lundi 4 novembre 2019

Deux fois plus de SDF et de personnes mal logées à Bruxelles en 10 ans


Le Vif

Le nombre de personnes sans-abri et mal logées en Région de Bruxelles-Capitale a plus que doublé en dix ans, ressort-il d'une étude publiée lundi dans la revue scientifique Brussels Studies. Menée par Benoît Quittelier et Nicolas Horvat, du Centre d'appui au secteur de l'aide aux sans-abris (Bruss'Help), l'enquête se base sur des recensements effectués tous les deux ans depuis 2008.
Le dernier recensement a été réalisé dans la nuit du 5 novembre 2018. Il a été effectué par des professionnels du secteur et des bénévoles, soutenus par des partenaires tels que les hôpitaux, les transports publics, les CPAS... A l'automne 2018, 4.187 personnes ont été dénombrées comme sans-abri (qui passent la nuit dans l'espace public ou dans un centre d'hébergement d'urgence), sans logement (résidant dans un foyer, un centre d'accueil...) ou vivant dans un logement inadéquat.
La majorité (51,4%) était sans-abri, 22,2% sans logement et 24,8% en logement inadéquat. Dans le détail, 759 personnes, dont 20 mineurs, ont passé la nuit dans l'espace public (18,1%), un nombre qui a presque triplé depuis 2008 (+182,1%). Les hébergements d'urgence et de crise (Samusocial et Plateforme citoyenne) ont pris en charge 707 personnes. Une hausse significative de 293,7% est constatée depuis 2008, ce qui s'explique par l'augmentation des capacités d'accueil.
Par ailleurs, 930 personnes ont été hébergées dans un service reconnu (logement de transit du CPAS ou maison d'accueil), un chiffre qui reste stable à l'image de l'offre. Le logement inadéquat concernait 1.044 personnes. Il s'agissait de structures d'hébergement non agréées, de communautés religieuses, d'occupations négociées ou de squats. L'étude constate que le nombre de personnes sans-abri et mal logées a plus que doublé en une décennie et que les situations de vie les plus précaires augmentent. Ainsi, en 2018, plus d'un individu sur deux relevait de la catégorie des sans-abri, soit une augmentation de 327,6% en 10 ans.
L'enquête critique la politique menée par les autorités, privilégiant la simple mise à l'abri "au détriment d'une approche plus structurelle basée entre autres sur le renforcement des dispositifs d'accompagnement et de suivi". Pour les auteurs, les pouvoirs publics bruxellois doivent s'attaquer en particulier à la précarisation croissante des classes populaires, au contexte défavorable de l'accès au logement et au traitement politique des flux migratoires. Les auteurs soulignent toutefois une "perspective encourageante", avec une augmentation de l'habitat accompagné traditionnel et un doublement des programmes Housing First (logement d'abord) ces deux dernières années. "Au total, 1.514 personnes sont sorties du sans-abrisme ou l'ont évité grâce à ces deux formules", se réjouissent-ils. Ces services ne peuvent toutefois fonctionner qu'avec un parc limité, nécessitant des appartements décents à loyer modéré.


LES BELGES DEMENAGENT DE PLUS EN PLUS D'UNE REGION A L'AUTRE
Le Vif

En Belgique, les habitants déménagent de plus en plus d'une région à l'autre. Ces migrations sont particulièrement en hausse entre Bruxelles et la Région flamande : au cours de l'année 2016, 24 000 habitants ont quitté Bruxelles pour s'installer en Région flamande, soit une augmentation de 65% par rapport à ce qui s'est passé en 1997.
Selon un communiqué de l'Institut wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS), " Les Bruxellois qui déménagent en Région flamande et en Wallonie s'établissent principalement dans les communes les plus proches de Bruxelles. Néanmoins, depuis quelques années, ce mouvement s'élargit vers des zones de plus en plus éloignées, comme la vallée de la Dendre ou la région de Tirlemont, en Région flamande.
QUELS SONT LES AUTRES FLUX DE MIGRATIONS EN AUGMENTATION ?
Le nombre d'habitants quittant la Région flamande pour s'installer à Bruxelles est en augmentation lui aussi. Il s'agit notamment de jeunes adultes qui quittent le cocon familial.
Le nombre de personnes quittant la Wallonie pour s'établir à Bruxelles est quant à lui resté plus stable. Enfin, en 2015-2016 indique le rapport de l'IWEPS, le nombre d'habitants quittant la Wallonie pour s'établir en Région flamande a fortement augmenté. Ces migrations correspondent à différents profils, parmi lesquels des jeunes adultes (20-29 ans) non-Européens qui quittent des communes bien spécifiques de Wallonie pour s'installer dans les grandes villes flamandes. 
 Évolution du nombre annuel de migrations entre les 3 régions belges, de 1997 à 2018 © Statbel ; étude IBSA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CES EMIGRES QUI FUIENT L’IMMIGRATION.

Il faut être plus clair et préciser que la classe moyenne, quelle soit de souche  ou originaire de la diversité fuit le centre de Bruxelles qui ne cesse de s’appauvrir pour renforcer l’immense diaspora de labourgeoisie bruxelloise vers la périphérie verte brabançonne. « Ce mouvement s'élargit vers des zones de plus en plus éloignées, comme la vallée de la Dendre ou la région de Tirlemont, en Région flamande. » selon la bonne vieille théorie de la tâche d’huile qui selon les flamingants menacerait la survie du néerlandais.  Depuis plus de cinquante ans les places laissées vides sont occupées par des allocataires sociaux et des gens à très faibles revenus venus d’ailleurs dans l’espoir d’y trouver un peu de confort et de sécurité. Bruxelles est devenue depuis peu la ville la plus cosmopolite au monde après Dubai.

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