samedi 14 septembre 2019

Sondage: le Vlaams Belang crédité d'un score plus élevé que la N-VA en Flandre


Le Vif 

Pour la première fois, le Vlaams Belang arrive en tête en Flandre, et détrône la N-VA, si l'on en croit les résultats du "Grand baromètre Le Soir-RTL-TVI-Ipsos-Het Laatste Nieuws-VTM".
Le Vif
A Bruxelles, la situation reste conforme au résultat des urnes, avec Ecolo et le PS en duo de tête. En Wallonie, le PS recule, au profit du MR, qui le suit de près et du PTB. Le sondage a été réalisé avant l'accord de gouvernement arc-en-ciel en Wallonie.
Au sud du pays, le trio de tête est le même qu'en mai dernier. Le PS reste en tête. Il hérite de 22,9% (26,1% lors du scrutin de mai). Il est talonné par le MR (22,6%; 20,5% en mai), devant Ecolo (16,2%; 14,9% lors des élections).
Le PTB (15,5%; 13,8 en mai dernier) reste le quatrième parti. Hormis, celle du MR, légèrement supérieure, toutes les évolutions restent sous la marge d'erreur de 3,1%, en ce compris celle du cdH, annoncé en perte de vitesse de 2,2% (8,5%).
En Flandre, l'évolution du Vlaams Belang est par contre au-dessus de la marge d'erreur (de 3,1% également). Un flamand sur quatre lui accorderait sa voix (24,9%: 18,7% en mai dernier). La N-VA (22,7% des intentions de vote) fait, sur le papier, moins bien que lors des élections de mai dernier (25,5%), mais son évolution se situe sous la marge d'erreur, tout comme celle des autres partis en tête desquels on trouve l'Open Vld (13,3% contre 13,5% en mai dernier), devant, en rangs serrés, le CD&V, Groen, et le sp.a.
A Bruxelles, le sondage ne montre pas d'évolution significative par rapport au résultat électoral de mai dernier dans la circonscription électorale de Bruxelles pour la Chambre (à la base du sondage). Contrairement au résultat dans la Région-capitale, les Verts y étaient sortis en tête (21,6%) devant le PS (20%) et le MR (17,5%). Dans le sondage, ce classement reste le même. La plupart des évolutions sont situées en dessous d'un pourcent, très loin sous la marge d'erreur de 4,2%.
Au niveau des personnalités, Paul Magnette, Elio Di Rupo (PS) et l'informateur royal Johan Vande Lanotte (sp.a) bénéficient dans l'ordre des pourcentages d'intentions, les plus favorables en Wallonie; idem pour Bart De Wever (N-VA), Hilde Crevits (CD&V) et Theo Francken (N-VA) en Flandre; Olivier Maingain (DéFI), Paul Magnette (PS) et Didier Reynders (MR), à Bruxelles.
LE VLAAMS BELANG AMBITIONNE DE DEVENIR LE PLUS GRAND PARTI DE FLANDRE EN 2024
Le Vlaams Belang a lancé vendredi soir lors d'un meeting à Gand son programme "missie 2024". L'objectif du parti d'extrême-droite flamand est de devenir la première force politique au nord du pays lors des prochaines élections en 2024.
Cet objectif serait déjà atteint si l'on en croit le sondage Le Soir-RTL-TVI-Ipsos-Het Laatste Nieuws-VTM publié en début de soirée. Le Vlaams Belang est crédité, selon ce sondage, de 24,9% des intentions de vote, contre 22,7% pour la N-VA.
Le parti a dévoilé son nouveau slogan: "Het enige alternatief" (la seule alternative).
Son président Tom Van Grieken a une nouvelle fois fustigé le cordon sanitaire, qui empêche l'extrême-droite de participer à des majorités.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE CHOIX DE BART? 

Parlons plutôt du cauchemar de Bart.
Bart le sait, son étoile ternit comme celle  du libéral Guy Verhofstadt avant lui ou, du socialiste Steve Stevaert ou du CVP Martens. La Flandre finit toujours par dévorer ses héros.
Au vu de ce sondage dévastateur, il fera tout pour éviter des élections anticipées à moins que...
A moins que "machiavelliquement" il ne souhaite une alliance avec le Belang pour donner le coup de grâce à l'Etat belge moribond et précipiter le processus d'indépendance dont il serait le héros historique.
Bruxelles , la Région wallone et la Communauté française ont désormais leur gouvernement tandis qu'en Flandre on en n'est nulle part et  qu'au niveau fédéral on en est toujours à attendre Godot.
Les partenaires sociaux disent leur inquiétude tandis que le bon peuple essaie de penser à autre chose. "Les sujets des pensions et des salaires préoccupent par ailleurs les partenaires sociaux et ont besoin de solutions sans attendre", Marie-Hélène Ska (CSC
MG 

 
MARIE-HÉLÈNE SKA (CSC): "IL EST URGENT DE FIXER UN CAP AU FÉDÉRAL"
Le Vif
Pensions, salaires, digitalisation, transition écologique, sécurité sociale... Il est temps que les politiques se mettent au travail et fixent un "cap à suivre", estime mercredi la secrétaire générale de la CSC, Marie Hélène Ska, dans les colonnes de L'Echo et de L'Avenir.


Marie-Hélène Ska se prononce tout d'abord sur l'accord intervenu en Wallonie. "Nous sommes interpellés par l'idée d'investir 4 milliards d'euros sans dégager de moyens nouveaux", dit-elle dans L'Echo. L'absence de nouvelles taxes sous cette législature, il nous semble qu'il s'agit là d'un leitmotiv dont il va falloir sortir. Car les investissements sont nécessaires", renchérit-elle dans L'Avenir.
Pour le syndicat chrétien, il faut rouvrir le débat sur la question des moyens, tant au niveau wallon qu'à l'échelon fédéral. Au sujet des négociations fédérales, la secrétaire générale de la CSC souligne que le pays a besoin d'un gouvernement pour fixer le "cap à suivre" et réaliser des investissements. Principalement dans deux domaines: la digitalisation de l'économie et la transition écologique. Les sujets des pensions et des salaires préoccupent par ailleurs les partenaires sociaux et ont besoin de solutions sans attendre, dit-elle.


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