samedi 29 février 2020

15 questions que vous vous posez sur le coronavirus


Comment peut-on éviter d'être contaminé ?
Les médecins continuent leurs recherches: y a-t-il un espoir de vaccin ?
Si le coronavirus venait à se répandre, la Belgique pourrait-elle faire face ?
Le masque médical peut-il limiter la propagation des maladies respiratoires ?
Il y a-t-il d'autres coronavirus ?
La Chine dit-elle la vérité sur l'ampleur de la crise et sa capacité à la gérer ?
Quel impact sur les relations de la Chine avec le monde ?
L’affaire du coronavirus va-t-elle ébranler  le pouvoir de Xi Jinping ?
Les Etats-Unis instrumentalisent-ils la crise du coronavirus pour régler leurs comptes avec la Chine ?
Quels risques pour les chaînes d’approvisionnement dans les usines ?
Peut-on espérer un rebond rapide de la croissance économique ?
Est-il normal que la prévention fasse  défaut ?
Si vous désirez annuler un voyage en Chine, le séjour sera-t-il remboursé ?
Les journalistes en ont-ils trop fait?
Y a-t-il en Belgique une recrudescence des propos et actes racistes envers les personnes d’origine asiatique ?
Avant le coronavirus, quelles autres épidémies ont traversé la Belgique ?


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
JE M’EN LAVE LES MAINS

Comme Ponce Pilate. Souvent et avec du bon savon liquide. C’est tout ce que je puis faire  en évitant de vous serrer la main en me disant que la cigarette, l’alcool ou l’automobile que j’emprunte au quotidien font plus de morts que le plus insidieux des virus… 
Ces 15 questions sont elles existentielles ? Pas vraiment, donc oublions les.
Nous pouvons tous mourir demain mais nous nous imaginons tous immortels. Memento mori donc ? Non memento vivere ! N’oublions pas de vivre pleinement, sainement et surtout gaiment. 
« Il faut rigoler, il faut rigoler
Pour empêcher le ciel de tomber. »
MG


CORONAVIRUS AU LUXEMBOURG: LE PATIENT EST PASSE PAR L’AEROPORT DE CHARLEROI

L’homme revenait d’un voyage en Italie. Sa famille a été placée en quarantaine.
par AFP et le Soir

Mathieu Golinvaux
Un premier cas du nouveau coronavirus a été diagnostiqué au Luxembourg, a annoncé samedi soir la ministre luxembourgeoise de la Santé, Paulette Lenert. Le patient âgé d’une quarantaine d’années avait séjourné en Italie et il est rentré par avion en passant par l’aéroport de Charleroi (Belgique), a précisé Mme Lenert lors d’un point presse.
 Le patient âgé d’une quarantaine d’années avait séjourné en Italie et il est rentré par avion en passant par l’aéroport de Charleroi (Belgique), a précisé Mme Lenert lors d’un point presse. Elle a ajouté que le malade avait manifesté des symptômes «au début de la semaine».
La ministre a précisé que des recherches sont en cours «pour identifier les personnes» avec lesquelles le patient a été en contact. Il a été mis à l’isolement avec sa famille au Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL) mais cette dernière ne présente pas de symptôme. D’autres membres de sa famille ont été placés en quarantaine par mesure de précaution.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PAR PRECAUTION ?

Mieux vaut en rire sans masque ou bien si, avec les masques grimaçants de James Ensor. Ni Donald Trump avec ses tweets ridicules, ni Macron en manches de chemises ni la grosse Maggy n’arrêteront la progression d’un virus qui se moque des principes de précaution comme le migrant moyen ignore en les contournant les murs destinés à le contenir.
Homo sapiens demens récolte ce qu’il mérite : une formidable crise d’humilité.
MG 

Joachim Coens émet la possibilité d'une coalition corona


Le Vif

Le président de CD&V, Joachim Coens, déclare qu'il faut un gouvernement "énergique" pour faire face à l'impact économique du coronavirus. "Nous pourrions peut-être discuter d'une coalition corona de ceux qui veulent faire quelque chose, qui veulent mettre de l'ordre dans le budget, s'attaquer à la compétitivité, améliorer le pouvoir d'achat des gens", a-t-il déclaré vendredi sur Radio 1.
Dans le cadre de la recherche d'un nouveau gouvernement fédéral, le roi Philippe a confié mercredi dernier une mission au président de la Chambre, Patrick Dewael (Open Vld), et à la présidente du Sénat, Sabine Laruelle (MR). Ils doivent "établir les contacts politiques nécessaires en vue de former un gouvernement de plein exercice".
Dewael et Laruelle ont déclaré vouloir travailler discrètement, et les observateurs disent qu'ils doivent apaiser les esprits après les vetos et les rejets.
La mission de l'ancien chargé de mission royal Koen Geens (CD&V) a pris fin après que le président du PS, Magnette, ait une nouvelle fois rejeté la piste d'un gouvernement avec la N-VA. Le CD&V, qui se dirige vers un gouvernement à majorité flamande et donc avec la N-VA, a réagi avec beaucoup d'agacement à ce rejet. Les chrétiens-démocrates flamands, à leur tour, sont prêts à une "coalition Vivaldi" (avec les socialistes, les libéraux verts et les chrétiens-démocrates, mais sans la N-VA).
Le président de CD&V, Coens, a déclaré que les présidents parlementaires Dewael et Laruelle avaient eu des contacts cette semaine. Il a lui-même déjà eu une conversation avec eux, a-t-il dit sur Radio 1.
Le CD&V reste disponible pour négocier, mais continue également à plaider pour une majorité de chaque côté de la frontière linguistique, a déclaré Coens. Le président du CD&V souhaite une fiscalité plus équitable, maintenant qu'il s'avère que des milliards de dollars continuent d'affluer de la Belgique vers les paradis fiscaux. Coens veut voir quelles recommandations de la commission parlementaire autour des PanamaPapers peuvent encore être mises en oeuvre.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ET QUOI ENCORE ?

On pourrait s’imaginer qu’ils se foutent de nous. Mais non pas du tout, c’est leur manière à eux de faire le job en ne le faisant pas et en attendant je ne sais quel imprévisible événement. Et voici qu’il surgit, l’imprévisible sous la forme d’un virus facétieux qui brouille toutes les cartes, progresse d’irrésistible manière et fait déjà s’effondrer le cours des bourses. Certains y voient les prémices d’un nouvel effondrement des marchés, d’autres l’intervention d’une invisible main soucieuse de réguler les exubérances  démographiques des ces dernières décennies. Allez donc savoir. Ce qui est sûr c’est qu’on aurait tort comme Trump de se réjouir que « son America » demeure épargnée ou d’imaginer que la pandémie s’arrêtera par miracle aux frontières de notre petit royaume. Olivier Mouton se dit persuadé que nos présidents de partis savent ce qu'il leur reste à faire.
Il, me paraît bien optimiste cet excellent journaliste.
MG


NOUS AVONS BESOIN D'UN GOUVERNEMENT FEDERAL DANS UN MONDE DANGEREUX

Olivier Mouton
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express
Ce ne seront peut-être pas les marchés qui forceront cette fois la Belgique à bouger (quoique), mais bien une maladie qui se répand de par le monde.
Nous vivons dans un monde dangereux, où les conflits se multiplient et où les menaces deviennent globales. Face à cela, la Belgique fédérale semble rester les bras ballants. Même quand il occupe la présidence tournante du Conseil de sécurité - un honneur -, notre pays provoque des crises de rire tant son incapacité à former un gouvernement fédéral sème le doute sur sa capacité à agir.
Le Brexit est devenu une réalité, mais rien n'a bougé chez nous en dépit de l'impact potentiel pour notre économie. Le déficit budgétaire s'envole et les marchés commencent à s'inquiéter, mais rien ne se passe dans notre pays de cocagne qui joue avec son bonheur. L'Europe fait face à la montée des nationalismes, du terrorisme d'extrême droite, mais on regarde les trains passer. Pour ne pas parler du climat qui nécessite des réponses urgentes - dans quelle langue faut-il le répéter ? Désormais, de nouvelles menaces, réelles, nous pendent au nez, sous la forme de la pandémie du coronavirus, de son impact important sur les marchés, voire d'un conflit armé susceptible de dégénérer à la frontière turco-syrienne, et cela pourrait-il bouger, enfin, au niveau fédéral ?
Bien sûr, notre pays a déjà fait face à des blocages de longue durée, nous avons même voté une intervention militaire (en Lybie) en affaires courantes, mais est-ce satisfaisant ? Bien sûr, la mise en place des gouvernements régionaux compensent la paralysie du fédéral dans notre pays complexe, mais voyez-vous des impulsions notables émanant de Wallonie, de Flandre ou de Bruxelles ?
Joachim Coens, président du CD&V, propose donc la mise en place d'un coalition "corona" pour prendre les mesures d'urgence qui s'imposent face à l'épidémie. L'idée ne manque pas de piquant de la part d'un ex-missionnaire royale dont le parti détient avec le PS l'une des deux clés susceptibles d'ouvrir la porte d'une majorité fédérale. Passons aussi sur le fait que l'on se moque déjà de toutes parts sur l'idée génial de baptiser un gouvernement d'un pays mal en point du nom... d'une maladie. Sur le fond, comment toutefois ne pas insister sur la nécessité d'entamer enfin des négociations au fédéral pour éviter des élections? Bart De Wever avait brandi la menace si rien ne bouge d'ici mai. Les missionnaires royaux Patrick Dewael (Open VLD) et Sabine Laruelle (MR) consultent dans la discrétion. Leur premier deadline est fixé au 9 mars: pourquoi ne pas bouger, enfin, dès la semaine prochaine?
Ce ne seront peut-être pas les agences de notation ou les marchés qui permettront de débloquer la Belgique, mais bien une maladie qui se répand de par le monde. Quoique c'est soudain l'impact de la maladie sur les marchés financiers qui semble surtout être le vrai levier. Si la dégradation de la situation géopolitique venait à s'en mêler, messieurs les présidents de parti, vous savez ce qu'il vous reste à faire.


vendredi 28 février 2020

Le Conseil de l'Europe très inquiet de la multiplication des actes racistes en Europe


Le Vif

Le Conseil de l'Europe s'est alarmé de la multiplication des actes et de la banalisation des discours racistes en Europe, mettant aussi en garde contre les risques de discrimination représentés par l'intelligence artificielle, dans un rapport publié jeudi.
L'organe indépendant d'experts du Conseil de l'Europe chargé de combattre le racisme, l'ECRI, pointe "l'influence croissante des politiques ultranationalistes et xénophobes en Europe, un discours de haine qui donne le ton sur les réseaux sociaux, une islamophobie et un antisémitisme rampants, et un environnement de plus en plus hostile aux ONG qui oeuvrent pour les groupes vulnérables", les qualifiant d'"évolutions alarmantes".
"L'Europe est confrontée à une terrible réalité: les actes de violence inspirés par l'antisémitisme, la haine à l'égard des musulmans et les autres formes de haine raciale se multiplient à un rythme alarmant", a averti la Secrétaire générale du Conseil de l'Europe, Marija Pejcinovic Buric, citant la fusillade qui a fait neuf morts à Hanau en Allemagne la semaine dernière.
Le rapport de l'ECRI pointe des problèmes récurrents de discriminations envers les musulmans, les juifs, les Roms et les personnes noires dans les 47 Etats membres du Conseil, jugeant nécessaire "une approche plus proactive et un soutien à une éducation inclusive".
Pour les personnes LGBTI, "si de nombreux pays ont intensifié leur action en faveur de l'égalité, d'autres ont pris la direction opposée et les personnes LGBTI continuent d'y être victimes de harcèlement, de menaces et de violence".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"EVOLUTIONS ALARMANTES ».

« L'organe indépendant d'experts du Conseil de l'Europe chargé de combattre le racisme, pointe "l'influence croissante des politiques ultranationalistes et xénophobes en Europe, un discours de haine qui donne le ton sur les réseaux sociaux, une islamophobie et un antisémitisme rampants, et un environnement de plus en plus hostile aux ONG qui oeuvrent pour les groupes vulnérables", les qualifiant d'"évolutions alarmantes ». Il juge nécessaire "une approche plus proactive et un soutien à une éducation inclusive".
C’est dire si la situation est préoccupante. Chacun désormais se lâche sur les réseaux sociaux qui servent, répétons  le une fois encore, de caisse de résonance et point de « raisonnance » ou disons plutôt de raisonnement mais au contraire d’exutoire de toutes les frustrations qui s’accumulent et finissent par éclater comme les coulées de lave après une explosion volcanique. Il s’ensuit une escalade de toutes les formes de radicalisation que ce soit de caractère islamiste ou néo fasciste de plus en plus fréquemment. L’esprit du temps incline à l’extrémisme radical et c’est  infiniment préoccupant car cela rappelle de plus en plus l’esprit des années trente et la grande crise de la démocratie.  Les attituded discriminatoires « envers les musulmans, les juifs, les Roms et les personnes noires dans les 47 Etats membres du Conseil, nécessitent  "une approche plus proactive et un soutien à une éducation inclusive".
C’est le moins qu’on puisse dire.
MG   



jeudi 27 février 2020

Coronavirus: pour la ministre Désir, "une interdiction des voyages scolaires en Italie n'est pas justifiée"


Le Vif
La ministre de l'Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles Caroline Désir estime que la propagation du coronavirus en Europe ne justifie pas encore d'interdiction des voyages scolaires en Italie, rapporte La Dernière Heure mercredi.

Si certaines écoles ont pris la décision d'annuler des voyages scolaires en Italie par précaution, l'annulation générale n'est pas encore à l'ordre du jour. La ministre Caroline Désir dit suivre la situation de près et être en contact avec les affaires étrangères.
Selon elle, la situation ne justifie pas encore une interdiction des voyages. "Selon les Affaires étrangères, la situation ne justifie pas à ce stade qu'une mesure générale d'interdiction des voyages scolaires en Italie soit prise. Chaque pouvoir organisateur doit par contre suivre scrupuleusement les recommandations du SPF Affaires étrangères et leur évolution au jour le jour, en fonction de la zone où le voyage scolaire doit avoir lieu", explique-t-elle.
La ministre prévoit en outre de faire parvenir une circulaire aux établissements scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin de les informer des dernières décisions en la matière.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA FAUTE A L’IMPREVISIBLE ?

Si j’étais encore chef d’établissement j’empêcherais les départs en Italie.
J’étais jeune prof et nous devions aller à Londres. Le préfet annula le voyage à cause des attentats commis par l’IRA et nous avons découvert Berlin ouest et aussi Berlin Est.
Je ne voudrais pas être le chef d’établissement qui annonce aux parents d’élèves que le car belge a été placé en quarantaine entre Rome et Milan en raison d’un danger de contamination ou pire encore que plusieurs ados sont contaminés par le virus. Devant une telle légèreté de la  part d’une femme politique, on peut se dire que cela tient du miracle que le corona virus ne se soit pas (encore) manifesté chez nous. On ne perd rien pour attendre. Si cela devait se produire, on le mettra encore sur le compte de l’imprévisible.
MG

mercredi 26 février 2020

Les futurs professeurs devraient maîtriser le français... ou doubler


Le Vif
Sur le principe, tout le monde est d'accord: les futurs professeurs doivent maîtriser la langue française. Le décret qui régit la manière d'atteindre cet objectif fait cependant débat: écoles supérieures et syndicats étudiants proposent des réformes divergentes, écrit samedi Le Soir dans ses colonnes.
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Le décret impose aux futurs enseignants de réussir un test de maîtrise du français au tout début de leur cursus. En cas d'échec, leur programme de cours serait alourdi de cinq crédits supplémentaires visant à résorber leur retard, tout en reportant cinq autres crédits aux années suivantes. Une formule qui ne satisfait personne, avec ses allures d'examen d'entrée.
Les établissements supérieurs proposent dès lors que les étudiants passent un test durant le premier quadrimestre pour mesurer leur niveau. Au deuxième quadrimestre, tous les étudiants suivraient une formation relative à la maîtrise approfondie de la langue française et, en fin d'année, ils devraient réussir un "test simultané, identique et certificatif". Un échec signifierait l'obligation de recommencer sa première année, qu'importent les résultats obtenus dans les autres matières.
Pas question, réplique la Fédération des étudiants francophones, qui y voit un "filtre social", une "occasion de plus d'allonger les études" et une pratique "psychologiquement très violente". Chems Mabrouk, présidente de la FEF, rappelle en outre la pénurie de professeurs. "Rajouter une quatrième année dans le cursus risque de faire diminuer les inscriptions, à l'instar de ce qu'il s'est passé en soins infirmiers", souligne-t-elle.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ENSEIGNANT, UN METIER EN PENURIE ?

C’est dramatique mais de moins en moins de jeunes sont attirés par le plus beau métier du monde. Au vrai, il ne l’est plus en Communauté française où les écoles doivent scolariser des élèves de moins en moins biens socialisés, on disait éduqués autrefois, singulièrement dans les grandes villes. Beaucoup quittent la profession enseignante après trois ou cinq ans car ils ne parviennent pas à s’imposer dans la jungle des classes. On constate une féminisation massive de la profession qui doit faire face à un public d’élèves issus de la diversité et souvent de confession musulmane qui ont pour les femmes un respect mitigé. Les institutrices se recrutent plus souvent dans les septièmes professionnelles que dans l’enseignement général. C’est dire que ce ne sont pas ou plus les meilleurs élèves qui choisissent les carrières enseignantes. Il s’en suit une chute du niveau général de la qualité de ces enseignant(e)s. Il s’agit d’un problème de société ou plus exactement de civilisation.
Il faut bien voir que si nos autorités régionales et communautaires ne prennent pas ce problème à bras le corps comme le firent les Finlandais nous vivrons bientôt dans une Belgique francophone  en voie de dé civilisation. C’est extrêmement préoccupant. 
L’instauration d’un examen mesurant la non maîtrise du français des candidats enseignants n’est pas susceptible de résoudre le problème. Elle ne saurait en effet que faire un constat de carence.  
La connaissance du français doit s’installer dès l’école maternelle surtout quand le français n’est pas parlé à la maison. On aurait tort de sous estimer l’influence négative de certaines mosquées où enseignent des imams importés qui volontiers dénigrent l’enseignement dispensé dans les écoles belges. C’est un argument qui doit inciter les autorités belges à accélérer la concrétisation de la création d’instituts de formation musulmane de Belgique en Belgique.
L’islam peut et doit s’enseigner en français et non pas en langue arabe. Le coran est formel, il s’agit d’une descente en arabe car destinée à l’époque de la révélation à un peuple de langue arabe.
On entend peu madame Désir la ministre de l’enseignement et moins encore son parti s’exprimer  sur ces questions qui sont pourtant  essentielles. La tonitruante Joëlle Milquet et Martine Schyns son successeur, enseignante de formation, semblaient déterminées à prendre le problème à bras le corps. On allait voir ce qu’on allait voir…Et on ne vit rien venir hormis un pacte qui n’a d’excellence que le nom.  C’est, disons le doucement, absolument dramatique.
MG

FREDERIC BEIGBEDER: «LE PASSE DEVANT SOI»
CHRONIQUE - Béatrice Kahn publie son premier roman. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.
Figaro
Lycée Montaigne, Paris 6e, en face du jardin du Luxembourg, 1978. À 14 ans, Béatrice Kahn est la star de ma classe de 4e. Elle obtient 20/20 à toutes ses rédactions. La prof de français lit ses textes à haute voix et tous ses camarades sont admiratifs. Je me souviens d’une prose poétique influencée par Rimbaud et Vian. Je crois que toute la classe était amoureuse de Béatrice Kahn, les filles comme les garçons. Béatrice Kahn sentait le parfum Cacharel ou le baume du tigre.
C’était la première fille de 4e à avoir des seins. Dans mon souvenir, elle ressemble à Betty Boop. Dans les boums, elle était toujours dans la lune, parlait très peu. Son talent de plume augmentait son mystère. Nous étions tous convaincus que plus tard Béatrice serait un grand écrivain. Je l’ai complètement perdue de vue quand j’ai quitté Montaigne pour le lycée Louis-le-Grand. Beaucoup d’années ont passé, notre jeunesse est désormais loin derrière nous.
Toujours aussi éthérée, mystérieuse, inaccessible : elle n’a pas changé. Sa ¬dédicace est ¬discrète, de la même calligraphie ronde que sur ses ¬copies de 1978

FRANÇOIS CHENG, INVITE EXCEPTIONNEL DE «LA GRANDE LIBRAIRIE»
• Par   Mohammed Aïssaoui 
Mercredi, l’écrivain et poète, qui siège à l’Académie française, évoquera la foi à travers son livre sur Notre-Dame de Paris.
Sa parole est aussi calme que forte. François Cheng sera l’invité exceptionnel de l’émission «La Grande Librairie», mercredi 29 janvier, à 20h50, sur France 5. Une heure de grande écoute pour un écrivain qu’il faut absolument écouter. Il parlera de la foi, à travers sa dernière publication À Notre-Dame, une communion universelle (aux éditions Salvator), un livre né après que les flammes ont jailli des entrailles de Notre-Dame, le 15 avril 2019.
Le mercredi 17 avril, Cheng était intervenu dans l’émission littéraire. Il avait dit, à propos de Notre-Dame et de l’émotion que l’incident a suscité «C’est alors que les Français ont eu comme une révélation: c’est bien ce monument-là, et non un autre, qui incarne notre âme commune. Chargé de spiritualité et d’histoire, il est véritablement fait de pierres vivantes, autrement dit de notre chair et de notre sang, puisqu’un cœur n’a jamais cessé d’y battre.» Son intervention a eu un grand retentissement, et de nombreuses lettres avaient été envoyées à «La Grande Librairie».
Il impose ses silences
«“La Grande Librairie” vous propose de prendre de la hauteur et du temps pour réfléchir, avec un écrivain dont toute l’œuvre est une invitation à vivre mieux», souligne François Busnel, le fondateur de l’émission. En effet, l’écrivain, qui siège à l’Académie française, impose son rythme lent, ses silences, le temps de la réflexion, c’est sans doute pour cela qu’il séduit autant. Ses livres, tels que Cinq méditations sur la beauté ou De l’âme, ont figuré en tête des meilleures ventes.
. C’est l’un des rares auteurs qui peut se targuer de rencontrer un large public en leur proposant des poèmes.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PLUS QU’UNE LANGUE, LE FRANÇAIS EST UNE PATRIE LITTERAIRE

Béatrice Kahn, François Cheng et Albert Camus ont fait du français la patrie qu’ils habitent autant qu’elle les habite. Hannah Arendt a fait pareil pour l’allemand. Malraux croyait à raison que la liberté se conquiert. C’est encore plus vrai pour la langue et celle-ci n’est pas forcément maternelle. On est en droit d’attendre des enseignants, de tous les enseignants de Wallobrux, même de ceux qui n’enseignent pas le français qu’ils aient de cette langue une parfaite maîtrise quelle que soit leur origine. 
« La Fédération des étudiants francophones,  voit dans l’obligation de maîtriser le français un "filtre social", une "occasion de plus d'allonger les études" et une pratique "psychologiquement très violente". Elle se trompe, elle nous trompe et surtout elle trompe les candidats enseignants. C’est là pure démagogie dont les victimes seront les futures élèves de ces enseignants en herbe. 
MG

mardi 25 février 2020

Le parti nationaliste allemand mis en cause dans les récents attentats racistes en Allemagne


Le Vif

L'extrême droite politique en Allemagne se retrouve sur la défensive après les attentats racistes de Hanau, accusée de les avoir encouragés par ses diatribes anti-migrants. Certains vont jusqu'à demander qu'elle fasse l'objet d'une surveillance policière.
"Nous savons depuis longtemps que les paroles peuvent être suivies d'actes et les élus du peuple ne peuvent se dédouaner de cette responsabilité", a estimé le président de la chambre des députés, Wolfgang Schäuble, dans une interview samedi au quotidien Handelsblatt.
Une attaque visant le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), devenu depuis 2017 la principale force d'opposition au Bundestag avec 89 élus en surfant sur les craintes suscitées dans la population par l'arrivée de plus d'un million de demandeurs d'asile en 2015 et 2016."Le problème est que l'AfD ne connaît aucune limite", a ajouté M. Schäuble, membre du parti conservateur d'Angela Merkel, qui va jusqu'à qualifier de "fasciste" le chef de file de l'aile la plus radicale du mouvement d'extrême droite, Björn Höcke.
Ce dernier s'est encore mêlé lundi lors d'une manifestation au mouvement anti-musulman ultra-radical Pegida pour agiter le spectre, comme il le fait depuis plusieurs années, d'un grand "remplacement" de la population autochtone allemande par les immigrés.
BRAS POLITIQUE
Le secrétaire général du parti social-démocrate SPD, partenaire des conservateurs au pouvoir à Berlin, Lars Klingbeil, a lui qualifié l'AfD de "bras politique" des éléments les plus radicalisés de la mouvance d'extrême droite et de ceux qui épousent ses thèses, à l'instar de l'auteur des attentats de Hanau qui ont fait 9 mots. "Il ne peut être question bien sûr d'une responsabilité au sens pénal mais il est clair que ce que dit l'AfD et certains de ses responsables politiques contribuent à de tels actes", estime le politologue berlinois Carsten Koschmieder sur la chaîne publique ARD.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA VIOLENCE NARRATIVE

La violence des mots, des slogans, des harangues racistes et des discours de haine sont les forces aveugles qui arment le bras des nouveaux assassins et des génocidaires en herbe. Ces derniers sont instrumentalisés  par des instigateurs sournois, des maîtres d’illusion, des forces diaboliques tapies dans l’ombre. 
La cruauté nazie et la volonté d’extermination du peuple juif sont d’abord  énoncées dans Mein Kampf avant d’être mises en œuvre par la machine de propagande du docteur Goebbels qui exigea du peuple allemand qu’il se lance dans la mobilisation totale en vue de la « guerre totale ». « Wollen sie den totalen Krieg ? »
Les Eichmann, les Dr Mengele, les Himmler, les Goebels ne sont que les instruments au service de la pensée des grands manipulateurs du discours politique. Le racisme est d’abord une parole, un récit. Churchill qui avait lu une traduction de Mein Kampf l’avait compris avant tout le monde en 1935.  Et voici que ce racisme haineux tapis dans l’ombre depuis la fin de la guerre domine à nouveau les réseaux sociaux comme il le fit dans les années vingt dans les brasseries de Munich et du sud de l’Allemagne. La parole réductrice et haineuse du café du commerce circule désormais en boucle sur les réseaux sociaux comme jamais elle ne le fit. Rien ne réussit à la juguler. Bien au contraire elle est relayée, amplifiée, exacerbée par les politiciens véreux à, la Trump, à la Salvini, à la Victor Orban, à le La Pen, à la Van Grieken de la droite extrême et aussi, il faut le dire par la médiocrité des islamistes radicalisés.   
Le grand philosophe belge Lambros Couloubaritsis vient de publier un livre définitif dans lequel il analyse avec une finesse d’orfèvre les mécanismes cachés de la violence narrative envisagée dans la perspective du temps long. C’est un livre essentiel et passionnant dont personne ne parle mais qui décortique les mécanismes complexes de la violence qui toujours est avant tout narrative avant de devenir effective. Comment arrêter ce processus meurtrier ? Souvenons-nous de la parabole de la femme adultère. La foule s’est emparée  de la pécheresse et veut la lapider. Les mains se sont saisies de pierres  vengeresses prêtes à partir. Jésus calme, serein, généreux et surtout « humain trop humain » inversera cette logique vengeresse et cruelle  par un contre discours, une parole qui tient en une phrase d’une redoutable efficacité : « Et que celui qui jamais n’a fauté jette la première pierre. » Aussitôt les pierres tombent et Jésus de pardonner en disant simplement à la femme « va et ne faute plus ».
 L’essence du christianisme est dans cette petite phrase et non point dans les magnificences arrogantes des ors du Vatican. Malheureusement les premières balles sont parties et le sang à coulé en terre allemande.
En 776 avant notre ère, les grecs ont remplacé par l’émulation sportive des Jeux Olympiques la violence et la cruauté des champs de bataille ?  Au 17ème siècles après les cruelles guerres religieuses qui ont fait couler des fleuves de sang des Anglais de bonne volonté ont inventé le dialogue entre adversaires plutôt que le vengeance sanguinaire, l’inquisition et les buchers. Ainsi naquit la démocratie représentative, fille des Lumières d’une volonté de trouver le compromis, le centre de l’Union comme diront les franc-maçons qui surgissent à ce moment là.
Et aujourd’hui, quel est le contre pouvoir, quel est le mécanisme susceptible de s’opposer à l’irrésistible montée du radicalisme anti démocratique qu’il soit d’extrême droite ou de caractère islamiste ?
DiverCity reste persuadé que le salut ne viendra pas des esprits au garde à vous mais bien d’une dynamique volontariste, celle du dialogue interculturel et de l’esprit critique. Vaste programme ! 
MG

LE MUSEE D'AUSCHWITZ INTERPELLE JEFF BEZOS SUR TWITTER
AFP
Le musée d'Auschwitz a appelé le milliardaire américain du commerce en ligne Jeff Bezos à retirer de vente sur sa plateforme Amazon les livres antisémites pour enfants, datant de l'époque nazie.
"La propagande nazie haineuse et antisémite virulente est mise en vente non seulement sur @AmazonUK", a tweeté vendredi soir le mémorial d'Auschwitz sur son compte officiel.
"Des livres d'auteurs comme Julius Streicher peuvent également être trouvés sur @amazon & @AmazonDE. Ces livres devraient en être supprimés immédiatement. | @JeffBezos @AmazonHelp", peut-on lire dans le message qui reproduit aussi des captures d'écran des livres mis en vente sur le site.

UNE VOITURE FONCE SUR UN CARNAVAL EN ALLEMAGNE: 30 BLESSES DONT 7 DANS UN ETAT GRAVE
Le conducteur du véhicule incriminé a été arrêté.

par Belga
AFP

Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées lorsqu’une voiture a foncé lundi sur un défilé de carnaval dans le centre de l’Allemagne, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police locale. Trente blessés sont à déplorer, a déclaré la police de Francfort à l’agence de presse allemande DPA.
Sept blessés se trouvent dans un état grave, selon le chef de la police de Francfort.
Des informations encore contradictoires circulent sur la question de la piste d’un possible attentat.
Le porte-parole du ministère de l’Intérieur de la région où le drame s’est produit, la Hesse, a indiqué qu’ « un attentat ne peut pour le moment être exclu ».
Il a confirmé que le conducteur du véhicule incriminé avait été arrêté mais indiqué qu’il « ne pouvait pas être entendu à l’heure actuelle ».
Un porte-parole de la police a quant à lui indiqué à l’agence DPA que l’enquête s’orientait « vers un acte volontaire » mais « pas un attentat ».


OBSEDE DE THEORIES RACIALISTES, L'AUTEUR DES ATTENTATS S'INQUIETAIT DANS UN "MANIFESTE" LAISSE DERRIERE LUI DE LA DILUTION DE LA RACE GERMANIQUE PAR LA NATURALISATION D'ETRANGERS. "C'EST EXACTEMENT LE DISCOURS DE L'AFD", JUGE M. KOSCHMIEDER.

"Il ne peut être question bien sûr d'une responsabilité au sens pénal mais il est clair que ce que dit l'AfD et certains de ses responsables politiques contribuent à de tels actes"
Le parti se dit pour sa part victime d'une campagne calomnieuse. Son principal dirigeant, Alexander Gauland, voit dans les critiques à son égard une "instrumentalisation minable" d'un acte sans lien avec son mouvement.
Tous les caciques de l'AfD se sont empressés de décrire les attentats comme le fait d'un déséquilibré qui n'aurait jamais dû être autorisé à détenir une arme.
Surveillance
La pression monte toutefois. La gauche demande que le parti tout entier fasse désormais l'objet d'une surveillance du Renseignement intérieur.
Un traitement réservé en Allemagne aux organisations représentant un danger pour l'Etat et marqué au sceau de l'infamie politique. Déjà, la frange la plus radicale de l'AfD est dans le collimateur du Renseignement.
Samedi, des responsables des deux partis gouvernementaux allemands ont en outre demandé que les militants de l'AfD soient bannis de la fonction publique.
"On attend précisément du service public un attachement clair à notre démocratie" et "une appartenance à l'AfD ne peut pas à mon avis être compatible", a déclaré un élu du parti démocrate-chrétien CDU de la chancelière, Patrick Sensburg, au Handelsblatt.
Les attentats ont déjà eu une première conséquence politique.
Jusqu'ici, la CDU mettait sur un même plan extrême droite et extrême gauche issue du parti communiste de RDA en refusant toute alliance politique dans le pays avec l'une comme l'autre.
Vendredi soir, le mouvement a fait un premier accroc à cette règle en acceptant en Thuringe de soutenir un gouvernement minoritaire mené par un membre de la gauche radicale allemande, Die Linke, afin de sortir cette Etat régional de la paralysie.
Une crise politique dans laquelle l'AfD justement l'avait plongé en s'alliant avec la droite modérée locale.
Hanau a montré "qu'il ne doit y avoir aucune coopération avec un parti qui tolère des Nazis en son sein", a affirmé la présidente du parti CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, qui a annoncé le 10 février sa prochaine démission à la suite des remous de Thuringe.

lundi 24 février 2020

Malgré la polémique, des chars caricaturant les juifs sont de sortie à Alost: "On ne se laisse pas faire"

DH

Un char de la société "Lossendeirdeveirdeirdeir" présentant des juifs avec de longs orteils, en référence à une expression selon laquelle cette particularité serait signe de susceptibilité, a rallié dimanche le cortège du carnaval d'Alost. Ce groupe a choisi comme thème "le tribunal d'Alost", avec des juges amenés à rendre des décisions en matière d'humour.
Les observateurs qui imaginaient que les carnavaliers alostois allaient faire profil bas après la polémique de l'an dernier en sont pour leurs frais. Au contraire, les "Lossendeirdeveirdeirdeir" ont choisi de dénoncer la "susceptibilité" de ceux qui avaient critiqué le char controversé.
"Nous sommes les juges de l'humour. Juifs, prêtres, musulmans... A Alost, nous nous moquons de tout et de tout le monde. C'est inscrit dans le Code alostois de l'humour", ont justifié les carnavaliers.
Outre les chars, les participants massés le long de la route ont eux aussi décidé de rire de la polémique. Nombre d'entre eux arborent des stéréotypes de la religion juive tels que des nez crochus et des mèches bouclées.
Le cortège s'est élancé à 14h00, une heure plus tard que prévu, en raison des risques de tempête. Des mesures de sécurité ont été mises en place par les pompiers, ce qui a perturbé le rassemblement. La hauteur de ces derniers a été limitée à quatre mètres, et les fêtards ne peuvent se tenir sur ceux de plus de deux mètres de haut.
Une entrée de cortège très politique...

La société "De Zwiejtollekes" a ressorti dimanche les poupées représentant des juifs qui avaient suscité la controverse l'an dernier au carnaval d'Alost. Celles-ci sont cette fois associées à des caricatures visant d'autres religions au sein d'une sorte de stand de tir. "Rire de tout et de tout le monde est propre au carnaval. Jamais pour blesser mais pour le plaisir", justifient les Zwiejtollekes. "Nous montrons que nous pouvons nous en prendre à tout le monde et qu'on ne se laisse pas faire. Les cibles sur nos costumes sont une manière de nous mettre nous-mêmes dans le viseur."
La décision de l'Unesco de retirer l'évènement de sa liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité ne semble pas avoir refroidi les ardeurs des Alostois, bien au contraire. Des carnavaliers défilent ainsi en uniformes nazis avec la mention "Unestapo" dans leur dos et de nombreux chars font référence aux juifs, qui sont entre autres caricaturés en insectes.
La famille royale avec Delphine Boël, Greta Thunberg, les musulmans, les catholiques, la communauté LGBT, le coronavirus chinois ou encore le retour de Kim Clijsters à la compétition ont également inspiré les carnavaliers.


"ALOST SE PRESENTE A LA FACE DU MONDE COMME UN NID DE L'ANTISEMITISME": LES ASSOCIATIONS JUIVES REAGISSENT AUX NOUVELLES CARICATURES
La Libre

Le carnaval d'Alost persiste et signe: malgré la polémique liée à des caricatures jugées antisémites l'an dernier, les carnavaliers ont présenté de nouvelles poupées moquant les juifs orthodoxes. Plusieurs voix émanant de la communauté juive se sont indignées.
La coupole d'associations se réjouit cependant des nombreuses réactions de rejet qui sont arrivées de l'étranger. Elle espère que la société se mobilisera pour parvenir à une solution. "Ce sont les juifs qui souffrent de l'antisémitisme, mais cela ne les concerne pas uniquement. Toute la société en pâtit."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« UNE ENTREE DE CORTEGE TRES POLITIQUE.. ».

Vous avez dit politique ? J’ai regardé toutes les photos des chars sur le site du Vif : hideux, répugnant, infâme ! J’ai vu des caricature antisémite, xénophobe, anti chrétienne et islamophobe, la famille royale tournée en dérision, tous nos politiques ridiculisés. Tous sauf deux : Bart De Wever et Tom Van Grieken épargnés comme par miracle. Comme c’est intéressant. Si c’est ça le canon flamand, vivement le carnaval de Binche et la Zinneke parade. 
Soyons clair : la Flandre donne ici la pire image de soi : grimaçante et rance. C’est hallucinant.  Ces chars qui sont à gerber ne sont pas destinés à faire rire comme l’affirment les sociétés de carnaval mais à humilier, à blesser et à mépriser.
Qui sème la haine récoltera forcément le mépris, l’isolement et le séparatisme. C’est clairement prémédité.
MG


LE CARNAVAL :  CONFUSION SOCIALE , SATURNALES, LICENCE EROTIQUE, ORGIES, REGRESSION DU COSMOS DANS LE CHAOS ».

Carnaval  est un type de fête relativement répandu en Europe et en Amérique. Il consiste généralement en une période où les habitants de la ville sortent déguisés (voire masqués ou bien maquillés) et se retrouvent pour chanter, danser, faire de la musique dans les rues, jeter des confettis et serpentins, défiler, éventuellement autour d’une parade.
Ils sont traditionnellement associés au calendrier chrétien et se déroulent entre l'Épiphanie, soit le 6 janvier, et le Mardi gras, une fête mobile entre le 3 février et le 9 mars.
Jusqu'au XIXe siècle, le mot « carême-prenant » a été utilisé en français à égalité avec « carnaval ». De « carême-prenant », on a dérivé deux expressions. L'une : « tout est de carême-prenant », pour parler de certaines libertés, en particulier dans le domaine des mœurs, qui se prennent ou prenaient traditionnellement pendant le carnaval. L'autre, pour désigner une personne costumée en carnaval, ou en général quelqu'un d'habillé de façon ridicule. 
Les Lupercales des Romains et les fêtes dionysiaques en Grèce sont des précédents historiques du carnaval.
Dans l’essai Le Sacré et le Profane Mircea Eliade écrit : « L'abolition du temps profane écoulé s’effectuait au moyen des rites qui signifiaient une sorte de « fin du monde »entraînant  la confusion sociale du type des saturnales, la licence érotique, les orgies, etc. symbolisaient la régression du cosmos dans le chaos ».
Dans les jours précédant le Carême, il y aurait lieu de consommer tous les aliments et boissons riches en graisse, en sucre ou aux œufs. La tradition de cette consommation importante d'aliments avant le début du Carême serait censée être à l'origine du carnaval.

CARICATURES DOULOUREUSES
Les caricatures visant les juifs au carnaval d'Alost sont "encore plus douloureuses" que celles qui avaient suscité la polémique l'an dernier, réagit dimanche le Forum des organisations juives. "On pouvait alors penser que l'objectif n'était pas de dénigrer, mais cela a été encore un cran plus loin cette fois", estime le porte-parole de la coupole, Hans Knoop. Après analyse des images, le Forum est consterné. "Il est choquant qu'une fête dégénère à ce point dans un pays comme le nôtre, au coeur de l'Europe. Alost se présente à la face du monde comme un nid de l'antisémitisme. Je ne dis pas que c'est le cas, mais quiconque visionne ces images depuis l'étranger ne peut tirer d'autre conclusion", déplore M. Knoop.
Pour le Forum, l'analogie avec les représentations des années trente est inévitable. "Les juifs sont comparés à des insectes, après les rats et les souris de l'an dernier", se désole le porte-parole.
Plus d’un juif en vient à se demander s’il est encore en sécurité dans cette Flandre qui a Alost montre d’elle-même un visage vindicatif et  grimaçant.


JUIFS EUROPEENS : FAUT-IL RESTER OU PARTIR ?
Nicolas de Pape
Senior writer au Journal du médecin in Le Vif

Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères, s'inquiète de la résurgence de l'antisémitisme dans son pays et constate dans Der Spiegel (26 janvier 2020) : "Nous devons prendre des mesures d'urgence pour éviter un départ massif des Juifs d'Allemagne." Comment en est-on arrivé là ? Dans mon dernier essai : "Sur la nouvelle question juive" (Texquis edition), je tente d'y répondre.
Après des siècles de pogroms, de migrations et après l'anéantissement, les Juifs européens auront connu à partir de 1970 une petite embellie. C'est le temps où les revenants d'Auschwitz peuvent enfin en parler. Essais, romans et films se succèdent pour rappeler ce crime contre l'humanité. Jusque-là, les rescapés avaient eu beaucoup de mal à témoigner et il n'y avait pas tellement d'oreilles pour les entendre. À la Libération, leur calvaire gâchait la grande réconciliation. Comme dans les comédies de Gérard Oury, tout le monde était résistant...
La parenthèse enchantée se referme rapidement.
Le vendredi 3 octobre 1980, vers 18 h 30, une bombe de forte puissance explose devant la synagogue de la rue Copernic à Paris, dans le 16e arrondissement. Après la piste d'extrême droite, les enquêteurs se dirigent vers la piste palestinienne. Après des décennies d'enquête, en 2018 la Justice ordonne le non-lieu à l'encontre d'un Libano-Canadien, Hassan Diab...
20 ans plus tard, en 2001, le grand rabbin Guigui est agressé à Bruxelles. Les années suivantes témoignent de la recrudescence des actes antisémites et des faits-divers ou attentats touchant des Juifs en raison de leur origine : la séquestration et le meurtre d'Ilan Halimi (2006), les attentats perpétrés par Mohammed Merah (trois enfants assassinés dans une école juive de Toulouse en 2012), l'attentat du Musée Juif de Bruxelles de la main de Mehdi Nemmouche (2014), les attentats terroristes contre l'Hyper-casher à Paris (5 morts en 2015) lors du massacre de l'équipe de Charlie-Hebdo, la défenestration de Sarah Halimi (2017)...
Pour les commentateurs, il est difficile d'admettre que cette violence vient de ceux-là mêmes qui subissent le racisme : des arabo-musulmans radicalisés.
Au fil du temps, l'islamofascisme perd son "monopole" anti-juif. En 2020, le Juif est désormais coincé entre la peste d'extrême droite et le choléra de l'islamo-gauchisme. Des hommes politiques jouent avec le feu comme Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) qui attribue la défaite de Jeremy Corbyn au rabbin de Londres ou des membres de l'AFD qui veulent revisiter l'histoire mémorielle de l'Allemagne.
Les Juifs doivent aussi faire le tri entre les populistes. Ils ne sont pas tous antisémites, loin s'en faut. Mais certains de ceux-ci apprécient Israël uniquement parce que l'État juif tient en respect le monde arabe. Au sein même de certaines formations politiques, les deux profils cohabitent, citons l'ambiguïté de l'AFD et du Vlaams Belang à cet égard.
L'Europe devient chaque jour plus hostile aux communautés juives. Les tombes juives profanées alimentent de façon récurrente les dépêches d'agence de presse.
Certains songent au départ ou sont déjà partis : États-Unis, Canada, Israël... L'herbe y est-elle plus verte ? Le multiculturalisme exacerbé et les suprémacistes blancs (cf. attentat contre la synagogue de Pittsburgh) ne font pas des États-Unis la destination forcément idéale, Israël est un pays en guerre larvée...
Les Juifs qui disposent de moyens plus limités et qui ne peuvent envisager l'émigration ou qui sont trop âgés migrent, comme beaucoup de "chrétiens", autour des métropoles vers des quartiers "Jews friendly", loin des cités dites sensibles où islamisme et trafics de drogue se partagent les restes de territoires en lambeaux.
Les Juifs les plus pauvres sont condamnés à y demeurer, dans leur trois-pièces, et camoufler leur kippa sous une casquette Nike.
Les lieux culturels et cultuels juifs sont calfeutrés derrière des portes blindées et, le plus souvent, lors des offices, protégés par l'armée et/ou la police.
S'il n'est plus possible de vivre son judaïsme sinon derrière d'épais rideaux ou des volets (comme les Sépharades d'Espagne, faussement convertis après 1492), certains de nos territoires seront de facto bientôt judenfrei. C'est la thèse pessimiste développée par Alain Finkielkraut.
Aucun État européen, malgré des déclarations très à l'emporte-pièce ("La Belgique sans les Juifs n'est pas la Belgique" - Charles Michel : "La France sans les Juifs n'est pas la France" - Emmanuel Macron), n'est en mesure de protéger réellement ses Juifs individuellement. Ceux-ci n'intéressent d'ailleurs plus les politiques qui, dans de nombreuses communes et métropoles ont d'autres chats à fouetter. Le clientélisme électoral fait le reste comme dans certaines communes de Bruxelles ou en Seine-Saint-Denis où l'élu local a vite fait ses comptes face à un électorat juif lilliputien.
Lorsqu'en 2015, le commando islamiste a abattu les journalistes de Charlie-Hebdo en même temps que Coulibaly assassinait les clients de la supérette casher parce qu'ils étaient juifs, les réactions furent vives. Mais si le commando s'était concentré uniquement sur les clients juifs et avait épargné les satiristes, personne n'aurait manifesté au cri de "Je suis juif". Absolument personne. Au lieu qu'ils furent des centaines de milliers à arborer "Je suis Charlie".
Si cela continue, dans deux générations, on ira peut-être visiter, comme à Rhodes ou Budapest, des synagogues presque vides dans d'anciens quartiers juifs appartenant à l'histoire. C'est dans une certaine indifférence que notre continent refermera tout doucement l'histoire riche et tragique du judaïsme européen.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE CANARI DANS LA MINE

Les juifs sont un peu le canari dans la mine. Si le canari se sent mal et défaille c’est que le grisou, est présent et l’explosion ne tardera pas à se produire. S’en prendre aux juifs comme cible privilégiée c’est tuer le canari délibérément. On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui. Rire dans l’intention de blesser est une limite à ne pas franchir car dans ce cas le rire des uns génère la souffrance des autres, qu’ils soient juifs, musulmans ou simplement différents.  Il s’agit de souffrances morales, psychologiques et ceci ne concerne pas seulement le carnaval d’Alost, loin s’en faut.
MG

dimanche 23 février 2020

Coronavirus: l'épidémie accélère hors de Chine, à une vitesse qui inquiéte l'OMS


Afp et La Libre
L'épidémie de pneumonie virale a connu samedi une soudaine accélération hors de Chine, en particulier en Corée du Sud où la situation est jugée "grave", et en Iran où elle a déjà fait cinq morts, soit le plus grand nombre de décès enregistrés dans un pays hors Extrême-Orient.
L'Iran a aussi enregistré 10 nouveaux cas, portant à 28 le nombre total de personnes contaminées en République islamique.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'inquiète de la vitesse à laquelle le virus s'est propagé en Iran et des risques pour d'autres pays comme le Liban.
"Nous avons vu une augmentation très rapide (des cas) en quelques jours", constate Sylvie Briand, directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux à l'OMS. Elle souligne le "risque potentiel de plus de cas exportés dans les jours à venir".
L'OMS redoute aussi "le potentiel de dissémination du Covid-19 dans les pays dont les systèmes de santé sont plus précaires", a averti son directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus.
C'est le cas de nombreux pays africains dont les infrastructures sanitaires et le personnel médical sont mal préparés pour affronter l'épidémie. Pour l'instant sur le continent, seule l'Egypte a enregistré un cas confirmé de contamination.
NOMBRE SOUS-ESTIME
Certains experts estiment que le nombre de cas pourrait être sous estimé: une étude publiée vendredi par le centre des maladies infectieuses de l'Imperial college de Londres "estime qu'environ les deux-tiers des cas de Covid-19 sortis de Chine sont restés indetectés au niveau mondial, avec pour résultat potentiel des chaines multiples non détectées de transmission humaine hors de Chine".
D'autant que malgré toutes les précautions (quarantaine, confinement, prise régulière de température..) certains peuvent passer au travers du filet. Le Japon a reconnu samedi que 23 passagers du Diamond Princess avaient pu quitter ce navire de croisière mis en quarantaine à Yokohama sans passer tous les contrôles médicaux requis.
Alors que la maladie a déjà touché quelque 77.000 personnes dans le monde, l'Italie est le premier pays européen à enregistrer des cas mortels parmi ses ressortissants: une femme de 75 ans et un retraité de 78 ans, sur plus de 50 cas de contamination dans le nord du pays. Ecoles, églises, salles de sport, bibliothèques et autres lieux publics ont été fermés dans une dizaine de villes.
En dehors de la Chine continentale (sans Hong Kong et Macao), plus de 1.300 contaminations ont jusqu'à présent été recensées -- principalement en Corée du Sud et sur le Diamond Princess au Japon.
FERMETURE D'UNE USINE SAMSUNG
En Corée du Sud, un deuxième décès a été annoncé samedi et le nombre d'infections a fortement augmenté avec 229 nouveaux cas, sur un total de 433 cas rapportés, selon les autorités sanitaires.
L'épidémie est entrée dans une "phase grave et le gouvernement fait tout pour prévenir la propagation", a déclaré le Premier ministre Chung Sye-kyun dans une allocution samedi soir.
L'un des deux principaux foyers d'infection du pays est l'hôpital de Cheongdo: 95 des derniers cas sont "liés" à des patients ou du personnel de cet hôpital, où les deux personnes décédées avaient séjourné.
L'autre foyer est l'Eglise de Shincheonji de Jésus, une secte chrétienne de la ville de Daegu, non loin de Cheongdo. Au total, plus de 200 membres de cette secte chrétienne ont été contaminées.
Par ailleurs, un employé d'une usine Samsung Electronics à Gumi, à 200 kilomètres de Séoul, a été infecté, amenant le géant technologique à suspendre les activités sur ce site jusqu'à lundi.
BENEVOLES DES JO D'ETE
Au Japon, une centaine de croisiéristes qui étaient en contact étroit avec des personnes infectées présentes sur le Diamond Princess ont commencé samedi à débarquer, selon des médias locaux.
En tout cette semaine quelque 970 personnes ont pu quitter le navire après des tests apparemment négatifs.
Mais parmi ces personnes lâchées dans la nature, deux Australiens, une Israélienne et une Japonaise ont été déclarés porteurs du virus un fois rentrés dans leur pays.
Le Diamond Princess reste le plus important foyer de contagion hors de Chine. Sur 3.711 personnes se trouvant initialement à bord, plus de 630 ont contracté le coronavirus.
Toujours au Japon, le comité d'organisation des Jeux Olympiques 2020 de Tokyo a annoncé samedi qu'il allait retarder la formation des bénévoles qui encadreront l'événement, par mesure de précaution, tout en assurant que les JO (prévus du 24 juillet au 9 août) ne sont pas remis en cause.
RALENTISSEMENT EN CHINE
En Chine continentale en revanche, la tendance est au ralentissement: 109 nouveaux décès annoncé samedi, contre 118 la veille, pour un total national de 2.345.
Le chiffre quotidien des nouveaux cas de contamination au coronavirus est en plus forte baisse encore, avec quelque 400 nouveaux cas contre près de 900 vendredi. Le nombre de contaminations dépasse désormais les 76.000.
Dans une lettre de remerciements à la fondation Bill et Melinda Gates pour son soutien financier contre l'épidémie, le président chinois Xi Jinping a souligné que son pays se trouvait désormais à "un moment critique", selon l'agence Chine nouvelle.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE

 « Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre. »

Le nombre de contaminations dépasse désormais les 76.000. La peste a frappé l’humanité à différentes époques déjà provoquant  des millions de morts. Faut-il redouter une nouvelle irruption de l’imprévisible dans l’univers des vivants ?
On envisage avec inquiétude le "risque potentiel de plus de cas exportés dans les jours à venir".
L'OMS craint surtout "le potentiel de dissémination du Covid-19 dans les pays dont les systèmes de santé sont plus précaires". C'est le cas de nombreux pays africains dont les infrastructures sanitaires et le personnel médical sont mal préparés pour affronter l'épidémie. Pour l'instant sur le continent, seule l'Egypte a enregistré un cas confirmé de contamination. On sait que les Chinois sont très présents sur le continent noir ce qui rend très probable le risque que s’y déclare  un foyer d’infection. Mais ce qui risque de créer un mouvement de panique c’est la découverte d’un foyer d’infection en Italie, au sein même de l’Union européenne.
Laquelle des deux pestes est elle la plus redoutable du virus corona ou de la peste brune qui menace de plus en plus nos démocraties, y compris désormais en Allemagne?
MG 



samedi 22 février 2020

Une pause institutionnelle pour faire fonctionner au mieux l'Etat belge


François De Smet
président de DéFI in Le Vif

François De Smet, président de DéFI, réitère son voeu d'une commission spéciale pour réformer l'Etat avec un seul maître-mot: l'efficacité.

Le Vif/L'Express a demandé à des personnalités du monde politique, économique, associatif, académique, culturel... de proposer une idée pour sortir la Belgique du marasme. Que ce soit une suggestion immédiate ou une réforme plus profonde du système.
Depuis des décennies, la Belgique va de réforme de l'État en réforme de l'État sans que le citoyen ne semble trouver son compte dans ces évolutions institutionnelles successives qui n'ont obéi, dans le meilleur des cas, qu'à des impératifs politiques, et dans le pire des cas, qu'à des revendications identitaires et nationalistes.
Il faut en finir avec cette spirale infinie et infernale.
Au quotidien, ces réformes aboutissent dans un certain nombre de cas à de véritables paralysies et à des aberrations, lesquelles permettent, effet pervers supplémentaire, à la droite nationaliste flamande de démontrer le caractère ingouvernable de ce pays. Est-il vraiment besoin d'avoir 9 ministres de la Santé pour 11 millions d'habitants ? Est-il cohérent que chaque Région ait sa propre politique climatique alors que, par définition, les enjeux liés à l'environnement et au climat ne s'arrêtent pas aux frontières ? Est-il efficace que certaines matières fondamentales, comme l'aide aux personnes handicapées par exemple, soient saucissonnées entre le Fédéral, les Régions, les Communautés et les communes avec pour conséquence que plus personne ne prenne de mesures de peur de déborder sur les compétences d'un autre niveau de pouvoir ?
Il est probable que l'avenir nous réserve une nouvelle - une septième - réforme de l'État, tous les partis francophones en sont d'accord. Mais il est temps que ces réformes prennent un tour rationnel, serein, responsable et soucieux d'efficacité au service du citoyen. C'est pourquoi nous proposons une pause institutionnelle tout au long de la législature actuelle. Une pause institutionnelle dont l'objectif n'est pas de "bloquer" les choses, de perdre du temps, de refuser les revendications des uns et des autres, mais, au contraire, d'avancer concrètement. Nous sommes fédéralistes et donc convaincus de la nécessité d'un fédéralisme de coopération, d'objectifs, d'efficacité.
Nous ne pensons pas, par principe, qu'il faut refédéraliser des compétences. Nous pensons juste qu'il faut prendre le temps de l'évaluation sereine et rationnelle des effets des six réformes de l'État passées et d'en tirer des conclusions. A l'écoute de la société civile et des acteurs de terrain concernés par les différentes matières, il apparaîtra probablement que, dans l'intérêt de chaque citoyen et de chaque niveau de pouvoir, certaines matières doivent, pour être pleinement efficaces, être refédéralisées tandis que d'autres, dans le même souci, devraient faire l'objet d'une régionalisation plus poussée voire complète. La question de l'absence d'une hiérarchie des normes, en Belgique, devra aussi être posée.
Un gouvernement doit être constitué dès que possible, et sa formation doit être dissociée des enjeux institutionnels. Le blocage actuel au niveau fédéral rend encore plus indispensable l'organisation d'un débat institutionnel serein.
Notre idée, dite "Nova Carta", consiste à inverser enfin la logique des réformes de l'État : au lieu d'échanger perpétuellement des compétences contre de l'argent, d'aller à chaque fois vers une division accrue et une complexification sans fin du pays, il s'agirait de remettre de la raison, et de s'atteler à une réforme de l'État, en 2024, sur base citoyenne et rationnelle - et non plus sur base nationaliste et identitaire.
Cette "Nova Carta" aboutirait à un rafraîchissement vivifiant de la Constitution avec l'appui du citoyen. Elle consisterait en un débat impliquant profondément la société civile et lui permettant de faire part au monde politique des effets, tant positifs que négatifs, des réformes successives de l'État belge afin de voir comment le faire mieux fonctionner et dans l'intérêt de ses citoyens.
Cela pourrait passer par la constitution d'une commission parlementaire spéciale composée de la même façon que les autres commissions parlementaires. Elle aurait la liberté d'entendre les experts du monde académique, du monde socio-économique ou de la société civile. La population serait, elle, consultée par le biais d'un guichet numérique où elle pourrait formuler ses propositions d'amélioration de l'État.
Au bout de trois ans, la commission établirait un projet de réforme de l'État en vue d'améliorer le fonctionnement du pays, en tenant compte du seul critère de l'efficacité. Cette réforme pourrait être validée par l'électeur en 2024 afin de retrouver l'esprit de la Constitution et redonner légitimité et efficacité à l'État Belgique.
La réforme ainsi envisagée, enfin, contiendrait une clause générationnelle : toutes les parties conviendront que cette réforme de l'Etat sera la dernière pour une génération, et qu'il n'y aura plus d'autre réforme de l'Etat durant 25 ans. Car les citoyens ont besoin d'efficacité et de stabilité, pas de vivre sous la menace permanente des appétits nationalistes.
François De Smet, président de DéFI


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UN VRAI DEFI EN EFFET

Enfin quelqu’un qui prend de la hauteur pour réfléchir à l’avenir du Royaume de Belgique.
François De Smet n’est pas philosophe pour rien, il entend à ce titre « penser » la Belgique d’une manière radicalement nouvelle. Il est singulier que cette requête émane de la part du président de l’ancien « Front des Francophones » quand curieusement Bart de Wever en appelle à la création d’ un nouveau « Front des Flamands ». La réforme pour laquelle il plaide « pourrait être validée par l'électeur en 2024 afin de retrouver l'esprit de la Constitution et redonner légitimité et efficacité à l'État Belgique. »
Espérons que François Desmet qui se proclame l’héritier du libéralisme social -dont le MR Bouchez semble avoir fait son deuil- ne sera pas la voix qui clame dans le désert.
MG


vendredi 21 février 2020

Laruelle (MR) et Dewael (Open VLD) pour un gouvernement de plein exercice


Le Vif
Le roi a chargé mercredi soir Patrick Dewael (Open Vld) et Sabine Laruelle (MR), respectivement président de la Chambre et du Sénat, de "prendre les contacts politiques nécessaires" en vue de former un gouvernement. Ils feront rapport au roi le 9 mars au plus tard.
Dans un communiqué, le Palais confirme que le roi Philippe a reçu en audience mercredi soir les deux présidents d'assemblées fédérales. "Le roi leur a demandé de prendre les contacts politiques nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice. Ils ont accepté cette mission. Ils feront rapport au roi au plus tard le 9 mars", selon le communiqué du Palais.
M. Dewael et Mme Laruelle sont les sixièmes chargés de mission royale depuis les élections du 26 mai dernier. Celles-ci avaient commencé dès l'été avec le tandem Didier Reynders (MR) - Johan Vande Lanotte (sp.a), suivi du duo Rudy Demotte (PS) - Geert Bourgeois (N-VA). Ceux-ci avaient passé la main à l'automne à Paul Magnette (PS), suivi par après par le couple Georges-Louis Bouchez (MR) - Joachim Coens (CD&V). Ces derniers furent relevés par Koen Geens (CD&V) qui a donné sa démission vendredi dernier.
Par voie de communiqué, le MR a salué le fait que Sabine Laruelle soit la première femme à qui le roi confie une mission dans un processus de formation de gouvernement en Belgique.
Par le biais de son président, Georges-Louis Bouchez, le Mouvement Réformateur rappelle sa volonté de travailler à une solution stable et forte pour le Pays. "Notre volonté première est de maintenir la Belgique sur les voies de la modernité et de la prospérité pour tous. C'est pourquoi j'appelle à la prise de responsabilité de chacune et chacun afin de pouvoir entamer au plus vite des négociations pour la formation d'un gouvernement de plein exercice " explique le président du MR. "Pour cela, il convient de restaurer la confiance entre les partenaires. Son parcours, ses qualités personnelles, sa franchise et la confiance qu'elle inspire font de Sabine Laruelle la personne adéquate pour cette mission qui pourra également s'appuyer sur l'expérience et tout le poids politique de Patrick Dewael", ajoute-t-il.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

Nous écrivions il y a tois jours sur ce blog :
« Philippe va-t-l exfiltrer le tonitruant Verhofstadt de son parlement Européen ou rappeler Mark Eyskens de sa retraite zoutoise ; arracher  Xavier de Donnéa à sa chaumière ardennaise ? Ou, qui sait, inviter au palais l’ancien journaliste vedette de la VRT Siegfried Bracke, ancien président de la Chambre qui eut longtemps l’oreille de De Wever et fut son porte voix ? Ou de façon plus classique, le roi va-t-il mobiliser l’actuel président de la chambre le fringant VLD Patrick Dewael avec ou sans la brillante présidente du Sénat Sabine Laruelle. Une femme pour enfin changer et quelle femme ! L’dée est franchement séduisante. Reste à poser au prochain ou à la prochaine kamikaze : « Aimez vous Vivaldi ? » 
Pour une fois on ne s’est pas trompé.
MG


DEWAEL - LARUELLE: POUR CALMER LES ESPRITS ET TENTER DE CREER UN NOUVEAU POSSIBLE
Olivier Mouton
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express

Le palais confie une mission de déminage aux présidents de la Chambre (Open VLD) et du Sénat (MR). Deux libéraux pour gagner du temps ou ouvrir le jeu.
Le palais a décidé mercredi soir de confier une mission à Patrick Dewael (Open VLD) et Sabine Laruelle (MR), la première femme à entrer en piste. En partie surprenante, cette idée revient en fait aux fondamentaux : confier aux présidents de la Chambre et du Sénat le soin d'apaiser les institutions. Pour préparer de nouveaux possibles, imaginer un gouvernement transitoire ou pour mener la transition vers des élections ?
La première mission des nouveaux missionnaires royaux consistera en tout cas à pacifier un paysage politique au bord de la crise de nerfs. Les sorties de Paul Magnette, président du PS, exaspéré par ses discussions stériles avec la N-VA, avaient mis brutalement un terme à la mission de Koen Geens (CD&V). Ce faisant, elles ont aussi fortement endommagé les relations entre deux partis, pourtant cruciales en vue de trouver une solution si l'on veut une majorité dans chaque groupe linguistique. Joachim Coens, président du CD&V, a réitéré ce souhait et affirmé à sa sortie du palais que "la confiance est en péril avec le PS". Et qu'un "geste" des socialistes francophones serait le bienvenu.
Mais ce ne sont pas les seules fractures nées au fil de ces mois de blocage. Il y a bien sûr la fracture béante entre la N-VA et le PS, qui ne pourrait être recousue que via une amorce de discussions communautaires. Il y a l'exaspération réciproque entre le "monsieur-je-sais-tout" du MR Georges-Louis Bouchez et les socialistes, avec en retour une incompréhension libérale à l'égard de l'entêtement dogmatique des socialistes. Il y a, l'air de rien, la rivalité entre PS et Ecolo, le premier estimant qu'il fait le sale boulot francophone tout seul.
Du côté flamand, ce n'est guère mieux, y compris au sein de la suédoise qui gère le gouvernement flamand. Les relations entre N-VA et Open VLD se sont tendues quand la présidente libérale avait esquissé sa préférence pour une Vivaldi. Les rapports CD&V - Open VLD ne sont pas nécessairement au beau fixe en raison du raidissement social-chrétien sur les questions éthiques, singulièrement l'avortement. D'aucuns rappellent d'ailleurs que la suédoise est tombée en raison des frictions incessantes entre partis flamands.
Bref, il y a de sérieux fils à retisser, des relations à renouer, des confiances à rétablir.
Outre son sens du tact, les nouveaux missionnaires royaux devront faire preuve de créativité - mais aussi de ténacité - pour inventer de nouvelles formules susceptibles de sortir le pays de l'ornière. Ou à tout le moins, pour mettre en place les conditions possibles à une hypothétique préformation.
Un gouvernement d'urgence, avec en marge une discussion sur l'avenir de l'Etat ? C'est la solution en faveur de laquelle plaident des académiques depuis des mois, mais ce serait évidemment une façon de dévaloriser l'Etat fédéral (qui est bloqué, il est vrai) ou de relancer un carrousel communautaire dont les francophones ne voulaient plus. Un gouvernement transitoire qui ne serait pas de plein exercice est de toute façon exclu par le palais.
Une coalition sans le PS ou une coalition sans la N-VA (diverses formules existent) ? L'idée d'une "77 alternative) liant la N-VA et les partis flamands au MR et au CDH reste improbable, fragile, mais le rêve nourri par certains s'enrichit des maladresses du PS. Se pourrait-il que l'on reproduise une énorme surprise comme ce fut le cas en 2014. La Vivaldi sans la N-VA, elle, était plébiscitée du côté francophone, mais elle se heurte à la volonté flamande d'avoir une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone et au "shadow cartel" (dixit le PS) entre N-VA et CD&V.
Une formule miracle pourrait-elle naître de cette dramatisation à outrance en vue de mettre quand même en place un gouvernement avec majorité dans les deux groupes linguistiques ? La coalition miroir (les majorités des deux Régions) a été incendiée en quelques heures. Les probabilités d'une négociation "à l'autrichienne" mêlant nationalistes et écologistes sont proches de zéro. A vrai dire, plus grand-monde ne voit clair sur ce qui reste possible sans avoir au préalable mener l'opération d'apaisement entre les uns et les autres.
La Belgique en l'an 2020 a besoin d'un psychiatre à son chevet comme c'est désormais le cas à répétition. En 2007-2008 quand on s'arrachait les cheveux sur BHV à coups de "non". En 2010-11 lorsque 541 jours ont été nécessaires pour se décider à réformer l'Etat une sixième fois. Cette fois, politologues (Vincent de Coorebyter), constitutionnaliste (Marc Uyttendaele) ou historiens (Vincent Dujardin) n'hésitent pas à dire qu'il s'agit de la crise la plus grave jamais traversée par notre pays.
Il se peut, dès lors, que cette nouvelle mission des deux présidents d'assemblée ne soit qu'une façon de gagner encore du temps, histoire de laisser retomber le soufflé. Ce pourrait aussi être un tremplin vers des élections que tous disent vouloir éviter, tout en les préparant fébrilement en coulisses.
Pourquoi les libéraux flamands détiennent la clé du pays


Olivier Mouton
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express

En 2014, c'est Gwendolyn Rutten, président de l'Open VLD, qui avait jeté les bases de la Suédoise. Cette fois encore, son parti pourrait jouer un rôle décisif.

Le roi termine sa tournée des présidents de parti ce mercredi après-midi par la présidente de l'Open VLD, Gwendolyn Rutten. Il devrait ensuite prendre une initiative pour tenter de pacifier un paysage politique dégradé - si cela était possible qu'il le soit davantage - par la fin de mission précipitée de Koen Geens (CD&V).
Les libéraux flamands figurent parmi les favoris pour une nouvelle mission royale, maintenant que le CD&V a tout donné : son président Joachim Coens et le favori du palais Koen Geens. On a cité, ces derniers jours, les noms de Gwendolyn Rutten elle-même, du vice-Premier Alexander De Croo ou du président de la Chambre et sage de la politique belge, Patrick Dewael. La ou l'heureux élu(e) pourrait éventuellement être accompagné(e) d'un francophone - on évoquait en coulisses un CDH ou un Ecolo. Si l'Open VLD a été cité de la sorte, ce n'est pas un hasard. Les libéraux flamands - au même titre que leurs homologues francophones - ont réussi à s'imposer au fil des années comme une charnière de notre paysage politique. Et ce, même si leur poids électoral n'a cessé de diminuer.
Guy Verhofstadt n'a-t-il pas été Premier ministre à deux reprises dans la première décennie du siècle, avec les socialistes et les écologistes ? Le "numero uno" est ensuite revenu pour une mission provisoire, une forme de gouvernement d'urgence au moment où le CD&V Yves Leterme se cassait les dents sur BHV, la fameuse scission de l'arrondissement électorale et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Cet épisode résonne étrangement à l'heure où l'on évoque à nouveau la poste d'un gouvernement transitoire pour prendre les mesures d'urgences qui s'imposent.
Mais un autre moment mérite d'être rappelé pour signifier le rôle important joué par ce parti. Nous sommes pendant l'été 2014. Charles Michel, président du MR, s'étrangle d'apprendre que le PS a choisi de s'associer dans les Régions au CDH, rejetant son parti dans l'opposition. "Je constate que le PS opte pour une coalition des perdants", grince-t-il devant la presse (tiens, c'est la façon dont le PS présente aujourd'hui la suédoise). Des coups de fil s'échangent. Le premier contact est avec Wouter Beke, président du CD&V, avec qui Michel a noué de très bons contacts. Mais c'est le second appel, avec Gwendolyn Rutten, qui s'avère décisif. La présidente de l'Open VLD lui glisse que cela peut lui permettre de mettre en place une coalition que tout le monde croit impossible. C'est en réalité elle la véritable mère de la Suédoise.
Près de six ans plus tard, le contexte n'est pas tout à fait le même, quoique. Aux côtés du CD&V, l'Open VLD participe au gouvernement flamand. Le parti libéral flamand peut jouer un rôle majeur pour faire basculer la formation d'une majorité fédérale dans un sens ou dans un autre, que ce soit en direction d'une Vivaldi sans la N-VA ou d'une coalition "77 alternative" sans le PS. Probabilité mince, certes. Mais ce parti qui ne recueille plus que 12% des suffrages en Flandre est, potentiellement, un autre faiseur de roi.

mercredi 19 février 2020

De Wever doit plus craindre de nouvelles élections que le PS, selon Louis Tobback


Le Vif

L'ancienne figure du sp.a Louis Tobback estime que Bart De Wever à plus à craindre d'éventuelles nouvelles élections fédérales que le PS de Paul Magnette.
"Il très vraisemblable que De Wever ne soit alors plus dans la même position de pouvoir qu'aujourd'hui", a commenté lundi M. Tobback lors d'une conférence dans sa ville de Louvain. L'ancien ministre de l'Intérieur s'appuie sur les derniers sondages, "qui doivent être confirmés", montrant que le Vlaams Belang remporterait les prochaines élections fédérales en Flandre. "C'est De Wever qui en sera la première victime. Il a déjà perdu lors des élections de mai 280.000 électeurs et cela va vraisemblablement se reproduire. Le sp.a, le CD&V et l'Open Vld ont, eux, 'déjà donné' et n'ont donc plus grand chose à perdre", a-t-il jugé.
A ses yeux, les conséquences pour les nationalistes flamands de nouvelles élections seront importantes. A l'heure actuelle, la N-VA est mathématiquement 'incontournable' pour une majorité flamande, mais reste à voir si cela restera encore le cas après, glisse-t-il. "J'ai toujours pensé que la N-VA et le PS parviendraient à un accord. Ce n'est pas encore exclu, mais cela sera très difficile". Pour Louis Tobback, le risque est plus grand aujourd'hui qu'on retourne prochain aux urnes que l'inverse. "Cela dépendra entièrement des derniers sondages internes que certains partis vont organiser".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
GENERATION DEHAENE

Dehaene et lui étaient cul et chemise !  Toback est un visionnaire et il dit vrai. De Wever aurait beaucoup à perdre en cas d’élection. Mais il aurait aussi beaucoup à perdre à rejoindre une majorité fédérale. C’est que l’homme fort d’Anvers est en perte de vitesse. Il a perdu sa baraka légendaire. La stratégie du coup de pied de l’âne de Magnette pourrait très bien s’avérer payante.  Il s’agit rien moins que d’écrire une cinquième saison selon Vivaldi.
MG

mardi 18 février 2020

1,2 milliard d'euros nécessaires pour rénover les écoles


Le Vif
Il faudrait plus d'un milliard d'euros pour remettre à niveau les bâtiments scolaires de la Communauté française et rattraper deux décennies de sous-investissements chroniques, rapporte Le Soir lundi, citant un état des lieux mené par le ministre Frédéric Daerden qui assure la tutelle sur Wallonie-Bruxelles Enseignement.
Chaque année, il faudrait 110 millions d'euros pour garder le parc immobilier que constituent les bâtiments scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles (maintenance courante, gros entretiens et rénovation).
Or pour l'heure, il n'y a que 50 millions affectés à ce poste. Cela veut dire qu'il y a un sous-investissement annuel de 60 millions. Le ministre Frédéric Daerden estime que cela fait 20 ans que le phénomène se produit. Dès lors, si on voulait d'un coup rattraper ces deux décennies de sous-investissements chroniques, il faudrait grosso modo débourser la somme de 1,2 milliard.
Frédéric Daerden explique que dans le parc actuel, la grande majorité des bâtiments datent d'avant 1965 et moins de 16 % des bâtiments sont postérieurs à 1985. Après 25 années de sous-investissement, on fait face à une usure accélérée, sans compter les exigences croissantes des organes de prévention et de contrôle en regard de normes plus contraignantes. Le ministre présente le couperet : "sans réaction musclée, il y a risque de fermeture de plus ou moins 40 % du parc dans les cinq à dix ans. Or, 40 %, cela représente 75.000 places, rien que pour le réseau officiel".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA RUINE DE L’ECOLE FRANCOPHONE ?

Le poisson, c’est bien connu pourrit par la tête. Négliger son enseignement c’est sacrifier les cerveaux de demain à l’incurie d’aujourd’hui. Quel mouche pique « le fils de papa » d’emboucher maintenant le clairon qui sonne l’alarme. Elle ira les cherchez où la Communauté française les 1,2 milliards d’euro pour remettre son parc scolaire en bon  Etat de fonctionnement  en sachant que plus de 90% de son budget couvre des charges générée par le traitement des enseignants ?
Pourquoi cette info maintenant au milieu d’une crise politique majeure qui flaire bon la crise de régime ? S’agit-il de la somme que la Wallonie réclamerait, le cas échéant réclamer à la Flandre pour prix de son indépendance ?
Daerden, fils de Papa, est socialiste et donc aux ordres de Magnette, l’homme le plus puissant de la Wallonie malade.
On nous avait promis une législature consacrée prioritairement à une réforme copernicienne de l’enseignement public. La patate chaude fut confiée à Joëlle Milquet qui nous fit miroiter un leurre appelé pacte d’excellence. On se moque de nos élèves et les générations montantes  paieront cela très cher : bien plus que 1,2 milliards.
MG 

lundi 17 février 2020

Négociations fédérales: Bart De Wever appelle à former «un front flamand»


Le président de la N-VA incite également les partis flamands « à ne pas s’incliner devant les oekazes du PS. »

Le député N-VA Theo Francken a appelé lundi matin sur les ondes de la VRT (Radio 1) à l’unité des partis flamands dans les discussions en vue de la formation d’un gouvernement fédéral. « Les francophones, et surtout le PS, doivent voir qu’ils ne peuvent pas semer la zizanie entre nous. C’est une question d’amour-propre », a lancé l’ancien secrétaire d’Etat, alors que le Roi se remet lundi à consulter les présidents de parti après avoir accepté la démission de Koen Geens (CD&V).
Bart De Wever, a émis un même appel quelques heures plus tard, avant un bureau de parti. Le président de la N-VA, a appelé les partis flamands « à ne pas s’incliner devant les oekazes du PS et à former un front flamand. »
La piste d’une association des nationalistes flamands et du PS parait bien épuisée, Koen Geens ayant constaté l’impossibilité de creuser cette voie après des déclarations très tranchées de Paul Magnette, le président du PS.
« DES COUPS DE SABOTS A KOEN GEENS ET A LA N-VA »
Sans surprise, Theo Francken estime que c’est le PS qui a fait capoter les tentatives successives de mettre en place cet attelage improbable. « Les 100 premiers jours après les élections, le PS ne voulait pas se mettre à table avec la N-VA, et une fois qu’il l’a quand même fait, ce n’était que pour du faux et pour donner des coups de sabots à Koen Geens et à la N-VA », estime-t-il.
Il est temps pour les partis flamands de faire front, ajoute-t-il encore : « si les Flamands ne freinent pas des quatre fers, on aura un gouvernement sans majorité en Flandre ». Un gouvernement sans la N-VA, et a fortiori sans le Vlaams Belang, n’aura pas de majorité dans le groupe linguistique flamand à la Chambre avec ou sans la Présidente du Sénat Sabine Laruelle (MR) ? Oui c’est bien sûr, une femme et quelle femme ?

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
AIMEZ VOUS VIVALDI ?
Un front flamand ou un blok flamand ?
Que signifie exactement ce Vlaamse Front dans l’esprit complexe de Bart De Wever ? Cela évoque immédiatement Vlaams Belang et plus encore Vlaamse Blok deux concepts semblent s’aimanter de plus en plus dans le champ sémantique flamand ?
 De Standaard analyse : « Le président de la N-VA, Bart De Wever, appelle les partis flamands à ne pas s'incliner devant les oekazes du PS et à former un front flamand. Selon lui, le PS "a donné pour mot d’ordre de former un gouvernement avec minorité du côté flamand et de mener une politique de gauche, tandis que la Flandre sera invitée à continuer à payer les factures.
En même temps, il a exprimé son appréciation pour le CD&V parce que ce parti a gardé le dos droit.  Il serait donc irresponsable d'entrer dans un gouvernement de gauche, a-t-il déclaré. 
Il faut être plus ou moins aveugle pour ne pas voir que ce pays est ingouvernable.  Je ne peux donc qu'espérer qu'il n'y aura pas de gouvernement vivaldien . Un gouvernement sans majorité flamande est un mauvais gouvernement, puisque les Flamands paient 70 % des factures.
"Nous restons donc prêts à assumer notre responsabilité", a poursuivi M. Francken. Si le PS est prêt à faire des concessions substantielles, il me sera encore possible... Si ça ne marche pas, je n'ai pas peur de nouvelles élections. 
Et surtout que va faire maintenant le roi ? 
On se le demande avec un début d’angoisse dans ce qui est en train de devenir une crise de régime majeure. Si la N-VA a affirmé avoir tendu plusieurs fois la main au PS, ce dernier a toujours maintenu que la N-VA n’avait pas fait de réels compromis en son sens et gardait son agenda confédéraliste. Theo Francken affirme cependant que la N-VA reste constructive et prête à prendre ses responsabilités. Maar wie gelooft er die man nog?
Philippe va-t-l exfiltrer le tonitruant Verhofstadt de son parlement Européen ou rappeler Mark Eyskens de sa retraite zoutoise ; arracher  Xavier de Donnéa à sa chaumière ardennaise ? Ou, qui sait, inviter au palais l’ancien journaliste vedette de la VRT Siegfried Bracke, ancien président de la Chambre qui eut longtemps l’oreille de De Wever et fut son porte voix ? Ou de façon plus classique, le roi va-t-il mobiliser l’actuel président de la chambre le fringant VLD Patrick Dewael avec ou sans la brillante présidente du Sénat Sabine Laruelle. Une femme pour enfin changer et quelle femme ! L’dée est franchement séduisante. Reste à poser au prochain ou à la prochaine kamikaze : « Aimez vous Vivaldi ? »
MG
UN ROI PROTOCOLAIRE OU UN SOUVERAIN TEMERAIRE ?
« Alors que certains rêvent d'une monarchie purement protocolaire, il est pourtant singulier de voir combien le roi Philippe repousse, l'air de rien, les limites de son rôle. Depuis sept ans sur le trône, l'homme a acquis de l'expérience et s'est forgé une forme de sagesse - alors que l'on craignait à l'époque son caractère impulsif ou son manque de discernement. Mais il se construit un chemin singulier.
La situation délicate dans laquelle se trouve notre pays, sans gouvernement de plein exercice depuis plus d'un an et sans solution depuis les élections du 26 mai 2019, contraint le roi à repousser les limites de son rôle. » 
Le constitutionnaliste Marc Uyttendaele (ULB) jugeant qu'il avait outrepassé son rôle. Il reste bel et bien au roi la prérogative de donner des impulsions pour former un gouvernement fédéral. Il incarne même une stabilité institutionnelle vitale pour le pays. Mais l'incertitude actuelle le contraint à prendre des risques. Son action est outre fragilisée parce qu'elle n'est couverte que par un gouvernement... minoritaire et en affaires courantes - du jamais vu.
Alors que tout le monde pense que la monarchie n'a plus grand-chose à dire, nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises. Pour l'instant, la classe politique - y compris les nationalistes et les républicains - reste globalement bienveillante à son égard. Mais si la crise venait à s'aggraver, le ton pourrait changer. Et la monarchie risquerait alors de devenir une cible. (Olivier Mouton in Le Vif)

COMMENT LES RELATIONS ENTRE PS ET N-VA STRUCTURENT LA VIE POLITIQUE DEPUIS 10 ANS
Vincent Rocour  La Libre Belgique
Abonnés Ce lundi, après un bureau de parti auquel tous les députés ont été conviés, le PS devrait confirmer ce que leur président a dit vendredi : il faut arrêter de vouloir le marier avec la N-VA. Le premier parti de Wallonie et de Bruxelles ne rentrera pas dans un gouvernement fédéral avec le premier parti de Flandre.
En Flandre, c’est la consternation. On y voit, sinon de l’arrogance, à tout le moins un abandon de poste, une fuite devant les difficultés qui s’amoncellent.
Mais comment s’étonner du refus du PS ? Le bras de fer auquel se livrent à distance les socialistes francophones et les nationalistes flamands structure la politique belge depuis plus de 10 ans. Beaucoup pensent même qu’ils alimentent volontairement cette opposition, car elle leur permet de renforcer à peu de frais leur leadership électoral dans leur communauté respective.
L’EFFET PAPILLON
Difficile de relever toutes les passes d’armes entre les deux partis depuis 2001, l’année de naissance de la N-VA. Mais certaines d’entre elles sont très spectaculaires. On pointera la campagne menée par les nationalistes flamands début 2007, à quelques semaines du scrutin législatif du 10 juin. La N-VA est alors encore en cartel avec le CD&V. Mais elle veut faire entendre sa voix encore bien fluette. Le slogan de la campagne est subtil. Mais terriblement porteur. "Laat Vlaanderen niet verstikken" veut dire littéralement "Ne laissons pas la Flandre étouffer". Mais les nationalistes ont glissé un "r" entre le "t" et le "i" de "verstikken". Ils font ainsi apparaître le mot "strik (je)", qui signifie nœud papillon. Tout le monde aura compris que c’est d’Elio Di Rupo qu’il s’agit, donc du PS et par extension des Wallons - autant de dangers potentiels dont la N-VA veut prémunir la Flandre.
Trois ans plus tard, à la faveur des élections de juin 2010, la N-VA décroche la première place du podium en Flandre tandis que le PS reprend la sienne au sud du pays. Les deux champions sont tout naturellement désignés pour former l’ossature du futur gouvernement fédéral malgré leurs différences. Ils conviennent de se voir tout un week-end au début du mois de juillet dans un lieu tenu secret, la villa Hellebosch à Vollezele. Le samedi, les discussions portent sur les dossiers socio-économiques ; le dimanche, sur le communautaire. Le climat à l’intérieur de la propriété est relativement serein. Mais les points de convergence se révèlent extrêmement rares. Quelques semaines plus tard, et après de terribles coups de gueule dont celui de la vice-Première Laurette Onkelinx, la N-VA quitte d’ailleurs la table des négociations, se destinant de facto à l’opposition et ouvrant la voie du 16 rue de la Loi à Elio Di Rupo, l’homme au nœud papillon. Durant 4 ans, le Montois sera la cible privilégiée des nationalistes.
LE BRUIT DES BOTTES
L’opposition entre les deux partis devient la matrice de la vie politique belge. Un signe : à deux semaines du scrutin de mai 2014, RTL et VTM diffusent un "débat national" entre Paul Magnette (déjà) et Bart De Wever. Ce sera la seule confrontation entre personnalités des deux bords linguistiques.
Après le scrutin de 2014, les rôles sont inversés : la N-VA rentre dans le gouvernement fédéral et le PS regagne les bancs de l’opposition. Dès le départ, les socialistes francophones mitraillent les nationalistes. Parlant du secrétaire d’État Theo Francken, Laurette Onkelinx évoque le "bruit de bottes" qui "résonne dans le gouvernement du pays".
Depuis lors, les deux partis sont entrés dans une sorte de guerre froide. Avant les élections de mai 2019, Paul Magnette a refusé de débattre une nouvelle fois avec Bart De Wever devant les caméras de télévision. Depuis ce vendredi, on sait aussi qu’il refuse de le côtoyer au gouvernement fédéral.
BART DE WEVER ROEPT OP TOT VORMING 'VLAAMS FRONT' TEGEN PS
De Standaard
N-VA-voorzitter Bart De Wever roept de Vlaamse partijen op om 'niet te plooien voor de oekazes van de PS en een Vlaams front te vormen'. Dat zei hij maandagochtend voor de start van het partijbureau in het Vlaams Parlement. Eerder op de ochtend had partijgenoot Theo Francken al een gelijkaardige boodschap verspreid in gesprek met Radio 1.
De Wever zei maandag dat de PS volgens hem 'het dictaat heeft uitgevaardigd dat de regering een minderheid moet hebben aan Vlaamse kant en een links beleid moet voeren', terwijl Vlaanderen 'wel kan worden gevraagd om de rekeningen te blijven betalen'.
‘Het kan niet dat een kleine partij als de PS haar wil oplegt’, vond de N-VA-voorzitter. Hij wees erop dat Open VLD al in december ‘geplooid’ was en dat de druk op CD&V ‘extreem groot’ zal worden om dat ook te doen. Hij sprak tegelijkertijd zijn waardering uit voor CD&V omdat die partij de rug recht heeft gehouden.
 ‘Ik lanceer een oproep om dat niet te doen’, zei De Wever, die vervolgde dat de Vlaamse kiezer niet gekozen heeft voor een linkse regering. ‘Het is dan ook onverantwoord om in een linkse regering te stappen’, luidde het. 'Het zou moeilijk te begrijpen zijn mochten Open VLD en CD&V verloochenen wat ze in het Vlaams regeerakkoord hebben afgesproken’.
De Wever: ‘Het federalisme is aan de doodsstrijd bezig, maar de PS en de andere Franstalige partijen willen dat niet onder ogen zien. Bij de Franstalige kopstukken is dat besef er wel, maar ze durven het niet toe te geven.'
'Je moet ongeveer stekeblind zijn om niet te zien dat dit land onbestuurbaar is. We hebben intussen tien jaar achter de rug  zonder regering of met een regering zonder meerderheid in Vlaanderen of in Wallonië. Dan is het gewoon op.'
EZELSSTAMP
Eerder op de dag had Theo Francken in de studio van Radio 1 al een schot voor de boeg gegeven. ‘De vraag is hoelang het kan blijven duren dat de PS met dictaten haar wil blijft opleggen. Eerst wilde die partij niet rond de tafel zitten met de N-VA, nu ze dat toch heeft gedaan, blijkt het allemaal maar voor de schijn te zijn geweest’, zei Francken er. ‘Koen Geens noemde het terecht een ezelsstamp. Die was niet alleen gericht aan hem, maar ook aan ons.’
De N-VA’er riep daarop alle Vlaamse partijen op de gelederen de sluiten. ‘Alle Vlaamse partijen moeten nu eendrachtig zijn. Zien de Franstaligen dat ze tussen ons geen wig kunnen drijven, dan zullen ze wel tot inkeer komen. Dan zullen ze wel zien dat ze ons moeten respecteren en ons geen dictaat kunnen opleggen.’
Francken: ‘De PS komt uit dat gedeelte van het land dat al jarenlang niet al te best presteert, en waarvoor wij een groot deel van de facturen betalen. Wel, zij kunnen nu niet de hakken in het zand zetten om zo een federale regering zonder Vlaamse meerderheid in het zadel te krijgen.’
BIER EN CHOCOLADE
Verder maakte Francken duidelijk dat de N-VA blijft inzetten op een staatshervorming richting het confederalisme. ‘Het land is gewoon op, er is een fundamentele hervorming van het federale staatsbestel nodig’, zo verwoordde hij het. ‘Er is een meerderheid nodig die dat voor elkaar wil krijgen. Ik kan daarom maar hopen dat er geen vivaldi-regering komt (paars-groen aangevuld met CD&V, red.). Een regering zonder Vlaamse meerderheid is een slechte regering, aangezien de Vlaming 70 procent van de facturen betaalt.’
‘We blijven daarom bereid onze verantwoordelijkheid op te nemen’, vervolgde Francken. ‘Als de PS bereid is tot forse toegevingen, blijft het voor mij nog altijd mogelijk (samen een regering te vormen, red.). Daarom zijn we ook steeds discreet, verantwoordelijk en respectvol geweest. Als je een structurele hervorming wenst, moet je vroeg of laat altijd met de PS om tafel. Wij vragen bovendien niet om het einde van het land. Onder het confederalisme zullen de Rode Duivels blijven bestaan, net als ons bier en onze chocolade. Ook de koning zal blijven bestaan, voorlopig toch. Maar iedereen zal wel zijn eigen factuur betalen.’
NIEUWE VERKIEZINGEN?
Francken: ‘Mocht het allemaal niet lukken, dan ben ik niet bang voor nieuwe verkiezingen. Dat zeg ik al maanden en dat meen ik ook. Maar nu proberen we nog steeds een akkoord te maken. Lukt dat niet, dan zien we wel weer. We sturen niet aan op verkiezingen, maar komen die er toch, dan nemen we de handschoen op en gaan we de uitdaging aan.’

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
N-VA-voorzitter Bart De Wever roept de Vlaamse partijen op om 'niet te plooien voor de oekazes van de PS en een Vlaams front te vormen'
De Wever zei maandag dat de PS volgens hem 'het dictaat heeft uitgevaardigd dat de regering een minderheid moet hebben aan Vlaamse kant en een links beleid moet voeren', terwijl Vlaanderen 'wel kan worden gevraagd om de rekeningen te blijven betalen'.
Hij sprak tegelijkertijd zijn waardering uit voor CD&V omdat die partij de rug recht heeft gehouden.
 ‘Het is dan ook onverantwoord om in een linkse regering te stappen’, luidde het. 
'Je moet ongeveer stekeblind zijn om niet te zien dat dit land onbestuurbaar is. 
Ik kan daarom maar hopen dat er geen vivaldi-regering komt (paars-groen aangevuld met CD&V, red.). Een regering zonder Vlaamse meerderheid is een slechte regering, aangezien de Vlaming 70 procent van de facturen betaalt.’
‘We blijven daarom bereid onze verantwoordelijkheid op te nemen’, vervolgde Francken. ‘Als de PS bereid is tot forse toegevingen, blijft het voor mij nog altijd mogelijk 
 ‘Mocht het allemaal niet lukken, dan ben ik niet bang voor nieuwe verkiezingen. 

dimanche 16 février 2020

Si le CD&V lâche la N-VA, il se suicide politiquement

Jules Gheude
Essayiste politique

"Il faut sauver la Belgique!", répètent à l'envi les responsables francophones. Mais ils ne disent jamais de quoi il faut la sauver...
Yves Leterme, dans une interview à ""Libération", qualifia la Belgique d'"accident de l'Histoire".
Dès sa création en 1830, la Belgique portait en soi les germes de la crise. Mettre ensemble deux collectivités humaines que tout oppose en leur disant : "Et maintenant, tâchez de vous entendre !", ne pouvait que mener au désastre. Une nation ne peut se forger au départ de deux philosophies inconciliables.
La Flandre dut attendre 1878 pour qu'une loi prévoie l'utilisation du néerlandais, en matière administrative, dans certains cas, à Bruxelles et dans les provinces du Nord. Sans oublier le contexte économique et politique désavantageux auquel elle fut longtemps confrontée.
Les luttes du Mouvement populaire flamand pour permettre à la Flandre d'obtenir enfin sa pleine reconnaissance sur l'échiquier belge ont engendré ce sentiment d'appartenance collective qu'on appelle nation.
Oui, une nation s'est créée. Elle n'est pas belge, mais flamande ! Et cette réalité est aujourd'hui cause de l'impossibilité de la Belgique à survivre. Lors de la crise de 2010-2011, un rapport de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée législative française a conclu que la division de la Belgique en deux groupes linguistiques de plus en plus cohérents et dissemblables rendait son existence de moins en moins probable. Les résultats des élections du 26 mai dernier n'ont fait que conforter ce constat.
En diabolisant la N-VA, les responsables francophones affichent en fait leur profonde méconnaissance de la Flandre.
A partir des années 1960, c'est le parti démocrate-chrétien flamand qui a veillé à faire de la Flandre ce qu'elle est aujourd'hui. C'est "l'Etat-CVP" que l'on trouve à l'origine des mesures et initiatives qui ont contribué à effriter le ciment belge et à affirmer l'identité flamande : la fixation de la frontière linguistique en 1962, avec le Premier ministre Théo Lefèvre ; le "Walen buiten" de l'Université de Louvain en 1968, sous l'impulsion de Jan Verroken, avec pour conséquence immédiate la scission du parti catholique en deux ailes linguistiques ; la mise en oeuvre, dès 1972, de l'autonomie culturelle, avec le fameux "décret de septembre" obligeant les employeurs flamands, avec sanction à la clé, à utiliser le néerlandais dans leurs relations avec les employés ; le torpillage du pacte d'Egmont par le Premier ministre Léo Tindemans en 1978 ; la loi de financement élaborée par les "Toshiba boys" du Premier ministre Jean-Luc Dehaene et destinée à asphyxier la Communauté française ; l'idée confédéraliste lancée dès le début des années 90 par le ministre-président flamand Luc Van den Brande; la mise sur pied par Yves Leterme en 2004 du cartel CD&V/N-VA... Le même Yves Leterme qui, dans une interview à "Libération" qualifia la Belgique d'"accident de l'Histoire".
En fait, il faut sauver la Belgique d'avoir été un accident de l'Histoire. Mission impossible !
Le processus du démantèlement de l'Etat belge est enclenché de manière irréversible. Le projet confédéraliste de Bart De Wever s'inscrit dans la suite logique des cinq résolutions que le Parlement flamand a adoptées en 1999. Ce n'est pas Bart De Wever, mais Wouter Beke, l'ex-président du CD&V aujourd'hui membre du gouvernement flamand, qui a déclaré, en 2007, au journal québécois "Le Devoir" : Nous voulons une véritable confédération où chacun pourra agir comme il l'entend. (...) Le problème, c'est qu'il y a une forte identité flamande mais pas vraiment d'identité wallonne. Les Wallons ne tiennent à la Belgique que pour l'argent. (...) A force de se frapper à un mur, les Flamands se sont radicalisés. (...) Ils (les francophones) ne le savent peut-être pas, mais ils jouent avec une bombe atomique institutionnelle. (...) Si les francophones n'acceptent pas de lâcher du lest, nous n'aurons pas d'autre choix que l'indépendance.
Nul ne peut contester aujourd'hui l'existence de la Nation flamande. Une nation qui, tôt ou tard, finira pas se constituer en Etat souverain. Selon un dernier sondage, la N-VA et le Vlaams Belang sont aujourd'hui crédités ensemble de 49,3% des intentions de vote. Ils disposeraient de la majorité au sein du groupe néerlandophone de la Chambre.
Certains ont beau répéter que la mouvance séparatiste ne représente en réalité qu'une minorité en Flandre.
En Flandre, le CD&V a fait le choix de s'allier à l'Open VLD et à la N-VA pour constituer un gouvernement aux forts accents identitaires. S'il devait entrer dans une coalition fédérale sans la N-VA, il est assuré d'une sanction sévère aux prochaines élections. Il apparaîtrait en effet comme ayant rompu cette relation entre le nationalisme et la démocratie chrétienne dont l'ancien ministre CD&V Stefaan De Clercq a rappelé fort justement qu'elle était profondément ancrée dans l'ADN flamand.
Jules Gheude, essayiste politique 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« LE PROCESSUS DU DEMANTELEMENT DE L'ETAT BELGE EST ENCLENCHE DE MANIERE IRREVERSIBLE.»

Comme l'a un jour écrit Pierre Bouillon du "Soir" : Que fait un séparatiste, s'il bénéficie d'une légitimité démocratique ? Ben, il sépare. Ça t'étonne, Yvonne ?
“Als er nieuwe verkiezingen komen, is kans groot dat we ons eigen wereldrecord regeringsvormen breken”
De politieke impasse is compleet sinds Koen Geens (CD&V) gisterenavond zijn opdracht terug gaf aan koning Filip. Hoeveel erger is de huidige situatie dan tijdens de regeringsvorming in 2010 en 2011, toen we het wereldrecord regeringsvormen braken? 
"S'il y a de nouvelles élections, il y a de fortes chances que nous battions notre propre record mondial de formation  gouvernementale."
L'impasse politique est totale depuis que Koen Geens (CD&V) a rendu son tablier au roi Philippe hier soir. La situation actuelle paraît  bien pire que celle qui prévalait lorsque nous avons battu le record mondial de gouvernement en 2010 et 2011.
Ali Daddy m’écrit : 
Très bonne analyse mais quid de « l’épine » PTB ? 

(COMMENTAIRE DE DIVERCITYQUAND PAUL MAGNETTE COURT-CIRCUITE KOEN GEENS ET DESTABILISE LE ROI)
REPONSE :  
Le PTB est un soufflé qui retombera pourvu que le PS donne un coup de barre franc à gauche. Je ne crois pas au potentiel de ce parti baudruche et populiste qu'incarne cette grande gueule de Raoul.  
Le PS ne va pas s'effondrer tout de suite. Il est au plus bas, il ne peut que remonter. Paul Magnette joue son va tout. 
Magnette est aussi intelligent et froid calculateur que feu Guy Spitaels. Il a raison de se méfier de De Wever qui est fourbe et aux abois.
Son dauphin, Ahmed Laaouej a tranché dans l’affaire Kir contre le communautarisme et donc forcément en faveur de son contraire, le dialogue interculturel. C’est courageux, c’est audacieux même mais ça risque d’être payant.
 Ce sera un vrai test majeur pour le PS : l'interculturel ou le suicide...
MG