dimanche 13 octobre 2019

«Une humiliation pour la France»

«Une humiliation pour la France»: le rejet de la candidature de Goulard suscite de vives réactions
Le président français Emmanuel Macron a déclaré jeudi « ne pas comprendre » les raisons du rejet de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne.
Le Soir

La candidature de la Française Sylvie Goulard au poste de commissaire européen a été massivement rejetée ce jeudi par le Parlement européen. Quelque 82 eurodéputés ont voté contre la candidature et seulement 29 l’ont approuvée. Il s’agirait d’« un énorme camouflet » pour Emmanuel Macron qui « ridiculise la France », fustigent de nombreux eurodéputés.

– Pierre-Alexandre Anglade, député LREM : « C’est une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Une partie de l’hémicycle, le PPE, a fait le choix d’hypothéquer l’avenir de l’Europe au nom d’intérêts partisans. Les conservateurs et le PPE font le choix d’ouvrir une crise majeure en Europe, de bloquer l’Europe. Ce n’est pas un échec pour Emmanuel Macron, c’est l’échec de l’Europe et c’est une attaque contre la France » (à l’AFP)
« LA FRANCE RIDICULISEE »
– Jean-Luc Mélenchon, député et chef de file de La France Insoumise (LFI) : « Sylvie Goulard récusée ! La France ridiculisée par les choix de Macron. L’accord international pour la composition de la Commission vient de s’effondrer. L’Europe, un radeau sans pilote »
« Énorme camouflet pour Macron qui ridiculise la France au sein des institutions européennes » «  Emmanuel Macron inflige à la France une terrible humiliation sur la scène européenne » 

 
«JAMAIS LA FRANCE N’AVAIT SUBI PAREIL ECHEC»: LA PRESSE REMONTEE APRES LE REJET DE LA CANDIDATURE DE GOULARD
Le Soir
Le président français Emmanuel Macron a déclaré « ne pas comprendre » les raisons du rejet de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne.

Après le rejet massif par les eurodéputés de Sylvie Goulard, la candidate d’Emmanuel Macron à la Commission européenne, la presse évoque vendredi un «camouflet», «une claque» et une «douche froide» pour un président qui paie son «arrogance».
«Goulard dégage Macron enrage», titre Libération. Laurent Joffrin, comme beaucoup, s’interroge: «Pourquoi devait-elle cesser d’être ministre en France mais postuler à un poste similaire à l’échelle européenne?». Il juge que «ce distinguo jésuitique a de toute évidence indisposé les élus, qui ne souhaitent pas plaisanter avec les règles européennes. Macron a envoyé Goulard au casse-pipe»,
« UN REVERS SANS PRECEDENT »
«Goulard : rébellion, extinction » «jamais la France n’avait subi pareil échec».
Guillaume Tabard, du Figaro, fustige un président «perdant et mauvais perdant». «À entendre Emmanuel Macron, et ses relais au Parlement européen, le rejet, massif, de Sylvie Goulard au poste français de commissaire est de la faute de tout le monde... sauf de la sienne», relève l’éditorialiste.
Le quotidien conservateur évoque «un revers sans précédent pour la France et une douche froide pour Emmanuel Macron».
«ACCUSATIONS D’ARROGANCE»
«La claque pour défaut d’éthique est cinglante», pense aussi Xavier Brouet, du Républicain Lorrain.
« ’Emmanuel Macron s’est comporté «en monarque d’un monde révolu».
«Les accusations d’arrogance» portées à l’encontre d’Emmanuel Macron «au plan intérieur le sont également au niveau européen»,
« SOUS LE FEU DES PROCES »
«En France, on peut être président de l’Assemblée nationale et mis en examen. Au niveau européen, le curseur éthique est bien plus élevé»
«La véritable erreur de l’Elysée aura été de mésestimer la vitalité d’un Parlement profondément renouvelé», 

 
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
«LA VERITABLE ERREUR DE L’ELYSEE AURA ETE DE MESESTIMER LA VITALITE D’UN PARLEMENT PROFONDEMENT RENOUVELE», 

Pour Macron c’est un désastre et un nouveau déficit d’image, désormais aussi  sur le plan européen où il entendait exceller et se profiler. Voilà qui compromet l’issue des municipales et carrément le destin du quinquennat.
« ’Emmanuel Macron s’est comporté «en monarque d’un monde révolu». Et voici qu’il perd la face et la main.
Il a déploré une "crise politique" qu'il ne faut "pas laisser se développer", après le rejet par les eurodéputés de Sylvie Goulard, sa candidate à la Commission européenne.
"Nous vivons un moment de l'Europe extrêmement important et sensible. Il y a une nouvelle Commission, un nouveau Parlement européen qui se mettent en place et qui affrontent tous deux une crise politique que nous ne devons pas laisser s'installer et développer".
"Je crois indispensable d'avoir une Commission forte, qui puisse porter des projets ambitieux", a-t-il plaidé lors d'une conférence de presse à Paris, avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban.
M. Macron a rejeté de façon parfaitement inélégante la responsabilité du choix de la candidate française sur la présidente de la nouvelle Commission, l'Allemande Ursula von der Leyen. Le président français, pour lequel l'Europe est une priorité, veut avant tout sauver le mandat promis à Mme Goulard pour la France, « un vaste portefeuille du Marché intérieur, comprenant la politique industrielle, le numérique, la défense et le spatial. »
C’est mal parti pour un second quinquennat…
En revanche, le candidat commissaire belge, le libéral Didier Reynders a quant à lui passé l’examen parlementaire cum laude et il se hisse d’emblée en tête de classe avec le Hollandais Timmermans.  Chapeau l’artiste ! Le MR belge en plein tourmente perd son meilleur élément- le palais ne s’était pas trompé en le nommant co informateur- tandis qu’il se cherche un nouveau président ou qui sait, une nouvelle présidente.
MG 


POLITICO
De Standaard
Nieuwswebsite Politico deelt sterren uit aan de kandidaat-eurocommissarissen, na hun hoorzitting in het Europees Parlement. Didier Reynders rekenen ze tot de besten van de klas, samen met Frans Timmermans.
Na zijn hoorzitting in het Europees Parlement vorige week, lijkt niets nog in de weg te liggen van Didier Reynders opdat hij op 1 november wordt benoemd tot Europees Commissaris van Justitie. Ook bij nieuwswebsite Politico waren ze onder de indruk van zijn antwoorden. Ze rekenen Reynders tot de ‘top performers’ en beloonden hem met 4,5 sterren (op vijf). Enkel Frans Timmermans’ score was even hoog.
‘Het was op alle vlakken een degelijk optreden’, klinkt de eindconclusie in Reynders’ rapport. ‘Hij kwam nooit in de problemen, ontweek met succes binnenlandse beschuldigingen (van corruptie en witwaspraktijken, red.) en behandelde probleemloos vragen variërend van consumentenrechten tot rechtsstaat, en van gegevensbescherming tot artificiële intelligentie.’
Het hoogtepunt volgens Politico: de aankondiging van Reynders dat hij werk wil maken van een controversieel voorstel dat het mogelijk moet maken voor consumenten om collectieve rechtszaken aan te spannen tegen bedrijven.



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