mercredi 9 octobre 2019

L'assaillant de la tuerie de la préfecture, un proche de l'islam "radical" au coeur du renseignement


Le Vif 

Converti depuis une dizaine d'années, Mickaël Harpon, le tueur de la préfecture de police de Paris, avait adhéré à une "vision radicale de l'islam" alors même qu'il travaillait au sein de la direction du renseignement parisien, un service ultrasensible.
Comment a-t-il pu passer sous les radars de son service de renseignement ? Depuis jeudi, la question hante les couloirs de la préfecture de police et de la place Beauvau.
Trop rapidement présenté comme un adjoint administratif qui n'avait "jamais présenté de difficulté comportementale", ni "le moindre signe d'alerte" par Christophe Castaner sur la foi de premières informations, Mickaël Harpon était à l'évidence loin d'avoir une personnalité aussi lisse.
Malgré une enquête qui n'en est qu'à ses débuts, les limiers de la brigade criminelle ont dessiné le portrait d'un quadragénaire (45 ans) ayant "adhéré à une vision radicale de l'islam".
Né à Fort de France, l'auteur de la tuerie s'était converti à l'islam il y a une dizaine d'années, mais les témoignages recueillis par les enquêteurs démontrent qu'il avait épousé son versant radical. En privé mais aussi en public.
Harpon semble avoir approuvé "certaines exactions commises au nom de cette religion", il a également manifesté "son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes" ou a encore justifier "auprès d'un collègue de travail les attentats commis dans les locaux du journal Charlie hebdo en 2015".
A Gonesse (Val-d'Oise), il avait fini par remiser ses tenues occidentales pour se rendre à la mosquée au profit d'une tenue traditionnelle, a détaillé Jean-François Ricard, le procureur antiterroriste, lors d'une conférence de presse.
Le magistrat a également fait état de fréquentations susceptibles d'appartenir à la mouvance salafiste.
Souffrant de surdité et père de deux jeunes enfants, Mickaël Harpon était marié à une femme d'origine marocaine, elle aussi malentendante. Placée en garde à vue depuis jeudi, elle est au coeur des investigations. Le matin de la tuerie, il a échangé avec elle 33 SMS contenant "des propos à connotation exclusivement religieuse", dont certains particulièrement troublants au regard des faits à venir.
La famille vivait à Gonesse, dans un immeuble de cinq étages, entouré d'arbres et de pelouses, au coeur d'une résidence calme, où vivent de nombreux fonctionnaires dont des policiers.
CASIER JUDICIAIRE VIERGE
C'était "quelqu'un de très calme. Je le voyais aller à la mosquée mais il avait une pratique normale", a raconté jeudi une voisine, "déboussolée".
Il avait un casier judiciaire vierge, mais avait fait l'objet d'une procédure pour violences conjugales en 2009, ce qui lui avait valu un blâme de l'administration trois ans plus tard.
La mosquée de la Fauconnière qu'il fréquentait n'était "pas considérée comme salafiste", mais un imam est passé "brièvement" dans cette communauté "avant d'être rejeté", selon une source proche du dossier.
Sur son compte Facebook "Miko Noparh", créé en 2009, sur le peu de publications partagées, beaucoup concernent l'islam et la défense de la cause palestinienne, syrienne ou celle de la communauté musulmane des Rohingyas en Birmanie.
Sur l'une des vidéos partagée le 6 juillet 2017, on y voit un homme dire en anglais "maintenant, la chose la plus importante est de mourir en tant que musulman".
Jeudi matin, il a pris son train à la gare de Gonesse vers 8H20 pour arriver à la préfecture de police et prendre peu avant neuf heures son poste d'informaticien au service de maintenance technique de la DRPP. Un poste pour lequel il avait obtenu et gardé une habilitation "secret défense".
Avant d'assassiner sauvagement quatre fonctionnaires de la préfecture de police, dont des collègues, Mickaël Harpon a traversé la Seine pour aller acheter deux couteaux qui serviront d'armes du crime. Lors de cet aller et retour qui précède de quelques minutes la tuerie, le comportement de Harpon "ne trahit aucune fébrilité", selon le procureur. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"MAINTENANT, LA CHOSE LA PLUS IMPORTANTE EST DE MOURIR EN TANT QUE MUSULMAN".
« LE FANATISME TERRORISTE VISE A DESTABILISER LE VIVRE ENSEMBLE PAISIBLE.» 

Coup dur pour le Président Macron : un salafiste pur et dur converti depuis douze ans crée le chaos au sein de la préfecture de police de Paris. L’intéressé avait accès à des documents sensibles. Pour Castaner, ministre de m’intérieur c’est un désastre auquel on ne voit pas comment il survivrait politiquement. C’est un coup dur pour la république et  le Président Macron qui se prépare à lancer la campagne pour les élections municipales. C’est pain bénit pour l’opposition, singulièrement pour le parti de Marine Le Pen. Cet article a suscité 937 commentaires : tous à charge !
  Marc Metdepenningen  a resume l’affaire dans Le Soir: « Le fanatisme terroriste vise à déstabiliser le vivre ensemble paisible. A Paris, il a désormais tenté de déstabiliser ceux qui en sont les garants. »
« Que ce soit en Belgique, ou en France, si nous n’y mettons pas les moyens au sein même des écoles, des prisons, des administrations publiques, tout comme dans les entreprises publiques notamment des transports, comment pourrons-nous prétendre un jour que nous avions tout mis en place contre le prochain drame ? Car il semble inévitable. Ce n’est pas brandir un inutile épouvantail de la peur que de réaffirmer aujourd’hui après cet attentat à la préfecture de police de Paris, que l’idéologie djihadiste est peut-être plus forte encore depuis que le territoire matérialisé de l’EI, cristallisant tous les rêves et fantasmes des djihadistes, a implosé répandant dans le monde entier son venin sa haine et ses idées nihilistes. » (Marianne)
« La loi sur la laïcité semble  perçue comme islamophobe par les salafistes. En cela elle est  la loi humaine numéro un à abattre. » (Marianne)
Voilà qui, si cela devait se vérifier et se confirmer, annone une ère compliquée en France et en Europe.
On voit mal comment le ministre de l’intérieur pourrait survivre à une telle catastrophe.
Feu Mohammed Arkoun, spécialiste de l’islam à la Sorbonne fit autrefois à l’occasion  d’un colloque de l’Unesco un plaidoyer  intitulé : « contribution  de la civilisation islamique  à la culture européenne »
Il proposait notamment de créer des chaires de civilisation islamique dans les départements d’histoire des facultés européennes. Il proposait qu’on mette en, place un programme « Averoes »qui complèterait les programmes existants : Erasme et Démosthène et favoriserait l’approfondissement des contacts culturels entre savants et érudits chrétiens juifs et musulmans>. Il rêvait également de créer une faculté de théologie islamique  à l’université de Strasbourg. Arkoun était partisan  d’un ISLAM HUMANISTE .Il se plaisait à rappeler aux Européens le canon commun du Moyen âge et du début de semps modernes. : chrétien, juif et islamique. Que reste-t-il de ce rêve?
« Ce qui nous reste maintenant écrivait-il alors  c’est de nous souvenir d’un héritage  intellectuel  que nous n’osions pas appeler par son nom. Celui des Lumières « (Lepenies). Il ne s’agit pas de les ressusciter mais de les repenser. « Quels sont les contenus des Lumières  qui n’on pas été formulé dans un esprit ethnocentristes et sont susceptibles d’être généralisées. »  (Wolf Lepenies,   Qu’est ce qu’un intellectuel européen, p440).
Telle est et demeure la position de DiverCity.
Elle est extrêmement difficile, j’en conviens, à plaider quand l’islamisme radical frappe la démocratie française en plein cœur. Et que son credo se résume en un slogan monstrueux : "Maintenant, la chose la plus importante est de mourir en tant que musulman".
Quand « le fanatisme terroriste vise a déstabiliser le vivre ensemble paisible.» il faut lui opposer une riposte proportionnelle à son arrogance délétère
« L’idéologie salafiste qui cristallise tous les rêves et fantasmes des djihadistes, a implosé répandant dans le monde entier son venin sa haine et ses idées nihilistes. »
Le silence des « humanistes  musulmans » se revendiquant de Mohamed Arkoun et de l’islam des Lumières est carrément assourdissant. MG

L’AUTEUR DE LA TUERIE DE LA PREFECTURE DE POLICE DE PARIS ADHERAIT A UNE « VISION RADICALE DE L’ISLAM »
Le Monde 

L’auteur de l’attaque qui a tué jeudi 3 octobre quatre fonctionnaires de la Préfecture de police de Paris « aurait adhéré à une vision radicale de l’islam » et était en contact avec des individus de la « mouvance islamiste salafiste », a fait savoir samedi 5 octobre Jean-François Ricard, procureur antiterroriste.
Lors de cette conférence de presse, le procureur national antiterroriste a notamment précisé les raisons justifiant l’ouverture d’une enquête par la section antiterroriste, évoquant notamment la « volonté de mourir » de l’assaillant, « un contexte de radicalisation latente », et « les messages à caractère religieux envoyés à sa compagne » le jour de son passage à l’acte.
« MEDITE LE CORAN »
(…)L’étude de la téléphonie de son épouse, dont la garde à vue, débutée jeudi, a de nouveau été prolongée samedi pour 48 heures, a révélé que le couple avait « échangé 33 SMS, le matin des faits entre 11 h 21 et 11 h 50 ».
« Au cours de cette conversation, l’auteur des faits a tenu des propos à connotation exclusivement religieuse qui se sont terminés par ces deux expressions : “Allah akbar” puis “suis notre prophète bien aimé, Muhammad, et médite le Coran” », a relaté le procureur. Il aurait, selon les témoignages dans son entourage, tenu « des propos similaires dans la nuit », a-t-il aussi fait savoir
De façon plus générale, l’étude de la téléphonie a mis les enquêteurs sur la piste de la préparation d’un acte violent par cet homme employé dans un service qui avait notamment pour mission le recueil d’information sur la radicalisation djihadiste. Le procureur évoque par ailleurs « des contacts entre l’auteur des faits et certains individus de la mouvance salafiste ».
« Que ce soit en Belgique, ou en France, si nous n’y mettons pas les moyens au sein même des écoles, des prisons, des administrations publiques, tout comme dans les entreprises publiques notamment des transports, comment pourrons-nous prétendre un jour que nous avions tout mis en place contre le prochain drame ? Car il semble inévitable. Ce n’est pas brandir un inutile épouvantail de la peur que de réaffirmer aujourd’hui après cet attentat à la préfecture de police de Paris, que l’idéologie djihadiste est peut-être plus forte encore depuis que le territoire matérialisé de l’EI, cristallisant tous les rêves et fantasmes des djihadistes, a implosé répandant dans le monde entier son venin sa haine et ses idées nihilistes. »
« CHANGEMENT D’HABITUDE »
Converti à l’islam depuis une dizaine d’années, Mickaël Harpon, un informaticien de 45 ans qui travaillait depuis 2003 à la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), avait adopté au fil des ans « une vision radicale de l’islam radicale ».
Les premières investigations ont ainsi relevé son « approbation de certaines exactions commises au nom de cette religion », « son souhait de ne plus avoir certains contacts avec des femmes », « sa justification » des attentats de Charlie Hebdo en 2015, « son changement d’habitude vestimentaire depuis quelques mois », a déclaré le procureur antiterroriste. Mickaël Harpon abandonnait en effet « toute tenue occidentale au profit d’une tenue traditionnelle pour se rendre à la mosquée », a-t-il expliqué.
Le procureur rapporte que les perquisitions n’ont, pour l’heure, pas permis « la découverte d’éléments particuliers ». Jean-François Ricard précise que l’analyse des ordinateurs prendra du temps en raison des précautions particulières à prendre au regard du profil de l’auteur de la tuerie.
I DAECH EST MORT, SON IDEOLOGIE EST PLUS MENAÇANTE QUE JAMAIS
Sébastien Boussois Marianne
Depuis la chute de Rakka, la bien-pensance politique cherchant aussi enfin à rassurer l’opinion comme elle le peut, n’a eu de cesse de saluer l’effondrement de l’État islamique donc la disparition de nos craintes fondamentales. Bien que les services de renseignement continuent largement à travailler dans l’ombre à notre sécurité, l’État peine encore à soutenir largement la prévention primaire en matière de radicalisation au sein de nos institutions, jugeant probablement l’effort coûteux pour des résultats sur du moyen et long terme plutôt hasardeux.
CHUTE DE DAECH ET SURVIE DU DJIHADISME
Mais que ce soit en Belgique, ou en France, si nous n’y mettons pas les moyens au sein même des écoles, des prisons, des administrations publiques, tout comme dans les entreprises publiques notamment des transports, comment pourrons-nous prétendre un jour que nous avions tout mis en place contre le prochain drame ? Car il semble inévitable. Ce n’est pas brandir un inutile épouvantail de la peur que de réaffirmer aujourd’hui après cet attentat à la préfecture de police de Paris, que l’idéologie djihadiste est peut-être plus forte encore depuis que le territoire matérialisé de l’EI, cristallisant tous les rêves et fantasmes des djihadistes, a implosé répandant dans le monde entier son venin sa haine et ses idées nihilistes. Pourquoi ? Car non seulement la déception de la disparition du Califat auto-proclamé pour certains, la position difficile des combattants étrangers pris entre le retour chez eux vers la case-prison et la poursuite exaltante du combat sur d’autres terres et franchises de l’internationale djihadiste, démultiplient la menace mais renforcent aussi les cibles éternelles de Daech.
Nul besoin de faire appel à des professionnels de la guérilla urbaine venus de zones de combat classiques
Parmi elles, des pays comme la France dont la loi sur la laïcité, perçue comme islamophobe, est la loi humaine numéro un à abattre. Parmi elles, des communautés comme les Chrétiens. Rappelons les attentats du Sri Lanka à Pâques qui ont visé des églises et fait plus de 300 morts. Que dire aussi de l’assassinat sauvage du Père Hamel à St Etienne-du-Rouvray en 2016 ? Parmi elles également, la police, l’armée, et tous les dépositaires de l’autorité. Les deux policiers tués à Magnanville en juin 2016 en ont été un exemple frappant et dramatique.
Mickaël Harpon, converti à l’islam et rapidement radicalisé selon les premières informations obtenues des autorités, a soigneusement préparé son acte en introduisant un couteau indétectable par les portiques de sécurité de la DRPP où il officiait comme informaticien. Daech n’est pas un échec en soi car revendiqué ou non, cet acte prolonge la main de l’organisation islamiste en agissant contre une cible privilégiée traditionnelle et selon des moyens d’action classiques de l’organisation. L’importation moyen-orientale des attaques à l’arme blanche, que l’on a pu retrouver en Israël il y a quelques années comme en Europe aussi (couteaux, machettes, etc) n’est pas inédite. Rappelons-nous de l’attaque au Carrousel du Louvre de militaires à la machette en 2017.
UN PHÉNOMÈNE SOCIAL TOTAL
Ce que l’acte de Harpon symbolise ici aujourd’hui est fort : le ver est dans le fruit. Fonctionnaire à la Préfecture, Harpon était "des leurs". Et c’est le deuxième grand succès de Daech : depuis ses débuts, l’organisation islamiste a majoritairement utilisé et instrumentalisé nos propres citoyens contre nous. Nul besoin de faire appel à des professionnels de la guérilla urbaine venus de zones de combat classiques puisque de simples individus sans formation peuvent devenir des terroristes en puissance grâce à un simple couteau. Sur 80 000 combattants, "la plus grande entreprise terroriste de l’histoire" est parvenue à capter par son idéologie et ses réseaux de recruteurs planétaires, près de 30 000 combattants étrangers. Parmi eux des milliers d’Européens. Cela valait pour ceux qui ont pu partir là-bas. Mais après 2015 et l’appel du calife al-Bagadi, à commettre des attentats sur le sol européen sans même passer par la case du rite de passage syrien, d’autres "home growers", musulmans d’origine ou convertis, se sont transformés en bombes humaines. Cela en disait déjà long.
Combien sont-ils également, aujourd’hui, à se radicaliser progressivement dans le cadre de l’entreprise et notamment dans les transports publics ?

Mais depuis, la radicalisation ne touche plus uniquement des jeunes Européens d’origine immigrée et désœuvrés. Non, elle touche aussi des jeunes issus de familles de notaires, d’avocats, de médecins, comme ce fut le cas des jeunes pieds nickelés de la cellule de Vesoul partis en terre de Cham en 2014 et qui ne sont jamais revenus. Seul Romain Garnier, un de ses leaders et une des voix de Daech, a été arrêté récemment par les Kurdes sur place. Pire donc encore aujourd’hui, et preuve que l’idéologie survit et se recycle tout en continuant à se diffuser par frustration haine et conviction : des militaires comme ce fut le cas de cet ancien soldat radicalisé arrêté en 2017 près de la base d’Evreux et qui avait fait allégeance à l’État islamique. Ou encore ces gardiens de prison dans les établissements pénitentiaires de Forest ou de Saint-Gilles en Belgique radicalisés par des détenus, ou encore dans la prison d’Arles en 2016.
Et maintenant aujourd’hui, des fonctionnaires travaillant au sein même de la préfecture de police de Paris comme Mickaël Harpon, habilité secret-défense qui a tué froidement 4 de ses collègues.
Ainsi, la radicalisation des personnes majeures a pris une nouvelle dimension depuis quelque temps puisqu’elle ne concerne plus uniquement les réfractaires à l’autorité de l’État, mais aussi ses propres défenseurs! En cela, il y a de quoi être très inquiet et être poussé à ne surtout pas baisser la garde. Car, dans nos sociétés, la contamination peut être très rapide et provoquer de gros dégâts. Combien sont-ils également, aujourd’hui, à se radicaliser progressivement dans le cadre de l’entreprise et notamment dans les transports publics ? 

L’ACTE COMMIS PAR MICKAËL HARPON DOIT POUSSER L’ÉTAT A NE PAS
UNIQUEMENT AGIR SUR LA PLAN DU SECURITAIRE

Que dire des réseaux parallèles de salafistes découverts sur certaines lignes de bus de la RATP ? Samy Amimour, l’un des terroristes du Bataclan en 2015, était fonctionnaire de la régie et a probablement fréquenté certains de ses collègues radicalisés au fameux dépôt de Pavillon-sous-Bois. Quid encore des sociétés de bagagistes de l’aéroport de Roissy-Charles-de- Gaulle ou de Bruxelles-National dont on a retrouvé des éléments radicalisés et qui travaillent dans un secteur on ne peut plus sensible ? Quid encore des mosquées salafistes secrètes découvertes sur place ? Comment oublier même que les médias belges avaient rapporté des signes de joie de la part de certains bagagistes de Bruxelles-National lors des attentats de Paris en 2015 ? Les syndicats de police de l’aéroport avaient évalué le nombre d’employés bagagistes suspectés de radicalisation à près de... 50 en mars 2016, après les attentats qui avaient frappé Zaventem. En Suisse, La Tribune de Genève avait rapporté, fin 2015, l’arrestation d’un bagagiste de l’aéroport de Genève fiché S : ce dernier avait accès au saint des saints de l’aéroport de Genève, à la zone ultra protégée des avions. Un bagagiste de Cointrin se trouve aujourd’hui en prison, soupçonné d’avoir participé à une prise d’otages.
Nous ne sommes plus du tout au stade des voyous d’origine immigrée en crise identitaire, scolaire et économique, qui commettent des attentats sur notre sol mais bien dans un phénomène social total qui gagne insidieusement toutes les strates de la société. En cela, l’acte commis par Mickaël Harpon doit pousser l’État à ne pas uniquement agir sur le plan du sécuritaire mais bien pousser le gouvernement à largement soutenir la prévention des radicalisations. Et nous disons bien maintenant de toutes, car les prochains actes surviendront à un moment ou à un autre dans un contexte de polarisation. Et ils viendront d’éléments d’ultra-droite ou même d’ultra-gauche.


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