deuxième fois, nous nous dirigeons vers de longues négociations ou des blocages qui dureront sans doute  plus d'un an. Et pour la deuxième fois, la N-VA est le grand obstructionniste. Ce parti revendique une confédération, voire l'indépendance, quand  la majorité de la population flamande ne veut pas de cette confédération."
Exact. Mais cette majorité n'est que de 55% (NVA et Belang réunis) Si on revote je prédis qu'elle s'inversera au profit du Belan ce qui fait flipper De Wever.
L'heure est grave.
Nous étions vraiment persuadés que Bart ferait alliance avec la SPa sans le CD&V pour rendre possible un rapprochement avec le PS au fédéral  et proposer Vande Lanotte comme  premier ministre... Raté!
Il ressort également de ces commentaires que la majorité des forumeurs voient venir de nouvelles élections, singulièrement au fédéral. Observons que nous n'avons toujours pas de gouvernement wallon..
"Dommage que deux personnes, Elio Di Rupo et Bart de Wever, terrorisent politiquement tout un pays. Ma question : Combien de temps allons-nous pouvoir endurer ce jeu de fous ?"
C'est lapidaire mais cela ne manque pas de bon sens. Ces deux lascars qui soufflent les chaud et le froid nous empoisonnent l'existence. "Elio, Bart, les électeurs ont voté pour votre parti. Vous avez maintenant le devoir de trouver une solution."
"C'est donc cela le grand homme d'état De Wever? Ce type marche à côté de ses pompes depuis trop longtemps. Il s'assure juste que la Belgique n'est pas gouvernable et qu'ils peut enfin réaliser son rêve d'indépendance: du vulgaire chantage à plat imaginé par de vulgaires membres de la NVA (platte chantage dus, platte gasten ook allemaal bij NVA. Maar bij de PS hebben ze wellicht al lang een plan A en B en C enz ....)
La Belgique est en train de s'évaporer dans l'indifférence des Belges  qu'un été torride rend apathiques et franchement  perplexes.  Dites-moi, c'est quoi être Belge en 2019? Et tant qu'on y est, c'est quoi d'être Européen aujourd'hui?
MG


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