mardi 31 décembre 2019

Allocations familiales : "les exceptions ne peuvent être exclues" (Beke)


Le Vif

Une fois reconnues comme réfugiées, il est possible que des familles de demandeurs d'asile perçoivent d'importants arriérés d'allocations familiales, désormais du ressort des Régions. "Les exceptions ne peuvent être exclues, mais les anomalies vont disparaître", a affirmé dimanche le ministre flamand en charge du Bien-être, Wouter Beke (CD&V), après les propos controversés du ministre-président Jan Jambon (N-VA).
"Aujourd'hui, la durée d'attente moyenne lors d'une procédure d'asile est d'environ 15 mois. Mais dans certains cas, elle peut se prolonger plusieurs années. Une famille avec quatre enfants dont la procédure s'étale sur 15 mois peut recevoir environ 10.000 euros, sans supplément social ou lié à l'âge", poursuit le chrétien-démocrate.
"Les médias ont cité l'exemple d'une famille avec cinq enfants qui a attendu huit ans avant l'issue de sa procédure et peut donc prétendre à des arriérés bien plus importants, en principe plafonnés à cinq ans. C'est exceptionnel mais c'est possible", ajoute-t-il.
Pour le CD&V - dans la majorité flamande avec la N-VA et l'Open Vld - il faut supprimer les "anomalies", le parti a fait une proposition en ce sens lors des négociations gouvernementales, selon Wouter Beke.
Le CD&V plaide par ailleurs pour racourcir les procédures de demande d'asile, une compétence fédérale. "Une famille ne peut vivre huit ans dans l'incertitude", a conclu l'ancien président du CD&V.


COMENTAIRE DE DIVERCITY
RAPPORT SAUVY 50 ANS APRES

À partir de 1961, la Wallonie est victime d’une forte baisse de la population couplé d'un vieillissement drastique des structures industrielles. C’est sur base de ce phénomène que le CDW décide alors de solliciter les études du démographe français Alfred Sauvy.
La Commission d’études démographiques wallonne constatait une hausse de la mortalité en Wallonie, une baisse de sa natalité, une évolution constante mais lente du vieillissement de la population wallonne ainsi que le retrait de la Wallonie par rapport à la Flandre.
Le rapport d’Alfred Sauvy se distingue des précédents rapports ayant une nature commune en ce qu’il fait le choix d'envisager le problème démographique d'un point de vue ethnique. Le démographe français  préconisait d’adopter une politique de soutien des naissances qui comprendrait l’adoption de mesure d’aide au 2e et 3e enfant d’une famille. Sauvy soutenait également l’importance d’avoir une politique d’immigration à visée familiale.
Le rapport de Sauvy a causé un choc considérable dans l’opinion publique.
Plus de cinquante ans après on prend conscience de certaines dérives résultant de la « politique Sauvy » qui combine  allocations familiales et immigration.  On constate par exemple : « qu’une fois reconnues comme réfugiées, il est possible que des familles de demandeurs d'asile perçoivent d'importants arriérés d'allocations familiales, désormais du ressort des Régions. » Est-ce bien raisonnable ?
Ne doit-on pas désormais  poser la question de savoir s’il est encore pertinent et sensé  de consacrer des sommes considérables aux allocations familiales encourageant la natalité quand le monde croule sous la charge de la surpopulation. Ecrire cela c’est évidemment  briser un tabou du crédo politiquement correct.
MG 




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