samedi 19 octobre 2019

Un tableau monumental du peintre français d'origine russe Nicolas de Staël a été vendu jeudi soir à 20 millions d'euros

Un tableau monumental du peintre français d'origine russe Nicolas de Staël a été vendu jeudi soir à 20 millions d'euros 
par un acheteur privé européen, lors d'enchères organisées à Paris par la maison Christie's, un record pour l'artiste. "Parc des Princes", datant de 1952, était estimé entre 18 et 25 millions d'euros et était mis sur le marché pour la première fois. Le montant offert pour cette toile de 2,5 mètres sur 3 représente quasiment le double du précédent record de Nicolas de Staël, né Nikolaï Vladimirovitch Staël von Holstein à Saint-Pétersbourg, qui était de 12,1 millions de dollars américains (11 millions d'euros), pour la toile "Nu debout", adjugée par Christie's à New York en 2018.
Détenue par les descendants du peintre depuis son décès en 1955 à l'âge de 41 ans, l'œuvre n'a été exposée qu'une dizaine de fois : à New York en 1953, puis à Paris au Musée national d'art moderne en 1956, avant la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence en 1972, le Grand Palais à Paris trois ans plus tard, puis Londres et Madrid en 1991. La toile a été à nouveau montrée à Paris en 2003, au Centre Pompidou.
On distingue sur cette immense toile un match de football nocturne stylisé, avec de larges empâtements de couleur rectangulaires – bleus sarcelle, malachites, bleus ciel, rouges, blancs électriques et noirs intenses. Selon Christie's, cette peinture représente "le sommet de l'art de Nicolas de Staël, ainsi qu'un moment décisif de l'histoire de l'art occidental d'après-guerre".
Au cours de la vente consacrée jeudi soir à l'avant-garde et aux grands maîtres du XXe siècle, des œuvres de René Magritte, Max Ernst, Pablo Picasso, Yves Klein, Serge Poliakoff, Paul Klee, Alberto Giacometti, Jean Dubuffet ou Joan Miro étaient également proposées.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EXUBERANCE  IRRATIONNELLE ?

On raconte qu’aux pires moments de la république de Weimar il fallait une brouette de Reichsmark pour s’acheter un pain. 
Il faut désormais à certains hyper riches un plein wagon de dollars pour se payer un Nicolas de Staël dont je ne voudrais pas dans mon bureau.  Comme c’est étrange. 
Il faut être footballeur de haut vol ou rappeur d’exception,  gagnant de l’Euro million,  financier à Wall Street ou jeune premier à Hollywood pour s’offrir ce genre de caprice. Que dire des écarts observés désormais  entre le plus fortunés et les démunis avec ou sans gilets jaunes.
On n’imagine pas qu’une ne société mondialisée qui autorise de telles exubérances  puisse tenir longtemps encore tandis que les damnés des terres subsahariennes s’entassent dans des radeaux de fortune pour gagner l’Eden européen.  
A quand la chute du veau d’or et la prise du Fort Knox où gît l’or des Amériques ? 
MG

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