dimanche 1 décembre 2019

Olivier Maingain au «Soir»: «Je ne sais pas si Défi existera encore dans 25 ans»


     
LE SOIR
Olivier Maingain cédera son fauteuil de patron de Défi dimanche à François De Smet élu  à la présidence de la formation amarante en un seul tour de scrutin, le créditant de 62,3% des voix.. « J’ai fait mon temps », dit-il dans son dernier entretien présidentiel au « Soir ». Il ne quitte cependant pas tout à fait la scène, qu’elle soit politique ou artistique.


LOUIS MICHEL : "ON N'A PAS BESOIN, AU SEIN DU MR, D'UN DEUXIEME PARTI SOCIALISTE"

La Libre Belgique 
Même s'il est aujourd'hui retiré de la vie politique active, Louis Michel conserve un regard acéré sur les vicissitudes dans les différentes régions du pays. L'ancien chef du MR a évidemment suivi de près l'agitation dans son propre parti autour de la présidentielle, remportée par Georges-Louis Bouchez.


DEFI TOURNE LA PAGE D'UN QUART DE SIECLE DE SON HISTOIRE, EN ELISANT LE SUCCESSEUR D'OLIVIER MAINGAIN
Le Vif
Le Bruxellois François De Smet (42 ans reprendra le gouvernail d'une formation qui a étendu son combat focalisé sur les intérêts francophones, vers une approche plus large des enjeux de la société du XXIème siècle.
Au-delà de l'élection, la succession ne sera pas une mince affaire pour le successeur d’Olivier Maingain a été omniprésent, par sa personnalité, mais aussi par sa maîtrise des enjeux institutionnels et politiques du pays.
Avec lui, la formation amarante a connu une réelle mutation: l'explosion, en 2011, de la coalition qu'elle formait, depuis 1993, avec le MR, sur une divergence d'approche du projet de scission de l'arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde sans l'élargissement de Bruxelles; l'ouverture à des thématiques plus larges par le prisme d'une doctrine libérale sociale assumée face à un MR davantage prêt à des compromis avec des libéraux plus conservateurs, en Flandre
Un changement de nom en 2015; une ouverture vers la Wallonie où, fort de quelques dizaines d'élus locaux et provinciaux, DéFI n'a jusqu'à présent pas décroché de siège au parlement régional; ...
A l'interne, la structure du parti à quelque peu évolué avec la désignation de présidences pour Bruxelles, la Wallonie, et la périphérie. L'émergence d'une nouvelle personnalité à la tête du parti né en 1964, pourrait aussi annoncer un approfondissement de la démocratie interne et de la doctrine.
Né le 3 mai 1977, François De Smet est Docteur en philosophie de l'ULB, diplômé d'Études Approfondies (DEA) Transdisciplinaire plurifacultaire. Avant sa récente apparition à la Chambre, à l'issue du scrutin du mois de mai dernier, il a fréquenté le monde politique via son expérience d'attaché, puis de conseiller de l'ex-ministre président libéral du gouvernement de la Communauté française, Hervé Hasquin, de 1999 à 2004. Il a ensuite exercé d'autres fonctions au sein du ministère de la Communauté française.
Fort d'une expérience de collaborateur au Centre pour l'Égalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (2006-2010), il s'est fait connaître, au cours des dernières années, comme directeur du Centre fédéral de la Migration (Myria) (2015-2019).


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE GRAND DEFI DE L’APRES DEFI C’EST LE LIBERALISME SOCIAL

« Avec Olivier Maigain , la formation amarante a connu une réelle mutation: l'explosion, en 2011, de la coalition qu'elle formait, depuis 1993, avec le MR, sur une divergence d'approche relative à l'ouverture à des thématiques plus larges par le prisme d'une doctrine libérale sociale assumée face à un MR davantage prêt à des compromis avec des libéraux plus conservateurs, en Flandre »
Qu’est ce à dire ? Mais clairement que si Charles Michel « l’homme qui veut envoyer un homme sur la lune » incarne avec son successeur Bouchez la tendance droitière du MR.  Défi en revanche incarne depuis une dizaine d’années « le libéralisme social » qu’inventa autrefois Louis Michel et qu’il semble renier aujourd’hui par pur aveuglement face au destin ascensionnel de son fils chéri.
Si on veut bien synthétiser ces trois articles et se donner la peine de réfléchir un peu, il est clair qu’il se crée une fenêtre d’opportunité –quelle laide expression- pour la « renaissance » (je provoque) d’une formation libérale sociale composée des dissidents du MR réunis autour de Christine Defraigne et ce Défi « qui ne durera pas 20 ans selon son patron » et risque de muter en autre chose mais de caractère progressiste. Il n’est pas interdit d’imaginer que le CDh moribond soit intéressé, lui aussi de rejoindre une telle formation. Il est évident que de nombreux nouveaux  adhérents du PTB,  déçus du Parti socialiste, écœurés par ses parvenus magnifiques du Ps pourraient eux aussi se tourner vers cette formation pourvu qu’elle soit portée par une personnalité charismatique et expérimentée en l’occurrence Christine Dufraigne      
« Présidents du CDH, de Défi et du MR : fusionnez ! Ces partis partagent largement les mêmes opinions, mais peinent à exercer autant de pouvoir que jadis. Ils ont tout intérêt à se regrouper. » (professeur Michel De Wolf) 
 Une opportunité unique se présente maintenant avec la désignation du très progressiste François De Smet à la tête de Défi    
1  « Soyons clairs : le rassemblement que nous prônons doit, et ne peut se faire que maintenant, c’est-à-dire rapidement après l’élection des présidents du MR et de Défi. »
 2  « À Bruxelles, le rassemblement des trois partis est la seule alternative si l’on veut éviter l’installation, peut-être pour un siècle (comme ce fut le cas dans certaines communes ouvrières jadis), de bastions de complaisance à l’égard du communautarisme. »
 3  « On est frappé de la convergence idéologique de ces trois partis autour des notions de liberté, de responsabilité et de solidarité. » Soyons tout à fait clair, puisqu’il faut adopter une méthode, une stratégie, il faut bien voir que le Rassemblement des Libéraux Progressistes constitue le meilleur des catalyseurs pour faciliter cette fusion essentielle et nécessaire. 
Le rassemblement des libéraux progressistes avec son  manifeste pour un humanisme libéral pourrait être le catalyseur voire l’aiguillon d’un tel défi lancé à Défi et à tous les libéraux progressiste francophone et ils sont nombreux. 
Avec François De Smet à la tête de Défi le rassemblement des libéraux progressistes a de fortes chances de devenir une réalité.
Ce serait une immense promesse pour l’avenir de Bruxelles.    Le troisième tour des élections libérales commence aujourd’hui. Le vrai successeur de Charles Michel à la tête des libéraux sociaux pourrait très bien, s’il se montre habile, être François De Smet. Charles et son poulain Georges Louis risquent de très, très mal digérer leur poulet dominical.
MG





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