jeudi 14 novembre 2019

Budget: Bruxelles creuse son déficit


Comme la Wallonie et la Flandre, la Région bruxelloise s’autorise un déficit au budget 2020. Indispensable pour investir, plaident les ministres.
Le Soir

Le gouvernement bruxellois a déposé (presque tous) ses documents budgétaires au Parlement, pour examen avant adoption. Une épure dans le rouge, de 500 millions.
Principale bénéficiaire de cette politique « souple » : la mobilité. L’an prochain, 473,7millions seront ainsi investis dans la mobilité, principalement l’amélioration de l’offre de transports en commun : 287 dans le métro, 41,5 dans le tram, 37 dans le bus. Le solde sera englouti, à concurrence de 107millions, dans le chantier de rénovation du tunnel Léopold II – reste encore 26,3millions pour la sécurité.
Comme le précédent gouvernement, l’exécutif Vervoort « sort » unilatéralement de son budget les « investissements stratégiques », considérant qu’ils n’ont pas à grever le déficit 2020. Et tant pis pour les règles européennes.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« ATTITUDE AVISEE OU DERAISONNABLE ? LES AVIS SONT AUSSI NUANCES QUE DIVERGENTS. »

Voici quelques éléments de réponse à cette épineuse question.
Le chef de l’exécutif n’a sans doute pas choisi le moment le plus stratégique pour annoncer ce genre de nouvelle. Si on veut connaître le point de vue flamand sur la question, il faut lire ce qui suit tout en prenant conscience de quelle fenêtre de tir sont lancés les missiles 
MG


WIE HET ECHT MEENT MET CONFEDERALISME OF ONAFHANKELIJKHEID, STAPT NIET IN EEN FEDERALE REGERING'
Hugo Maes  in Knack
Waarnemend voorzitter van de Vlaamse Volksbeweging (VVB)

'Niet enkel de federhale onderhandelingen zitten vast, ook België zelf is uitgewoond en voorbijgestreefd', schrijft Hugo Maes van de Vlaamse Volksbeweging (VVB).

"QUE CELUI QUI VEUT VRAIMENT PARLER DE CONFÉDÉRALISME OU D'INDÉPENDANCE N'ENTRE PAS DANS UN GOUVERNEMENT FÉDÉRAL. Hugo Maes dans Knack (Président par intérim du Vlaamse Volksbeweging (VVB) (extraits)
Les négociations fédérales sont bloquées, la Belgique elle-même est  chaos ", écrit Hugo Maes (VVB) 
Quelques extraits de son plaidoyer dans Knack :
La Flandre est à la croisée des chemins : pour la première fois, un plus grand nombre d'électeurs ont voté pour les deux partis nationalistes flamands que pour les trois partis traditionnels et les Verts réunis. Conclusion : la Flandre n'est vraiment plus demanderesse d'un nouveau gouvernement fédéral.
Un gouvernement minoritaire en affaires courantes  gouverne ce royaume depuis près d’un ;  sa légitimité s'érode quotidiennement  par un mouvement de chaises musicales ministérielles. Ceci nous inquiète plus que jamais. Quel est  encore le crédit démocratique de notre État fédéral ?
Il semble du reste que la formation d'un gouvernement fédéral soit carrément dans l'impasse.  (...)  Nous appelons donc les politiciens flamands qui croient  sincèrement  au  confédéralisme et/ou à l'indépendance de la Flandre à ne pas  s’associer à un gouvernement fédéral.
AMIS WALLONS, SÉPARONS-NOUS
Les négociations ont échoué, la Belgique est dépassée. Ce pays ne fonctionne plus,  la légalité fédérale a perdu toute crédibilité.
Notre nation flamande est devenue plus que jamais un fait évident. Les structures, les institutions et le droit constitutionnel doivent dorénavant refléter cette réalité et non l'inverse.
Une seule conclusion s'impose : le niveau fédéral doit être aboli ; l'État fédéral doit céder la place à deux nouveaux États indépendants. Nous espérons que si un gouvernement fédéral peut encore être formé, ce soit le tout  dernier avant la division définitive et le  partage du pays.
Tout gouvernement sans majorité flamande manquerait de légitimité et de représentativité. La Flandre ne saurait être gouvernée ainsi. La Flandre doit se gouverner elle-même.
Le premier ministre de ce gouvernement de la dernière chance  devra être un Flamand issu du plus grand parti flamand, lequel  devra former ce gouvernement. En outre, nous trouvons inacceptable que la frontière linguistique, qui est également une frontière nationale, soit grignotée de plus en  plus. Nous exigeons non seulement le strict respect de la législation linguistique, mais aussi des moyens pour la  faire respecter.
Après plus de 60 ans de facilités, ce dispositif n'atteint pas son objectif. Il ne fait qu'exacerber la faim territoriale insatiable de la population francophone, il faut donc les abolir.
En outre, il faut préserver le caractère flamand de la périphérie. 
Chaque année, la Flandre transfert entre sept et onze millions d'euros vers la  Wallonie sans le moindre contrôle sur la manière dont ces ressources fiscales sont utilisées. Et sans  garantie que cette manne annuelle bénéficie effectivement à la situation économique de la Wallonie. Le contribuable flamand paie et souffre, tandis que la Flandre n'a pas les moyens d'assurer et dirganiser correctement les soins, l'éducation, la mobilité, le climat, la politique du logement, etc. 
UNE MAJORITE FLAMANDE SE DESSINE EN FAVEUR D’UNE UNE VERITABLE DEMOCRATIE
La majorité flamande dans ce pays est muselée par des lois spéciales et des majorités qualifiées, des sonnettes d'alarme et autres mécanismes de blocage, dont les effets ne sont imposés qu’à la seule Flandre. Nous voulons qu'ils soient abolis afin que la majorité numérique de la Flandre devienne également la majorité politique et que le pays soit enfin gouverné démocratiquement et puisse ainsi décider de se séparer.
La Flandre et la Wallonie sont devenues deux nations radicalement différentes ; chaque nation est en droit de déterminer sa propre politique et de choisir son propre destin.
Au cours de ces négociations gouvernementales, plus que jamais, cette opposition apparaît insurmontable. Le PS et la N-VA n'ont qu'une seule idée en tête, faire échouer les négociations. 
Tout le monde a de sérieuses inquiétudes concernant les  prochaines élections, plus personne ne croit à l’avenir de ce pays.
Nous souhaitons à nos voisins wallons beaucoup de bonheur et de succès avec  la ligne politique qu'ils déterminent en la définissant eux-mêmes. Clairement, la Flandre entend choisir sa propre politique, de manière véritablement démocratique.
Ce n'est qu'ainsi que la démocratie et le bien-être de la Flandre et de la Wallonie pourront être garantis.
Hugo Maes est président par intérim du VVB.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ET SI JULES GHEUDE AVAIT RAISON ?

Cela fait des décennies que Jules Gheude annonce la mort clinique de la Belgique. Plus le temps passe plus son diagnostic, qui était déjà celui de son maître à penser François Perin se révèle exact : le mouvement flamand triomphant finira par imposer ses volontés aux francophones en détresse. Même si Paul Magnette devait réussir sa coalition arc en ciel, l’horizon belge rétrécira à vue d’œil et la merveilleuse petite princesse Elisabeth pourtant  admirablement préparée pour succéder à son père ne régnera  sans doute jamais. 
Marc Uytendaele est formel, le prochain gouvernement doit déboucher sur une constituante pour déterminer ce que nous voulons encore faire ensemble. Sans les transferts venus de Flandre l’Etat wallon ne s’en sortira jamais. Alors quoi ? Le rattachisme plaidé par Gheude ?
MG

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