samedi 12 octobre 2019

Clémentine Barzin candidate surprise à la présidence du MR, les candidatures de deux militants ne devraient pas être retenues

La DH

C'EST LA CANDIDATURE SUPRISE !
Personne ne l'avait vue venir. Clémentine Barzin, député bruxelloise et conseillère communale à Bruxelles, a déposé ce vendredi sa candidature au siège du MR. Les candidats à la succession de Charles Michel avaient jusqu'à 16h pour le faire. Elle rejoint Georges-Louis Bouchez, Daniel Ducarme, Philippe Goffin et Christine Defraigne. Certains des candidats venus déposés leur candidature ont eu la surprise de croiser la Bruxelloise dans les couloirs du siège de la Toison d'or.
Cette 5ème candidature renforce encore la probabilité d'assister à un second tour. Clémentine Barzin sera la seule candidate bruxelloise à la direction du MR. Elle tentera de grappiller un maximum des voies bruxelloises. Certains membres du MR bruxellois ne se retrouvent en effet pas dans les autres candidats et avaient tenté de pousser Valentine Delwart, proche de Charles Michel, à se présenter. La secrétaire générale du MR a finalement renoncé à y aller.
Détail piquant: Selon nos informations, même Anne Barzin, cousine de la députée bruxelloise, n'était pas au courant de la décision finale de déposer sa candidature. Membre de la commission électorale du MR, elle a démissionné de cet organe interne du MR. "J'ai fais moi-même le choix de quitter ce comité", nous assure l'échevine namuroise.
DEUX MILITANTS ONT DEPOSE UNE CANDIDATURE MAIS...
Pour l'anecdote, deux candidatures de militants MR sont venues également s'ajouter mais elles ne seront probablement pas retenues.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE MR A LA CROISEE DES CHEMINS ?

Les  stars du MR, les frères ennemis Charles  Michel et Didier Reynders sont montées au firmament de l’Europe ; les « pointures » du MR se sont casées dans les postes ministériels de la Région wallonne et de la Communauté française, dont acte. Reste à déterminer qui, en quelque sorte par défaut, sera le nouveau patron ou la nouvelle patronne du MR décapité.
C’est la course à l’échalote entre des seconds couteaux à l’égo surdimensionné  et la grande dame du libéralisme social, la seule qui incarne une vision, un projet de société capable de faire pièce à celui de la Flandre incarnée par le nationaliste Bart de Wever. 
Le libéralisme francophone est à la croisée des chemins, le socialisme francophone également mais ce dernier a réussi à organiser la succession Di Rupo dans le calme et la sérénité tandis qu’une espèce de fièvre extatique s’empare des bleus, à se demander si ce parti est vraiment sérieux.
Face au matamore Denis Ducarme, fils de feu le président Daniel qui enfilerait volontiers un costume à la Francken,  à l’ambitieux Bouchez dont les dents longues  raclent le parquet se profile la grande dame du libéralisme social, la liégeoise  Christine Defraigne  qui incarne un projet doublé d’une vraie  expérience parlementaire, sénatoriale et de cohabitation municipale avec le PS liégeois.
"Je suis là pour porter un projet, je suis une militante depuis toujours dans ce parti et on peut considérer qu’il est à la croisée des chemins. Nos têtes s’en vont pour d’autres destinées, il faut donc redéfinir le projet libéral. Je veux un libéralisme inclusif, progressiste, individuel sans être individualiste avec une mise au service de la société et car c’est le meilleur rempart contre tous les populismes et tous les nationalismes.
"Je veux rendre la parole aux militants dans ce que j’appelle un référendum militant et avoir une culture du débat beaucoup plus importante en interne. Je souhaite aussi donner plus de place aux jeunes pour qu’ils aient réellement droit de citer. Il faut ré enchanter notre parti, lui rendre une plus grande liberté d’expression et il faut fixer une ligne".
Elle plaide résolument pour un "libéralisme progressiste, ancré dans la modernité" en opposition avec certains courants "il y a eu des fascinations pour des courants plus durs, plus conservateurs.  Certains dans mon parti se sont affichés avec des personnages qui font augmenter l’extrême droite en Flandre, des suppôts d’une droite extrêmement dur. Pour moi le MR ce n’est pas cela, ce sont des valeurs intenses libérales qui sont véritablement notre force et qui donne un vrai projet de société. Moi je suis une ligne plus recentrée, plus claire sur les valeurs".
Le sondage de la Libre crédite  Christine Defraigne  de 35,2% des intentions de vote des bleus, Bouchez 22,4%  et Ducarme 15 %...
Et comme si ce n’était pas déjà assez compliqué comme ça, Clémentine Barzin, obscure députée bruxelloise et conseillère communale à Bruxelle ville, a déposé in extremis ce vendredi sa candidature au siège du MR. N’importe quoi !
Wait and see.
Ces élections internes pour la présidence du MR sont un test de vérité qui engage carrément le destin du plus ancien parti politique de ce pays. Il en va de l’avenir de la Wallonie, de Bruxelles et, osons l’écrire, du Royaume de Belgique !
MG

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