samedi 21 décembre 2019

Di Rupo évoque un putsch au PS datant de 2017


S.Ta.
Dans un entretien au « Morgen », il dénonce aussi le noyautage de la FGTB par le PTB.
Elio Di Rupo avait fait passer le mot. Il ne donnerait pas de grande interview avant le mois de janvier. Il a manifestement fait une exception pour le quotidien flamand De Morgen. Dans un grand entretien publié vendredi, le ministre-Président wallon (PS) qui dirigeait, il y a peu encore, le PS - qu’il a présidé pendant 20 ans - évoque un putsch tenté en 2017 par Thierry Bodson (FGTB) et Jean-Pascal Labille (Solidaris).
Le mot putsch est sans doute un peu fort. Elio Di Rupo fait en fait référence à deux sorties dans la presse des deux éminences de l’action commune (parti-mutuelle-syndicat). À l’époque, Labille considérait que le PS avait « besoin d’un nouvel élan, un nouvel essor, avec une nouvelle équipe ». Il estimait aussi que « celui qui incarne le mieux l’avenir, c’est Paul Magnette », et en appelait à des élections internes anticipées. Thierry Bodson, pour sa part, expliquait que lorsqu’il se rendait à une assemblée syndicale ou dans une manifestation les gens lui disaient « avec Elio, ça ne marchera pas ».
Certains, à l’époque, considéraient qu’il fallait voir derrière ces deux sorties sans effets, la main invisible de Paul Magnette qui trépignait de prendre la main. On constatera avec le recul, que celui qui est devenu président en octobre n’a jamais rien exprimé en ce sens, officiellement en tout cas et qu’il a attendu son tour. Di Rupo considère d’ailleurs que Magnette « n’a jamais voulu participer à cette action, il est trop intelligent et ne souhaitait pas diviser inutilement le parti ». Elio Di Rupo précise qu’à l’époque, il a résisté et « fait preuve de résilience ». Il ajoute : « Les gens auraient-ils soudainement oublié Publifin et le Samusocial avec l’arrivée d’un nouveau président ? J’étais convaincu que non. » Et il conclut en précisant qu’à l’époque : « Presque tout le bureau du parti m’a soutenu. C’est presque une centaine de personnes. »
LE RADICALISME DE LA FGTB
Dans cet entretien, Elio Di Rupo évoque aussi le PTB et ses liens très forts avec la FGTB. Il estime que la FGTB a été infiltrée par le PTB « et pas qu’un peu. C’est un énorme problème pour le parti ». Il considère aussi qu’ »il appartient au syndicat lui-même de ne pas se radicaliser davantage. Quand j’entends parler le PTB, je m’imagine dans l’Union soviétique des années 1950 et 1960, avec une économie dirigée par l’État et un bureau politique qui décide de tout ».


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L’EXTREME CENTRE


Le rapport entre l’article et l’illustration ? Aucun !
Mais si putain, mais c’est bien sûr ! A la réflexion, si la Flandre s’éclate à près de 50% des intentions de vote à la droite extrême et que la FGTB faiseuse de majorité en Wallonie se « ptbise », le point géométrique de leur moyenne ne saurait se trouver qu’à mi distance entre ces deux extrêmes c'est-à-dire à l’extrême centre. Qu’est ce à dire ?
Georges-Louis Bouchez et Joachim Coens ont présenté à la presse l’état d’avancement de leurs discussions pour la formation d’un nouveau gouvernement fédéral. Les informateurs ont officiellement écarté le scénario de la “bourguignonne” (une coalition entre le PS et la N-VA) et celui de l’arc-en-ciel (MR, Open VLD, SP.A, PS, Écolo et Groen) qui n’offrirait qu’une majorité de 76 députés sur 150. “Nous considérons qu’il est nécessaire de sortir de la dichotomie de ces deux formules”, a souligné Georges-Louis Bouchez. Sur quoi planchent désormais le président du MR et le président du CD&V ? Sur la table, on trouve trois scénarios tous situés à l’extrême centre. 
« Les informateurs veulent partir d'un "axe central". "La seule solution possible se situera au centre si on veut réunir une majorité parlementaire suffisante » (Vif) Quand on demandait au puissant cardinal Suenens où il se situait sur l’échelle politique belge, il répondait « à l’extrême centre ».
MG


POUR LES INFORMATEURS, LA SEULE SOLUTION POSSIBLE SE SITUE "AU CENTRE"
Le Vif
Les informateurs royaux, Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V), ont écarté vendredi l'alternative entre une coalition bourguignonne et une coalition arc-en-ciel. La seule solution possible se situera "au centre", ont-ils expliqué au cours d'un point presse qui a suivi leur premier rapport au Roi.

Depuis leur désignation le 10 décembre, les deux présidents de parti ont eu des contacts - que ce soit de manière bilatérale ou multilatérale - avec les dix formations susceptibles de faire partie d'une coalition gouvernementale.
Ils ont dégagé cinq thèmes prioritaires sur lesquels des négociations peuvent avoir lieu: déficit budgétaire et fiscalité; politique sociale; emploi; climat et mobilité; justice, sécurité et immigration.
Les entretiens n'ont pas porté uniquement sur les priorités des uns et des autres mais également sur les formules de coalition. Jusqu'à présent, deux formules tenaient le haut du pavé: la bourguignonne (associant le PS, la N-VA et les libéraux) et l'arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes), éventuellement élargies au CD&V.
"Nous considérons qu'il est nécessaire de sortir de la dichotomie de ces deux formules", a souligné M. Bouchez.
D'après eux, elles présentent l'inconvénient de provoquer "une polarisation" du débat et d'obliger les formations politiques "à faire des concessions trop importantes à leurs yeux, soit à leur gauche, soit à leur droite".
Les informateurs veulent partir d'un "axe central". "La seule solution possible se situera au centre si on veut réunir une majorité parlementaire suffisante", a ajouté le libéral.
MM. Bouchez et Coens n'ont pas souhaité répondre aux questions des journalistes. Ils n'ont donc pas voulu dire si l'"axe central" était composé de leurs deux partis, même si cela paraît vraisemblable. L'ambition des deux partis semble être de constituer un socle de départ centriste qui permettrait à d'autres partis, de gauche ou de droite, de se joindre à eux. Il ne faut donc pas écarter la piste d'une coalition qui réunirait les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V. Il faut plutôt prendre un autre point de départ qui fait en sorte que le CD&V est à la base de la formule et non la pièce rapportée d'un "arc-en-ciel" qui, en 1999, a signifié le renvoi dans l'opposition des chrétiens-démocrates après des décennies au pouvoir.
La semaine écoulée a été riche en déclarations. Les informateurs ont appelé chacun à la "retenue". "Certaines expressions ou attitudes n'ont fait que compliquer les choses", a fait remarquer M. Bouchez.
Les informateurs feront une nouvelle fois rapport au Roi au plus tard le 13 janvier. D'ici là, ils auront mené de nouvelles consultations, politiques mais aussi des forces vives.

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