dimanche 2 février 2020

Cinq segments du Mur de Berlin rapportent 326.000 euros lors de la Brafa


• Source : Belga
Le Vif
A l'occasion de la clôture de la 65e édition de la Brussels Art Fair (Brafa) qui a eu lieu du 26 janvier au 2 février, cinq segments du Mur de Berlin ont été vendus pour la somme totale de 326.000 euros, se sont réjouis les organisateurs de l'évènement.
L'entièreté de l'argent récolté sera reversé à des associations. Cette année était également une année record en terme de fréquentation.
"Nous espérions atteindre 25.000 euros pour chacun des segments et nous sommes bien au-delà pour chacun d'eux. Les enchères furent serrées jusqu'à leur conclusion finale. Nous avons reçu des offres d'enchérisseurs de Belgique mais aussi d'Allemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas et même d'une université aux Etats-Unis", déclare Harold t'Kint de Roodenbeke, président de l'évènement.
Les cinq bénéficiaires de cette opération (actifs dans les domaines de la recherche contre le cancer, de l'intégration des personnes handicapées et du patrimoine culturel) recevront respectivement: Hart voor Handicap (60.000 euros), CAP48 (62.000 euros), Musée Art & Histoire (64.000 euros), Télévie - FNRS (70.000 euros), Kom op tegen Kanker (70.000 euros). Ces cinq segments vont dès lors prendre le chemin de leurs nouveaux propriétaires domiciliés en Belgique mais également hors de nos frontières.
Autre succès, lors de l'évènement: le record de fréquentation. En effet, 68.000 visiteurs se sont rendus à l'évènement, contre 66.000 en 2019.
Les exposants se sont également dits satisfaits de leurs ventes. C'est le cas, notamment, de la galerie knokkoise Samuel Vanhoegaerden qui a fait florès avec la vente de presque toutes les oeuvres de son ensemble consacré au peintre belge James Ensor, à des prix annoncés entre 50.000 à 700.000 euros. Plusieurs dessins de grand format de Christo, présentés par la galerie Guy Pieters (Knokke), ont trouvé acquéreurs pour des valeurs allant de 600.000 à 1,2 million d'euros.
La 65e édition de la Brafa s'est tenue durant une semaine sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles. Les 133 galeries belges et internationales, en provenance d'une quinzaine de pays, y ont proposé des oeuvres variées allant des arts les plus anciens jusqu'aux plus contemporains.
La prochaine édition de la Brafa aura lieu du 24 au 31 janvier 2021.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
68.000 VISITEURS

Jamais je ne rate cet événement socio culturel et disons mondain bruxellois. Le spectacle est autant dans les allées que dans les stands : les belles dames finissantes (Brel) et bijoutées y côtoient des bellâtres aux tempes argentées vêtus d’arrogance et de vestes de chasse autrichiennes . De ravissantes et pimpantes  secrétaires maquillées avec recherche et bottées de cuir s’y pavanent au bras de patrons bedonnants aussi fiers qu’Artaban.   On y entend parler plus volontiers flamand que français, je dis flamand car il est rare d’y distinguer le « beschaafd » alors que les dialectes dominent nettement comme si les parvenus mettaient un point d’honneur à souligner leurs origines plébéiennes : on aime  afficher ici  sa réussite matérielle.
Les antiquaires mobilisent tout leur talent, leur savoir et leur savoir faire pour mettre en évidence leurs collections dans le dessein de les rendre plus alléchantes encore grâce à des astuces d’éclairage et de mise en scène dignes de plus grands muséographes . On devrait appeler cela des installations pour reprendre un terme très utilisé aujourd’hui dans le monde des arts. Cela va de l’intérieur moderne reconstitué à la vanitas inspirée de tableaux du 17ème siècle.
Visiter cette foire c’est repasser en revue en les réactivant ses connaissances en histoire de l’art. Ne surtout pas hésiter à poser des questions, à montrer son intérêt pour un objet, un tableau, une statue : les antiquaires qui manifestement s’ennuient comme des rats morts au fond de leur stand  adorent être sollicités et ils parlent tellement bien des trésors sur lesquels, experts, ils sont incollables. C’est dire si cette visite annuelle est un recyclage pédagogique que tous apprécient.
Il faudrait pour bien faire y retourner deux fois car il y à voir et surtout à découvrir. Certains suivent des visites guidées par des professionnels qui font assaut d’érudition et de commentaires ésotériques volontiers  sophistiqués. Il y a des stands horécas raffinés pour se restaurer en prenant du repos mais il vaut mieux amener ses tartines car les prix pratiqués  ne conviennent qu’aux amateurs fortunés.
Quant aux cinq  segments du Mur de Berlin mis aux enchères, ils n’ont vraiment pas attiré mon regard et tant mieux si de riches amateurs d’art se les sont arrachés à prix d’or. Je n’en voudrais pas pour rien dans mon jardin secret.  
MG  

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