dimanche 20 octobre 2019

Pour sa première intervention en tant que Président du PS, Paul Magnette ne ferme pas la porte aux nationalistes flamands


BELGA La Libre

"Ceux qui pensent qu'on a besoin du PS pour gouverner savent de quoi nous voulons discuter", a déclaré dimanche le nouveau président du PS, Paul Magnette, interrogé sur la formation fédérale dans le cadre de l'émission C'est pas tous les jours dimanche (RTL-TVI). M. Magnette a été élu samedi soir à la présidence du parti socialiste avec 95,4% des voix. Le bourgmestre de Charleroi était l'unique candidat à la succession de l'ex-premier ministre Elio Di Rupo.
Interrogé lors d'une passation de pouvoir symbolique au Boulevard de l'Empereur, le nouveau président du PS a souligné que son parti ne négociait pas à ce stade à l'échelon fédéral. "On n'en est pas à négocier, mais à répondre aux invitations des informateurs royaux et à examiner les positions des uns et des autres", a souligné M. Magnette.
"Les positions du parti socialiste sont bien connues. Nous voulons améliorer les pensions, relever les bas salaires et les basses allocations sociales, réinvestir dans la santé, relever le défi écologique, investir dans les services publics... Tout le monde sait les points de vue défendus par le PS", a-t-il insisté.
Dans le cadre des pourparlers en vue de la formation d'un exécutif fédéral, M. Magnette s'est par le passé régulièrement montré plus dur qu'Elio Di Rupo dans sa communication à l'égard de la N-VA. Alors que le second a souvent dit qu'il n'excluait pas de négocier avec les nationalistes flamands, le premier n'a cessé de marteler que le programme de sa formation était inconciliable avec celui de la N-VA.
Désormais président, Paul Magnette n'a pas fermé la porte aux nationalistes flamands dans sa première intervention. "Ceux qui pensent qu'on a besoin du PS pour gouverner savent de quoi nous voulons discuter", a-t-il sobrement déclaré.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SCORE STALINIEN

Paul Magnette a été élu à la présidence du parti socialiste avec 95,4 % des voix, un score stalinien.
La tâche du nouveau président du PS est cyclopéenne : reconquérir la confiance perdue de l’électorat de gauche tenté par les sirènes du PTB et d’Ecolo. Et surtout relever le défi de la NVA qui pousse le PS vers une coalition dont la base du PS et la FGTB ne veulent pas.
Mission impossible ? Les positions du parti socialiste sont bien connues : « améliorer les pensions, relever les bas salaires et les basses allocations sociales, réinvestir dans la santé, relever le défi écologique, investir dans les services publics... »
Paradoxalement ceci n’est pas radicalement éloigné de la plateforme électorale du pire concurrent de la NVA, le très nationaliste Vlaams Belang, beaucoup plus à gauche dans ses revendications sociales que la NVA. Tout étant paradoxe. La NVA pourrait être tentée de couper l’herbe sociale sous les pieds du Belang et rencontrer certains priorités du PS. Vous me suivez ?
MG


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