vendredi 11 octobre 2019

Christine Defraigne, quatrième candidate à la présidence du MR

La première échevine liégeoise, tendance libérale sociale, officialise sa candidature dans « Sudpresse » ce jeudi matin. Elle défend un MR « réoxygéné, moins clivant, à l’écoute des villes et du multiculturalisme ».

CHRISTINE DEFRAIGNE CANDIDATE A LA PRESIDENCE DU MR: «JE VEUX LIBERER LA PAROLE AU SEIN DU PARTI»
Le Soir

L’actuelle première échevine à Liège et ancienne présidente du Sénat s’est exprimée au sujet de sa candidature à la tête du Mouvement Réformateur, au micro de Matin Première. « Je suis candidate à la présidence du MR car je porte un projet. Nos têtes s’en vont pour de hautes destinées et il faut donc redéfinir le projet libéral. »
Christine Defraigne veut se positionner à l’opposé de la ligne des Républicains français. « Je donne une ligne beaucoup plus recentrée, beaucoup plus claire sur les valeurs. Je ne veux pas que demain le MR ressemble aux Républicains de Laurent Wauquiez. »
Christine Defraigne veut « réoxygéner le MR », notamment en se rapprochant des associations de médecins, d’infirmiers, d’avocats, de la mutualité libérale, du syndicat libéral… - Bruno Dalimonte.
Nous écrivions mercredi qu’elle devrait se lancer dans la course et elle le confirme ce jeudi matin dans les éditions de Sudpresse  : Christine Defraigne est bien candidate à la présidence du MR, après Denis Ducarme, Georges-Louis Bouchez et Philippe Goffin. Et elle ajoute « ne pas avoir l’intention de perdre ».
Pourquoi se présenter ? Christine Defraigne confie à nos confrères qu’elle veut « faire campagne avec comme engagement, la sincérité des valeurs ». Elle développe : « Je ne souhaite pas une société de repli identitaire, très clairement. Et je le dis : attention à ne pas suivre une voie qui ferait de nous comme Les Républicains en France. Le MR a parfois été trop dans l’affrontement avec les corps intermédiaires – les syndicats, notamment –, trop clivant. Nous devons être beaucoup plus à l’écoute de l’évolution sociologique. Notamment les villes et leur multiculturalisme. »
Elle veut aussi, « réoxygéner le MR », notamment en se rapprochant des associations de médecins, d’infirmiers, d’avocats, de la mutualité libérale, du syndicat libéral… Et, comme Philippe Goffin ou Denis Ducarme le mettent aussi en avant, « que les militants puissent participer » aux décisions du parti. Elle propose donc « la mise en place de referendums des militants via un vote électronique pour recueillir leur point de vue ». Elle veut encore revoir les statuts du parti et accorder aux Jeunes MR une vice-présidence du parti.
« ON M’A TOUJOURS APPRIS QU’IL FALLAIT AVOIR UN ESPRIT CRITIQUE »
Ses chances ? Defraigne entend bien gagner. Tout en sachant : « J’ai cru percevoir que je n’étais pas la candidate de l’establishment, de l’appareil du parti. Mais qu’importe. Le militant libéral est quelqu’un qui ne se laisse pas dicter sa conduite ni son choix. » Et elle ajoute : « J’ai pris de gros risques, j’ai affronté les tempêtes du Cap Horn pour porter les valeurs auxquelles je crois. Dans la vie, il y a toujours les mots et les actes. Ces actes, je les ai posés et assumés, parfois envers et contre tout. » Tout en assurant : « Je ne suis pas une rebelle. Mais on m’a toujours appris qu’il fallait avoir un esprit critique. Et je l’ai fait marcher, c’est quand même ça qu’on attend d’un libéral. »
Et si elle ne gagne pas ? « Je respecterai le suffrage, quoi qu’il advienne. Nous nous rassemblerons et nous co-construirons un projet commun autour du nouveau président », promet-elle dans les colonnes de Sudpresse.
Dernière précision : « Si je suis présidente, il est vraisemblable que je ne cumulerai pas.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE CHALLENGER POUR LA WALLONIE

« Je ne souhaite pas une société de repli identitaire, très clairement. Et je le dis : attention à ne suivre une voie qui ferait de nous comme Les Républicains en France. Le MR a parfois été trop dans l’affrontement avec les corps intermédiaires – les syndicats, notamment –, trop clivant. Nous devons être beaucoup plus à l’écoute de l’évolution sociologique. Notamment les villes et leur multiculturalisme. »
Christine Defraigne  est une femme de cœur et d’expérience. Elle incarne comme personne ce libéralisme social que prônait Louis Michel dans le sillage du grand Jean Gol.
Elle ne manque ni de panache,  ni de charisme  pour réunir autour d’elle les forces vives d’un libéralisme de cœur qui ne soit inspiré ni des Républicains français qui fascinent Bouchez, ni de la NVA flamande qui semble inspirer certains candidats à la présidence.
Les francophones n’ont que faire de velléités nationalistes et xénophobes.
Nous avons annoncé sa candidature avant tout le monde et espérons qu’elle remportera cette élection décisive pour l’avenir de Wallobrux.
Puisse-t-elle insuffler au libéralisme de cette belle région un souffle et une vision nouvelle pour affronter la nation flamande triomphante et volontiers arrogante.
MG

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