vendredi 24 janvier 2020

Les réactions de la N-VA sont violentes à l'encontre de Georges-Louis Bouchez

Antonin Marsac La libre Belgique

Georges-Louis Bouchez, président du MR, a accordé une interview au magazine Wilfried alors qu'il est informateur. Dans cette interview, deux phrases ont particulièrement retenu l'attention, puisque le libéral déclare ceci: "Il faudrait remettre toutes les compétences au niveau fédéral. Moi, je suis pour un Etat unitaire". Cette sortie a été considérée par certains comme une attaque à l'encontre de la N-VA, puisque le parti nationaliste milite pour une réforme de l'Etat et un transfert de compétences vers les Régions.
Pour sa défense, Georges-Louis Bouchez a précisé que l'interview accordée au magazine n'était aucunement source de propositions politiques, mais juste un idéal "politico-philosophique" étalé sur huit pages.
En tout cas, la N-VA, mais pas seulement, a sauté sur l'occasion pour sanctionner le faux-pas de l'informateur libéral. "Dat noemen ze 'rater la chance de fermer sa g...'", a tweeté Sigfried Bracke, l'ancien président de la Chambre des représentants et membre du parti nationaliste.

Hendrik Vuye, ex-figure de la N-VA et aujourd'hui député indépendant, a lui aussi souligné que pour un "unitariste" comme se prétend l'être Georges-Louis Bouchez, en "vrai Belge", il devrait maîtriser la langue néerlandaise.
Bart De Wever a pour sa part dit que la vision du président du MR renvoyait à la Belgique du 19e siècle.



Het unitarisme dat @GLBouchez voorstelt werpt ons terug naar de 19de eeuw. Iedereen heeft recht op een eigen opinie, maar als informateur help je de zaken zo niet vooruit.

Georges-Louis Bouchez a, peut-être de bonne foi, fait part de sa vision sans arrière-pensée. Mais il s'avère que, pendant cette période, cela peut sembler une erreur politique. En tout cas, la N-VA a saisi la balle au bond. Reste à voir ce que cela va donner prochainement et qui en paiera le prix. Ou plutôt qui tirera bénéfice de cette polémique.
Le président du CD&V Joachim Coens, qui partage la mission d'informateur avec Georges-Louis Bouchez, a pour sa part nuancé le débat. Il a souligné que, par ses déclarations, Georges-Louis Bouchez prouve "que le prochain gouvernement devra en tout cas avoir un débat approfondi sur la façon de renouveler les institutions. Le thème est à l'ordre du jour".

François De Smet, nouveau président de Défi, participait lui aussi à l'interview croisée pour Wilfried. Il a réagi ce matin et a appelé le public à lire au-delà des petites phrases.
Du côté des politiques flamands issus d'autres partis que la N-VA, les réactions sont beaucoup plus nuancées et diplomates, comme le montrent les tweets de Gwendolyn Rutten (Open VLD), Bart Tommelein (Open VLD) ou Kristof Kalvo (Groen).


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
VERTIGINEUX! UNE GRAVE  ERREUR POLITIQUE

Cette déclaration intempestive est vraiment  d’une vertigineuse connerie. On en vient à se demander comment les barons  libéraux francophones ont pu se choisir pareil hystrion comme président de parti.
Cela participe de l’irruption de l’imprévisible dans la politique belge.
Madame Defraigne doit se ronger les sangs de n’avoir pas su s’imposer dans ce MR  qui, avec Bouchez se révèle nostalgique de la Belgique de papa. Il serait opportun , comme nous le disons depuis des mois, que se  crée au centre de la francophonie un nouveau mouvement, voire carrément un parti qui regroupe tous les partisans  d’un libéralisme social à la Louis Michel ou Guy Verhofstadt. Le plus cocasse, le plus paradoxal c’est que Louis Michel lui–même semble se renier par aveuglement pour le parcours sidérant de son fils Charles.
Bouchez entraînera la Belgique non pas vers l’unité qui le taraude mais au contraire , il risque de la précipitera  dans le chaos!
Ce homme est dangereux.
MG

Aucun commentaire: