lundi 9 septembre 2019

Charles Michel doorbreekt de stilte: “Tekort van 13 miljard, dat maakt me woédend”

HLN

Michel is het tijd voor actie. "We kunnen niet langer wachten.”

DE KRANT Woedend wordt hij ervan, zegt uittredend premier Charles Michel (MR). “N-VA en PS weigeren de begroting te stemmen. Ik betreur die situatie.”
Maar tegelijk bereidt hij zijn eigen exit voor: in december wordt Michel Europees president. “Dan zou er toch een regering moeten zijn.”
In ‘L’Invité’ op de Waalse tv-zender RTL. “We zijn bijna vier maanden na de federale verkiezingen. Er is geen plaats voor immobilisme. Het is tijd voor actie, om beslissingen en verantwoordelijkheid te nemen, en zo snel mogelijk. We kunnen niet langer wachten”, zei hij in Coo.
Gisteren reageerde Michel als door een wesp gestoken op de opmerking dat het begrotingstekort van ons land ontstellende hoogtes aanneemt - tot zelfs 13 miljard in 2024. “Dat maakt me woédend”, zei hij. “Op het moment dat de regering in december is gevallen, waren we erin geslaagd om het structurele tekort drie keer kleiner te maken. Maar daarna wilden de N-VA en de PS de begroting voor 2019 niet meer stemmen, en dus is er geen budget meer, worden er geen beslissingen genomen en stevenen we af op tekorten in 2019 en 2020. Vandaar de enorme dringendheid om een regering te vormen. Alleen dan kunnen er maatregelen komen.”
Met andere woorden: het is de schuld van de N-VA en de PS - nota bene de twee partijen die nu tot elkaar veroordeeld zijn om een regering te vormen, aldus Michel.
Dus is het vijf voor twaalf om een regering te vormen, zegt Michel. Hij is niet meer aan zet, beseft hij ook. “De PS en de N-VA moeten met elkaar praten. En niet om het land te ontmantelen. Ik ben daar ongerust over, ja.” Hij weet ook: zijn persoonlijke eer staat op het spel. Want op 1 december wordt Michel Europees president en hij kan zijn land dan niet in chaos achterlaten.
“Vraag opvolging stelt zich momenteel niet”
Stel dat er toch geen regering is tegen december, moet Michel vervangen worden als premier van een regering in lopende zaken. In de wandelgangen wordt gefluisterd dat het weleens huidig minister van Begroting Sophie Wilmès zou kunnen zijn. “Die vraag stelt zich momenteel niet”, reageerde Michel.

CHARLES MICHEL ROMPT LE SILENCE : "UNE PÉNURIE DE 13 MILLIARDS, ÇA ME MET EN COLÈRE."
Michel dit qu'il est temps d'agir. "On ne peut plus attendre."
Cela le met en colère ", déclare le Premier ministre sortant Charles Michel (MR). "N-VA et PS refusent de voter sur le budget. Je regrette cette situation." Mais en même temps, il prépare sa propre sortie : en décembre, quand  Michel deviendra président européen, "Il devrait y avoir un gouvernement".
Charles Michel se prépare à devenir président du Conseil européen en décembre - président de l'Europe, en quelque sort. Depuis l'annonce de tournant de carrière, Michel s'est drapé dans le silence. Il ne siège plus à la table des négociations gouvernementales, bien qu'il soit toujours président des libéraux wallons et Premier ministre sortant de son propre gouvernement dans les affaires courantes.
Samedi, il a pris la parole lors d'une journée de fête à Plopsa Coo, le dimanche, il était invité politique à L'Invité sur RTL. "Nous sommes quatre mois après les élections fédérales. Il n'y a pas de place pour l'immobilité. Il est temps d'agir, de prendre des décisions et de prendre des responsabilités, et ce, le plus tôt possible. Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps", a-t-il dit à Coo.
Hier, Michel a réagi au commentaire selon lequel le déficit budgétaire de notre pays atteint des niveaux incongrus - jusqu'à 13 milliards d'euros en 2024. "Ça me met en colère," dit-il. "Lorsque le gouvernement est tombé en décembre, nous avions déjà réussi à réduire le déficit structurel par trois fois. Mais après cela, la N-VA et le PS ont refusé de voter  le budget 2019. Il n'y donc a plus de budget, si aucune décision n'est prise nous allons vers des déficits en 2019 et 2020. D'où l'extrême urgence de former un gouvernement. Ce n'est qu'alors que des mesures pourront être prises."
En d'autres termes, c'est la faute de la N-VA et du PS - les deux partis qui sont maintenant condamnés l'un et l'autre à former un gouvernement, auquel Michel veut toujours arrimer son MR ? "Je constate qu'ils ont une grande responsabilité ", dit Michel. "Depuis la fin de 2018, lorsque la N-VA a décidé de faire tomber le gouvernement dans une atmosphère pré électorale, j'ai pris contact avec les autres partis démocratiques. Mais tout le monde - y compris le PS - refuse de voter le budget. Je déplore cette situation."
"Le PS et la N-VA doivent se parler. Et pas pour démanteler le pays. Ça l'inquiète, il sait que son honneur personnel est en jeu: le 1er décembre, Michel deviendra président européen. Il  ne peut quitter un  pays en plein chaos. "Je resterai Premier ministre jusqu'à ce qu'un nouveau gouvernement soit formé - et cela doit être fait dès que possible. Parce que je serai parti en décembre. J'espère que d'ici là, il y aura un nouveau Premier ministre, avec un nouveau gouvernement."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QUEL CINÉMA
UNE MISSION DE «PRÉFORMATION» EN VUE POUR DIDIER REYNDERS ET JOHAN VANDE LANOTTE
Ce lundi, les deux informateurs se rendront au Palais pour rendre compte, pour la huitième fois, de leur mission.
par Bernard Demonty Le Soir

Il y a de la houle mais ils s’accrochent. Ce lundi, les deux informateurs, Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (SP.A) se rendront au Palais pour rendre compte, pour la huitième fois, de leur mission de préformation. A diverses sources dimanche soir, le scénario le plus probable était celui d’une nouvelle reconduction de leur mandat.
Une issue serait donc en vue pour la formation d’un gouvernement fédéral ? Pas si vite. La prolongation est d’abord liée à des questions d’agenda. Il serait en effet plus que délicat de « débarquer » les deux hommes alors que des négociations arrivent dans une phase sensible pour la formation des gouvernements wallon, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du gouvernement flamand.
Pas le moment de risquer un grand chambardement, qui pourrait s’accompagner de déclarations politiques de nature à perturber ces discussions sensibles. D’où la reconduction. Mais pour quoi faire ? Pour rapprocher les points de vue entre la N-VA et le PS... Lors du débat de dimanche sur RTL-TVI, il est apparu que le PS acceptait les invitations, mais de là à négocier ensemble, il y a manifestement encore de la marge. « On n’achètera pas le PS avec une réforme de l’Etat qui donnera plus d’argent à la Wallonie en 2024 », dit Jean-Claude Marcourt. Mais pas de veto sur la discussion. Et c’est par cette absence de veto que la reconduction devrait être justifiée...
Et pour montrer qu’on avance (à petits pas, se permettra-t-on d’ajouter), la mission des deux informateurs pourrait être précisée, et se situer entre une mission d’information et de formation. Le doux terme de « préformation » a été utilisé dans le passé, on saura ce lundi s’il redevient en cour, ou si le lexique politique belge s’enrichira encore d’un vocable dont le palais a le secret.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PREFORMATEURS OU PERFORMATREURS

Nos deux  informateurs ont monté en grade, ils seront désormais  préformateurs. C'est nouveau et ça ne mange pas de pain. Seront-ils pour autant performateurs? On peut en douter. Ils semblent indéboulonnables. Cela dit  Charles Michel exige une solution avant son départ pour l'Europe en décembre. C'est court.
On ne voit rien bouger, nulle par sauf au niveau régional. Rien n'est encore définitif. L'enseignement est un gros dossier en Flandre comme en Communauté française. La rentrée est difficile pour un motif structurel angoissant: manque de profs.
L'enseignement c'est l'avenir, le négliger où l'instrumentaliser à des fins tactiques comme le fit Di Rupo en  confiant sa gestion à Milquet fut plus qu'une erreur: c'est une faute qui se paie cash aujourd'hui.
Notre enseignement va à veau l'eau, on en mourra.
Vous avez bien lu.
MG

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