mardi 5 novembre 2019

Les jeunes socialistes interpellent le préformateur Rudy Demotte


La Libre Belgique
La jeunesse socialiste s'inquiète. À quelques jours de la fin de la mission royale de Rudy Demotte (PS) et de Geert Bourgeois (N-VA), elle a décidé de faire connaître ses préoccupations quant à son avenir. Dans une lettre ouverte au socialiste chargé d'une mission de préformation, les jeunes PS l'appellent à agir "face à la vague brune flamande et au repli sur soi toujours plus prononcé".

"D'abord, cher Rudy, nous espérons que le fruit de ton travail et les positionnements pris par le parti socialiste garantissent que notre 'Mère Chérie' survive face aux aspirations indépendantistes flamandes", commencent les JS. Leurs trois plus grandes préoccupations? L'emploi, la sécurité sociale et l'urgence climatique.
Surtout, les JS exposent leurs craintes environnementales, faisant écho à celles des milliers de jeunes Belges ayant défilé dans les rues ces derniers mois. "Face à, et malgré les propos climatosceptiques ou dignes d’une autruche que certains tiennent, nous espérons que l'urgence climatique cette question occupera une place centrale dans le rapport,"  de Demotter et Bourgeois.
. "Nier ou reléguer cet enjeu fondamental au second plan ne serait pas une erreur, mais un véritable crime !"
"SI LES PARTIS SONT INCAPABLES DE FORMER UN GOUVERNEMENT, LAISSONS CETTE TACHE A DES EXPERTS"
Le Vif
"Ca a assez duré. Si les partis politiques sont incapables de former un gouvernement, laissons cette tâche à d'autres, à des experts", a défendu Joachim Coens, candidat à la présidence du CD&V, samedi dans les colonnes de Het Laatste Nieuws.
Joachim Coens plaide donc pour un changement de cap.
"Le gouvernement précédent envisageait un déficit budgétaire d'un milliard en 2020. Ce pourrait toutefois être 12 milliards. Ce n'est pas sérieux. Quel citoyen, quelle entreprise veut encore placer son destin entre les mains de personnes qui refusent de décider, de travailler ensemble? Ce pays a besoin d'un gouvernement. Et d'un budget digne de ce nom. Si les partis ne réussissent plus, d'autres doivent s'en charger", estime M. Coens.
Si aucun gouvernement n'est formé d'ici le 1er janvier 2020, un gouvernement technique d'une dizaine d'experts, issus du monde académique, administratif et de l'entreprise, doit être composé, selon le bourgmestre de Damme

PAUL MAGNETTE SUR LA FORMATION FEDERALE: «NOUS N’ALLONS PAS DISCUTER AVEC LA N-VA»
Le Soir
Le président du PS Paul Magnette était invité sur le plateau du journal de la RTBF. Il a exprimé son souhait de ne pas travailler avec la N-VA.

Une marge de négociation avec la NVA ? Pour Paul Magnette, cela n’a jamais été possible : « le Roi a demandé que les préformateurs prennent contact avec tous les partis. Bien sûr, nous répondons aux invitations. (…) On a constaté que la N-VA ne veut pas parler de social et revient avec l’institutionnel, ils veulent scinder toutes les fonctions fédérales. Nous n’allons pas discuter avec la N-VA sur ces sujets. »
Le président du parti socialiste francophone a rappelé que la N-VA n’était pas «incontournable».
« Il y a d’autres formules possibles, la N-VA n’est pas incontournable, on reste du côté des solutions, de la construction, avec d’autres coalitions. Certains partis ont à cœur la justice sociale et l’avenir climatique. Si la N-VA pense que l’institutionnel est la priorité, qu’ils essayent de former majorité.
La situation est compliquée, l’héritage du gouvernement Michel est difficile, 14 milliards de dette, mais nous devons prendre nos responsabilités. Le roi a la situation en main. »
M. Magnette n’envisage pas des élections anticipées si le blocage devait persister. «Nous ne ferons rien pour aller aux élections», a-t-il assuré.
LE PS ET LA N-VA REPONDENT A CHARLES MICHEL: "C'EST L'ESSENCE MEME DE LA DEMOCRATIE"
Belga
Il est temps que les partis impliqués dans les pourparlers en vue de la formation d'un gouvernement fédéral disent clairement s'ils souhaitent mener une politique socio-économique de gauche ou s'ils préfèrent une politique de centre-droit associée à des avancées communautaires, a commenté lundi le ministre flamand Ben Weyts (N-VA) sur Radio 1. "La N-VA joue cartes sur table. Nous sommes prêts à toutes les discussions aussi longtemps que les Flamands puissent obtenir la politique pour laquelle ils ont voté, c'est à dire une approche socio-économique de centre-droit soit via un gouvernement fédéral, soit via des avancées institutionnelles de manière à ce que nous puissions décider seuls de ce qui doit être fait avec notre argent", a déclaré M. Weyts. Le nationaliste flamand a appelé les autres partis à se positionner clairement sur ces questions.
Interrogé sur La Première, l'ancien Premier ministre Charles Michel (MR) a quant à lui demandé au PS et à la N-VA de prendre leurs responsabilités. "S'accrocher à son programme électoral en Belgique, c'est facile mais c'est faire preuve d'un manque de courage, d'une faiblesse, voire d'une lâcheté. Le courage, c'est d'être créatif, innovant, de faire des compromis pour gouverner ce pays avec une majorité parlementaire", a lancé celui qui prendra prochainement la tête du Conseil européen.
"Défendre son programme, respecter les engagements pris face aux électeurs, c'est l'essence même de la démocratie. Ceux qui ont causé la crise sociale et politique dans laquelle nous nous trouvons devraient être les mieux placés pour s'en souvenir", lui a rétorqué le président du PS, Paul Magnette, via Twitter.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« CE COUP CI S’EST GRAVE » Kroll
NON , ON N’EST PAS SORTI DE L’AUBERGE


Il semble même qu’on montre beaucoup de répugnance à y entrer, dans l’auberge.
Ce qui est sûr c’est que tous redoutent les prochaines élections fédérales, qu’elles soient anticipées –Magnette n’en veut à aucun prix, il redoute une montée du PTB  ; la NVA redoute leur issue qui devrait  profiter au  Belang.
Charles Michel a perdu une bonne occasion de se taire. Il porte une responsabilité majeure dans la détérioration du climat politique et il se tire vite fait vers le Conseil de l’Europe où il devra montrer ce qu’il a vraiment dans le ventre. Il risque très vite de rabaisser le ton de plusieurs octaves.
 Mais voici que soudain, face à l’impasse au niveau fédéral qui persiste depuis près de six mois, le chef de groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej, n’exclut pas des élections anticipées. Invité sur la Première, le socialiste a affirmé ce mardi que cette option n’était « pas impossible » même si « pas souhaitable. »
Le chef de groupe PS à la Chambre appelle également l’Open VLD et le CD&V à « faire preuve de lucidité et de clairvoyance » : « Qu’ils arrêtent de se scotcher à la N-VA », a-t-il lancé, assurant qu’il existe d’autres coalitions possibles.
Malheureusement ceci est une pure vue de l’esprit : jamais les Flamands n’accepteront de former une coalition asymétrique  dans laquelle la Flandre soit minoritaire comme les Francophones furent minoritaires au sein du gouvernement de Charles  Michel.
Il y aura donc bel et bien des élections anticipées au niveau fédéral avec le risque que le Belang et le PTB ne crèvent leur plafond électoral de mai 2018.
MG


POURQUOI TOUS LES CHEMINS MENENT AUX ELECTIONS ANTICIPEES

La Libre Belgique 
Les préformateurs Rudy Demotte et Geert Bourgeois n’ont pas réussi à réconcilier le PS et la N-VA. Il est encore trop tôt pour lancer la piste d’un gouvernement fédéral sans les nationalistes flamands. Quel que soit le scénario vers lequel on se dirige, la piste d’élections anticipées ne peut être écartée
Mai 2024. Le prochain rendez-vous électoral est censé avoir lieu dans un peu moins de cinq ans, à nouveau pour un méga-scrutin fédéral, régional et européen, comme le 26 mai dernier. Mais l’hypothèse d’élections fédérales anticipées devient de plus en plus plausible, à mesure que le surplace dans les négociations pour la formation du prochain gouvernement se prolonge. À vrai dire, des élections anticipées, qui auraient donc lieu avant le terme normal de la législature, sont même une issue probable, si pas inévitable, dans tous les cas de figure.



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