samedi 30 novembre 2019

Entretien historique du couple royal

Entretien historique du couple royal sur la RTBF: "Les gens ne se rendent pas compte du travail immense que Mathilde a fait après 20 ans"

Le Roi et la Reine ont répondu aux questions de Patrick Weber dans une interview historique.
Ce vendredi soir, à l’occasion des 20 ans de mariage de nos souverains, "Le temps d’une histoire", émission portée par Patrick Weber sur La Une, nous a fait revivre, au rythme de plusieurs témoignages et images d’archives, le parcours du roi Philippe et de la reine Mathilde, de leur rencontre à aujourd’hui. Une belle histoire qui a fini en apothéose sur la chaîne belge puisque le journaliste a réussi à interviewer le couple royal pour la télévision. Une première, un entretien historique…
Invité au Château de Laeken, Patrick Weber se tient face aux souverains. “Je n’avais pas besoin de mes notes tellement la discussion était spontanée et agréable”, nous explique le chroniqueur royal qui a eu l’autorisation de poser toutes les questions qu’il avait préparées. “J’ai envoyé au Palais les thèmes que je voulais aborder avec les souverains. Je n’ai pas dû procéder à des modifications.”
Ils reviennent d’abord sur le jour de leur mariage. “Le moment était extraordinaire. On était comme sur un petit nuage", raconte le Roi. "Ce qui me reste le plus, c’était la période avant. On a annoncé les fiançailles et on est resté cachés d’une certaine façon. On ne voulait pas tout de suite se montrer. Il y avait une date prévue. On nous cherchait mais on n’était pas là. On était tous les deux dans un endroit retiré. La population belge a tellement bien accueilli ma fiancée. Ça m’a énormément rapproché du peuple belge. Ils ont accueilli ma fiancée comme leur fiancée.”
"Je m’en souviendrai toujours. J’étais confrontée à une nouvelle vie que je ne connaissais pas du tout", enchaîne la Reine. "J’ai d’ailleurs une anecdote cocasse à raconter. Les bruits sur moi ont commencé trois jours avant la présentation officielle mais personne n’avait de photo de moi. (…) Je suis allée dans une librairie. J’entendais la radio parler de moi et je lisais. Je me disais que je pouvais profiter de mes derniers moments d’anonymat !"

Le souverain a ensuite tenu à remercier son épouse pour tout le travail fourni au quotidien depuis ces 20 ans de mariage. "Les gens ne se rendent pas compte du travail immense qu’elle fait après 20 ans. Je ne pouvais pas imaginer que ça allait être comme ça. (…) Je pense que tout ça est en elle."
Il continue en revenant sur leur mariage: "Je dois dire que ma fiancée, ma femme aujourd’hui, était extraordinaire avec cette robe magistrale et un bouquet qui pesait huit kilos !" Le Roi raconte également que le soir de leur mariage, ils sont partis par "une porte dérobée du jardin. Comme dans un conte de fées."
"Il y avait une petite flamme"
La recette du bonheur selon le souverain belge ? "Quand on se fiance, qu’on choisit une personne, on a quelque chose qui nous touche. Le couple est un mystère . Il ne faut jamais essayer de le comprendre. (…) Quelque chose m’a touché chez mon épouse. Il y avait une petite flamme qui était là. Il faut de temps en temps la regarder, la rallumer . Les choses évoluent. Cette petite flamme, c’est pourquoi je l’ai choisie"
"On est avant tout des parents"
Couple moderne, le Roi et la Reine reviennent ensemble sur leur vie de famille et l’éducation qu’ils donnent à leurs quatre enfants. "Il y a un partage des tâches. Nous travaillons ensemble, nous sommes un couple et nous sommes parents. Ce sont trois métiers qu’il n’est pas simple de coordonner. On commence à savoir, après 20 ans de mariage, à quoi l’autre est plus fort", explique le Roi.
La reine Mathilde enchaîne: "Nous voulons mettre des limites entre notre vie publique et privée. Quand on est avec nos enfants, on est avant tout des parents. C’’est important de garder un équilibre pour que nos enfants nous voient, avant tout comme des parents."
"La famille restera toujours la famille"
Le Roi n’entend pas faire un bilan de ces 20 ans passés aux côtés de son épouse. "Les 20 ans, on va les fêter entre nous. Ca sera notre bilan. On pense déjà aux 20 ans à venir. On espère qu’on pourra rendre les gens heureux autour de nous", conclut le souverain qui espère également que lorsque ses enfants s’envoleront, ceux-ci reviendront rapidement avec "de petits enfants" parce que "la famille restera toujours la famille".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CUCUL  LA PRALINE

Imagine-t-on le couple Macron ou le couple Obama, on ne parle même pas des Trumps ou des Clintons égrainant à la télé ce genre de platitudes magistrales main dans la main ? Aussitôt ils seraient flingués par les medias et entartés par les successeurs de Noël Godin.
Le plus pathétique de l’affaire c’est encore le concert d’éloge des politiques où  Di Rupo et Onkelinx en tête mais aussi Reynders, Milquet mais également l’écolo schaerbeekoise Isabelle Durand se  fendant d’un hommage appuyé, presque larmoyant de nos majestés. Il ne manquait que Raoul. On a même sorti l’inoxydable Adamo  de la naphtaline pour pousser la chansonnette à Mathilde en grattant d’une main raide sa vieille guitare. Francis Delpérée ira jusqu’à gratifier d’un vingt sur vingt son ancien élève particulier dont le Flamands disaient volontiers « hij zal het niet kunnen », il n’y arrivera pas. Pathétique ! On reverra le chaste baiser du prince à sa princesse sur le balcon de l’hôtel de ville de Bruxelles le jour de leur mariage, une singulière et troublante image qu’on a avait fini par oublier.  On en viendrait à regretter les frasques de la cour d’Angleterre.
On remarquera qu’aucune excellence flamande ne s’est jointe au chœur  des éloges ronflants à l’exception de Siegfried Braecke (NVA sur le retour) qui sera le seul à accepter de jouer le rôle ingrat du Flamand de service. La presse flamande a autre chose à faire : elle doit commenter les attaques de la monarchie par les nationalistes qui dénoncent le coût exorbitant de la fondation royale. C’est dire si le ciment monarchique, dernier maillon de l’unité belge, est en train de craquer.  C’est que, 14 ans  après le tollé de Bye Bye Belgium, la RTBF a relayé l’angoisse du parti socialiste - en principe républicain-de voir la Belgique s’évaporer et avec elle les dotations flamandes nécessaires à combler les trous gigantesques de la sécu wallone.
On avait déjà écrasé une larme dans les chaumières en soufflant les 18 bougies de gâteau anniversaire de l’exquise princesse héritière, parfaite bilingue, joker de la monarchie  et incarnation de la Belgique de demain telle que la rêvent les tristes excellences politiques du Sud du pays. C’est dire si la Belgique est en état de « mort cérébrale » comme dit Macron à propos de l’Otan.
MG 


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