dimanche 27 octobre 2019

Qui est vraiment Sophie Wilmès, la première femme à décrocher le 16 rue de la Loi


BELGA Le Soir

A 44 ans, la libérale Sophie Wilmès va remplacer Charles Michel au poste de Premier ministre en affaires courantes pour permettre à celui-ci d'endosser son nouveau rôle de président du Conseil européen. La résidente de Rhode-Saint-Genèse, commune à facilités de la périphérie bruxelloise, devient la première femme à la tête du gouvernement fédéral même si ce n'est sans doute que pour quelques mois... Entrée au gouvernement fédéral en septembre 2015, elle avait été soudain projetée dans la lumière à cette occasion, alors qu'elle était auparavant peu connue sur la scène nationale.
Née dans la capitale mais ayant passé son enfance à Grez-Doiceau, Sophie Wilmès est la fille de Philippe Wilmès, décédé en 2010. Ce dernier a été chef de cabinet de Jean Gol, qui voulait un économiste dans son équipe quand il était secrétaire d'État adjoint en charge de l'Économie wallonne, puis président de la Société nationale d'investissement (SNI) avant de devenir régent de la Banque nationale de Belgique. Professeur d'économie à l'UCL, il a aussi été administrateur de nombreuses sociétés privées et publiques.
La mère de la future ministre est elle aussi passionnée de politique, et travaillera dans différents cabinets. Comme Sophie Wilmès l'a expliqué durant l'été à la Libre Belgique, ses parents "parlaient tout le temps de politique" à la maison, mais ce n'est pourtant pas dans cette voie qu'elle-même voulait s'engager initialement.
La suite est désormais connue…


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BIENVENUE EN ABSURDIE ou L’HONNEUR PERDU DU MR DE CHARLES MICHEL

Charles Michel fut fait président du MR par la farouche volonté de son père le bouillant Louis Michel qui réalisera à travers son fils son plus formidable fantasme : celui de devenir premier ministre du Royaume de Belgique en quelque sorte  par procuration. Mais voici que le fils prodigue ou prodige-c’est comme vous voulez- après s’être compromis avec la très nationaliste et très séparatiste  NVA claque la porte de la Belgique pour aller diriger le conseil européen par la grâce de Emmanuel Macron aux ordres duquel il entend bien se conformer docilement.
Non content de déserter un gouvernement d’affaires courantes minoritaire  aux abois qui accumule les bourdes et surtout les déficits, le très grandiose  Charles Michel impose désormais comme successeur à son auguste personne la très inexpérimentée Sophie Wilmes au détriment de Coen Geens qui pourtant était le mieux armé pour « faire le job ». Pourquoi ce scénario absurde ? Pour garder une lourde main sur le gouvernement belge ? Les affaires courantes ça peut encore durer très, très longtemps, des centaines de jour, le cas échéant ! Charles Michel n’avait pas agi autrement en désignant le très servile  Chastel comme président intérim chargé de chauffer son siège de président jusqu’au retour du fils prodige ou prodigue, je le répète c’est vraiment comme vous voulez.
Le pays dont le premier ministre est désormais une femme va mal, de plus en plus mal. Et on a de bonnes raisons de douter qu’il ira mieux par la grâce de Sophie Wilmes parachutée à son sommet.
Mais quelle est donc la légitimité politique  de cette jeune femme effacée à l’allure terne ? Qui donc est cette jeune dame proclamée premier ministre après un parcours politique sans gloire. Voyons cela de plus près. Sophie Wilmès est née le 15 janvier 1975 à Ixelles, dans une famille très  politisée de signature libérale. Son père feu Philippe Wilmès, a été professeur d'économie à l'UCLouvain, régent de la Banque nationale de Belgique et membre de plusieurs cabinets ministériels, sa mère également. Sophie Wilmès est licenciée en communication appliquée, section publicité (IHECS) –pas de quoi briller en politique-et licenciée-sur le tard- en gestion financière (Institut supérieur Saint-Louis)- voilà qui est déjà mieux !
Ses premiers pas en politique remontent à sa gestion de la campagne électorale d'Éric André aux élections communales de 2000 à Uccle, où elle est 29ème sur la liste PRL-FDF. Elle sera élue conseillère communale. Par la suite, elle s'installe à Rhode-saint-Genèse et y prendra un poste d’échevine. Ce sera le sommet atteint par la militante libérale.
Aux élections fédérales de 2014, elle est première suppléante sur la liste fédérale. Elle remplacera Didier Reynders à la Chambre, celui-ci étant reconduit au poste de ministre des affaires étrangères, et elle s'inscrit à la Commission finances et budget.
En septembre 2015, Hervé Jamar, ministre du Budget (MR), choisit d'occuper à partir du 1er octobre 2015 le poste de gouverneur de la province de Liège et se retire du gouvernement fédéral; Sophie Wilmès lui succèdera par la seule volonté de Charles Michel premier.
Et la voici bombardée premier ministre, par la grâce du même. 
« Une grande amie extrêmement compétente et volontariste ; un atout majeur pour notre futur » lancera sans rire une grosse légume libérale. Parmi les favoris à la succession de Charles Michel, le nom du très brillant et très compétent Koen Geens (CD&V) avait un instant circulé…C’était compter sans l’acharnement de Charles Michel : avec  38 sièges sur 150, le MR demeure le parti le plus important de la coalition depuis le départ de la N-VA. 
Nomination historique? Si on veut : jamais, la Belgique n’a nommé une femme à la tête d’un gouvernement fédéral, même en affaires courantes.  Une fois de plus, Charles Michel n’en a fait qu’à sa tête. Son principal mérite fut d’être le fils chouchouté et cajolé de Louis Michel, le père. Sans l’intervention jupitérienne du vieux Louis, Charles ne serait sans doute rien. Il est désormais président du conseil européen après avoir compromis pour longtemps l’avenir du Mouvement Réformateur.
La bataille pour la présidence du MR en est une illustration éclairante, lumineuse. L’héritier le plus légitime du libéralisme social si cher à Louis Michel père ce n’est ni son fils Charles, ni le tonitruant Denis Ducarme, ni le sémillant Bouchez qui se prend volontiers  pour une version francophone de l’abominable Francken. Non l’héritier est en réalité une héritière et c’est Christine Dufraigne dont Louis le faux Débonnaire ne veut à aucun prix. Elle seule est capable de fédérer en Wallonie autour du MR les forces du libéralisme social, le cas échant avec la complicité d’un Défi en quête d’un nouveau souffle voire celle d’un CDh en déshérence.
Dans un article assassin dont il a le secret, le professur Herman Matthijs (UGent, VUB) nous prédit un sombre avenir avec ce « gouvernement  casino » de bras cassés en affaire courantes que dirigera désormais  la frêle, Sophie Wilmes.
Je vous souhaite bonne lecture de son analyse apocalyptique.
MG


'OP NAAR EEN SHUTDOWN A LA BELGE?'

Herman Matthijs (UGent, VUB) in Knack
Hoogleraar Openbare Financiën aan de UGent en de VUB en lid van de Hoge Raad Financiën
Een routinestemming over een begroting van 'voorlopige twaalfden' haalde het door een wisselmeerderheid van extreem links en het Vlaamse Belang niet. Dat zorgt voor een ongeziene situatie in ons land. Professor Herman Matthijs over 'het politiek casino' dat de regering in lopende zaken-Michel II is geworden.
In december 2018 ontplofte de Zweedse regering-Michel I. Het land ging onmiddellijk in lopende zaken met een minderheidsregering (52 op 150 Kamerzetels ) en de budgettaire werkwijze van de voorlopige kredieten werd ingevoerd. Dit was een nog nooit geziene situatie in de politieke- en budgettaire geschiedenis van dit federale koninkrijk. De verkiezingen van 26 mei 2019 bracht het aantal zetels van Michel II zelfs terug tot 38 op 150.
Sinds 1 januari wordt dit land, op federaal vlak, budgettair beheerd via de voorlopige kredieten. De laatst goedgekeurde wet in dit verband was die van 29 juli jongstleden. Toen zijn er voorlopige kredieten goedgekeurd voor de daaropvolgende drie maanden. Op 1 november dient er opnieuw een voorlopige kredietenwet in werking te treden voor de laatste twee maanden van dit jaar.
OP NAAR EEN SHUTDOWN A LA BELGE?
De regering-Michel II in lopende zaken moest afgelopen donderdag constateren dat de communisten veel fans hebben in het parlementair halfrond: de uiterst linkse PVDA/PTB vroeg een aanpassing van de begroting: ze wou meer geld voor de zorgsector en kreeg daarvoor steun van een meerderheid, onder andere van het Vlaams Belang.
Hoe kan dit aflopen als de verkozenen op 31 oktober aanstaande samenkomen?
VOORLOPIGE KREDIETEN
Als de politieke wereld er niet in slaagt om een begroting tijdig goed te keuren, wordt er een voorlopige kredietenwet voorgelegd aan de Kamer van Volksvertegenwoordigers. De juridische basis van deze budgettaire techniek staat in de wet van 22 mei 2003 houdende organisatie van de begroting en van de comptabiliteit van de federale staat ( art. 55-58). De hoofdlijnen zijn:
- de beperking van de voorlopige kredieten tot maximaal 4/12 (maanden);
- de berekening van de voorlopige kredieten gebeurt op basis van de laatst goedgekeurde begroting;
- deze kredieten worden per begrotingsprogramma goedgekeurd;
- het mag geen nieuwe soort uitgaven bevatten.
Met andere woorden, de voorlopige kredieten van 2019 zijn gebaseerd op de begroting 2018, want dat is het laatst goedgekeurde federale budget. Bovendien heeft de regering-Michel II op 21 december 2018 twee omzendbrieven gepubliceerd, namelijk: één over de lopende zaken en één over de begrotingsbehoedzaamheid gedurende de periode van lopende zaken. Op de agenda van de ministerraad is al maanden het eerste punt: de toepassing van die tweede omzendbrief.
HET AMENDEMENT
De regering-Michel II diende op 18 oktober een wetsontwerp in tot opening van de voorlopige kredieten voor de maanden november en december 2019 (Kamer doc. 55-0413). Dat werd goedgekeurd in de commissie voor de Financiën en de Begroting.
Maar in de plenaire zitting van donderdag 24 oktober diende de PTB een Franstalig amendement in (nr. 14) om meer geld te geven aan de zogenaamde witte woede. In concreto gaat het om 67 miljoen euro. Dat bedrag kan fors oplopen op kruissnelheden en hier wordt zelfs het bedrag van 1 miljard euro genoemd.
Hieromtrent zijn enige vaststellingen te doen. Vooreerst wordt de regering in lopende zaken weggestemd, want het amendement haalde een meerderheid van de aanwezige socialisten, groenen, communisten en het Vlaams Belang. Zodoende moeten de Kamerleden hun Halloween-vakantie opofferen voor een eindstemming op 31 oktober. Want als er tegen dan niets wordt gestemd, is er geen geld meer beschikbaar.
Mogelijkheden
Vooreerst kan een begroting enkel uitgaan van de regering. Dus de oppositie kan geen voorstel van begroting of voorlopige kredieten indienen. Voorlopig stemt niemand deze regering in lopende zaken, zonder meerderheid, ook niet weg. Maar het amendement van de PTB verhoogt wel de totale uitgavensom en dat is in strijd met de regel van de voorlopige kredieten.
Gaat men het amendement intrekken? Dat zal niet gebeuren. Dus moet er een partij zijn steun terugtrekken. Voor de socialisten en de groenen wordt dat een moeilijk verhaal. Eerst de witte woede budgettair steunen en dan een week later een bocht nemen van 180 graden is moeilijk uit te leggen aan de achterban. En met de steun van de grootste fractie, de N-VA, heeft Michel II nog geen meerderheid in de Kamer. Is het Vlaams Belang bereid om de bocht te nemen en de regering te redden?
Indien er op 31 oktober niets wordt gestemd, kan de federale staat op 1 november de bestaande fiscale regels niet meer uitvoeren en geen uitgaven meer doen.
In deze vakantieperiode kunnen er natuurlijk ook zieken en afwezigen zijn. Daardoor en gezien het feit dat er geen vaste meerderheid is in de Kamer, kan die stemming alle kanten uit. Voor de regering zit er niets anders op dan een budgettaire oplossing te zoeken en vooral politiek steun bij de oppositie te verkrijgen.
Ongeziene situatie
Indien er op 31 oktober niets wordt gestemd, kan de federale staat op 1 november de bestaande fiscale regels niet meer uitvoeren en geen uitgaven meer doen. Dat is nog nooit gebeurd in dit land. En dan krijgen we een federale 'shutdown' in de zuiverste vorm. Dat kan zich uiten in het feit dat de pensioenen niet meer betaald kunnen worden. Het onderwijzend personeel krijgt wel nog een wedde omdat ze onder de Gemeenschappen vallen. Maar welke partij gaat voor zo'n shutdown de verantwoordelijkheid willen dragen?
De regering kan ook het ontwerp opsplitsen. Ze kan een aparte financiewet voor de ontvangsten laten stemmen en de uitgaven in een aparte voorlopige kredietenwet steken.
Indien het amendement van de PTB het volgende week haalt, breekt men met de regels inzake de voorlopige kredieten. Bovendien komt men dan politiek in een situatie dat de regering is weggestemd en dan zou die ontslag moeten nemen...
Politiek casino
Door de afwezigheid van een vaste meerderheid in de Kamer en het feit dat de regering in lopende zaken geen meerderheid bezit, is deze verkozen vergadering een politiek casino geworden als het gaat over de stemmingen. Er zit voor de regering-Michel II niets anders op dan alle begrotingskennis uit de kast te halen en met budgettaire spitstechnologie tot een oplossing te komen. Bovendien zal deze situatie zich eind december opnieuw voordoen, als men de eerste voorlopige kredieten 2020 gaat voorleggen aan de Kamer. Dex opvolg(ster)er van premier Charles Michel weet al wat hij/zij goed moet instuderen: de regels omtrent de voorlopige kredieten. 


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