vendredi 10 janvier 2020

Les jeunes filles d’origine asiatique têtes de classe en France, loin devant tout le monde


Selon une étude du Cnam menée auprès de 30.000 élèves de 2007 à 2016, elles connaissent une réussite éclatante, surpassant les jeunes Français d’origine. Depuis le primaire jusqu’aux études supérieures.
Par Marie-Estelle Pech Le Figaro

La prise en compte du sexe, en plus de l’origine migratoire, fournit une photographie plus intéressante. 
Les enfants d’origine asiatique, et plus particulièrement les filles, se démarquent par leur surréussite, même comparés aux Français d’origine: moins de redoublements dès l’école primaire, meilleurs niveaux scolaires en sixième puis en fin de troisième, orientations plus fréquentes vers les filières sélectives, taux record de bacs généraux, notamment scientifiques.
C’est ce que démontre une étude de la sociologue du Cnam Yaël Brinbaum, parue en décembre 2019 dans la revue Éducation et formation du ministère de l’Éducation nationale, qui étudie les «trajectoires scolaires des enfants d’immigrés jusqu’au baccalauréat».


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SURREUSSITE SCOLAIRE DES JEUNES FILLES ASIATIQUES
« It’s cultural stupid ! » On avait déjà constaté que les filles d’origine maghrébine surpassaient largement les garçons en classe. Faut-il y voir un facteur génétique, biologique ou un phénomène purement  culturel ? Ce qui est évident c’est que les filles issues de l’immigration parient plus volontiers sur l’assimilation par l’école que les garçons qui sont plus volontiers enclins à tourner le dos à la scolarité.  Faut-il y une influence négative du salafisme qui gangrène les communautés musulmanes partout en Europe ?
Le philosophe Alain Finkielkraut insiste volontiers et souvent sur la volonté farouche d’assimilation par le biais des succès scolaires des juifs polonais de sa génération. « Moins de redoublements, meilleur niveau scolaire, taux record de bacs généraux… Les enfants d’origine asiatique font mieux que les jeunes Français d’origine. »
MG

LES JEUNES FILLES D'ORIGINE ASIATIQUE, BONNES ELEVES DU SYSTEME EDUCATIF FRANÇAIS
valeursactuelles.com
Moins de redoublements, meilleur niveau scolaire, taux record de bacs généraux… Les enfants d’origine asiatique font mieux que les jeunes Français d’origine. 
PEU DE REUSSITE CHEZ LES DESCENDANTS MAGHREBINS, TURCS ET SUBSAHARIENS 
La prise en compte du sexe, en plus de l’origine migratoire, fournit quelques indications intéressantes. Ainsi, 92% des jeunes filles d’origine asiatique obtiennent leur baccalauréat, contre 85% chez les Français d’origine. Chez les garçons, 85% des descendants d’Asiatiques ont leur bac, contre 75% chez les jeunes Français d’origine. Autre indication, les garçons d’origine subsaharienne, maghrébine ou encore turque ont de grandes difficultés à obtenir leur baccalauréat, avec respectivement un taux de réussite de 61, 64 et 64%. Les jeunes filles issues de ces régions font, elles mieux que les jeunes Français d’origine avec respectivement 84, 80 et 75% de réussite. En revanche, elles obtiennent beaucoup moins de bacs généraux : - 15 points pour les filles d’immigrés maghrébins et - 22 points pour les filles originaires d’Afrique subsaharienne ou de Turquie. 
UNE DIFFERENCE D’EDUCATION ET DE CULTURE 
Par ailleurs, les descendants d’immigrés asiatiques sont surreprésentés parmi les bacheliers scientifiques, rapporte l’étude, avec 36% des filles et 42% des garçons, contre seulement un quart des Français d’origine. A l’inverse les descendants d’immigrés subsahariens et turcs y sont minoritaires, avec 7 et 9%. Pour deux connaisseurs des modèles éducatifs, Jean-Marie De Ketele et Bernard Hugonnier, cités par Le Figaro, ces différences s’expliquent par le culte de l’apprentissage par la répétition dans les pays asiatiques. Le travail y est également reconnu comme une valeur en soi et les élèves sont capables d’une forte persévérance dans l’effort. S’y ajoute une « forte pression exercée par les parents quant au travail scolaire, qui s’oppose à un certain laxisme occidental où l’objectif semble désormais de faire d’abord plaisir aux enfants », notaient-ils dans la Revue internationale d’éducation de Sèvres. 

PASCAL BRUCKNER: «LA FRANCE N’A QUE LE MINCE GLACIS DE LA LAÏCITE A OPPOSER AU FANATISME»
FIGAROVOX/ENTRETIEN - Malgré la manifestation spectaculaire en réaction à l’attentat contre Charlie Hebdo, le 11 janvier 2015, la société française a intériorisé les interdits que l’islamisme prétendait lui imposer, juge le philosophe et écrivain*.
LE FIGARO.- CINQ ANS APRES L’ATTENTAT DE CHARLIE HEBDO, COMMENT JUGEZ-VOUS LE RAPPORT DE FORCE DE LA REPUBLIQUE FACE A L’ISLAMISME? SOMMES-NOUS GLOBALEMENT SORTIS DU DENI?
Pascal BRUCKNER.- J’ai plutôt l’impression que nos défenses immunitaires se sont effondrées et que l’islamisme gagne. Ses principales revendications ont été satisfaites: plus personne n’ose publier de caricatures de Mahomet. La «correction politique» implique de surveiller notre langage avec une précaution renouvelée. L’autocensure prévaut. L’antiracisme est plus que jamais l’alibi du déni. Le 11 janvier 2015 a été le dernier acte de résistance: petit à petit les pudeurs ont fait leur retour. Les grandes écoles, les universités sont noyautées par les indigénistes et les décoloniaux. On dirige les haines contre ceux qui résistent à l’obscurantisme et non contre ce dernier. Sans parler de la psychiatrisation du terrorisme pour mieux exonérer l’islam: «Allah akbar» est devenu, à croire les spécialistes, le cri de ralliement…

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