samedi 2 novembre 2019

Charles Michel au «Soir»: «Le PS et la N-VA doivent faire preuve de courage et former un gouvernement»


Charles Michel a quitté le Seize cette semaine. À cette occasion, il a accepté de faire le bilan de son gouvernement dans « Le Soir ».

Le gouvernement Michel, c’est définitivement terminé. Celui qui lui a donné son nom a pris possession de son bureau à l’Union européenne, dont il présidera le Conseil. Il nous accorde sa dernière interview après cinq années mouvementées au Seize. Il défend bec et ongles son bilan devant les critiques, reconnaît une communication inadéquate sur l’immigration et défend « sa » Première, Sophie Wilmès.
Pour le Premier ministre sortant, pas de doute : il y a urgence à former un gouvernement fédéral. « Il y a le Brexit devant nous, avec des conséquences potentiellement graves pour la Belgique, il y a la nécessité d’être engagé pour le changement climatique, il y a des dépenses urgentes d’investissement, notamment dans la mobilité, dans l’agenda digital. En Belgique, personne n’a la majorité absolue et on doit composer. Il faut sortir de l’attitude démagogique que certains ont mis en avant avant les élections pour être dans la responsabilité ». Si Charles Michel reconnaît que négocier est difficile, il estime néanmoins que le PS et la N-VA doivent former un gouvernement. « Négocier, c’est difficile. Mais dire « moi j’ai un programme et je ne touche pas à mon programme », c’est facile. Mais ce n’est pas courageux. Ce dont on a besoin, c’est de courage et moi il y a cinq ans, j’ai fait preuve de courage. J’ai évité il y a cinq ans ce qui se produit aujourd’hui parce que j’ai essayé et très vite, j’ai fait l’analyse que la cohérence socio-économique était possible avec quatre partis »


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
JE, JE , JE ET LA FUITE EN AVANT

On ne peut pas dire que Charles Michel respire l’humilité !
Voilà qu’en plus il dispense des conseils. Qui parle ici ? Le président de parti, l’ancien premier ministre, le ministre d’Etat  ou le président di conseil européen. « Il défend bec et ongles son bilan ». Que bilan ? Il laisse la Belgique fédérale état  de coma clinique et son parti en pleine zizanie mais il  s’en va satisfait et très content de lui. .« Négocier, c’est difficile. Mais dire « moi j’ai un programme et je ne touche pas à mon programme », c’est facile. Mais ce n’est pas courageux. Ce dont on a besoin, c’est de courage et moi il y a cinq ans, j’ai fait preuve de courage. »
Désormais ce serait plutôt : courage fuyons ! « Du haut de ses 43 ans, Charles Michel rejoint donc Antoinette Spaak, Wilfried Martens ou encore Guy Verhoofstadt, dans la liste des quelque 160 ministres d'Etat qui ont été nommés dans notre pays depuis sa création. »
On peut donc être ministre d’Etat sans être vraiment homme d’Etat.
MG 

CHARLES MICHEL NOMME MINISTRE D'ETAT: "UNE DISTINCTION AVANT TOUT SYMBOLIQUE"
La Libre Belgique
Charles Michel a été nommé ce jeudi 31 octobre ministre d'État par le Roi Philippe. L'ex-Premier ministre et futur président du Conseil européen a reçu ce titre honorifique à la demande de celle qui a repris le flambeau à la tête du gouvernement en affaires courantes, Sophie Wilmès (MR). Un honneur dont son père, Louis Michel, avait déjà été gratifié. "C'est surtout symbolique, c'est une distinction pour Charles Michel", estime Christian Behrendt, constitutionnaliste. Selon ce dernier, bien que cette nomination soit "prestigieuse" , voire "la plus prestigieuse pour un homme politique belge" , elle ne donne accès, dans la pratique, qu'à une institution "désuète". "Un ministre d'Etat peut siéger au sein du Conseil de la Couronne, un organe purement consultatif , détaille M. Behrendt. Le roi peut le convoquer pour lui demander conseil, mais cela n'a pas été le cas, depuis les années 60".


La dernière fois que le Roi a réuni cet organe, il a dû se prononcer sur les résolutions de la conférence belgo-congolaise sur la décolonisation, le 18 février 1960. Ce n'était pourtant que la cinquième fois que le Conseil de la Couronne était convoqué par le souverain. Pourquoi donc ce dernier ne fait-il plus appel à cette institution toujours bien existante? Pour le constitutionnaliste, la réponse est claire: elle n'est plus du tout dans l'air du temps. "Il n'y a pas de ministre d'Etat issu de tous les partis existant de nos jours , explique Christian Behrendt. Il manque par exemple au sein du Conseil de la Couronne des formations politiques telles que la N-VA ou le Vlaams Belang. Démocratiquement parlant, il n'est donc pas du tout représentatif du paysage politique actuel". Aujourd'hui, le souverain préfère dès lors organiser des consultations individuelles, avec les personnes de son choix.
Cela ne revient toutefois pas à dire que cette nomination est vaine pour Charles Michel. En effet, si la situation vient à se complexifier au niveau fédéral comme on a déjà pu le constater dans le passé, le Roi peut faire appel à un ministre d'Etat pour lui confier une mission. Dans le futur, le libéral pourrait donc être amené à prêter main forte en cas de crise politique dans le plat pays, que le président du MR quitte toutefois au profit de Conseil européen. "C'est un titre que le Roi remet souvent à des personnes qui quittent la scène politique interne" , déclare M. Behrendt.


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