jeudi 31 octobre 2019

Nethys: Stéphane Moreau et Cie se sont rémunérés en cash et en assurances groupe


Le Vif

Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer se sont partagés un pactole de 12 millions d'euros pour leur départ de Nethys, rapporte L'Echo jeudi citant une source à l'issue du conseil d'administration d'Enodia, tenu la veille.

Dans l'affaire, Stéphane Moreau a ainsi touché entre 8 et 9 millions d'euros, selon cette source. Pol Heyse et Bénédicte Bayer se partagent le solde, avec une part plus importante pour le premier nommé.
La cagnotte se répartit entre deux tiers en cash et un tiers sous forme d'assurance groupe. Une partie des montants a été versée avant l'entrée en vigueur du décret de fin mai 2018, mais la plus grosse part l'a été en ce mois d'octobre.
Jos Donvil et Frederic Vandeschoor n'ont, eux, rien obtenu.
Le conseil d'administration a mandaté un cabinet d'avocats afin de vérifier si un recours était envisageable.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BIENVENUE EN ABSURDIE

Mais dans quel pays vivons-nous ? Une république bananière ? Un Etat mafieux ? Une république des Camarades ? De 8 à 9 millions d’argent  public c'est-à-dire prélevé sur nos impôts. C’est absolument intolérable et exige une mise au point des présidents de parti, à tout le moins du PS dont Stéphane Moreau est issu.
C’est aussi répugnant que les détournements du Samu social bruxellois par un membre du même PS. Di Rupo a cherché en vain à se débarrasser des parvenus de signature socialiste. Paul Magnette y parviendra-t-il ?  C’est en tout cas ce qu’on lui souhaite. Et le plus vite sera le mieux.
MG

mercredi 30 octobre 2019

Antoinette Spaak au «Soir»: «Le départ de Charles Michel, c’est un abandon de poste»


Antoinette Spaak a marqué la politique belge. Elle déplore le départ « précipité » de Charles Michel du Seize. Le Soir

« Je pense qu’il n’y avait aucune raison valable qui justifie ce départ précipité. 
Antoinette Spaak, 91 ans, a vu le pays se sortir de nombreuses impasses. Mais là, elle s’inquiète, s’énerve même. Elle en veut à Charles Michel d’être parti « sans prévenir personne » et se demande comment sortir de l’impasse actuelle au fédéral.
IL SE DIT QUE VOUS N’ETES PAS ENCHANTEE DE LA MANIERE SELON LAQUELLE CHARLES MICHEL EST PARTI.
Il est parti de très mauvaise façon. C’est un abandon de poste. Il aurait dû expliquer ses intentions un mois à l’avance. Mais au lieu de cela, dire un soir qu’on veut partir et le faire le lendemain, c’est regrettable. Le vendredi, le jour même des festivités pour la princesse Elisabeth, il dit qu’il part et le lendemain il est parti. Il a préparé sa sortie dans le secret le plus absolu, dans une solitude totale, et on ne l’a finalement entendu que pour dire que son gouvernement avait été exemplaire. Désolée, mais ça ne se fait pas ! Je trouve que c’est vraiment dommageable pour l’idée que les gens se font de la politique et de la Belgique, un pays qui n’est pas capable de se trouver un gouvernement, dont le Premier ministre part précipitamment sans avertir personne et dont le seul propos consiste à dire que son gouvernement a été le meilleur depuis très longtemps. Une fois de plus, les citoyens ne vont pas comprendre ce genre d’attitude
MAIS IL A UNE REMPLAÇANTE.
Le Soir suite
J’y tiens: il faut saluer sa nomination. Mais que va pouvoir faire une Première ministre en affaires courantes et sans majorité à la Chambre? Ce n’est pas à ce poste qu’elle aurait dû arriver, mais à celui de Première ministre de plein exercice d’un gouvernement dûment formé. J’insiste: Mme Wilmès est une femme remarquable, qui aurait mérité mieux qu’un poste temporaire. J’aurais voulu qu’elle entre par la grande porte.
L’ENTOURAGE DE CHARLES MICHEL A EVOQUE LE NECESSAIRE TRAVAIL DE PREPARATION AVANT DE PRENDRE SES NOUVELLES FONCTIONS.
Je pense qu’il n’y avait aucune raison valable qui justifie ce départ précipité. L’Europe peut très bien fonctionner sans que M. Michel doive bosser comme un étudiant pour se préparer à la fonction. Il n’y a pas d’enjeu prioritaire qui justifierait une quelconque urgence. Le poste de président du Conseil n’est pas celui d’un commissaire, ce n’est pas le même travail technique. Et je remarque d’ailleurs que Didier Reynders, qui est, lui, nommé commissaire, prendra ses fonctions européennes au dernier moment, en travaillant au gouvernement fédéral jusqu’au dernier jour.
DES PERSONNALITES TELLES QUE LOUIS MICHEL OU LAURETTE ONKELINX FONT PART D’UN SENTIMENT D’URGENCE A TROUVER UNE SOLUTION AU FEDERAL. VOTRE AVIS?
Cela me paraît être une évidence, mais pas n’importe comment et à n’importe quel prix.
C’EST-A-DIRE?
Je pense que la lenteur du processus vient des positions très divergentes et que l’un entraîne l’autre. Mais quand Paul Magnette émet ses conditions et fait part de sa volonté de préserver à tout prix la sécurité sociale, il a raison, surtout après le désengagement du gouvernement de Charles Michel dans ce domaine. La N-VA, de son côté, émet des refus systématiques et voilà où nous en sommes. La N-VA est tellement exigeante qu’il faut l’être aussi.
ON PEUT EN SORTIR?
Ce sera difficile, parce que pour s’engager dans un vrai dialogue, il faut un objectif commun. Et je n’en vois pas. Je l’ai vécu quand le FDF négociait avec la Volksunie. Lucien Outers, qui était président du FDF, était rattachiste. Et Hugo Schilz, qui négociait avec lui, voulait à terme l’indépendance de la Flandre. Ces partis étaient les plus éloignés qu’on puisse trouver mais ils avaient un objectif intéressant: faire de l’Etat unitaire un Etat fédéral. Il y avait un objectif commun, et c’est ce qui fait cruellement défaut aujourd’hui.
POURQUOI?
Parce que progressivement, la méfiance entre francophones et flamands s’est accrue. On a souvent le nez sur les événements actuels, mais ils sont le résultat d’une lente évolution. On a fini par perdre cet objectif commun. Et si cet objectif commun n’existe plus, on échoue dans les négociations où l’on arrive à des choses terribles comme le gouvernement de Charles Michel avec une représentation de 25% de francophones.
UNE SOLUTION EST POSSIBLE?


Pour le moment, je ne la vois pas, pas plus que les informateurs si j’ai bien compris. Mais je leur souhaite bonne chance!


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COMMENT AURIEZ-VOUS SOUHAITE QUE CHARLES MICHEL PARTE ?


« J’aurais voulu qu’il parte le 1er décembre pour sa prise de fonction et qu’il poursuive le travail durant un mois. Il a été Premier ministre et il tenait à cette fonction, il n’est pas admissible qu’il parte de cette façon. Il a également revendiqué le poste de président de parti, et il part de la même façon. Les militants libéraux doivent vraiment se poser des questions. Aujourd’hui plus que jamais, il faut de la clarté en politique. »
De la clarté en politique ? La question est pertinente. Les questions ne sont jamais indiscrètes disait Oscar Wilde seules les réponses le sont. On ne dira pas que Charles Michel  laisse sa « chère Belgique » dans un état brillant ni d’ailleurs son cher parti tranformé en véritable foire à l’empoigne.


Béatrice Delvaux évoque carrément un « syndrôme de l’abandon »
     
« L’absence d’affect et d’émotion perceptible à propos de cette Belgique fédérale en affaires courantes depuis bientôt un an, pourrait masquer un lent délitement qui commence à inquiéter les citoyens. L’absence d’affect et d’émotion perceptible à propos de cette Belgique fédérale en affaires courantes depuis bientôt un an, pourrait masquer un lent délitement. Comme si un gaz invisible était à l’œuvre et risquait d’anesthésier l’Etat belge définitivement, à l’insu de notre plein gré. »
Et que dit le papa du jeune homme si pressé de s’en aller?
Louis Michel: "Je crains un scénario catastrophe, qui nous conduirait à la séparation de la Belgique"
Louis Michel craint en effet  "une catastrophe irréversible" en cas de blocage trop long et d’élections anticipées. "Dans les programmes de la N-VA comme du PS, il y a des éléments pour arriver à des compromis."
Antoinette Spaak : « progressivement, la méfiance entre francophones et flamands s’est accrue. On a souvent le nez sur les événements actuels, mais ils sont le résultat d’une lente évolution. On a fini par perdre cet objectif commun. Et si cet objectif commun n’existe plus, on échoue dans les négociations où l’on arrive à des choses terribles comme le gouvernement de Charles Michel avec une représentation de 25% de francophones »

En somme la firme Michel et fils annonce un dépôt de bilan au fédéral comme au sein du MR. Peut mieux faire !
MG

CHARLES MICHEL NEEMT AFSCHEID: “290.000 NIEUWE JOBS EN TEWERKSTELLINGSGRAAD VAN 71 PROCENT, ONZE GROOTSTE TROTS”
Het Laatste Nieuws
Ex-premier Charles Michel heeft op de sociale media een bedankingsbrief gepost voor zijn vijf jaar aan het hoofd van de Belgische regering. “290.000 nieuwe jobs en een nooit geziene tewerkstellingsgraad van 71 procent... Dat is onze grootste trots”, schrijft Michel.
“Het was niet vanzelfsprekend. De debatten waren hevig, wat trouwens deel uitmaakt van de democratie”, aldus Michel. Zijn regering met een zeer klein aandeel Franstaligen had te kampen met een hevige oppositie in het parlement, en soms ook op straat.

Michel vertrekt naar Europa, hoewel er nog geen nieuwe regering is op federaal niveau. Toch gelooft de liberaal in de toekomst van België. “Ik weet dat wat ons samenbrengt veel sterker is dan wat ons verdeelt”, klinkt het. Als voorzitter van de Europese Raad gaat Michel nu een actieve rol spelen in de toekomst van Europa. “Ik zal dat doen met al de kracht en de creativiteit die ik heb, en met heel mijn hart”, zegt Michel.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« UN TROU DANS LE BUDGET DE PLUS DE 10 MILLIARDS
 « LE CAPITAINE QUITTE LE NAVIRE QUI COULE »

Curieusement, les commentaires de la « francophonisssime » Antoinette rejoignent ceux des Flamands en colères sur le  forum des lecteurs en colère du Laatste Nieuws.  Elle appréciera…  


« Zwak, mijnheer, heel zwak. Middenin een tijd van nooit gekende lage rente er nog niet in slagen de schuld af te bouwen! Dat zullen onze kinderen dan wel eens doen als de rente weer hoog genoeg staat? Maar mijnheer heeft toch de jack pot gewonnen. »
« Er ging bijna 11 miljard naar de ondernemers. Als daar 290.000 jobs het resultaat van zijn dan zijn het heel dure jobs. Werkloosheid uitbetalen was dan veel goedkoper voor de overheid. » 
« Kan liegen als geen ander. 11 miljard schulden , en dan gaan lopen naar Europa , om daar nog meer miserie te maken en zijn zakken nog meer te vullen op kosten van de burger. Net zoals papa . »
« Hogere belastingen en nog minder vrijheden,dat is hetgeen hebt gebracht. Gebuisd over de hele lijn.»
« De ene na de andere verlaat het zinkend schip "België" om een nog betere post te bekleden. » 
« Hij is als een kapitein die een zinkend schip verlaat alvorens onder te gaan,neen ik vind dit niet kunnen, daaraan zie je maar dat het er Mijnheer Michel enkel om de centen te doen is »

« De kapitein verlaat het zinkend schip met de rotte "lading" Begrotingstekort, maar wel blijven doen alsof er niks aan de hand is, dat wel ! »


mardi 29 octobre 2019

À l’Élysée, les musulmans de France priés de s’engager contre l’islamisme


Après un entretien avec Emmanuel Macron ce lundi, le CFCM a prévu d’annoncer des «mesures fortes» mardi.
Par Jean-Marie Guénois
Figaro 
Sur l’islam, le président voulait prendre son temps. Il avait lancé l’idée, il y a un an, de réformer la loi de 1905 pour encadrer les finances des mosquées et les dérives radicales de certains musulmans. Il devait prononcer dans la foulée un grand discours sur la laïcité. Le tollé fut tel qu’Emmanuel Macron renonça à toucher à cette loi sacrée. Et remisa son grand discours à des jours meilleurs.
Il repoussa aussi l’échéance de ce dossier qu’il envisageait d’aborder non plus par la réforme de la loi mais par la voie réglementaire en utilisant les ressources du droit existant. Son ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, était chargé de la besogne. Ce dernier avait d’ailleurs reçu, il y a dix jours, à cette fin et sans urgence, les responsables musulmans.
 «ÊTRE INTRAITABLE AVEC LES LOIS DE LA REPUBLIQUE»
Mais voilà que l’énième polémique sur le port du voile musulman enflamme la France, faisant même oublier l’attentat au cœur de la préfecture de police de Paris. Dimanche, plusieurs centaines de personnes ont ainsi manifesté à Paris contre «l’islamophobie» et «la stigmatisation» des musulmans. Quelques heures plus tôt, des inscriptions à «caractère raciste» avaient été une nouvelle fois découvertes sur le chantier d’une mosquée en construction à Charleville-Mézières. Lundi, ce sont même des tirs que la mosquée de Bayonne a essuyés, faisant deux blessés.
Tout en affirmant qu’il ne veut «pas céder à la précipitation», le président de la République change pourtant de ton et de tempo. Lundi matin, il a reçu les responsables musulmans à l’Élysée pour une réunion d’urgence. Objectif: «voir comment nos concitoyens dont la religion est l’islam peuvent vivre tranquillement leur religion en respectant absolument toutes les lois de la République», avait-il confié dimanche à RTL. Il promet surtout, «avant la fin de l’année», un train de mesures contre le communautarisme «dans l’éducation, la santé, le travail, les différents services publics».
Et annonce une fermeté nouvelle sur le sujet: «avec des mesures d’interdiction, dissoudre parfois certaines associations encore davantage, interdire certaines pratiques qui se sont installées et qui ne sont pas conformes aux lois de la République». Car «dans certains endroits de notre République il y a un séparatisme qui s’est installé, c’est-à-dire la volonté de ne plus vivre ensemble, de ne plus être dans la République, et au nom d’une religion». Il s’agit désormais d’être «intraitable avec les lois de la République», a-t-il insisté.
Présent lundi au rendez-vous de l’Élysée avec les responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM), le ministre de l’Intérieur, chargé des cultes, Christophe Castaner, a assuré que le président de la République a demandé «au CFCM un changement de rythme pour qu’il combatte, aux côtés de l’État, le communautarisme et l’islamisme». Il attend qu’ils aient «une parole forte sur la place du voile, les femmes, l’école», a-t-il rapporté, et «un discours clair pour ne pas laisser perdurer l’ambiguïté dont s’alimentent les radicaux».
LE CFCM PROMET DES ANNONCES
À cette réunion élyséenne était aussi présent Dalil Boubakeur, le président par intérim du CFCM qui, depuis toujours très opposé aux radicaux, a reconnu la semaine dernière que «l’islam est un phénomène politique majeur, une idéologie de lutte, d’agression». À l’issue de cet entretien, Anouar Kbibech, le vice-président du CFCM, a annoncé qu’une réunion exceptionnelle du «conseil religieux» de l’instance se tiendrait en urgence ce mardi pour formuler des «annonces très fortes».

Et d’ajouter: «le président nous a fait passer le message qu’il comptait sur le CFCM pour prendre des initiatives fortes concernant la question de la prévention de la radicalisation, la question de la place du voile dans la religion musulmane, la question de la place des femmes». En réponse, «nous avons assuré le président de la République de la mobilisation des musulmans de France et plus particulièrement du CFCM», a-t-il souligné.
Pour l’heure, le port du voile revient au centre des débats. Ce mardi, le Sénat doit examiner une proposition de loi des Républicains (LR) visant à interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires. Selon un sondage Ifop-JDD, trois Français sur quatre sont favorables à une telle interdiction.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE CORAN CONTRE L’INTEGRISME

C’est le titre de l’excellent bouquin d’Ali Daddy. Il y a 20 ans qu’on attend la suite avec impatience.
 «Le président Macron nous a fait passer le message qu’il comptait sur le CFCM pour prendre des initiatives fortes concernant la question de la prévention de la radicalisation »
Il n’y a qu’une méthode, selon Daddy, d’éradiquer la radicalisation : c’est de déconstruire le discours intégriste par un contre discours coranique de dimension éthique. Dit autrement, il s’agit d’instrumentaliser le coran dans sa dimension éthique contre le fondamentalisme littéraliste.
MG



dimanche 27 octobre 2019

Qui est vraiment Sophie Wilmès, la première femme à décrocher le 16 rue de la Loi


BELGA Le Soir

A 44 ans, la libérale Sophie Wilmès va remplacer Charles Michel au poste de Premier ministre en affaires courantes pour permettre à celui-ci d'endosser son nouveau rôle de président du Conseil européen. La résidente de Rhode-Saint-Genèse, commune à facilités de la périphérie bruxelloise, devient la première femme à la tête du gouvernement fédéral même si ce n'est sans doute que pour quelques mois... Entrée au gouvernement fédéral en septembre 2015, elle avait été soudain projetée dans la lumière à cette occasion, alors qu'elle était auparavant peu connue sur la scène nationale.
Née dans la capitale mais ayant passé son enfance à Grez-Doiceau, Sophie Wilmès est la fille de Philippe Wilmès, décédé en 2010. Ce dernier a été chef de cabinet de Jean Gol, qui voulait un économiste dans son équipe quand il était secrétaire d'État adjoint en charge de l'Économie wallonne, puis président de la Société nationale d'investissement (SNI) avant de devenir régent de la Banque nationale de Belgique. Professeur d'économie à l'UCL, il a aussi été administrateur de nombreuses sociétés privées et publiques.
La mère de la future ministre est elle aussi passionnée de politique, et travaillera dans différents cabinets. Comme Sophie Wilmès l'a expliqué durant l'été à la Libre Belgique, ses parents "parlaient tout le temps de politique" à la maison, mais ce n'est pourtant pas dans cette voie qu'elle-même voulait s'engager initialement.
La suite est désormais connue…


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BIENVENUE EN ABSURDIE ou L’HONNEUR PERDU DU MR DE CHARLES MICHEL

Charles Michel fut fait président du MR par la farouche volonté de son père le bouillant Louis Michel qui réalisera à travers son fils son plus formidable fantasme : celui de devenir premier ministre du Royaume de Belgique en quelque sorte  par procuration. Mais voici que le fils prodigue ou prodige-c’est comme vous voulez- après s’être compromis avec la très nationaliste et très séparatiste  NVA claque la porte de la Belgique pour aller diriger le conseil européen par la grâce de Emmanuel Macron aux ordres duquel il entend bien se conformer docilement.
Non content de déserter un gouvernement d’affaires courantes minoritaire  aux abois qui accumule les bourdes et surtout les déficits, le très grandiose  Charles Michel impose désormais comme successeur à son auguste personne la très inexpérimentée Sophie Wilmes au détriment de Coen Geens qui pourtant était le mieux armé pour « faire le job ». Pourquoi ce scénario absurde ? Pour garder une lourde main sur le gouvernement belge ? Les affaires courantes ça peut encore durer très, très longtemps, des centaines de jour, le cas échéant ! Charles Michel n’avait pas agi autrement en désignant le très servile  Chastel comme président intérim chargé de chauffer son siège de président jusqu’au retour du fils prodige ou prodigue, je le répète c’est vraiment comme vous voulez.
Le pays dont le premier ministre est désormais une femme va mal, de plus en plus mal. Et on a de bonnes raisons de douter qu’il ira mieux par la grâce de Sophie Wilmes parachutée à son sommet.
Mais quelle est donc la légitimité politique  de cette jeune femme effacée à l’allure terne ? Qui donc est cette jeune dame proclamée premier ministre après un parcours politique sans gloire. Voyons cela de plus près. Sophie Wilmès est née le 15 janvier 1975 à Ixelles, dans une famille très  politisée de signature libérale. Son père feu Philippe Wilmès, a été professeur d'économie à l'UCLouvain, régent de la Banque nationale de Belgique et membre de plusieurs cabinets ministériels, sa mère également. Sophie Wilmès est licenciée en communication appliquée, section publicité (IHECS) –pas de quoi briller en politique-et licenciée-sur le tard- en gestion financière (Institut supérieur Saint-Louis)- voilà qui est déjà mieux !
Ses premiers pas en politique remontent à sa gestion de la campagne électorale d'Éric André aux élections communales de 2000 à Uccle, où elle est 29ème sur la liste PRL-FDF. Elle sera élue conseillère communale. Par la suite, elle s'installe à Rhode-saint-Genèse et y prendra un poste d’échevine. Ce sera le sommet atteint par la militante libérale.
Aux élections fédérales de 2014, elle est première suppléante sur la liste fédérale. Elle remplacera Didier Reynders à la Chambre, celui-ci étant reconduit au poste de ministre des affaires étrangères, et elle s'inscrit à la Commission finances et budget.
En septembre 2015, Hervé Jamar, ministre du Budget (MR), choisit d'occuper à partir du 1er octobre 2015 le poste de gouverneur de la province de Liège et se retire du gouvernement fédéral; Sophie Wilmès lui succèdera par la seule volonté de Charles Michel premier.
Et la voici bombardée premier ministre, par la grâce du même. 
« Une grande amie extrêmement compétente et volontariste ; un atout majeur pour notre futur » lancera sans rire une grosse légume libérale. Parmi les favoris à la succession de Charles Michel, le nom du très brillant et très compétent Koen Geens (CD&V) avait un instant circulé…C’était compter sans l’acharnement de Charles Michel : avec  38 sièges sur 150, le MR demeure le parti le plus important de la coalition depuis le départ de la N-VA. 
Nomination historique? Si on veut : jamais, la Belgique n’a nommé une femme à la tête d’un gouvernement fédéral, même en affaires courantes.  Une fois de plus, Charles Michel n’en a fait qu’à sa tête. Son principal mérite fut d’être le fils chouchouté et cajolé de Louis Michel, le père. Sans l’intervention jupitérienne du vieux Louis, Charles ne serait sans doute rien. Il est désormais président du conseil européen après avoir compromis pour longtemps l’avenir du Mouvement Réformateur.
La bataille pour la présidence du MR en est une illustration éclairante, lumineuse. L’héritier le plus légitime du libéralisme social si cher à Louis Michel père ce n’est ni son fils Charles, ni le tonitruant Denis Ducarme, ni le sémillant Bouchez qui se prend volontiers  pour une version francophone de l’abominable Francken. Non l’héritier est en réalité une héritière et c’est Christine Dufraigne dont Louis le faux Débonnaire ne veut à aucun prix. Elle seule est capable de fédérer en Wallonie autour du MR les forces du libéralisme social, le cas échant avec la complicité d’un Défi en quête d’un nouveau souffle voire celle d’un CDh en déshérence.
Dans un article assassin dont il a le secret, le professur Herman Matthijs (UGent, VUB) nous prédit un sombre avenir avec ce « gouvernement  casino » de bras cassés en affaire courantes que dirigera désormais  la frêle, Sophie Wilmes.
Je vous souhaite bonne lecture de son analyse apocalyptique.
MG


'OP NAAR EEN SHUTDOWN A LA BELGE?'

Herman Matthijs (UGent, VUB) in Knack
Hoogleraar Openbare Financiën aan de UGent en de VUB en lid van de Hoge Raad Financiën
Een routinestemming over een begroting van 'voorlopige twaalfden' haalde het door een wisselmeerderheid van extreem links en het Vlaamse Belang niet. Dat zorgt voor een ongeziene situatie in ons land. Professor Herman Matthijs over 'het politiek casino' dat de regering in lopende zaken-Michel II is geworden.
In december 2018 ontplofte de Zweedse regering-Michel I. Het land ging onmiddellijk in lopende zaken met een minderheidsregering (52 op 150 Kamerzetels ) en de budgettaire werkwijze van de voorlopige kredieten werd ingevoerd. Dit was een nog nooit geziene situatie in de politieke- en budgettaire geschiedenis van dit federale koninkrijk. De verkiezingen van 26 mei 2019 bracht het aantal zetels van Michel II zelfs terug tot 38 op 150.
Sinds 1 januari wordt dit land, op federaal vlak, budgettair beheerd via de voorlopige kredieten. De laatst goedgekeurde wet in dit verband was die van 29 juli jongstleden. Toen zijn er voorlopige kredieten goedgekeurd voor de daaropvolgende drie maanden. Op 1 november dient er opnieuw een voorlopige kredietenwet in werking te treden voor de laatste twee maanden van dit jaar.
OP NAAR EEN SHUTDOWN A LA BELGE?
De regering-Michel II in lopende zaken moest afgelopen donderdag constateren dat de communisten veel fans hebben in het parlementair halfrond: de uiterst linkse PVDA/PTB vroeg een aanpassing van de begroting: ze wou meer geld voor de zorgsector en kreeg daarvoor steun van een meerderheid, onder andere van het Vlaams Belang.
Hoe kan dit aflopen als de verkozenen op 31 oktober aanstaande samenkomen?
VOORLOPIGE KREDIETEN
Als de politieke wereld er niet in slaagt om een begroting tijdig goed te keuren, wordt er een voorlopige kredietenwet voorgelegd aan de Kamer van Volksvertegenwoordigers. De juridische basis van deze budgettaire techniek staat in de wet van 22 mei 2003 houdende organisatie van de begroting en van de comptabiliteit van de federale staat ( art. 55-58). De hoofdlijnen zijn:
- de beperking van de voorlopige kredieten tot maximaal 4/12 (maanden);
- de berekening van de voorlopige kredieten gebeurt op basis van de laatst goedgekeurde begroting;
- deze kredieten worden per begrotingsprogramma goedgekeurd;
- het mag geen nieuwe soort uitgaven bevatten.
Met andere woorden, de voorlopige kredieten van 2019 zijn gebaseerd op de begroting 2018, want dat is het laatst goedgekeurde federale budget. Bovendien heeft de regering-Michel II op 21 december 2018 twee omzendbrieven gepubliceerd, namelijk: één over de lopende zaken en één over de begrotingsbehoedzaamheid gedurende de periode van lopende zaken. Op de agenda van de ministerraad is al maanden het eerste punt: de toepassing van die tweede omzendbrief.
HET AMENDEMENT
De regering-Michel II diende op 18 oktober een wetsontwerp in tot opening van de voorlopige kredieten voor de maanden november en december 2019 (Kamer doc. 55-0413). Dat werd goedgekeurd in de commissie voor de Financiën en de Begroting.
Maar in de plenaire zitting van donderdag 24 oktober diende de PTB een Franstalig amendement in (nr. 14) om meer geld te geven aan de zogenaamde witte woede. In concreto gaat het om 67 miljoen euro. Dat bedrag kan fors oplopen op kruissnelheden en hier wordt zelfs het bedrag van 1 miljard euro genoemd.
Hieromtrent zijn enige vaststellingen te doen. Vooreerst wordt de regering in lopende zaken weggestemd, want het amendement haalde een meerderheid van de aanwezige socialisten, groenen, communisten en het Vlaams Belang. Zodoende moeten de Kamerleden hun Halloween-vakantie opofferen voor een eindstemming op 31 oktober. Want als er tegen dan niets wordt gestemd, is er geen geld meer beschikbaar.
Mogelijkheden
Vooreerst kan een begroting enkel uitgaan van de regering. Dus de oppositie kan geen voorstel van begroting of voorlopige kredieten indienen. Voorlopig stemt niemand deze regering in lopende zaken, zonder meerderheid, ook niet weg. Maar het amendement van de PTB verhoogt wel de totale uitgavensom en dat is in strijd met de regel van de voorlopige kredieten.
Gaat men het amendement intrekken? Dat zal niet gebeuren. Dus moet er een partij zijn steun terugtrekken. Voor de socialisten en de groenen wordt dat een moeilijk verhaal. Eerst de witte woede budgettair steunen en dan een week later een bocht nemen van 180 graden is moeilijk uit te leggen aan de achterban. En met de steun van de grootste fractie, de N-VA, heeft Michel II nog geen meerderheid in de Kamer. Is het Vlaams Belang bereid om de bocht te nemen en de regering te redden?
Indien er op 31 oktober niets wordt gestemd, kan de federale staat op 1 november de bestaande fiscale regels niet meer uitvoeren en geen uitgaven meer doen.
In deze vakantieperiode kunnen er natuurlijk ook zieken en afwezigen zijn. Daardoor en gezien het feit dat er geen vaste meerderheid is in de Kamer, kan die stemming alle kanten uit. Voor de regering zit er niets anders op dan een budgettaire oplossing te zoeken en vooral politiek steun bij de oppositie te verkrijgen.
Ongeziene situatie
Indien er op 31 oktober niets wordt gestemd, kan de federale staat op 1 november de bestaande fiscale regels niet meer uitvoeren en geen uitgaven meer doen. Dat is nog nooit gebeurd in dit land. En dan krijgen we een federale 'shutdown' in de zuiverste vorm. Dat kan zich uiten in het feit dat de pensioenen niet meer betaald kunnen worden. Het onderwijzend personeel krijgt wel nog een wedde omdat ze onder de Gemeenschappen vallen. Maar welke partij gaat voor zo'n shutdown de verantwoordelijkheid willen dragen?
De regering kan ook het ontwerp opsplitsen. Ze kan een aparte financiewet voor de ontvangsten laten stemmen en de uitgaven in een aparte voorlopige kredietenwet steken.
Indien het amendement van de PTB het volgende week haalt, breekt men met de regels inzake de voorlopige kredieten. Bovendien komt men dan politiek in een situatie dat de regering is weggestemd en dan zou die ontslag moeten nemen...
Politiek casino
Door de afwezigheid van een vaste meerderheid in de Kamer en het feit dat de regering in lopende zaken geen meerderheid bezit, is deze verkozen vergadering een politiek casino geworden als het gaat over de stemmingen. Er zit voor de regering-Michel II niets anders op dan alle begrotingskennis uit de kast te halen en met budgettaire spitstechnologie tot een oplossing te komen. Bovendien zal deze situatie zich eind december opnieuw voordoen, als men de eerste voorlopige kredieten 2020 gaat voorleggen aan de Kamer. Dex opvolg(ster)er van premier Charles Michel weet al wat hij/zij goed moet instuderen: de regels omtrent de voorlopige kredieten. 


samedi 26 octobre 2019




COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CE NE SERA PAS EVIDENT DE « FAIRE LE JOB » DEMAIN

Soyons  clair : ce ne sera pas évident de « faire le job demain », déjà qu’aujourd’hui, c’est mission impossible : demandez à Reynders/Vande Lanotte ou à Bourgeois/Demotte ce qu’ils en pensent. Alors demain…
Le moins qu’on puisse dire c’est que la jeune Elisabeth est taillée pour sa mission comme dans un bloc de précieux  marbre de Carrare. Elle est charmante, intelligente, parfaitement bilingue, linguistiquement asexuée et merveilleusement polyglotte. Un vrai joker pour la monarchie qui avait-à tort-redouté le pire pour le règne de Philippe premier de Belgique.  Bravo Mathilde dont il est dit qu’elle est une mère stricte et exigeante.   Si la Belgique devait s’évaporer, selon le vœu des nationalistes flamands, Elisabeth n’aura aucune peine à se trouver un boulot bien rémunéré dans les PR ou les RU à défaut d’un mariage avantageux. 
Seuls les caricaturistes-ils font leur métier avec talent- y voient à redire. Il est vrai qu’il faudra lui trouver un mari. Un nationaliste flamand ferait l’affaire ou un musulman éclairé de Bruxelles, sûrement pas un politicien wallon ni un aristocrate anglais brexité.
Un nobliau français peut être, comme le fit Léopold le premier en épousant la fille du roi des Français,  voire un grand duc luxembourgeois ou un prince de Hollande. Mais c’est raisonner sans Cupidon qui décoche ses flèches selon d’autres critères. 
La firme Saxe Cobourg Gotha a fait de l’excellent boulot et elle le fait savoir au pays par le biais d’une cérémonie sobre et peu couteuse qui a fait s’écraser des larmes d’émotion dans les chaumières de Wallonie, les homes de Flandre et les HLM bruxellois. 
Longue vie à Elisabeth, notre ravissante duchesse de Brabant (lequel, le flamand ou le wallon ; les deux ?) et qu’elle se souvienne que son arrière grand-mère fut de toutes nos reines la plus délicieusement indigne.
MG

vendredi 25 octobre 2019






COMMENTAIRE DE DIVERCITY
VIVE LES CARICATURISTES

Qui pourrait mieux dire l’abysse de contradictions médiatiques de notre folle époque.
Dubus réussit à « déconstruire », pour employer un verbe à la mode postmoderne, avec un dessin gentiment subversif les efforts pathétiques de la cour pour tenter de renverser  l’avenir tellement compromis du royaume de Belgique et de sa monarchie. 
Le terroristes au front de taureau ne s’y sont pas trompés en décapitant cruellement Charlie Hebdo symbole et champion de la subversion libertaire. On comprend  difficilement que le New York Times , le quotidien le plus prestigieux qui soit, ait renoncé à publier des caricatures.
Heureusement ,nous les Belges, avons ce privilège que nous envient les Français de découvrir au quotidien les  facéties de Dubus et de Kroll , ces deux moralistes inspirés qui se surpassent pour tourner l’actualité en joyeuse dérision.
Bravo et merci les artistes !
MG


mercredi 23 octobre 2019

Marocaines : sommes-nous considérées comme vraies citoyennes ?

Le Vif

Les faits divers et les anniversaires de faits déplorables se suivent et ne se ressemblent pas au Maroc. Ils ont pourtant quelques dénominateurs communs : des lois et leurs applications de plus en plus répressives envers les femmes, et des textes misogynes par essence et par interprétation, et qui dénigrent le droit élémentaire à l'égalité H/F inscrit pourtant dans la constitution marocaine.

Citoyennes marocaines, et alors qu'elles obéissent à tous les devoirs et obligations que ce terme leur confère, elles sont cependant clairement victimes de discrimination au niveau de certains droits.
L'évolution des droits de la femme, inscrits dans la révision de la Moudawana en 2011, n'était que chimère. Et à chaque fois que nous avons cru avoir avancé sur un sujet, des faits sont venus infirmer cette progression. Comme sur le sujet du mariage des mineures, qui se sont multipliées ces dernières années. Et au lieu d'être l'exception, comme la loi le stipule, certains juges de l'arrière-garde distribuent cette licence à tour de bras, faisant fi de leur devoir de protection, et sans aucun égard pour la jeunesse des jeunes filles, ni leur vulnérabilité. Sur le sujet de la garde des enfants comme autre exemple. Cette garde qui est refusée à la femme divorcée si elle se remarie, alors que le père peut être marié jusqu'à 4 femmes, les enfants reviendront sous sa garde et sa tutelle. Comme autre exemple, citons le droit de l'homme sur le corps de sa femme... ainsi que bien d'autres champs et dispositions discriminatoires, et qui dénient à la femme marocaine ses droits les plus élémentaires.
Tant et tant donc de sujets de reculs avérés, représentant l'envers du décor de ce que la propagande officielle nous a vendu comme preuve d'égalité et de démocratisation de la société.
Les femmes marocaines ont été de tous les combats. De la libération de notre pays aux luttes quotidiennes qu'elles mènent pour nourrir et protéger leurs familles. Elles sont données en exemple pour leur abnégation, leur bonté et leurs sacrifices. Qu'elles aient fait des études ou pas, elles se sont toujours engagées pour construire une vie meilleure à leurs enfants, leurs familles, leurs communautés, leur pays. Elles ont également employé tout ce qui pouvait être à leur disposition pour combler les déficiences et les manquements des hommes qui ont partagé leur vie. Et c'est la raison pour laquelle elles sont en plein droit de demander l'égalité.
Elles se dressent aujourd'hui en corps solidaire, et réclament d'être respectées, traitées et considérées comme leurs concitoyens hommes. Au Maroc, le fossé entre l'arsenal juridique et politique et la réalité est important. Et alors que nous disposons d'un plan gouvernemental pour l'égalité, celle-ci n'a jamais vu le jour et est parfois en net recul. C'est cela qu'elles veulent redresser vers plus d'équité. Il n'y a qu'à voir le nombre de postes de responsabilité des femmes, aussi bien dans le public que dans le privé, pour s'en faire une idée claire. Au sein même du gouvernement, leur nombre ne cesse de baisser, et leurs prérogatives également.
Toutes les Marocaines, quel que soit leur niveau social ou d'instruction, ont ressenti cette grande discrimination. Leur dignité a souvent été mise à rude épreuve. Tout cela, parce qu'elles sont nées femmes, dans un pays qu'elles aiment de tout leur coeur et aident à construire, mais qui semble se détourner d'elles, de leurs valeurs et de leurs préoccupations. Ces mêmes préoccupations qui construisent pourtant des générations d'hommes et de femmes. Ces mêmes qui se sentent humiliées de devoir quémander des autorisations sur leurs propres corps et sur l'éducation de leurs enfants.
Nous, femmes marocaines de confession musulmane, demandons à être libérées de ces entraves. Et à l'instar de celles et ceux qui ont été graciés, nous demandons la grâce sous forme d'égalité des lois et des droits. Nous ne croyons plus aux discours politiques et aux promesses. Les misères sociales et culturelles sont notoires, et aucun gouvernement n'a pu combler ni même corriger ces défaillances. Au même titre que les hommes, nous sommes les artisans de ce Maroc et avons soif de paix, d'égalité et de réconciliation avec la société et les hommes qui nous gouvernent.
Nous sommes profondément patriotes, et venons demander humblement à la plus haute autorité de notre pays, à Sa Majesté le roi Mohamed VI, que Dieu le glorifie, de se pencher sur notre cas, de nous rendre justice et ainsi de rétablir nos droits.
Vive le Maroc

Auteures du manifeste : Aicha Bacha, Doctorante à l'ULB en Sciences Sociales et Politiques, Meriam Hadj Hamou, Pharmacienne et Poétesse. Signataires : Zohra Darras, Touria Ben Said, militantes politiques et sociales. Touria Eloemri, Consultante, Naima Kharich, Samira Hamadia, juristes, Fatima Zahra Alharrak, Hannae Najjar, Fatima Zahra Farati, Naoual Arraji, Fatiha Louzgani et Aicha Bakkali, militantes associatives, Imane Alwantidi Poétesse et activiste, Maroua alomari Al Alaoui, Khadija Alkhaoui, Hafida Al Aissaoui, activistes.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« NOUS AVONS SOIF DE PAIX, D'EGALITE ET DE RECONCILIATION AVEC LA SOCIETE ET LES HOMMES QUI NOUS GOUVERNENT. »

A lire les titres et qualités des signataires de ce texte courageux, il semble bien que l’émancipation de la femme musulmane passe, au Maroc comme chez nous, par les études. Beaucoup de femmes intelligentes l’ont compris, ici et là-bas. Souhaitons leur courage et détermination dans leur juste combat.
MG

La ministre Linard réclame le rapatriement des enfants et de leurs mères détenus en Syrie


Le Vif 

La ministre de l'Enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles, Bénédicte Linard (Ecolo), réclame lundi le "rapatriement immédiat" des enfants belges et de leurs mères actuellement détenus dans le nord-est de la Syrie.
"Alors qu'un cessez-le-feu est actuellement observé, le rapatriement des enfants bloqués sur place dans des conditions précaires doit être organisé", estime la ministre qui prend en exemple l'action en ce sens menée par le gouvernement britannique pour ses jeunes ressortissants.
"On ne joue pas avec la vie d'un enfant. La Belgique, comme les autres pays européens, a la responsabilité de mettre ces enfants à l'abri du conflit et de ses conséquences dramatiques sur le plan humanitaire. Nous devons pouvoir leur offrir toute la protection nécessaire et prendre toutes les initiatives pour procéder à leur évacuation", juge Mme Linard.
Le rapatriement d'enfants belges en bas âge détenus en Irak et en Syrie a fait l'objet d'un accord au sein du gouvernement fédéral en juin 2017 déjà. Mais à ce jour, seuls six ont été ramenés au pays.
Selon des chiffres récents de l'Ocam, 69 enfants qui ont un lien avec la Belgique se trouvent actuellement dans les camps de la région où s'affrontent l'armée turque et les forces kurdes.
Outre le retour de ces mineurs, la ministre plaide, dans le respect des conventions internationales et de l'intérêt supérieur de l'enfant, pour le rapatriement de leurs mères "afin d'éviter des traumatismes ultérieurs pour ces enfants dont la plupart ont moins de 5 ans. Celles-ci devront, bien entendu, répondre de leurs actes devant la justice belge", souligne la ministre. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CE QUE VEUT ECOLO … 

Pas sûr que ce que veut écolo corresponde à la volonté du peuple belge dans sa majorité.
C’est clair, le gouvernement Michel (ou ce qu’il en reste) a adopté une attitude attentiste à la Ponce Pilate : il s’en est lavé les mains.
Il ne faudrait pas oublier que ces enfants ont subi un lavage de cerveau idéologique radical. On n’aimerait pas être les enseignant(e)s qui, seront confronté(e)s à eux en cas de retour.
C’est un problème extrêmement délicat qui pose, une fois de plus, celui de l’efficacité des techniques de radicalisation dont on nous dit qu’elles sont assez peu efficaces et c’est un euphémisme.
MG







dimanche 20 octobre 2019

Pour sa première intervention en tant que Président du PS, Paul Magnette ne ferme pas la porte aux nationalistes flamands


BELGA La Libre

"Ceux qui pensent qu'on a besoin du PS pour gouverner savent de quoi nous voulons discuter", a déclaré dimanche le nouveau président du PS, Paul Magnette, interrogé sur la formation fédérale dans le cadre de l'émission C'est pas tous les jours dimanche (RTL-TVI). M. Magnette a été élu samedi soir à la présidence du parti socialiste avec 95,4% des voix. Le bourgmestre de Charleroi était l'unique candidat à la succession de l'ex-premier ministre Elio Di Rupo.
Interrogé lors d'une passation de pouvoir symbolique au Boulevard de l'Empereur, le nouveau président du PS a souligné que son parti ne négociait pas à ce stade à l'échelon fédéral. "On n'en est pas à négocier, mais à répondre aux invitations des informateurs royaux et à examiner les positions des uns et des autres", a souligné M. Magnette.
"Les positions du parti socialiste sont bien connues. Nous voulons améliorer les pensions, relever les bas salaires et les basses allocations sociales, réinvestir dans la santé, relever le défi écologique, investir dans les services publics... Tout le monde sait les points de vue défendus par le PS", a-t-il insisté.
Dans le cadre des pourparlers en vue de la formation d'un exécutif fédéral, M. Magnette s'est par le passé régulièrement montré plus dur qu'Elio Di Rupo dans sa communication à l'égard de la N-VA. Alors que le second a souvent dit qu'il n'excluait pas de négocier avec les nationalistes flamands, le premier n'a cessé de marteler que le programme de sa formation était inconciliable avec celui de la N-VA.
Désormais président, Paul Magnette n'a pas fermé la porte aux nationalistes flamands dans sa première intervention. "Ceux qui pensent qu'on a besoin du PS pour gouverner savent de quoi nous voulons discuter", a-t-il sobrement déclaré.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SCORE STALINIEN

Paul Magnette a été élu à la présidence du parti socialiste avec 95,4 % des voix, un score stalinien.
La tâche du nouveau président du PS est cyclopéenne : reconquérir la confiance perdue de l’électorat de gauche tenté par les sirènes du PTB et d’Ecolo. Et surtout relever le défi de la NVA qui pousse le PS vers une coalition dont la base du PS et la FGTB ne veulent pas.
Mission impossible ? Les positions du parti socialiste sont bien connues : « améliorer les pensions, relever les bas salaires et les basses allocations sociales, réinvestir dans la santé, relever le défi écologique, investir dans les services publics... »
Paradoxalement ceci n’est pas radicalement éloigné de la plateforme électorale du pire concurrent de la NVA, le très nationaliste Vlaams Belang, beaucoup plus à gauche dans ses revendications sociales que la NVA. Tout étant paradoxe. La NVA pourrait être tentée de couper l’herbe sociale sous les pieds du Belang et rencontrer certains priorités du PS. Vous me suivez ?
MG


samedi 19 octobre 2019

Un tableau monumental du peintre français d'origine russe Nicolas de Staël a été vendu jeudi soir à 20 millions d'euros

Un tableau monumental du peintre français d'origine russe Nicolas de Staël a été vendu jeudi soir à 20 millions d'euros 
par un acheteur privé européen, lors d'enchères organisées à Paris par la maison Christie's, un record pour l'artiste. "Parc des Princes", datant de 1952, était estimé entre 18 et 25 millions d'euros et était mis sur le marché pour la première fois. Le montant offert pour cette toile de 2,5 mètres sur 3 représente quasiment le double du précédent record de Nicolas de Staël, né Nikolaï Vladimirovitch Staël von Holstein à Saint-Pétersbourg, qui était de 12,1 millions de dollars américains (11 millions d'euros), pour la toile "Nu debout", adjugée par Christie's à New York en 2018.
Détenue par les descendants du peintre depuis son décès en 1955 à l'âge de 41 ans, l'œuvre n'a été exposée qu'une dizaine de fois : à New York en 1953, puis à Paris au Musée national d'art moderne en 1956, avant la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence en 1972, le Grand Palais à Paris trois ans plus tard, puis Londres et Madrid en 1991. La toile a été à nouveau montrée à Paris en 2003, au Centre Pompidou.
On distingue sur cette immense toile un match de football nocturne stylisé, avec de larges empâtements de couleur rectangulaires – bleus sarcelle, malachites, bleus ciel, rouges, blancs électriques et noirs intenses. Selon Christie's, cette peinture représente "le sommet de l'art de Nicolas de Staël, ainsi qu'un moment décisif de l'histoire de l'art occidental d'après-guerre".
Au cours de la vente consacrée jeudi soir à l'avant-garde et aux grands maîtres du XXe siècle, des œuvres de René Magritte, Max Ernst, Pablo Picasso, Yves Klein, Serge Poliakoff, Paul Klee, Alberto Giacometti, Jean Dubuffet ou Joan Miro étaient également proposées.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EXUBERANCE  IRRATIONNELLE ?

On raconte qu’aux pires moments de la république de Weimar il fallait une brouette de Reichsmark pour s’acheter un pain. 
Il faut désormais à certains hyper riches un plein wagon de dollars pour se payer un Nicolas de Staël dont je ne voudrais pas dans mon bureau.  Comme c’est étrange. 
Il faut être footballeur de haut vol ou rappeur d’exception,  gagnant de l’Euro million,  financier à Wall Street ou jeune premier à Hollywood pour s’offrir ce genre de caprice. Que dire des écarts observés désormais  entre le plus fortunés et les démunis avec ou sans gilets jaunes.
On n’imagine pas qu’une ne société mondialisée qui autorise de telles exubérances  puisse tenir longtemps encore tandis que les damnés des terres subsahariennes s’entassent dans des radeaux de fortune pour gagner l’Eden européen.  
A quand la chute du veau d’or et la prise du Fort Knox où gît l’or des Amériques ? 
MG

vendredi 18 octobre 2019

Une cérémonie au Palais pour les 18 ans d’Elisabeth


Musique, danse, discours du Roi et d’Elisabeth, témoignages de jeunes : le Roi marquera, le 25 octobre, le coup de la majorité de sa fille, qui peut désormais légalement monter sur le trône.
par Martine Dubuisson
Ce 25 octobre Elisabeth fêtera ses 18 ans. - Belga
Dix-huit ans, quand on est princesse héritière, c’est l’âge où l’on peut monter sur le trône. Alors ce 25 octobre, pour les 18 ans d’Elisabeth, le Palais voulait marquer le coup symboliquement, sans en en faire trop puisque, dès le lendemain, Elisabeth reprendra le cours normal de sa vie de jeune fille.
Mais vendredi prochain, entre 11 heures et midi, le Roi a organisé une cérémonie dans la salle du trône du palais de Bruxelles, durant laquelle il s’adressera, de manière assez personnelle nous dit-on, à sa fille dans un discours. Il est aussi prévu qu’il la décore.
Une prestation musicale de deux lauréats du concours reine Elisabeth de violon, Laurenzo Gatto et Sylvia Huang, est également au programme, lors de cette cérémonie qui sera diffusée en direct à la télévision. Ainsi qu’une prestation de danse, activité qu’Elisabeth a pratiquée elle-même. Enfin, cinq jeunes de 18 ans prendront également la parole, en français, néerlandais et allemand. Dans une brève réplique, rédigée avec ses parents et leurs collaborateurs, Elisabeth répondra à son père, tout en s’adressant aussi aux invités, aux jeunes en particulier. Evoquant notamment, nous glisse-t-on, le sens d’avoir 18 ans en 2019.
80 JEUNES NES EN 2001 INVITES
Albert et Paola, Astrid et Lorenz, Laurent et Claire, Amedeo, le parrain de la princesse, seront présents, ainsi que des représentants du gouvernement, du monde judiciaire et des cultes, les gouverneurs et des gens qui ont contribué à la formation d’Elisabeth. En outre, 80 jeunes nés en 2001 comme elle, ont été invités, sélectionnés sur la base d’une contribution écrite dans laquelle ils exposaient leur vision de leur avenir et/ou de celle du pays.
Une prestation musicale de la chanteuse Blanche clôturera l’événement. Le tout suivi d’une réception.
Dès le lendemain, Elisabeth retrouvera sa vie, ses études. Il n’est pas question qu’elle multiplie les activités ni qu’elle dispose d’une Maison ou d’une dotation. La jeune femme va poursuivre sa formation, académique et militaire, sans doute au moins en partie à l’étranger, quelques années encore.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BAUDOUIN EST MONTE SUR LE TRÔNE A 21 ANS

Il n’était pas prêt et avait l’air d’un enfant perdu dans son uniforme de lieutenant général. Le signal du palais est très fort. L’héritière s’appelle Elisabeth : un prénom lourd à porter.  Elle le porte avec grâce, elle est trilingue avec une maîtrise parfaite du flamand que jamais aucun roi belge n’a su parler correctement.   
On n’a pas de gouvernement fédéral mais en revanche la monarchie est prête à affronter, le cas échéant, la succession royale. On a dit de Philippe qu’il n’était pas prêt pour la fonction. On s’est trompé, il montre qu’il est même prêt à s’effacer.
Et tandis que les cours d’Angleterre et de Hollande jouent démagogiquement la carte « people », Laeken s’offre un sans faute dans la plus belle tradition monarchique.
Un vrai pied de nez aux velléités confédéralistes.
MG



Comment Stéphane Moreau a "tué" le PS liégeois

Claude Demelenne
essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur la gauche
Le Vif

Stéphane Moreau a fait beaucoup de mal au PS liégeois. En fait, il l'a "tué". Il faut tout reconstruire.
Le PS liégeois a longtemps marché sur la tête. Réputé très rouge, il a confié les clés de la Maison du Peuple à un personnage à la Tapie, la gouaille en moins. Le golden boy Stéphane Moreau n'était pas un bon camarade. Affairisme, scandales, rémunérations pharaoniques, opacité à tous les étages. Les dégâts sont considérables.
DES MAGOUILLES POUR LA BONNE CAUSE ?
Pourquoi les dirigeants socialistes liégeois ont-ils si longtemps laissé faire ? Depuis la mort d'André Cools, ils étaient en quête de l'homme providentiel. Ils ont cru que Stéphane Moreau ferait l'affaire - sans mauvais jeu de mot. Ils ont misé sur le mauvais cheval. Moreau n'est pas un canasson. Mais contrairement à André Cools, il se comporte en nouveau riche, fasciné par l'argent.
Les patrons du PS liégeois n'étaient pas dupes. Ils savaient que Stéphane Moreau gérait "la plus grande intercommunale du monde" de façon pas très catholique. Ils ont fermé les yeux. Au fond, Moreau était plus malin qu'eux. Il les a convaincu qu'il magouillait pour la bonne cause : pour Liège, pour l'emploi, pour l'initiative industrielle publique.
MOREAU, UN TRAGIQUE CONTRE-EMPLOI
Le PS liégeois avait besoin d'un leader en phase avec les attentes du peuple. Il s'est choisi un manager mégalomane. Les successeurs d'André Cools se sont trompés d'époque. L'air du temps réclamait une gauche rigoureuse dans son rapport à l'argent. Ils ont, au contraire, plébiscité un "socialisme" bling-bling qui a choqué une large part de leur électorat. Stéphane Moreau deus ex machina du PS liégeois, c'était un tragique contre-emploi.
Le plaidoyer de Stéphane Moreau pour un capitalisme rouge a fait un flop dans la Cité ardente. Difficile pour un parti de gauche de concilier exigence de redistribution sociale (dans les discours) et écarts salariaux record (dans les actes, chez Tecteo-Publifin-Nethys). Impossible de dénoncer le manque de transparence des grandes multinationales, tout en copiant sans état d'âme leurs méthodes les plus contestables.
Stéphane Moreau n'a évidemment pas bâti seul son empire. Il a pu compter sur un fan club fidèle parmi le personnel politique liégeois. Le président de ce fan club, Jean-Claude Marcourt, a été le plus actif. L'ancien ministre wallon de l'Economie a été séduit par Stéphane Moreau, qu'il n'est pas loin de considérer comme un vrai petit génie. Quand son protégé a été sommé par les socialistes de faire un pas de côté, Marcourt a, au mieux, défendu la position de son parti avec des pieds de plomb, au pire, freiné des quatre fers, au point de susciter l'ire d'Elio Di Rupo, de Paul Magnette et de Laurette Onkelinx.
Des lendemains qui chantent pour Liège, grâce au capitalisme rouge ? Après tout, le coup était jouable. A condition d'afficher clairement ses différences : transparence, démocratie économique, justice salariale, partenariats public-privé équilibrés... On est loin du compte. Le fan club de Stéphane Moreau a privilégié un capitalisme sans régulation ni garde-fou. C'est sa plus grande faute.
CULTE DE LA RAPACITE
« Avec l'aide de son clan, Stéphane Moreau a "tué" le PS liégeois. Il a saccagé son corpus idéologique social-démocrate au profit d'un culte de la rapacité digne du capitalisme le plus rugueux. Il a boosté le PTB, tout heureux de faire la leçon à ce PS si peu exemplaire. »

Du fameux "club des cinq" (Stéphane Moreau, Alain Mathot, André Gilles, Jean-Claude Marcourt, Willy Demeyer) qui a longtemps dirigé le PS principautaire, seul le dernier cité a sauvé les meubles. Willy Demeyer s'est intelligemment recentré sur son maiorat de Liège. Il sera l'un des rares à échapper au naufrage du socialisme liégeois.
APRES LA SAGA MOREAU, CHANGER DE LOGICIEL
Un naufrage, vraiment ? Dans la tourmente, le PS dispose de deux atouts majeurs. D'une part, malgré un net recul électoral, il reste le premier parti liégeois. Ce n'est pas rien. D'autre part, il dispose dans ses rangs de plusieurs personnalités fortes - et populaires - qui devraient lui permettre de rebondir. Christie Morreale et Frédéric Daerden, les deux nouveaux ministres socialistes liégeois, incarnent un autre PS, en rupture avec les mauvais choix du passé. D'autres mandataires socialistes s'inscrivent dans cette trajectoire rénovatrice : Marc Bolland, Julie Fernandez Fernandez, Thibaut Smolders, Valérie Maes...
Après la saga Moreau, le PS liégeois doit changer de logiciel. La reconstruction ne se fera pas en un jour. Elle passe d'abord par un retour au débat d'idées, jadis très riche sur la planète socialiste liégeoise. Sur ce terrain là également, le PS tournait au ralenti. Il est urgent d'ouvrir les portes et les fenêtres de la Maison du Peuple. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA RECONSTRUCTION PASSE PAR UN RETOUR AU DEBAT D'IDEES, JADIS TRES RICHE SUR LA PLANETE SOCIALISTE 

La même chose est valable pour le CDh et aussi pour le MR  qui n’est plus qu’une foire à l’empoigne où des seconds couteaux s’étripent pour conquérir la présidence. Le débat d’idées qui est le sel de la démocratie n’est présent nulle part sauf peut être chez les verts dont la vulgate séduit les foules.
« Le PS liégeois doit changer de logiciel ». C’est vrai aussi pour le MR  et le CDh.
« Les successeurs d'André Cools se sont trompés d'époque. L'air du temps réclamait une gauche rigoureuse dans son rapport à l'argent. Ils ont, au contraire, plébiscité un "socialisme" bling-bling qui a choqué une large part de leur électorat. Stéphane Moreau deus ex machina du PS liégeois, c'était un tragique contre-emploi. »
Bouchez joue à contre emploi et aussi Ducarme le fils et aussi Maxime Prévot.  C’est affligeant !
La Wallonie semble manquer d’hommes et de femmes d’Etat.
C’est inquiétant pour son avenir et celui de la démocratie.
Allons-nous assister à une recomposition du paysage politique en Communauté française ? 
Le CDH est en pleine mue. Le MR est travaillé par une polarisation entre les conservateurs droitiers-style Républicains tendance Bouchez- et les libéraux-sociaux tendance Defraigne. Défi se cherche un nouveau président et aussi un souffle neuf.
Il y a de la recomposition dans l’air.  Difficile de prédire comment se regrouperont les forces centristes pour faire poèce à la gauche.
MG

mardi 15 octobre 2019

En route vers un gouvernement provisoire: qui sont les Premiers ministres pressentis ?


Adrien de Marneffe in la dh

Le 9 décembre, cela fera un an que le gouvernement belge est en affaires courantes. Des pistes de sortie de crise sont évoquées.
La question est lancinante : quand aurons-nous un gouvernement fédéral ?
En l’état, le PS se trouve dans une position relativement confortable. Le temps qui passe ne semble pas lui poser de problème politique majeur. Rudy Demotte a accepté un rôle compliqué de préformateur. Le parti a arrêté de proférer des exclusives, bien conscient que, paradoxalement, s’il veut éventuellement y arriver, il ne faut pas le dire. Le PS pourrait-il gouverner avec la N-VA ? À condition d’obtenir des avancées décisives sur des dossiers sociaux phares tels que la pension à 1 500 €, les soins de santé, la SNCB ou encore la TVA sur l’électricité. Des conditions sine qua non pour vendre l’accord aux militants dans un congrès.
Côté N-VA, si l’objectif confédéraliste reste évident, la stratégie l’est moins. Bart De Wever ambitionne d’occuper tout l’espace entre le Vlaams Belang et la gauche flamande. En devenant le nouveau parti pivot, il serait en position de force pour forcer une nouvelle réforme de l’État et réaliser le confédéralisme.
Un affaiblissement structurel du CD&V le rapprocherait de cet objectif. Mais l’étape suivante pour les cinq prochaines années n’apparaît pas avec clarté.
On ne doit certainement pas s’attendre à un gouvernement en 2019. Ensuite ? En décembre, le gouvernement sera en affaires courantes depuis un an… Si la situation n’évolue pas, la piste d’un gouvernement provisoire, voire d’une "suédoise" soutenue de l’extérieur, pourrait être mise en avant au top des partis, au PS notamment. Il serait doté de pouvoirs entiers, mais avec un programme politique limité.
Avec quels candidats pour le 16 ? Une piste logique mènerait à un Premier ministre socialiste flamand. Mais la faiblesse électorale du SP.A et le déficit de personnalités fortes rendent ce scénario improbable. Deux candidats crédibles subsistent pour occuper le poste de Premier ministre : Alexander De Croo (Open VLD), qui devrait pour cela réaliser de grosses concessions en termes politiques (à la Guy Verhofstadt, nous glisse-t-on), et Koen Geens (CD&V), dans un profil plus neutre et technicien, à l’Herman Van Rompuy.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COMME EN 1831 !

Comme à l’époque de la fondation de l’Etat belge. ? La Belgique finirait donc comme elle a commencé : avec un gouvernement  provisoire. On aura donc tout vu, tout entendu. Et provisoire jusque z’ à quand ?  Nobody knows.
La nation belge unitaire est morte depuis longtemps, la nation belge fédérale aussi ; vive la nouvelle Belgique confédérale. Mais qu’est ce que cela veut dire au juste ? Personne ne le sait, pas même les constitutionnalistes  mais on y fonce tête baissée.
MG

Présidence du MR, le débat des candidats: oui ou non à la N-VA?


RTL INFO,

Présidence du MR: un futur gouvernement avec ou sans NV-A ?
Dans quelques semaines, le Mouvement Réformateur aura un nouveau président en remplacement de Charles Michel qui part à l’Europe. Qui sera le ou la nouvel.le président.e libéral.e ? Cette élection est importante car elle désignera la personne qui jouera un rôle capital dans la formation du futur gouvernement fédéral.
Cinq candidats : trois hommes et deux femmes. Christine Defraigne, Clémentine Barzin, Denis Ducarme, Georges-Louis Bouchez et Philippe Goffin. Sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche", ils l'assurent tous et toutes : ils sont là pour rassembler plutôt que pour diviser. Pourtant, ils se présentent tous à la présidence du MR, et un seul ou une seule sera élu(e).


AVEC OU SANS LA N-VA ?
Pour mieux cerner ces 5 candidats, le débat s'oriente surtout sur l'existence ou non d'atomes crochus avec la N-VA.
Il y a quelques mois, Georges-Louis Bouchez déclarait qu'il s'entendait bien avec Théo Francken. De son côté, Denis Ducarme affirmait : "Si on m'appelle 'le Francken wallon', cela ne me dérange pas". Christine Defraigne, elle, n'apprécierait pas la comparaison. "J'ai défendu des valeurs avec sincérité. Je ne suis pas copine avec monsieur Francken, c'est très clair, mais je suis capable de faire des compromis, mais je suis intransigeante sur certains points".
Philippe Goffin, lui, n'a pas aimé les provocations de Francken pendant ses années en tant que secrétaire d'État à l'Asile et à l'Immigration. "Il a tout compliqué, et finalement le bilan de sa politique migratoire n'est pas une réussite. C'était tellement facile de provoquer, de monter les populations les unes contre les autres. Je n'ai pas aimé cette façon de faire de la politique, ce n'est pas la mienne."
Théo Francken a déclaré que ça ne le dérangerait pas de s'allier avec le Vlaams Belang, si les programmes du Belang et de la N-VA concordent suffisamment. Une opinion que Georges-Louis Bouchez, même s'il s'entend bien avec Francken, ne partage pas. "Je m'entends bien avec Raoul Hedebauw, ce n'est pas pour autant que j'ai envie de devenir communiste. Je défends une politique qui repose sur l'État de droit. Le MR a pu appliquer sa vision au gouvernement. Ce n'était pas un gouvernement Francken, mais bien un gouvernement Michel."
Denis Ducarme confirme la cohésion entre ces cinq candidats : "Nous ne sommes pas là pour en découdre. Nous sommes surtout des libéraux, et j'aimerais mettre en avant ce qui nous rassemble. On ne va pas commencer à jeter des exclusives sur certains partis, la situation est déjà bien compliquée, et on ne va pas nier le fait que la N-VA est le deuxième parti du pays."
Quant à Clémentine Barzin, elle évoque un avis plus neutre : "Il importe d'être démocrate. Deux grands partis sont sortis des élections, et ces partis sont responsabilisés plus que jamais pour avancer. Le MR, lui, prendra ses responsabilités, avec pour seule ligne rouge : 'pas de confédéralisme'". 



COMMENTAIRE DE DIVERCITY
20 SECONDES POUR CONVAINCRE, C’EST PEU ! 

Chaque candidat a dû s'exprimer sur ses ambitions, avec le défi de convaincre les membres du parti, qui voteront, avec un temps de parole de 20 secondes.
J ’ai regardé avec consternation ce débat affligeant des cinq challengers, incapables de se profiler franchement en faveur d’un projet de société musclé mais tous soucieux de rassembler autour de leur personne un consensus mou, un consensus ratatouille comme disait Jean Gol.
Débat ratatouille et confus, très  pauvre intellectuellement.
Dormez tranquille Paul Magnette et vous aussi Bart De Wever.
Il n’y a rien à redouter de ces gens là. Ils sont interchangeables, ils ne changeront pas grand-chose…
L’avenir de Wallobrux est en de fragiles mains.
Dommage, j’avais franchement imaginé que la flamboyante Christine Defraigne ferait la différence et crèverait l’écran.
On m’objectera  que rien n’est joué,  qu’elle a joué la carte de la prudence : l’élection implique  un débat interne avant de  convaincre les citoyens... guerre interne d’ abord...
Certes, mais à vaincre sans péril on triomphe sans gloire.
MG

dimanche 13 octobre 2019

«Une humiliation pour la France»

«Une humiliation pour la France»: le rejet de la candidature de Goulard suscite de vives réactions
Le président français Emmanuel Macron a déclaré jeudi « ne pas comprendre » les raisons du rejet de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne.
Le Soir

La candidature de la Française Sylvie Goulard au poste de commissaire européen a été massivement rejetée ce jeudi par le Parlement européen. Quelque 82 eurodéputés ont voté contre la candidature et seulement 29 l’ont approuvée. Il s’agirait d’« un énorme camouflet » pour Emmanuel Macron qui « ridiculise la France », fustigent de nombreux eurodéputés.

– Pierre-Alexandre Anglade, député LREM : « C’est une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Une partie de l’hémicycle, le PPE, a fait le choix d’hypothéquer l’avenir de l’Europe au nom d’intérêts partisans. Les conservateurs et le PPE font le choix d’ouvrir une crise majeure en Europe, de bloquer l’Europe. Ce n’est pas un échec pour Emmanuel Macron, c’est l’échec de l’Europe et c’est une attaque contre la France » (à l’AFP)
« LA FRANCE RIDICULISEE »
– Jean-Luc Mélenchon, député et chef de file de La France Insoumise (LFI) : « Sylvie Goulard récusée ! La France ridiculisée par les choix de Macron. L’accord international pour la composition de la Commission vient de s’effondrer. L’Europe, un radeau sans pilote »
« Énorme camouflet pour Macron qui ridiculise la France au sein des institutions européennes » «  Emmanuel Macron inflige à la France une terrible humiliation sur la scène européenne » 

 
«JAMAIS LA FRANCE N’AVAIT SUBI PAREIL ECHEC»: LA PRESSE REMONTEE APRES LE REJET DE LA CANDIDATURE DE GOULARD
Le Soir
Le président français Emmanuel Macron a déclaré « ne pas comprendre » les raisons du rejet de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne.

Après le rejet massif par les eurodéputés de Sylvie Goulard, la candidate d’Emmanuel Macron à la Commission européenne, la presse évoque vendredi un «camouflet», «une claque» et une «douche froide» pour un président qui paie son «arrogance».
«Goulard dégage Macron enrage», titre Libération. Laurent Joffrin, comme beaucoup, s’interroge: «Pourquoi devait-elle cesser d’être ministre en France mais postuler à un poste similaire à l’échelle européenne?». Il juge que «ce distinguo jésuitique a de toute évidence indisposé les élus, qui ne souhaitent pas plaisanter avec les règles européennes. Macron a envoyé Goulard au casse-pipe»,
« UN REVERS SANS PRECEDENT »
«Goulard : rébellion, extinction » «jamais la France n’avait subi pareil échec».
Guillaume Tabard, du Figaro, fustige un président «perdant et mauvais perdant». «À entendre Emmanuel Macron, et ses relais au Parlement européen, le rejet, massif, de Sylvie Goulard au poste français de commissaire est de la faute de tout le monde... sauf de la sienne», relève l’éditorialiste.
Le quotidien conservateur évoque «un revers sans précédent pour la France et une douche froide pour Emmanuel Macron».
«ACCUSATIONS D’ARROGANCE»
«La claque pour défaut d’éthique est cinglante», pense aussi Xavier Brouet, du Républicain Lorrain.
« ’Emmanuel Macron s’est comporté «en monarque d’un monde révolu».
«Les accusations d’arrogance» portées à l’encontre d’Emmanuel Macron «au plan intérieur le sont également au niveau européen»,
« SOUS LE FEU DES PROCES »
«En France, on peut être président de l’Assemblée nationale et mis en examen. Au niveau européen, le curseur éthique est bien plus élevé»
«La véritable erreur de l’Elysée aura été de mésestimer la vitalité d’un Parlement profondément renouvelé», 

 
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
«LA VERITABLE ERREUR DE L’ELYSEE AURA ETE DE MESESTIMER LA VITALITE D’UN PARLEMENT PROFONDEMENT RENOUVELE», 

Pour Macron c’est un désastre et un nouveau déficit d’image, désormais aussi  sur le plan européen où il entendait exceller et se profiler. Voilà qui compromet l’issue des municipales et carrément le destin du quinquennat.
« ’Emmanuel Macron s’est comporté «en monarque d’un monde révolu». Et voici qu’il perd la face et la main.
Il a déploré une "crise politique" qu'il ne faut "pas laisser se développer", après le rejet par les eurodéputés de Sylvie Goulard, sa candidate à la Commission européenne.
"Nous vivons un moment de l'Europe extrêmement important et sensible. Il y a une nouvelle Commission, un nouveau Parlement européen qui se mettent en place et qui affrontent tous deux une crise politique que nous ne devons pas laisser s'installer et développer".
"Je crois indispensable d'avoir une Commission forte, qui puisse porter des projets ambitieux", a-t-il plaidé lors d'une conférence de presse à Paris, avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban.
M. Macron a rejeté de façon parfaitement inélégante la responsabilité du choix de la candidate française sur la présidente de la nouvelle Commission, l'Allemande Ursula von der Leyen. Le président français, pour lequel l'Europe est une priorité, veut avant tout sauver le mandat promis à Mme Goulard pour la France, « un vaste portefeuille du Marché intérieur, comprenant la politique industrielle, le numérique, la défense et le spatial. »
C’est mal parti pour un second quinquennat…
En revanche, le candidat commissaire belge, le libéral Didier Reynders a quant à lui passé l’examen parlementaire cum laude et il se hisse d’emblée en tête de classe avec le Hollandais Timmermans.  Chapeau l’artiste ! Le MR belge en plein tourmente perd son meilleur élément- le palais ne s’était pas trompé en le nommant co informateur- tandis qu’il se cherche un nouveau président ou qui sait, une nouvelle présidente.
MG 


POLITICO
De Standaard
Nieuwswebsite Politico deelt sterren uit aan de kandidaat-eurocommissarissen, na hun hoorzitting in het Europees Parlement. Didier Reynders rekenen ze tot de besten van de klas, samen met Frans Timmermans.
Na zijn hoorzitting in het Europees Parlement vorige week, lijkt niets nog in de weg te liggen van Didier Reynders opdat hij op 1 november wordt benoemd tot Europees Commissaris van Justitie. Ook bij nieuwswebsite Politico waren ze onder de indruk van zijn antwoorden. Ze rekenen Reynders tot de ‘top performers’ en beloonden hem met 4,5 sterren (op vijf). Enkel Frans Timmermans’ score was even hoog.
‘Het was op alle vlakken een degelijk optreden’, klinkt de eindconclusie in Reynders’ rapport. ‘Hij kwam nooit in de problemen, ontweek met succes binnenlandse beschuldigingen (van corruptie en witwaspraktijken, red.) en behandelde probleemloos vragen variërend van consumentenrechten tot rechtsstaat, en van gegevensbescherming tot artificiële intelligentie.’
Het hoogtepunt volgens Politico: de aankondiging van Reynders dat hij werk wil maken van een controversieel voorstel dat het mogelijk moet maken voor consumenten om collectieve rechtszaken aan te spannen tegen bedrijven.



samedi 12 octobre 2019

Clémentine Barzin candidate surprise à la présidence du MR, les candidatures de deux militants ne devraient pas être retenues

La DH

C'EST LA CANDIDATURE SUPRISE !
Personne ne l'avait vue venir. Clémentine Barzin, député bruxelloise et conseillère communale à Bruxelles, a déposé ce vendredi sa candidature au siège du MR. Les candidats à la succession de Charles Michel avaient jusqu'à 16h pour le faire. Elle rejoint Georges-Louis Bouchez, Daniel Ducarme, Philippe Goffin et Christine Defraigne. Certains des candidats venus déposés leur candidature ont eu la surprise de croiser la Bruxelloise dans les couloirs du siège de la Toison d'or.
Cette 5ème candidature renforce encore la probabilité d'assister à un second tour. Clémentine Barzin sera la seule candidate bruxelloise à la direction du MR. Elle tentera de grappiller un maximum des voies bruxelloises. Certains membres du MR bruxellois ne se retrouvent en effet pas dans les autres candidats et avaient tenté de pousser Valentine Delwart, proche de Charles Michel, à se présenter. La secrétaire générale du MR a finalement renoncé à y aller.
Détail piquant: Selon nos informations, même Anne Barzin, cousine de la députée bruxelloise, n'était pas au courant de la décision finale de déposer sa candidature. Membre de la commission électorale du MR, elle a démissionné de cet organe interne du MR. "J'ai fais moi-même le choix de quitter ce comité", nous assure l'échevine namuroise.
DEUX MILITANTS ONT DEPOSE UNE CANDIDATURE MAIS...
Pour l'anecdote, deux candidatures de militants MR sont venues également s'ajouter mais elles ne seront probablement pas retenues.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE MR A LA CROISEE DES CHEMINS ?

Les  stars du MR, les frères ennemis Charles  Michel et Didier Reynders sont montées au firmament de l’Europe ; les « pointures » du MR se sont casées dans les postes ministériels de la Région wallonne et de la Communauté française, dont acte. Reste à déterminer qui, en quelque sorte par défaut, sera le nouveau patron ou la nouvelle patronne du MR décapité.
C’est la course à l’échalote entre des seconds couteaux à l’égo surdimensionné  et la grande dame du libéralisme social, la seule qui incarne une vision, un projet de société capable de faire pièce à celui de la Flandre incarnée par le nationaliste Bart de Wever. 
Le libéralisme francophone est à la croisée des chemins, le socialisme francophone également mais ce dernier a réussi à organiser la succession Di Rupo dans le calme et la sérénité tandis qu’une espèce de fièvre extatique s’empare des bleus, à se demander si ce parti est vraiment sérieux.
Face au matamore Denis Ducarme, fils de feu le président Daniel qui enfilerait volontiers un costume à la Francken,  à l’ambitieux Bouchez dont les dents longues  raclent le parquet se profile la grande dame du libéralisme social, la liégeoise  Christine Defraigne  qui incarne un projet doublé d’une vraie  expérience parlementaire, sénatoriale et de cohabitation municipale avec le PS liégeois.
"Je suis là pour porter un projet, je suis une militante depuis toujours dans ce parti et on peut considérer qu’il est à la croisée des chemins. Nos têtes s’en vont pour d’autres destinées, il faut donc redéfinir le projet libéral. Je veux un libéralisme inclusif, progressiste, individuel sans être individualiste avec une mise au service de la société et car c’est le meilleur rempart contre tous les populismes et tous les nationalismes.
"Je veux rendre la parole aux militants dans ce que j’appelle un référendum militant et avoir une culture du débat beaucoup plus importante en interne. Je souhaite aussi donner plus de place aux jeunes pour qu’ils aient réellement droit de citer. Il faut ré enchanter notre parti, lui rendre une plus grande liberté d’expression et il faut fixer une ligne".
Elle plaide résolument pour un "libéralisme progressiste, ancré dans la modernité" en opposition avec certains courants "il y a eu des fascinations pour des courants plus durs, plus conservateurs.  Certains dans mon parti se sont affichés avec des personnages qui font augmenter l’extrême droite en Flandre, des suppôts d’une droite extrêmement dur. Pour moi le MR ce n’est pas cela, ce sont des valeurs intenses libérales qui sont véritablement notre force et qui donne un vrai projet de société. Moi je suis une ligne plus recentrée, plus claire sur les valeurs".
Le sondage de la Libre crédite  Christine Defraigne  de 35,2% des intentions de vote des bleus, Bouchez 22,4%  et Ducarme 15 %...
Et comme si ce n’était pas déjà assez compliqué comme ça, Clémentine Barzin, obscure députée bruxelloise et conseillère communale à Bruxelle ville, a déposé in extremis ce vendredi sa candidature au siège du MR. N’importe quoi !
Wait and see.
Ces élections internes pour la présidence du MR sont un test de vérité qui engage carrément le destin du plus ancien parti politique de ce pays. Il en va de l’avenir de la Wallonie, de Bruxelles et, osons l’écrire, du Royaume de Belgique !
MG

vendredi 11 octobre 2019

"La date de péremption de Bart De Wever est passée, je le crains pour lui"


Le Vif 

Dans une longue interview accordée à nos confrères de Wilfried Magazine, Louis Tobback, l'ancien leader des socialistes flamands, se penche sur la Flandre et la Wallonie. A 81 ans, l'homme voit avec inquiétude les dangers s'amonceler au-dessus du pays. Nationalisme flamand, négociations entre le PS et la N-VA, Bart De Wever... Morceaux choisis.
Louis Tobback
A propos de Bart De Wever : "J'ai dit un jour que Bart De Wever était l'homme politique le plus talentueux de sa génération, qu'il était sans égal. Mais maintenant, il est allé au-delà de ses capacités. (...) De Wever a perdu trois cent mille voix lors des dernières élections. Au niveau belge, il n'est déjà plus incontournable. Au niveau flamand, il l'est, grâce au Blok, non par ses propres moyens. Je ne retire aucun mot : Bart De Wever est l'homme politique le plus talentueux de sa génération, de loin. Mais sa date de péremption, comme sur une boîte de conserve, est passée, je le crains pour lui."

A propos de possibles négociations entre le PS et la N-VA : "De Wever se trompe sur la nature du PS. Le PS sait, au vu des résultats du 26 mai, que tôt ou tard il faudra parler avec De Wever. De Wever, donc, devrait savoir que, tôt ou tard, il parlera avec le PS. Et qu'il ne se trompe pas, quand cette discussion arrivera, le PS sera préparé jusqu'aux dents. De Wever a toujours prétendu que, pour réaliser ses objectifs à long terme, il devait mettre le PS en position demandeuse. D'où sa stratégie d'alliance avec le MR, afin de laisser croupir les socialistes pendant cinq ans dans l'opposition. Mais sa stratégie est un fiasco. C'est lui qui est maintenant demandeur. Et il va payer le prix cash.
A propos du nationalisme flamand : "L'indépendance de la Flandre, qu'est-ce que ça veut dire ? Personne ne le sait. Une Flandre indépendante sans Bruxelles, c'est de la folie.
De Wever est trop intelligent pour ne pas s'en rendre compte. Tout ce qu'un souverain pouvait faire au Moyen Âge, frapper monnaie, organiser son armée, déclarer la guerre, dire le droit, tout cela a déjà quitté l'échelon national. Alors de quoi s'occupe-t-on ? Ce sont des carabistouilles. On va chanter le Vlaamse Leeuw ? Sans moi. Je ne chante que l'Internationale. La Flandre, ça n'existe pas. Tout comme la Wallonie n'existe pas non plus." 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DU TOUT BON TOBACK PUR JUS 

Il n’a pas perdu la main, il ne la perdra jamais ni sa langue surtout.
Ce texte est assassin mais il porte comme la flèche du Parthe.
« Louis Toback blijft Louis Toback », Louis zéro péremption !
MG

Christine Defraigne, quatrième candidate à la présidence du MR

La première échevine liégeoise, tendance libérale sociale, officialise sa candidature dans « Sudpresse » ce jeudi matin. Elle défend un MR « réoxygéné, moins clivant, à l’écoute des villes et du multiculturalisme ».

CHRISTINE DEFRAIGNE CANDIDATE A LA PRESIDENCE DU MR: «JE VEUX LIBERER LA PAROLE AU SEIN DU PARTI»
Le Soir

L’actuelle première échevine à Liège et ancienne présidente du Sénat s’est exprimée au sujet de sa candidature à la tête du Mouvement Réformateur, au micro de Matin Première. « Je suis candidate à la présidence du MR car je porte un projet. Nos têtes s’en vont pour de hautes destinées et il faut donc redéfinir le projet libéral. »
Christine Defraigne veut se positionner à l’opposé de la ligne des Républicains français. « Je donne une ligne beaucoup plus recentrée, beaucoup plus claire sur les valeurs. Je ne veux pas que demain le MR ressemble aux Républicains de Laurent Wauquiez. »
Christine Defraigne veut « réoxygéner le MR », notamment en se rapprochant des associations de médecins, d’infirmiers, d’avocats, de la mutualité libérale, du syndicat libéral… - Bruno Dalimonte.
Nous écrivions mercredi qu’elle devrait se lancer dans la course et elle le confirme ce jeudi matin dans les éditions de Sudpresse  : Christine Defraigne est bien candidate à la présidence du MR, après Denis Ducarme, Georges-Louis Bouchez et Philippe Goffin. Et elle ajoute « ne pas avoir l’intention de perdre ».
Pourquoi se présenter ? Christine Defraigne confie à nos confrères qu’elle veut « faire campagne avec comme engagement, la sincérité des valeurs ». Elle développe : « Je ne souhaite pas une société de repli identitaire, très clairement. Et je le dis : attention à ne pas suivre une voie qui ferait de nous comme Les Républicains en France. Le MR a parfois été trop dans l’affrontement avec les corps intermédiaires – les syndicats, notamment –, trop clivant. Nous devons être beaucoup plus à l’écoute de l’évolution sociologique. Notamment les villes et leur multiculturalisme. »
Elle veut aussi, « réoxygéner le MR », notamment en se rapprochant des associations de médecins, d’infirmiers, d’avocats, de la mutualité libérale, du syndicat libéral… Et, comme Philippe Goffin ou Denis Ducarme le mettent aussi en avant, « que les militants puissent participer » aux décisions du parti. Elle propose donc « la mise en place de referendums des militants via un vote électronique pour recueillir leur point de vue ». Elle veut encore revoir les statuts du parti et accorder aux Jeunes MR une vice-présidence du parti.
« ON M’A TOUJOURS APPRIS QU’IL FALLAIT AVOIR UN ESPRIT CRITIQUE »
Ses chances ? Defraigne entend bien gagner. Tout en sachant : « J’ai cru percevoir que je n’étais pas la candidate de l’establishment, de l’appareil du parti. Mais qu’importe. Le militant libéral est quelqu’un qui ne se laisse pas dicter sa conduite ni son choix. » Et elle ajoute : « J’ai pris de gros risques, j’ai affronté les tempêtes du Cap Horn pour porter les valeurs auxquelles je crois. Dans la vie, il y a toujours les mots et les actes. Ces actes, je les ai posés et assumés, parfois envers et contre tout. » Tout en assurant : « Je ne suis pas une rebelle. Mais on m’a toujours appris qu’il fallait avoir un esprit critique. Et je l’ai fait marcher, c’est quand même ça qu’on attend d’un libéral. »
Et si elle ne gagne pas ? « Je respecterai le suffrage, quoi qu’il advienne. Nous nous rassemblerons et nous co-construirons un projet commun autour du nouveau président », promet-elle dans les colonnes de Sudpresse.
Dernière précision : « Si je suis présidente, il est vraisemblable que je ne cumulerai pas.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE CHALLENGER POUR LA WALLONIE

« Je ne souhaite pas une société de repli identitaire, très clairement. Et je le dis : attention à ne suivre une voie qui ferait de nous comme Les Républicains en France. Le MR a parfois été trop dans l’affrontement avec les corps intermédiaires – les syndicats, notamment –, trop clivant. Nous devons être beaucoup plus à l’écoute de l’évolution sociologique. Notamment les villes et leur multiculturalisme. »
Christine Defraigne  est une femme de cœur et d’expérience. Elle incarne comme personne ce libéralisme social que prônait Louis Michel dans le sillage du grand Jean Gol.
Elle ne manque ni de panache,  ni de charisme  pour réunir autour d’elle les forces vives d’un libéralisme de cœur qui ne soit inspiré ni des Républicains français qui fascinent Bouchez, ni de la NVA flamande qui semble inspirer certains candidats à la présidence.
Les francophones n’ont que faire de velléités nationalistes et xénophobes.
Nous avons annoncé sa candidature avant tout le monde et espérons qu’elle remportera cette élection décisive pour l’avenir de Wallobrux.
Puisse-t-elle insuffler au libéralisme de cette belle région un souffle et une vision nouvelle pour affronter la nation flamande triomphante et volontiers arrogante.
MG

mercredi 9 octobre 2019

L'assaillant de la tuerie de la préfecture, un proche de l'islam "radical" au coeur du renseignement


Le Vif 

Converti depuis une dizaine d'années, Mickaël Harpon, le tueur de la préfecture de police de Paris, avait adhéré à une "vision radicale de l'islam" alors même qu'il travaillait au sein de la direction du renseignement parisien, un service ultrasensible.
Comment a-t-il pu passer sous les radars de son service de renseignement ? Depuis jeudi, la question hante les couloirs de la préfecture de police et de la place Beauvau.
Trop rapidement présenté comme un adjoint administratif qui n'avait "jamais présenté de difficulté comportementale", ni "le moindre signe d'alerte" par Christophe Castaner sur la foi de premières informations, Mickaël Harpon était à l'évidence loin d'avoir une personnalité aussi lisse.
Malgré une enquête qui n'en est qu'à ses débuts, les limiers de la brigade criminelle ont dessiné le portrait d'un quadragénaire (45 ans) ayant "adhéré à une vision radicale de l'islam".
Né à Fort de France, l'auteur de la tuerie s'était converti à l'islam il y a une dizaine d'années, mais les témoignages recueillis par les enquêteurs démontrent qu'il avait épousé son versant radical. En privé mais aussi en public.
Harpon semble avoir approuvé "certaines exactions commises au nom de cette religion", il a également manifesté "son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes" ou a encore justifier "auprès d'un collègue de travail les attentats commis dans les locaux du journal Charlie hebdo en 2015".
A Gonesse (Val-d'Oise), il avait fini par remiser ses tenues occidentales pour se rendre à la mosquée au profit d'une tenue traditionnelle, a détaillé Jean-François Ricard, le procureur antiterroriste, lors d'une conférence de presse.
Le magistrat a également fait état de fréquentations susceptibles d'appartenir à la mouvance salafiste.
Souffrant de surdité et père de deux jeunes enfants, Mickaël Harpon était marié à une femme d'origine marocaine, elle aussi malentendante. Placée en garde à vue depuis jeudi, elle est au coeur des investigations. Le matin de la tuerie, il a échangé avec elle 33 SMS contenant "des propos à connotation exclusivement religieuse", dont certains particulièrement troublants au regard des faits à venir.
La famille vivait à Gonesse, dans un immeuble de cinq étages, entouré d'arbres et de pelouses, au coeur d'une résidence calme, où vivent de nombreux fonctionnaires dont des policiers.
CASIER JUDICIAIRE VIERGE
C'était "quelqu'un de très calme. Je le voyais aller à la mosquée mais il avait une pratique normale", a raconté jeudi une voisine, "déboussolée".
Il avait un casier judiciaire vierge, mais avait fait l'objet d'une procédure pour violences conjugales en 2009, ce qui lui avait valu un blâme de l'administration trois ans plus tard.
La mosquée de la Fauconnière qu'il fréquentait n'était "pas considérée comme salafiste", mais un imam est passé "brièvement" dans cette communauté "avant d'être rejeté", selon une source proche du dossier.
Sur son compte Facebook "Miko Noparh", créé en 2009, sur le peu de publications partagées, beaucoup concernent l'islam et la défense de la cause palestinienne, syrienne ou celle de la communauté musulmane des Rohingyas en Birmanie.
Sur l'une des vidéos partagée le 6 juillet 2017, on y voit un homme dire en anglais "maintenant, la chose la plus importante est de mourir en tant que musulman".
Jeudi matin, il a pris son train à la gare de Gonesse vers 8H20 pour arriver à la préfecture de police et prendre peu avant neuf heures son poste d'informaticien au service de maintenance technique de la DRPP. Un poste pour lequel il avait obtenu et gardé une habilitation "secret défense".
Avant d'assassiner sauvagement quatre fonctionnaires de la préfecture de police, dont des collègues, Mickaël Harpon a traversé la Seine pour aller acheter deux couteaux qui serviront d'armes du crime. Lors de cet aller et retour qui précède de quelques minutes la tuerie, le comportement de Harpon "ne trahit aucune fébrilité", selon le procureur. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"MAINTENANT, LA CHOSE LA PLUS IMPORTANTE EST DE MOURIR EN TANT QUE MUSULMAN".
« LE FANATISME TERRORISTE VISE A DESTABILISER LE VIVRE ENSEMBLE PAISIBLE.» 

Coup dur pour le Président Macron : un salafiste pur et dur converti depuis douze ans crée le chaos au sein de la préfecture de police de Paris. L’intéressé avait accès à des documents sensibles. Pour Castaner, ministre de m’intérieur c’est un désastre auquel on ne voit pas comment il survivrait politiquement. C’est un coup dur pour la république et  le Président Macron qui se prépare à lancer la campagne pour les élections municipales. C’est pain bénit pour l’opposition, singulièrement pour le parti de Marine Le Pen. Cet article a suscité 937 commentaires : tous à charge !
  Marc Metdepenningen  a resume l’affaire dans Le Soir: « Le fanatisme terroriste vise à déstabiliser le vivre ensemble paisible. A Paris, il a désormais tenté de déstabiliser ceux qui en sont les garants. »
« Que ce soit en Belgique, ou en France, si nous n’y mettons pas les moyens au sein même des écoles, des prisons, des administrations publiques, tout comme dans les entreprises publiques notamment des transports, comment pourrons-nous prétendre un jour que nous avions tout mis en place contre le prochain drame ? Car il semble inévitable. Ce n’est pas brandir un inutile épouvantail de la peur que de réaffirmer aujourd’hui après cet attentat à la préfecture de police de Paris, que l’idéologie djihadiste est peut-être plus forte encore depuis que le territoire matérialisé de l’EI, cristallisant tous les rêves et fantasmes des djihadistes, a implosé répandant dans le monde entier son venin sa haine et ses idées nihilistes. » (Marianne)
« La loi sur la laïcité semble  perçue comme islamophobe par les salafistes. En cela elle est  la loi humaine numéro un à abattre. » (Marianne)
Voilà qui, si cela devait se vérifier et se confirmer, annone une ère compliquée en France et en Europe.
On voit mal comment le ministre de l’intérieur pourrait survivre à une telle catastrophe.
Feu Mohammed Arkoun, spécialiste de l’islam à la Sorbonne fit autrefois à l’occasion  d’un colloque de l’Unesco un plaidoyer  intitulé : « contribution  de la civilisation islamique  à la culture européenne »
Il proposait notamment de créer des chaires de civilisation islamique dans les départements d’histoire des facultés européennes. Il proposait qu’on mette en, place un programme « Averoes »qui complèterait les programmes existants : Erasme et Démosthène et favoriserait l’approfondissement des contacts culturels entre savants et érudits chrétiens juifs et musulmans>. Il rêvait également de créer une faculté de théologie islamique  à l’université de Strasbourg. Arkoun était partisan  d’un ISLAM HUMANISTE .Il se plaisait à rappeler aux Européens le canon commun du Moyen âge et du début de semps modernes. : chrétien, juif et islamique. Que reste-t-il de ce rêve?
« Ce qui nous reste maintenant écrivait-il alors  c’est de nous souvenir d’un héritage  intellectuel  que nous n’osions pas appeler par son nom. Celui des Lumières « (Lepenies). Il ne s’agit pas de les ressusciter mais de les repenser. « Quels sont les contenus des Lumières  qui n’on pas été formulé dans un esprit ethnocentristes et sont susceptibles d’être généralisées. »  (Wolf Lepenies,   Qu’est ce qu’un intellectuel européen, p440).
Telle est et demeure la position de DiverCity.
Elle est extrêmement difficile, j’en conviens, à plaider quand l’islamisme radical frappe la démocratie française en plein cœur. Et que son credo se résume en un slogan monstrueux : "Maintenant, la chose la plus importante est de mourir en tant que musulman".
Quand « le fanatisme terroriste vise a déstabiliser le vivre ensemble paisible.» il faut lui opposer une riposte proportionnelle à son arrogance délétère
« L’idéologie salafiste qui cristallise tous les rêves et fantasmes des djihadistes, a implosé répandant dans le monde entier son venin sa haine et ses idées nihilistes. »
Le silence des « humanistes  musulmans » se revendiquant de Mohamed Arkoun et de l’islam des Lumières est carrément assourdissant. MG

L’AUTEUR DE LA TUERIE DE LA PREFECTURE DE POLICE DE PARIS ADHERAIT A UNE « VISION RADICALE DE L’ISLAM »
Le Monde 

L’auteur de l’attaque qui a tué jeudi 3 octobre quatre fonctionnaires de la Préfecture de police de Paris « aurait adhéré à une vision radicale de l’islam » et était en contact avec des individus de la « mouvance islamiste salafiste », a fait savoir samedi 5 octobre Jean-François Ricard, procureur antiterroriste.
Lors de cette conférence de presse, le procureur national antiterroriste a notamment précisé les raisons justifiant l’ouverture d’une enquête par la section antiterroriste, évoquant notamment la « volonté de mourir » de l’assaillant, « un contexte de radicalisation latente », et « les messages à caractère religieux envoyés à sa compagne » le jour de son passage à l’acte.
« MEDITE LE CORAN »
(…)L’étude de la téléphonie de son épouse, dont la garde à vue, débutée jeudi, a de nouveau été prolongée samedi pour 48 heures, a révélé que le couple avait « échangé 33 SMS, le matin des faits entre 11 h 21 et 11 h 50 ».
« Au cours de cette conversation, l’auteur des faits a tenu des propos à connotation exclusivement religieuse qui se sont terminés par ces deux expressions : “Allah akbar” puis “suis notre prophète bien aimé, Muhammad, et médite le Coran” », a relaté le procureur. Il aurait, selon les témoignages dans son entourage, tenu « des propos similaires dans la nuit », a-t-il aussi fait savoir
De façon plus générale, l’étude de la téléphonie a mis les enquêteurs sur la piste de la préparation d’un acte violent par cet homme employé dans un service qui avait notamment pour mission le recueil d’information sur la radicalisation djihadiste. Le procureur évoque par ailleurs « des contacts entre l’auteur des faits et certains individus de la mouvance salafiste ».
« Que ce soit en Belgique, ou en France, si nous n’y mettons pas les moyens au sein même des écoles, des prisons, des administrations publiques, tout comme dans les entreprises publiques notamment des transports, comment pourrons-nous prétendre un jour que nous avions tout mis en place contre le prochain drame ? Car il semble inévitable. Ce n’est pas brandir un inutile épouvantail de la peur que de réaffirmer aujourd’hui après cet attentat à la préfecture de police de Paris, que l’idéologie djihadiste est peut-être plus forte encore depuis que le territoire matérialisé de l’EI, cristallisant tous les rêves et fantasmes des djihadistes, a implosé répandant dans le monde entier son venin sa haine et ses idées nihilistes. »
« CHANGEMENT D’HABITUDE »
Converti à l’islam depuis une dizaine d’années, Mickaël Harpon, un informaticien de 45 ans qui travaillait depuis 2003 à la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), avait adopté au fil des ans « une vision radicale de l’islam radicale ».
Les premières investigations ont ainsi relevé son « approbation de certaines exactions commises au nom de cette religion », « son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes », « sa justification » des attentats de Charlie Hebdo en 2015, « son changement d’habitude vestimentaire depuis quelques mois », a déclaré le procureur antiterroriste. Mickaël Harpon abandonnait en effet « toute tenue occidentale au profit d’une tenue traditionnelle pour se rendre à la mosquée », a-t-il expliqué.
Le procureur rapporte que les perquisitions n’ont, pour l’heure, pas permis « la découverte d’éléments particuliers ». Jean-François Ricard précise que l’analyse des ordinateurs prendra du temps en raison des précautions particulières à prendre au regard du profil de l’auteur de la tuerie.
I DAECH EST MORT, SON IDEOLOGIE EST PLUS MENAÇANTE QUE JAMAIS
Sébastien Boussois Marianne
Depuis la chute de Rakka, la bien-pensance politique cherchant aussi enfin à rassurer l’opinion comme elle le peut, n’a eu de cesse de saluer l’effondrement de l’État islamique donc la disparition de nos craintes fondamentales. Bien que les services de renseignement continuent largement à travailler dans l’ombre à notre sécurité, l’État peine encore à soutenir largement la prévention primaire en matière de radicalisation au sein de nos institutions, jugeant probablement l’effort coûteux pour des résultats sur du moyen et long terme plutôt hasardeux.
CHUTE DE DAECH ET SURVIE DU DJIHADISME
Mais que ce soit en Belgique, ou en France, si nous n’y mettons pas les moyens au sein même des écoles, des prisons, des administrations publiques, tout comme dans les entreprises publiques notamment des transports, comment pourrons-nous prétendre un jour que nous avions tout mis en place contre le prochain drame ? Car il semble inévitable. Ce n’est pas brandir un inutile épouvantail de la peur que de réaffirmer aujourd’hui après cet attentat à la préfecture de police de Paris, que l’idéologie djihadiste est peut-être plus forte encore depuis que le territoire matérialisé de l’EI, cristallisant tous les rêves et fantasmes des djihadistes, a implosé répandant dans le monde entier son venin sa haine et ses idées nihilistes. Pourquoi ? Car non seulement la déception de la disparition du Califat auto-proclamé pour certains, la position difficile des combattants étrangers pris entre le retour chez eux vers la case-prison et la poursuite exaltante du combat sur d’autres terres et franchises de l’internationale djihadiste, démultiplient la menace mais renforcent aussi les cibles éternelles de Daech.
Nul besoin de faire appel à des professionnels de la guérilla urbaine venus de zones de combat classiques
Parmi elles, des pays comme la France dont la loi sur la laïcité, perçue comme islamophobe, est la loi humaine numéro un à abattre. Parmi elles, des communautés comme les Chrétiens. Rappelons les attentats du Sri Lanka à Pâques qui ont visé des églises et fait plus de 300 morts. Que dire aussi de l’assassinat sauvage du Père Hamel à St Etienne-du-Rouvray en 2016 ? Parmi elles également, la police, l’armée, et tous les dépositaires de l’autorité. Les deux policiers tués à Magnanville en juin 2016 en ont été un exemple frappant et dramatique.
Mickaël Harpon, converti à l’islam et rapidement radicalisé selon les premières informations obtenues des autorités, a soigneusement préparé son acte en introduisant un couteau indétectable par les portiques de sécurité de la DRPP où il officiait comme informaticien. Daech n’est pas un échec en soi car revendiqué ou non, cet acte prolonge la main de l’organisation islamiste en agissant contre une cible privilégiée traditionnelle et selon des moyens d’action classiques de l’organisation. L’importation moyen-orientale des attaques à l’arme blanche, que l’on a pu retrouver en Israël il y a quelques années comme en Europe aussi (couteaux, machettes, etc) n’est pas inédite. Rappelons-nous de l’attaque au Carrousel du Louvre de militaires à la machette en 2017.
UN PHÉNOMÈNE SOCIAL TOTAL
Ce que l’acte de Harpon symbolise ici aujourd’hui est fort : le ver est dans le fruit. Fonctionnaire à la Préfecture, Harpon était "des leurs". Et c’est le deuxième grand succès de Daech : depuis ses débuts, l’organisation islamiste a majoritairement utilisé et instrumentalisé nos propres citoyens contre nous. Nul besoin de faire appel à des professionnels de la guérilla urbaine venus de zones de combat classiques puisque de simples individus sans formation peuvent devenir des terroristes en puissance grâce à un simple couteau. Sur 80 000 combattants, "la plus grande entreprise terroriste de l’histoire" est parvenue à capter par son idéologie et ses réseaux de recruteurs planétaires, près de 30 000 combattants étrangers. Parmi eux des milliers d’Européens. Cela valait pour ceux qui ont pu partir là-bas. Mais après 2015 et l’appel du calife al-Bagadi, à commettre des attentats sur le sol européen sans même passer par la case du rite de passage syrien, d’autres "home growers", musulmans d’origine ou convertis, se sont transformés en bombes humaines. Cela en disait déjà long.
Combien sont-ils également, aujourd’hui, à se radicaliser progressivement dans le cadre de l’entreprise et notamment dans les transports publics ?

Mais depuis, la radicalisation ne touche plus uniquement des jeunes Européens d’origine immigrée et désœuvrés. Non, elle touche aussi des jeunes issus de familles de notaires, d’avocats, de médecins, comme ce fut le cas des jeunes pieds nickelés de la cellule de Vesoul partis en terre de Cham en 2014 et qui ne sont jamais revenus. Seul Romain Garnier, un de ses leaders et une des voix de Daech, a été arrêté récemment par les Kurdes sur place. Pire donc encore aujourd’hui, et preuve que l’idéologie survit et se recycle tout en continuant à se diffuser par frustration haine et conviction : des militaires comme ce fut le cas de cet ancien soldat radicalisé arrêté en 2017 près de la base d’Evreux et qui avait fait allégeance à l’État islamique. Ou encore ces gardiens de prison dans les établissements pénitentiaires de Forest ou de Saint-Gilles en Belgique radicalisés par des détenus, ou encore dans la prison d’Arles en 2016.
Et maintenant aujourd’hui, des fonctionnaires travaillant au sein même de la préfecture de police de Paris comme Mickaël Harpon, habilité secret-défense qui a tué froidement 4 de ses collègues.
Ainsi, la radicalisation des personnes majeures a pris une nouvelle dimension depuis quelque temps puisqu’elle ne concerne plus uniquement les réfractaires à l’autorité de l’État, mais aussi ses propres défenseurs! En cela, il y a de quoi être très inquiet et être poussé à ne surtout pas baisser la garde. Car, dans nos sociétés, la contamination peut être très rapide et provoquer de gros dégâts. Combien sont-ils également, aujourd’hui, à se radicaliser progressivement dans le cadre de l’entreprise et notamment dans les transports publics ? 

L’ACTE COMMIS PAR MICKAËL HARPON DOIT POUSSER L’ÉTAT A NE PAS
UNIQUEMENT AGIR SUR LA PLAN DU SECURITAIRE

Que dire des réseaux parallèles de salafistes découverts sur certaines lignes de bus de la RATP ? Samy Amimour, l’un des terroristes du Bataclan en 2015, était fonctionnaire de la régie et a probablement fréquenté certains de ses collègues radicalisés au fameux dépôt de Pavillon-sous-Bois. Quid encore des sociétés de bagagistes de l’aéroport de Roissy-Charles-de- Gaulle ou de Bruxelles-National dont on a retrouvé des éléments radicalisés et qui travaillent dans un secteur on ne peut plus sensible ? Quid encore des mosquées salafistes secrètes découvertes sur place ? Comment oublier même que les médias belges avaient rapporté des signes de joie de la part de certains bagagistes de Bruxelles-National lors des attentats de Paris en 2015 ? Les syndicats de police de l’aéroport avaient évalué le nombre d’employés bagagistes suspectés de radicalisation à près de... 50 en mars 2016, après les attentats qui avaient frappé Zaventem. En Suisse, La Tribune de Genève avait rapporté, fin 2015, l’arrestation d’un bagagiste de l’aéroport de Genève fiché S : ce dernier avait accès au saint des saints de l’aéroport de Genève, à la zone ultra protégée des avions. Un bagagiste de Cointrin se trouve aujourd’hui en prison, soupçonné d’avoir participé à une prise d’otages.
Nous ne sommes plus du tout au stade des voyous d’origine immigrée en crise identitaire, scolaire et économique, qui commettent des attentats sur notre sol mais bien dans un phénomène social total qui gagne insidieusement toutes les strates de la société. En cela, l’acte commis par Mickaël Harpon doit pousser l’État à ne pas uniquement agir sur le plan du sécuritaire mais bien pousser le gouvernement à largement soutenir la prévention des radicalisations. Et nous disons bien maintenant de toutes, car les prochains actes surviendront à un moment ou à un autre dans un contexte de polarisation. Et ils viendront d’éléments d’ultra-droite ou même d’ultra-gauche.