mardi 24 décembre 2019

Discours de Noël: le roi appelle à la formation d'un gouvernement "le plus rapidement possible" (vidéo)


Le Vif
Le Roi a profité mardi de son discours de Noël pour appeler à la formation rapide d'un gouvernement fédéral afin de répondre aux défis de "l'époque charnière" que vit le pays. Un appel qui se double d'une invitation à rechercher "l'unité dans la diversité, dans le respect des sensibilités de chacun".
"Aujourd'hui, il est capital que nous mettions en place le plus rapidement possible un gouvernement fédéral de plein exercice, capable de prendre des décisions équilibrées et de les porter ensemble avec fermeté. C'est ce sur quoi nous comptons tous, sans plus tarder", a déclaré Philippe alors que sept mois après les élections aucune coalition n'a encore vu le jour.

"EPOQUE CHARNIERE"
Le chef de l'Etat a placé sa traditionnelle allocution de fin d'année sous le signe du changement que vivent nos sociétés, aussi bien sur le plan social qu'économique et environnemental.
"Nous vivons une époque charnière. De remise en question de notre modèle social, économique, environnemental. Une époque où beaucoup ont perdu leurs repères. Et qui exige donc de nous une implication plus importante. Ce n'est pas l'heure du renoncement", souligne-t-il.
Et d'appeler à l'action dans une perspective de long terme.
"Pour changer les choses, il faut d'abord être convaincu, et agir en conséquence. Nous sommes responsables de nos actes. Soyons davantage conscients que notre comportement individuel a des implications pour les autres. Ne cédons pas au court-termisme. Privilégions le long terme. En nous investissant dans des solutions dont nous ne verrons pas nécessairement les résultats nous-mêmes. Mais qui bénéficieront aux générations qui nous suivent", exhorte-t-il.
Espoir et "force collective"
Le Roi n'entend pas esquiver les maux qui affectent la société, dont il dresse un tableau sans fard où ne sont omis ni les assuétudes, ni la violence qui de verbale peut devenir physique. Il ne cite pas d'exemple mais l'exacerbation d'un discours de haine qui mène à l'incendie d'un centre de demandeurs d'asile à Bilzen occupe tous les esprits. Philippe voit à l'inverse un motif d'espoir dans la force collective qu'il constate chez de nombreux Belges et qui se manifeste dans les marches diverses de ces derniers mois et dans les initiatives sociétales en faveur de plus d'échange et de solidarité.
"Nous ne pouvons pas rester indifférents à l'injustice, à la pauvreté, à l'exclusion. A la violence aussi, trop présente autour de nous: cachée au sein des foyers, sournoise dans l'abus d'alcool et de drogues, en particulier chez les jeunes, insidieuse dans la médisance et le soupçon, explicite dans le langage qui juge et le geste qui détruit", déclare-t-il. "Soyons conscients de notre force collective. C'est le mouvement de ceux qui ne se résignent pas. C'est aussi la force tranquille, l'action discrète et puissante de tant de nos concitoyens qui s'engagent pour une société plus humaine", ajoute-t-il.
Jeunesse "prête à s'engager"
La jeunesse occupe une place particulière dans le discours, en écho aux 18 ans de la princesse Elisabeth, héritière du trône, fêtés le 25 octobre en compagnie d'autres jeunes. "Ils ont exprimé leur foi dans l'avenir. Nous avons vu une jeunesse lucide et prête à s'engager. Avec eux, je crois en l'énorme potentiel de notre pays, en notre capacité collective à relever les défis. A condition d'unir nos forces et de rechercher l'unité dans la diversité, dans le respect des sensibilités de chacun", conclut le Roi.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"L'UNITE DANS LA DIVERSITE, DANS LE RESPECT DES SENSIBILITES DE CHACUN".

« L’union fait la force », c’est terminé, « notre invincible unité c’est oublié. » Il reste le palais, ses ors, ses lambris, son beau mobilier et une dotation royale dont on dit de plus en plus qu’elle coûte cher aux belges.
Le coût de la monarchie l'an prochain sera de 36.406.000 euros, rapportent les titres Sudpresse mercredi sur base des montants révélés par la Chambre.
La Liste Civile du Roi et les dotations de trois membres de la famille royale, Albert, Astrid et Laurent, représenteront 13.605.000 euros en 2018. Il s'agit de 266.000 de plus qu'en 2017, une augmentation imputable à l'indexation.
Le montant de la Liste Civile du Roi, qui constitue l'ensemble des moyens immobiliers, matériels et financiers mis par l'État à la disposition du souverain, pour 2018 est de 12.021.000 euros. Les dotations d'Albert, Astrid et Laurent seront respectivement de 943.000 euros, de 327.000 euros et 314.000 euros.
Ces montants ne constituent qu'une partie du coût de la monarchie en Belgique. L'autre est constituée par le paiement des activités de la famille royale. Chaque ministère dispose de son portefeuille pour les assumer. Pour l'année 2018, un montant de 22.801.000 euros est prévu pour prendre en charge toutes ces activités, soit 60.000 euros de moins qu'en 2017. Cela veut dire que, l'an prochain, la monarchie coûtera 36.406.000 euros, soit une hausse de 206.000 euros en un an.
Tout ça pour quel retour sur financement ? Deux discours par an à Noël et au 21 juillet, des prestations publiques nombreuses et l’arbitrage politique après les élections fédérales ce qui n’est pas une sinecure, j’en conviens.
Le roi nous dit avec insistance qu’ « aujourd'hui, il est capital que nous mettions en place le plus rapidement possible un gouvernement fédéral de plein exercice, capable de prendre des décisions équilibrées et de les porter ensemble avec fermeté »
Dont acte ! Et il ajoute, sanglé dans son costume princier de belle coupe et bien calé dans le confort désuet du château de Laeken : "Nous ne pouvons pas rester indifférents à l'injustice, à la pauvreté, à l'exclusion. A la violence aussi, trop présente autour de nous: cachée au sein des foyers, sournoise dans l'abus d'alcool et de drogues, en particulier chez les jeunes, insidieuse dans la médisance et le soupçon, explicite dans le langage qui juge et le geste qui détruit"
Cela aussi, je pense qu’on ne l’ignorait pas.
Enfin, le roi « appelle à l'action dans une perspective de long terme.
Pour changer les choses, il faut d'abord être convaincu, et agir en conséquence. Nous sommes responsables de nos actes. Soyons davantage conscients que notre comportement individuel a des implications pour les autres. Ne cédons pas au court-termisme. Privilégions le long terme »
On ne dira pas que cela vole très haut ni surtout que ceci fasse bouger les lignes. N’est ce pas  cher payer pour un petit pays en voie de sécession ? 
C’est qui qui payera la dotation royale de nos majestés quand le royaume se sera évaporé « confédéralisé ». Et où ira-t-il se réfugier ? A la villa royale d’Ostende ? La ville l’a rachetée il y a quelques années. Au château de Ciergnon au cœur des Ardennes peut-être et aux frais des valeureux wallons ? L’avenir nous le dira. Vous avez dit avenir ?
MG 

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