lundi 16 décembre 2019

Vlaams Belang et N-VA proche des 50% en Flandre: la Belgique "un Etat qui progressivement se délite"


Selon le Grand Baromètre RTL INFO-IPSOS-Le Soir, le Vlaams Belang et la N-VA ensemble obtiendraient aujourd’hui 49,4 % des voix en Flandre. Les indépendantistes sont sur le point de dépasser les 50 % au Nord. Qu’en conclure ? Pour rappel, les deux partis penchent pour un confédéralisme.
Pour Karel De Gucht (Open VLD), invité dans l'émission "C'est pas tous les jours dimanche", la Belgique possède "un système qui en principe est confédéral. Il n'y a pas de hiérarchie des normes. On l'a vu avec la CETA (NDLR: l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada), quand Magnette a dit qu'ils (les entités fédérés francophones) devaient aussi donner leur accord sur un pacte international. Nous sommes une sorte de confédération mais avec encore beaucoup de compétences au niveau fédéral. La mouture est confédérale."
Rik Van Cauwelaert, journaliste au 'De Tijd' abonde dans ce sens. "Ça s'évapore aussi du côté de l'Europe. Depuis qu'on a la monnaie unique, il y a une grande partie de la souveraineté belge qui est partie vers l'Europe."
Pour Marc Uyttendaele, professeur de Droit Constitutionnel (ULB), le confédéralisme n'existe pas. Il développe: "Pour qu'il y ait une confédération d'Etat, il faut des Etats indépendants. Autrement dit, des États qui décident par traité de faire des choses en commun. Ici, on est dans la logique complètement inverse. C'est un Etat qui progressivement se délite, mais on est toujours dans le cas d'un Etat unique."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"UN ETAT QUI PROGRESSIVEMENT SE DELITE"

A-t-on pris conscience en toute lucidité du fait que leVlaams Belang est devenu dans les intentions de vote le premier parti de Flandre et de Belgique, loin devant la NVA et le PS ?  Mesure-t-on que Belang et NVA pèsent ensemble près de cinquante 50 % de l’opinion flamande.
C’est dire que la Flandre bascule doucement mais sûrement vers la droite extrême. « De Wever pourra, depuis l’hémicycle flamand, mener la guérilla contre le gouvernement fédéral », a estimé Herman Van Romuy au Zondag. « Les autres membres du gouvernement flamand ne doivent surtout pas se laisser entraîner là-dedans”. 
 A-t-on pris conscience qu’en Allemagne le SPD est en pleine déroute et que le parti de Angela Merkel (la CDU) se tasse dangereusement au profit de Grün diront les optimistes, au bénéfice de l’AFD néo nazie pensent les pessimistes, que Marine Le Pen est tapie dans l’ombre pour observer les faux pas de Macron. Je continue… C’est clair la démocratie n’a plus la cote au sein du grand public qui se tourne vers les systèmes « illibéraux » comme on les nomme en Hongrie et dans els nations groupée autour de l’étiquette Vizgrad.
MG

"BART DE WEVER RESPIRE L'IMPUISSANCE"


Marie Rigot La Libre Belgique
Nouvellement nommés, les informateurs s'activent depuis quelques jours pour essayer de trouver une piste de solution au fédéral. Une mission que certains auraient souhaité voir attribuée à Bart De Wever. Dans une interview à l'hebdomadaire De Zondag, Herman Van Rompuy estime quant à lui que le comportement du président de la N-VA "pose question". "Je vois Bart De Wever se déchaîner depuis des jours, a dénoncé celui qui a été Premier ministre de 2008 à 2009. Il respire l’impuissance. Je pense qu'il n’a toujours pas digéré le résultat des élections et qu'il vise une coalition arc-en-ciel au fédéral".
Selon l'humaniste flamand, les nationalistes ne souhaiteraient pas monter dans un gouvernement fédéral. "De la sorte, De Wever pourra, depuis l’hémicycle flamand, mener la guérilla contre le gouvernement fédéral, a estimé Herman Van Romuy au Zondag. Les autres membres du gouvernement flamand ne doivent surtout pas se laisser entraîner là-dedans”. 
S'il écarte toute possibilité d'accepter une mission royale, Herman Van Rompuy ne veut pas non plus donner de conseils à son parti quant à sa participation ou non à un gouvernement arc-en-ciel. L'ancien Premier ministre a toutefois rappelé le très mauvais souvenir qu'il gardait de l'arc-en-ciel de Guy Verhofstadt. Une coalition à laquelle aspirait pourtant le prédécesseur de Joachim Coens (CD&V) et de Georges-Louis Bouchez (MR), Paul Magnette (PS), qui a dirigé les discussions pendant près de cinq semaines. Il a rendu son rapport au Roi ce lundi 9 décembre sans avoir pu trouver de solution au casse-tête fédéral. 

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